La Catalogne Sud vue d’en haut

Cette remarquable vidéo de Yann Arthus-Bertrand nous invite à découvrir la Catalogne Sud vue d’en haut, du ciel. Magnifiques images !

 

La Gazette Catalane ? L’humain d’abord !

Ici et maintenant ! 

L’idée peut se synthétiser ainsi :

La Gazette Catalane offre la parole aux anonymes, aux sans voix, aux sans grades ! C’est à dire à l’immense majorité d’entres nous qui avons tant de talents à révéler, de souvenirs à témoigner, de richesses à transmettre, d’expériences à partager…

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Votre regard sur le quotidien !

La Gazette Catalane vous propose (gratuitement) de mettre en avant vos talents, artistiques, littéraires, sportifs, économiques… Vos parcours singuliers de vie, vos étonnants savoir-faire, vos extraordinaires engagements… ou ceux d’une personne que vous admirez.

Tout cela va concourir à permettre à tous ceux qui le souhaitent de porter un autre regard sur leur quotidien et qui sait d’encourager, toi, lui, elle,vous… à rompre avec ce quotidien routinier pour donner cette  d’aller jusqu’au bout de leurs rêves…

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Comment ?

Vous possédez vous-même des talents, savoir-faire…?
Vous connaissez une personne qui devrait être mise en avant… ?
Vous avez écrit un livre ?
Vous peignez, vous organisez ou aimerez organiser une expo ?
La Gazette Catalane  réalise gratuitement un reportage ou interview sur vous ou votre connaissance

Prenez contact avec : gazette-catalane@sfr.fr

Vous pouvez aussi publier un article de votre composition
Les articles seront publiés dans l’ordre d’arrivée. Ils sont à envoyer à l’adresse :

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La catégorie de rubrique : Art, Danse, Entrepreneuriat, Humanitaire, Littérature, Média, Musique, Photographie, Artisanat, Portrait, Santé, Sport, Théâtre, etc.

Quand le sensationnel des uns met en lumière l’éblouissant des autres !

Thuir : Visites nocturnes des caves Byrrh

VISITES NOCTURNES AUX CAVES BYRRH

 Du 05/05/2017 jusqu’au 30/09/2017 Thuir l’Office de Tourisme Intercommunal Aspres Thuir propose des mystérieuses, spectaculaires visites nocturnes des caves Byrrrh…
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Emile Mustacchi en visite aux caves Byrrh

Une grande histoire projetée dans un lieu emblématique. Venez assister à un spectacle multimédia unique en son genre grâce à une installation vidéo monumentale à la pointe de la technologie. Plus qu’une simple visite, vous ferez un passionnant voyage dans le temps….

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Réservez

Office de Tourisme Intercommunal Aspres Thuir
Boulevard Violet, BP 25 66300 THUIR
Tel : 04 68 53 45 86
contact@aspres-thuir.com04 68 57 58 34

Collioure, le (nouveau) Chemin du Fauvisme à Collioure.

Lundi 30 mai, avait lieu une première visite du « nouveau » Chemin du Fauvisme à Collioure.

Ce chemin, c’est l’histoire d’Henri Matisse et plus généralement d’un mouvement qui a bouleversé l’Art moderne : le fauvisme né à Collioure l’été 1905. Depuis plusieurs années l’office de tourisme de la ville de Collioure en a fait un chemin pour les visiteurs.

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« Quelque chose d’essentiel s’est passé à Collioure, exprime Florence Casanova-Delaunay chargée de mission « Chemin du Fauvisme », c’est quand même Matisse et Derain, les plus grands peintres du XXe siècle avec Picasso, qui sont venus ici et qui ont connu des émotions, et ce sont ces émotions que nous avons envie de faire partager avec les visiteurs».

Un chemin du fauvisme qui connait aujourd’hui un second souffle avec une maison dédiée à sa connaissance, un chemin parsemé de reproductions de tableaux et une volonté de faire connaitre une cité des peintres.

