Catégorie : CULTURE

Saint Laurent de Cerdans… Pourquoi Cerdans ?

Sant-Llorenç de Cerdans

Allez donc savoir pourquoi ce matin je n’ai pu refréner ma soudaine curiosité éruptive ! Depuis bien longtemps le nom de ce village demeurait pour moi une énigme : Saint Laurent de Cerdans ! Bien que je n’y ai pas d’attaches familiales, j’en conserve de très nombreux magnifiques souvenirs de Festes Majors, de colonies de vacances, de parties de pêche à la truite, de camping, de cueillette de champignons…

Fort de tous ces souvenirs, il était de mon devoir d’effectuer des recherches avant que mon engouement s’en aille à vau-l’eau ! Voici, en bref, le résultat de mes recherches : « L’origine du nom Cerdans apparaît en 1168, soit au XIIe siècle, référence au nom d’un peuple d’agriculteurs-éleveurs qui vivait bien avant l’an 200 Avant Jésus Christ dans la haute vallée du Tech, les Kerètes. Ce peuple était réputé pour l’extraordinaire qualité de ses jambons de porc dés l’antiquité ! Kerètes, rien à voir donc avec le mot « Cerdagne« ? Pas si sûr !

Kerètes et Cerdagne rien à voir? Pas si sûr!

L’image contient peut-être : ciel, montagne, arbre, plante, plein air et nature

Les Kerètes auraient donné leur nom à Céret, à la Cerdagne et à Saint Laurent de Cerdans.  L’origine pourrait provenir de « Ker » signifiant pierre en langue celte ou du basque herri pour le décliner en kere (natif) et « ète » appartenance à un pays. Les romains ont remplacé le « K » non usité dans leur langage par le « C » pour effet du même son phonétique transformé en son « S » en latin voire en Catalan au moyen-âge…

Si comme moi, vous êtes satisfait(e) d’avoir appris quelque chose, aujourd’hui, j’en suis ravi ! Fins Aviat i bon dia à tothom !

Jean-Luc Modat Juillet 2019

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La Légende du Pont du Diable de Céret

A l’entrée de Céret, un vieux pont oublié enjambe le fleuve Tech… Construit sous le règne des rois de Majorque, son unique arche ouverte de 45 m est une véritable prouesse architecturale pour l’époque et ça intrigue ! Génération après génération les Cérétans se sont transmis la légende de ce pont… Seulement avant qu’elle ne tombe en désuétude je vous offre cette version…. Bien sûr ça commence par « Il était une fois.  »

Céret le Pont du Diable 14ème siècle 'Photo La Gazette Catalane).jpg

Il était une fois… L’action se passe à Céret en l’an de grâce 1321. Pour une énième fois la passerelle rudimentaire de planches est emportée par les crues du Tech. Exaspérés, les Cérétans décident d’édifier à leurs frais un solide pont de pierre. Ils font appel à tout ce que compte le Royaume d’éminents architectes pour qu’ils se penchent sur sa faisabilité. Unanimes, ils déclarent le projet irréalisable. Tous ? Non ! Guillat, un jeune architecte quelque peu présomptueux et surtout attiré par le gain offert pour la construction du pont s’engage à l’édifier en un an.  A peine les pieds du pont réalisés, un violent orage grossit les eaux du Tech pour emporter tout sur son passage. Furieuse, la population de Céret se rue presto sur Guillat pour le lapider comme il e doit. Seul salut pour sauver sa peau, reconstruire l’ouvrage. Le malheureux s’y engage. L’édifice est presque terminé, Patatras ! Une nouvelle fois le pont s’écroule emporté par le Tech tumultueux…

Céret le pont du Diable (Photo La Gazette Catalane).jpg

Cette fois, les Consuls de la ville lui donnent guère le choix : Soit monter le pont en six mois ou soit être pendu haut et court… Devant ce dilemme, illico, Guillat choisit de se remettre à l’ouvrage. La veille de l’ultimatum, la reconstruction est presque achevée quand voilà encore qu’un violent orage s’abat sur la ville. Le fleuve en crue déborde emportant le pont sur son passage ! Terrifié à l’idée de subir les ires de ces sauvages cérétants :  « Coratge, Fugim ! » Le jeune bâtisseur prend dare-dare son courage à deux mains, s’enfuit sans se retourner direction le Canigou. Chemin faisant, au col de la Cirère il rencontre soudain un mystérieux et étrange personnage.