Fauvisme Conf Presse«  Nous avons soigné la reproduction des œuvres et le contenu, explique Jacques Manya, Maire de Collioure, nous avons développé l’équipe d’animation de ce chemin. Quand nous relançons qualitativement le chemin du fauvisme, nous travaillons aussi sur l’esthétique commerciale de nos ruelles et nous incitons les gens à avoir un comportement commercial différent, tout est cohérent, et c’est la carte d’identité de Collioure ».

Des visites qui sont aujourd’hui programmées en 5 langues plusieurs fois par jour durant l’été.

Après avoir arpenté les ruelles de Collioure à la découverte de ce nouveau chemin fauve, c’est au cloître des Dominicains qu’a eu lieu la présentation du programme de l’été. Sous le titre « Un air d’été », Denise Snodgrass, conseillère municipale déléguée aux affaires culturelle, a égrainé la programmation :

  • 8 concerts sur le port pour les « Mardi en musique » et un coup de châpeau à Hugues Di Franscesco présent le 19 juillet,

  • 7 concerts Jazz toujours sur le port pour les « Collioure Jazzy » avec un clin d’œil pour les « Fils de Canouche » programmé le 15 juillet,

  • 4 spectacles au Square Caloni, point d’orgue de la saison où le temps est suspendu avec une scène à fleur d’eau qui accueillera le 11 aout Richard Bohringer pour un voyage au pays de sa mémoire,

  • 6 concerts classique dans le cadre de l’église Notre Dame des anges et du Cloître des Dominicains

Sans oublier la 9eme édition du festival de Piano des «Amis d’Alain Marinaro» du 25 au 28 juin et le Festival du livre « D’une mer à l’autre » du 2 au 4 septembre, mais aussi les fêtes traditionnelles de Saint Vincent du 14 au 18 aout, dont nous reparlerons prochainement.

Retrouver le programme complet sur http://www.collioure.fr.

Tressère : Isabelle Raoux gardienne de l’âme du Mas Mulés

Œnotourisme : La saga du Domaine des Demoiselles se perpétue sous l’impulsion d’Isabelle et Didier qui ont converti l’exploitation en agriculture biologique voilà 17 ans. Rencontre.

Isabelle Raoux et Didier Van Coteghem (Photo La Gazette Catalane )
Isabelle Raoux et Didier Van Coteghem (Photo La Gazette Catalane )

Au cœur des Aspres, Tressères. Ici, la vigne règne sans partage, court et dévale, croupes d’ocres, coteaux à galets roulés, terrasses de schistes blancs. Au sortir du village, une petite route s’évade parmi ces vignobles jusqu’au hameau du Mas Mulés. Là, de majestueuses bâtisses érigées par l’Église au début 18è siècle et le sourire avenant d’Isabelle Raoux accueillent le visiteur. Depuis la Révolution, sept générations d’agriculteurs, s’y sont succédées.

Isabelle Raoux (La Gazette Catalane)
Isabelle Raoux (La Gazette Catalane)

Isabelle en héritière de l’âme des lieux relate l’Histoire : »Mon arrière-grand-père a donné son nom au mas où il vivait avec ses quatre frères, chacun attaché à une activité agricole particulière. Joseph et son frère maquignon, la chariote chargée de fûts, montaient jusqu’à Renne vendre le vin. Son frère, descendait des chevaux de trait bretons pour en faire commerce ici.» Lors d’un voyage, Joseph reviendra avec une bretonne qu’il épousera.

La cuina (Photo La Gazette Catalane)
La cuina (Photo La Gazette Catalane)

De cette union naîtra Célina. Plus tard, celle-ci et son mari Michel Barde, reprendront l’exploitation viticole, longtemps appelé mas de Las Minyonas (jeunes filles) car de nombreuses jeunes filles y vivaient, Célina sortira ses premières bouteilles en 1978 identifiées Domaine des Demoiselles.

Deux passionnés

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Jeune, rien ne prédisposait Isabelle à devenir vigneronne. Sa passion, l’équitation, la poursuivra 20 ans. «Ma grand-mère exploitera très tard seule ses terres espérant que l’un des petits enfants les reprenne. Personne n’était en perspective. Je me suis dit pourquoi pas moi !» Une formation d’œnologue plus tard, Isabelle lui succédera accompagnée de Didier Van Coteghem globe-trotter scaphandrier professionnel de son état, autodidacte reconverti à la viticulture. Inexpérimenté mais instinctif, snobé par le microcosme viticole local, le courageux duo est allé rechercher sous d’autres cieux la reconnaissance ! Aujourd’hui, leurs vins partent à l’export : Belgique, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis…

 

Vins authentiques et élégants, signature d'un travail passionné (Photo La Gazette Catalane)
Vins authentiques et élégants, signature d’un travail passionné (Photo La Gazette Catalane)

Après quelques récompenses nationales, les portes se sont naturellement ouverte ici. Depuis 17 ans : à Didier, les travaux de la vigne, les vendanges manuelles ; à Isabelle, vinification, commercialisation. Le vignoble s’étend sur 30 ha d’un seul tenant, plantés de ceps de vigne parfois âgés de 70 ans où huit cépages constituent sa palette : carignan syrah, mourvèdre, grenache noir, muscat, macabeu, grenache gris et marsanne. Isabelle et Didier l’exploitent en harmonie avec la nature, sans pesticides ni produits chimiques.Climat sec, Tramontane, labours fréquents, préviennent des maladies, la lutte contre les ravageurs est menée de façon biologique. La vendange manuelle, les raisins triés en vigne, des rendements volontairement amoindris, permettent la vinification traditionnelle de raisins sains, gorgés de soleil où se concentrent le caractère naturel, les richesses de ce terroir originel. «La proximité des vignes et de la cave évitent l’oxydation du raisin lors des vendanges.» Précise Didier Van Coteghem celui venu vendanger quelques jours et qui n’est jamais reparti pour Chablis.

Le Partage du Domaine des Demoiselles (Photo La Gazette Catalane)
Le Partage du Domaine des Demoiselles (Photo La Gazette Catalane)

Toujours en recherche d’un vin d’exception, ces passionnés sont fiers de la cuvée haut de gamme du domaine Le Partage Côtes du Roussilon Les Aspres en millésime 2011. D’ailleurs, ces AOC Les Aspres viennent d’être reconnus par l’INAO avec une nouvelle hiérarchisation d’appellation Villages. « Dans les mois qui viennent nous organiserons des apéritifs vignerons musicaux pour animer ce lieux magique. » Informent de concert les sympathiques Isabelle et Didier.

Contact :

  • Mas Mulès Tressère  Tél : +33 4 68 38 87 10 – Mobile : +33 6 83 04 34 62
  • Email : domaine.des.demoiselles@wanadoo.fr
  • – 9h30/12h-15h/19h

Le chemin ultime de Walter Benjamin, de Banyuls à Portbou

Samedi 19 mars 2016  à 9h à Banyuls/mer, l’Association Walter Benjamin, vous invite à une balade culturelle conduite par Jean-Pierre Bonnel sur les pas de l’exil du Chemin de Mémoire de Walter Benjamin. « Le chemin ultime de WB, de Banyuls à Portbou »

Le Chemin Walter Benjamin est un parcours de  randonnée de 15 kms balisé surplombant la mer, entre Banyuls sur Mer et Portbou. Dernier chemin d’exil du philosophe juif allemand Walter Benjamin, fuyant les nazis, rêvant d’Amérique…

 

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Qui a déjà entendu parlé de  Walter Benjamin ? De son funeste destin à Portbou ? 

walter-benjamin.jpgEn fuyant les Nazis, le philosophe et intellectuel juif berlinois, Walter Benjamin aboutit à Banyuls sur Mer. Là, Lisa Fittko, antinazi lui fait franchir la frontière clandestinement à Portbou… pour se réfugier en Espagne. Le destin en décidera autrement. Walter Benjamin y écrit sa toute dernière lettre en français le 25 septembre 1940 dans la chambre de l’Auberge France: « Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village dans les Pyrénées où personne ne me connaît que ma vie va s’achever » Le 26 septembre 1940, Walter Benjamin se suicide en absorbant une dose mortelle de morphine.