Céret le pont du Diable enjambe le Tech 2 (Photo La Gazette Catalane).jpg

Aussitôt celui-ci interpelle le fuyard :
– « Ola ! bona nit » (Bonne nuit !) Où te rends-tu si pressé?« 
–  » Que Diable ! ? ôte-toi de mon chemin 
cul-terreux ! » S’exclame l’architecte.
–  » Sois moins arrogant, je te connais et sais tes déboires je peux t’aider  » Rassure l’inconnu d’un ton mielleux
– « Fichtre ! Et toi, qui es-tu ? » Questionne interloqué, Guillat
– « Quelle importance ? Laisse-moi faire. Ton pont sera reconstruit ce soir à Minuit à la seule condition que tu me confies l’âme du premier être vivant qui l’empruntera. »
Annonce cet énigmatique personnage
A ces mots l’ingénieur tressaille ! Reconstruire le pont en quelques heures ! Seul le Diable est capable d’un pareil défi !

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– « Et bien que dis-tu de cela ? »
– « J’accepte ! »
Bafouille le jeune homme apeuré.
Dans des volutes de fumée marqués par une odeur âcre de soufre, l’étrange personnage disparaît
-« Si ce n’est pas le Diable ! » 
Songe l’architecte. Guillat s’en retourne chez lui. Il réfléchit à un stratagème pour berner le Diable.  Peu avant minuit, le tout Céret assoupli, Guillat un sac sur le dos, se dirige discrètement vers le pont. Aux aguets, il épie le Diable s’affairer avec habileté et dextérité à la reconstruction de l’arche. Le cloche de l’église Saint-Pierre sonne les douze coups de minuit. Le pont achevé, Guillat quitte presto sa cachette, attrape son sac pour en extraire un gros chat noir ; lui attache une casserole à la queue! Et Hop !

Céret en passant sur le pont du Diable(Photo La Gazette Catalane).jpg
 Là, l’instant est solennel ! Le Diable bâtisseur s’apprête à poser la dernière pierre, la clef de voûte ! Soudain un grand vacarme l’interrompt, abandonne cette pierre pour se saisir de ce premier passant confondu à un chevalier armuré. « Trompé, trahi ! » S’écrit-il furieux en saisissant le matou par la queue pour l’envoyer dans l’espace ! Miaou ! Et il disparaît, laissant le pont inachevé. Furieux de s’être fait gruger comme un jeune damoiseau, le Diable s’évanouit en fumée en laissant le pont inachevé. Cette pierre manque toujours à l’ouvrage ! Courez vite découvrir…

Prats de Mollo : Concours de composition de sardanes à danser

Dimanche 16 juin à 15h au Foiral à Prats de Mollo et le Haut-Vallespir accueillent la deuxième édition du Concours pour le prix de composition de sardanes à danser animé magistralement par la Cobla Tres Vents. Amoureux de la culture populaire catalane, que vous soyez danseurs de sardanes initiés ou profanes, ne ratez pas ce rendez-vous pour que vive la sardane !

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« Quelle est jolie la sardane que l’on danse la main dans la main… » Chantait le grand Poète Charles Trenet.

L’appel à concours a reçu cette année une douzaine de compositions. Parmi elles, 6 belles sardanes ont été retenues pour cette finale. Elles seront toutes jouées par la cobla Tres Vents puis le vote sera dévolu au public des mélomanes et des danseurs, à l’applaudimètre ?

« El cant dels ocells », hymne à la fraternité universelle

El cant dels ocells, une émouvante interprétation à capella ; une extraordinaire voix envoûtante… Marina Rossell réveille, dans notre for intérieur, des émotions ensevelies, assoupies, occultées. Ecoutez !

Son thème ? « Tous les oiseaux de la création célèbrent la naissance du Christ… » La beauté et la puissance d’incantation, cette oeuvre admirable est universelle et intemporelle. Toute sa vie, en conclusion de ses concerts, le violoncelliste Pau Casals l’a interprétée sur toutes les plus grandes scènes du Monde, faisant de cette mélodie de la terre natale un hymne à la fraternité universelle.

 

el-cant-dels-ocells

Catalan Français

El cant dels ocells

Cançó de nadal

Al veure despuntar
el major lluminar
en la nit més ditxosa,
els ocellets cantant,
a festejar-lo van
amb sa veu melindrosa.

L’àguila imperial
se’n vola cel adalt,
cantant amb melodia,
dient: Jesús és nat,
per treure’ns de pecat
i dar-nos alegria.

Repon-li lo pardal:
Avui, nit de Nadal,
és nit de gran contento!
El verdum i el lluer
diuen cantant, també :
« Oh, quina alegria sento!

Cantava el passerell :
Oh, que hermós i que bell
és l’infant de Maria!
I li respon el tord :
Vençuda n’és la mort,
ja naix la vida mia !