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« Le chemin ultime de WB, de Banyuls à Portbou »

  • Départ de la mairie de Banyuls/mer à 9h
  • En voiture jusqu’au parking de Puig del Mas.
  • Montée de Puig del Mas à la crête frontière
  • Col de Rumpissa- Tour de Querroitg).

Apporter un appareil-photo, de bonnes chaussures, de l’eau et un casse-croûte. (gratuit. Contact : 06 31 69 09 32 –
Pour adhérer à l’association (20 euros), écrire à : jean-pierre.bonnel@orange.fr

Per Primavera ? Tradilluna i Calçotada !

Pour fêter l’arrivée du printemps… Le Foyer Rural de Tresserre et MúSIC ont le plaisir de vous présenter la 6 ème édition de Tradilluna à la Cave aux Contes Tresserre

  • 17h00 Atelier d’initiation aux Danses Traditionnelles avec l’association ’’ Dans six Mois ’’(Gratuit et ouvert à Tous)
  • 19h30 Repas partagé
  • 21h00 Bal’ Trad Folk 6€
    avec Bal Perdu : Trad vivant et dansant
    suivi du Duo Matta Rouch, musiques traditionnelles d’Occitanie, hautbois et cornemuses.
  • A minuit, une soupe à l’oignon sera offerte.

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Dimanche 20 Mars ? La fête continue avec la délicieuse calçotada !

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  • A partir de 11h30, Cave aux Contes
    Réservation auprès de Gérard : 06 14 57 40 89
    Au Petit Bonheur animera l’après -midi
    Repas : 17€ /Adhérent : 12€
    6-12 ans: 8€ / – 6 ans : Gratuit www.foyer-rural-tresserre.com

Lionel Tardif : Le Cinéaste réveilleur de consciences

Il cultive l’humilité des gens de savoir qui n’ont de cesse de s’enrichir au contact de l’Autre. Mais qui est donc Lionel Tardif, ce singulier réalisateur ?

Lionel Tardif, cinéaste, réalisateur, auteur (Photo La Gazette Catalane)
Lionel Tardif, cinéaste, réalisateur, auteur (Photo La Gazette Catalane)

Depuis quelques mois, Lionel Tardif a posé son destin, ici, en Pays Catalan. Au pied du Castillet, dans la foule commune, attablé à la terrasse du Café de la Poste, nous le rencontrons. Sa voix douce soupçonne la bonhomie. Septuagénaire serein, il ballade son tendre regard sur son passé, son présent, le futur.

Son portrait. « Silence, moteur, on tourne ! ».

Lionel Tardif(Photo La Gazette Catalane)
Lionel Tardif(Photo La Gazette Catalane)

Flash-back. Les belles histoires commencent toutes ainsi : Il était une fois… Le 4 Septembre 1938 à Joué-lès-Tours en Touraine, un nouveau-né égaye le foyer d’un couple modeste. «Mes parents, laitiers, cheminaient en chariote de ferme en ferme pour collecter le lait, comme cela se faisait juste après guerre.» Évoque pudiquement, Lionel et de confier « Mes parents travaillaient tous les jours. Ils ont dû se résoudre à me confier à mes grands parents jusqu’à l’âge de 14 ans.» Dés 8 ans, le jeune Lionel se découvre une passion, fréquente assidûment la salle du cinéma du bourg. Fuir sa condition ? L’époque rude engage l’enfant rêveur vers des ailleurs improbables. A-t-il perçu ses prédispositions ? Ses dons de conteur ? De passeur d’histoires ? «Je me suis plongé dans La cahier du Cinéma et Positif à la découverte des classiques du Septième Art.» Une pointe d’ironie, doublée d’autodérision, Lionel s’amuse à évoquer : «J’ai fait HEC : Les Hautes Études Communales et je me suis arrêté là, au certificat d’Études. A partir de 15 ans, j’ai enchaîné différents petits boulots et métiers jusqu’au service militaire direction l’Algérie pour 36 mois ! » Durant ce temps, au contact d’un gars des Cahiers du cinéma, un troufion comme lui, Lionel s’initie à la culture du 7ème Art.