Refila el rossinyol :
És més bonic que el sol
més brillant que una estrella!
La cotxa i el bitxac
festegen al manyac
i a sa Mare donzella.

Cantava el reietó
per glòria del Senyor,
inflant amb biçarria;
el canari segueix:
llur música pareix
del Cel gran melodia.

Ja n’entra el cotoliu
dient: Ocells veniu
a festejar l’aurora!
I lo merlot, xiulant,
anava festejant
a la més gran Senyora.

L’estiverola diu:
No és hivern ni estiu
sinó que és primavera;
puix que és nada una flor
que pertot dóna olor
I omple la terra entera.

Cantava el francolí:
Ocells qui vol venir
avui a trenc de dia
a veure el gran Senyor
amb sa gran resplendor
a dins d’una establia?

Ve cantant el puput:
Eixa nit ha vingut
el Rei de més grandesa!
La tórtora i el colom
admiren a tothom
cantant sense tristesa.

Picots i borroners
volen entre els fruiters
cantant llurs alegries;
la guatlla i el cucut
de molt lluny han vingut
per contemplar el Messies.

Cantava la perdiu
Me’n vaig a fer lo niu
dins d’aquella establia,
per a veure l’Infant
com està tremolant
en braços de Maria.

La garsa, griva o gaig
diuen: Ara ve el maig!
Respon la cadernera:
Tot arbre reverdeix,
tota branca floreix
com si fos primavera.

Xiuxiueja el pinsà:
Glòria avui i demà;
sento gran alegria
de veure el diamant
tan hermós i brillant
als braços de Maria.

El xot i el mussol
al veure eixir el sol
confosos se retiren.
El gamarús i el duc
diuen: Mirar no puc;
tals resplendors m’admiren!

Le chant des oiseaux

Chant de Noël

En voyant se lever
La plus grande lumière
Dans la plus douce des nuits
Les oiseaux chantent
Ils vont le fêter
avec leur voix délicate.

L’aigle impérial
S’envole haut dans le ciel
Chante mélodieusement
En disant « Jésus est né
Pour nous libérer du péché
et nous donner la joie ».

Le moineau lui répond:
« Aujourd’hui, nuit de Noël,
est une nuit de grand bonheur ».
Le verdier et le tarin
disent en chantant aussi :
« Quelle joie je sens ».

La linotte chante :
«O h, qu’est-ce qu’il est joli
l’enfant de Marie ! »
Et la grive lui répond :
« La mort est vaincue,
Maintenant commence ma vie ».

Le rossignol poursuit :
« Il est plus joli que le soleil
plus brillant qu’une étoile ! »
Le rougequeue et le tarier
fêtent l’enfant
et sa Mère vierge.

Le roitelet chante
Pour la gloire du Seigneur,
Gonflant avec fantaisie.
Le canari continue :
« Leur musique semble
Une grande mélodie céleste ».

Maintenant entre l’alouette
En disant : « oiseaux, venez
fêter l’aurore ! »
Et le merle, en sifflant
allait fêter
la plus grande dame

La mésange dit :
«Ce n’est ni l’hiver, ni l’été
mais c’est le printemps :
puisqu’une fleur est née
qui embaume partout
et emplit la terre entière».

Le francolin noir chantait:
« Oiseaux, qui veut venir
aujourd’hui au lever du jour
pour voir le grand Seigneur
et sa grande splendeur
dans une étable?»

La huppe vient en chantant :
« Cette nuit est venu
le Roi le plus grand
La tourterelle et la colombe
éblouissent tout le monde
en chantant sans tristesse. »

Les pics verts et les bouvreuils
volent dans les vergers
en chantant leur joie
la caille et le coucou
sont venus de très loin
pour contempler le Messie.

La perdrix chantait :
« Je m’en vais faire le nid
dans cette étable
pour voir l’Enfant
comme il tremble
dans les bras de Marie.»

La pie, la grive et le geai
disent : Maintenant arrive Mai !
Le chardonneret répond :
« Tous les arbres reverdissent
toutes les branches fleurissent
comme si nous étions au printemps ».

Le pinson sifflote :
« Gloire aujourd’hui et demain
Je sens une grande joie
de voir le diamant
si joli et brillant
dans les bras de Marie ».

Le hibou et la chouette
en voyant se lever le soleil
confus se retirent
la hulotte et le grand-duc
disent « je ne peux pas regarder;
de telles splendeurs m’éblouissent ».

Thuir : Le cinéma catalan à l’honneur

Dimanche 31 Mars à 16 h à Thuir, le Théatre des Aspres, l’Omnium Catalunya Nord et Cinémaginaire s’associent à la programmation cinématographique catalane pour une première. Le film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons ,

L’Òmnium Catalunya Nord ?

L’Omnium oeuvre à la promotion de la langue et de la culture catalane. Il s’attache à organiser de nombreux cours de catalan pour adultes dans plus de 18 communes du Pays Catalan. L’association organise également la « Nit de Sant Jordi » qui décerne chaque année des Prix Littéraires. Depuis peu, l’Òmnium propose également du cinéma en catalan sur grand écran et sous-titré en français pour l’ouvrir au plus grand nombre.

MISS DALI

Un premier film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons, est projeté au Théâtre des Aspres ce dimanche 31 mars à 16h. Ce film dont la sortie est programmée à la  mi-mars est pré-nominé pour les prochains Oscars dans 13 catégories et retrace la vie de Salvador Dali par le prisme de sa soeur cadette Anna Maria Dalí i Domènech, de quatre ans sa cadette. Jeunes, ils s’adorent. Et puis le contexte progressiste de l’Espagne républicaine, le monde heureux qui voit l’émergence d’artistes de la carrure de Federico Garcia Lorca et Luis Buñuel, s’évanouit d’un coup du fait des guerres qui frappent l’Europe, tandis qu’apparaît dans la vie du peintre l’énigmatique Gala et que le succès de ce génie du XXe est en train de devenir planétaire.

Ventura Pons, le réalisateur…

ICULT rodaje de la pelicula Miss Dali de Ventura Pons con las actrices Claire Bloom y Sian Phillips

Le cinéaste barcelonais Ventura Pons est  l’un des directeurs de cinéma le plus connu de Catalogne. Il est également  scénariste et producteur. Issu du théâtre, il accordera toujours une grande attention à la direction artistique. Il a débuté dans le cinéma avec un film sélectionné par le Festival de Cannes en 1978 (Ocaña, retrat intermitent) qui sera diffusé dans de nombreux festivals internationaux jusqu’à devenir un film culte. En 1981, il crée la maison de production Els Films de la Rambla et de nombreux succès s’enchainent dont un bon nombre de comédies puis des collaborations avec de nombreux écrivains contemporains dont Josep Maria Benet i Jornet, Sergi Belbel, Lluis-Anton Baulenas, Jordi Puntí, etc…

CINEMA au Théâtre des Aspres – boulevard Violet,  66300 Thuir

Entrée : 5€ adultes, 4€ jusqu’à 18 ans, chômeurs, étudiants

Carte d’abonnement : 30€ les 6 séances + 1 séance offerte

      Renseignements : 04 68 84 67 87 / Pas de réservations possibles.

Retrouvez prochainement la programmation Cinéma sur le site de la ville www.thuir.fr

Proverbe du jour(Proverbi d’avui)

La Prade de Thuir une zone naturelle humide à préserver du béton et de l’urbanisation
(Photo La Gazette Catalane.com)

Si en français, ce proverbe populaire se présente sous la forme d’une métaphore : « on récolte ce que l’on sème », les Catalans, eux, vont droit au but et n’y vont pas par quatre chemins… Si nous agissons mal, nous recevrons en retour du mal et nous devrons en assumer les conséquences. Réfléchissons donc bien avant d’agir et attention aux retours de bâton ! Bon Dimanche à Tous (Bon diumenge a tots !)

La légende catalane de La Patorra, la vella de les set cames

La Gazette Catalane propose de raviver les traditions catalanes qui rythmaient jadis la vie de nos ancêtres et la période du Carême au cœur même des villages et des mas du Pays Catalan… 

Vella

Il était une fois une vieille tradition catalane d’ici, hélas disparue voilà un siècle, qui rythmait jadis le quotidien du Carême alors strictement observé. Prohibées ! Les généreuses charcuteries… Défendue ! L’ollada ben porquejada (l’ouillade riche en cochonnailles) Chacun « se délectait » de légumes, d’œufs et de morue principalement. Du mercredi des Cendres à Pâques, sept semaines obligeaient chacun aux privations, à respecter deux préceptes : Jêune et abstinences.

Là, intervenait la tradition catalane de la Patorra, la vella de les set cames (la vieille aux sept jambes) Petite poupée ou effigie de carton, la Patorra au faciès peu avenant, grincheuse, tenait d’une main une morue, de l’autre un panier de légumes. Elle possèdait sept jambes, une pour chaque semaine de Carême.

La Patorra, la vella de les set cames.JPG

Chaque samedi ou dimanche, on lui arrachait une jambe comptant ainsi le nombre de semaines qui séparaient de Pâques. On la brûlait le Samedi Saint venu, veille de Pâques (el dissabte de Glòria), à la grande joie des enfants et au grand soulagement des grandes personnes qui rêvaient de truitada amb cansalada (l’omelette à la ventrèche) et les délicieuses bunyetes…

omelette

TRESSERE : La Festa de les Bruixes

Attention, elle arrive, du 19 au 21 Octobre, la 31e édition de la fête des sorcières à Tressère (organisée par le Foyer Rural). Un petit coup de baguette magique, et hop ! Ce petit coin des Aspres se métamorphose en un village magique et fantastique… Le pays des sorcières ! Spectacles fantastiques, musiques de rue, contes et concerts endiablés vont ensorceler petits et grands !

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Connaissez-vous la légende ?

En Pays Catalan, venue de la nuit des temps, la légende nous raconte que les bruixes, les soirs de pleine lune, se plaisent à  se rassembler dans les champs de bruyère, là où est dissimulée une surprenante pierre blanche, la Pedra Lluna, à quelques kilomètres à peine Tressère. La légende évoque qu’au 12ème coup de minuit la nuit de la Saint Jean, la personne qui apercevra un papillon blanc se poser sur cette pierre, découvrira le trésor des «dones d’aigua» ou les fées enchanteresses.

Bruixes 2018 (3).jpgUne potion magique…

C’est bien connu, les enfants rêvent les yeux grands ouverts ; les grandes personnes devront quant à elles fermer les yeux pour revenir à leurs rêves d’enfance… et imaginer un imposant chaudron où sont portés à ébullition de grosses louches d’imagination, trois parts épaisses de rêves, une généreuse brassée d’émotions, des pincées de fantastique, quelques doigts de mystères, de grosses poignées de convivialité… Voilà pour la recette de cette potion magique concoctée par les Bruixes de Tressère pour assurer une fête haute en couleurs avec de belles qualités artistiques ! Venues des quatre coins du Pays Catalan, chapeaux pointus, turlututu ! Ongles longs manucurés, nez crochus, dotées de pouvoirs extraordinaires, les Bruixes investissent Tresserre pour inviter petits et grands à faire la fête durant trois jours

Fabuleuse fête avec de belles surprises concoctée par le Foyer Rural.

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Le 23 Avril c’est Sant Jordi !

Cette San Jordi revêt un caractère particulier, un symbole !  C’est le symbole de la victoire de la lumière sur l’obscurantisme, pour que puissent éclore les fleurs de la culture, symbole du succès du Bien sur le Mal. En Catalogne des personnes sont emprisonnées pour avoir simplement des convictions. Ailleurs, les moindres opposants sont embastillés… Pour percer les explications de cette tradition il faut aller compulser dans le vieux livre de la mythologie catalane, la légende du preux chevalier Saint Georges, dit Sant Jordi… Saint patron de la Catalogne depuis depuis 1456.

La Légende de Sant Jordi

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Il était une fois

Dans un lointain royaume  vivait une superbe princesse, un brave chevalier et un terrifiant dragon à tête de serpent, cornes, énormes écailles Ce monstrueux dragon semait la terreur auprès de la population du  royaume, dévorant sans distinction, hommes, femmes, enfants et bêtes. Pour tempérer la fureur du monstre, le peuple décida de lui sacrifier chaque jour une personne en guise d’offrande. Tour à tour tiré au sort, le sacrifice était peu à peu devenu une habitude… Jusqu’à ce qu’un  jour, le destin désigna la propre fille du roi ! N’ayant d’autre choix que de condamner sa fille aux griffes du dragon, le roi tomba dans une immense tristesse… Le terrible jour arriva. La princesse cheminait pour rejoindre l’antre du monstrueux animal lorsqu’elle rencontra un jeune et beau chevalier. Elle évoqua le sort qui lui était réservé. Le chevalier décida de prendre sa place pour aller combattre le monstre  Après un combat acharné  lutte Jordi arriva, à la fin de la journée, il réussi à trancher la tête du dragon, son sang jaillit pour s’épandre sur le sol… à l’endroit poussa vivement un rosier fleurit de roses rouges. Sant Jordi offrit alors une rose à la princesse en gage d’amour.

Cette San Jordi est toute particulière et riche de symbolique ! C’est le symbole de la victoire sur l’obscurantisme, pour que puissent éclore les fleurs de la culture, symbole du succès du Bien sur le Mal.

Interview de Roger Blandignères auteur de romans populaires en Pays Catalan

Ce Catalan bon teint est l’auteur prolixe de romans à sucés parus pour l’essentiel chez TDO Editions. La Gazette Catalane a réalisé le tournage de l’interview de l’auteur dans les studios de Littoral FM