Un homme debout

Lionel Tardif(Photo La Gazette Catalane)
Lionel Tardif (Photo La Gazette Catalane)

A 22 ans, de retour en métropole, ses origines modestes l’invitent naturellement à rejoindre la condition ouvrière. 10 ans d’usine, un engagement syndical plus tard, Lionel Tardif est licencié. Cependant, il avait mené de front des animations de ciné-club, s’était investi dans les Rencontres Internationales du Festival du Court-Métrage à Tours. Ses nombreuses rencontres le poussent à créer ses premiers courts métrages. Sa faculté ? Saisir la profondeur de l’être, l’essentiel émotionnel de l’instant. Il aime l’humain. Pour Lionel Tardif, l’Art profond du cinéma c’est la maîtrise de l’espace et du temps. « Ça ne s’apprend pas dans les écoles. On l’a en soi, d’instinct, là dans nos tripes… John Ford est l’exemple ! Un film de Ford c’est la respiration même du cinéma. Le cinéma m’a énormément apporté au niveau du développement de ma sensibilité, de ma vision du monde. » Il se remémore ses débuts en tant que scénariste et réalisateur : «Mes premiers films étaient des films indépendants. Des copains m’aidaient en mettant leurs économies dans mes films. Mon premier producteur fut Alain Bonnet. En 1967 je réalise La Fouine , en 1970, mon second film, Le matin d’Elvire est projeté dans toutes les salles en première partie du film à succès d’André Cayatte Mourir d’aimer… En 1971, paraît mon 3ème film,  La maison du départ  »

Le destin a-t-il écrit son scénario de vie  ?

Lionel Tardif (Photo La Gazette Catalane)
Lionel Tardif (Photo La Gazette Catalane)

Là, à 33 ans, le miracle s’opère ! Lionel ne s’échappe pas du rendez-vous qu’il a avec son destin ! Jean Royer, maire de Tours lui fait confiance, lui, l’ouvrier, pour diriger le centre socioculturel du Beffroi aux 3000 adhérents jeunes, adultes et troisième âge, toutes classes sociales confondues et aux 70 activités proposées… « Ayant atteint les objectifs d’animations, j’ai eu carte blanche, j’ai pu œuvrer en toute liberté pendant vingt ans. Aujourd’hui, avec le côté formaté des choses ce serait impossible. » Évoque un brin nostalgique Lionel Tardif. C’est ainsi qu’au Beffroi, il crée des quinzaine culturelles sur des pays riches en Arts traditionnels de danses, musiques, chants parmi lesquels : L’Inde, le Tibet, l’Egypte, le Pérou, le Japon, le Mexique, la Chine, la Grèce… Il organise des cycles de conférences aux frontières de la connaissance, installe une galerie d’art, une boîte à chanson. Sa vie foisonne de rencontres essentielles.

LA belle rencontre ?

Henri Langlois (Photo DR)
Henri Langlois (Photo DR)

1972, Henri Langlois ! Ce fondateur de la Cinémathèque française lui confie l’une des cinq antennes pour diffuser l’histoire et le langage du cinéma. Dés lors, tous les grands chef-d’œuvres du 7ème Art sont projetés au Beffroi, durant des années. Insatiable, curieux, en  1988 et 1990 il organise deux symposiums internationaux pour réfléchir sur une «Nouvelle Conscience» de l’humanité. Pour ce faire, il réunit des dizaines de personnalités du monde entier : scientifiques, religieuses, artistiques, journalistiques, anthropologues. Cette démarche conditionnera le contenu de ses films et portera sa réflexion : « Les artistes ont une grande responsabilité, l’élévation de leur message influe durablement sur la conscience et sur les comportements humains. Les habitants de la terre célèbrent le dieu argent au détriment de la connaissance de soi et de l’Amour. »

Principaux films de Lionel Tardif

  • 2009 : «Mascate l’élan et la grâce» Documentaire sur le voyage annuel du sultan vers son peuple.
  • 2005 : « Sept voyages en Oman » coproduction Centre National du Cinéma / Ministère de l’information du sultanat d’Oman, la chaîne odyssée , Grenarde Production
    1995 : «Chemins de gloire en Inde» , film reportage tourné dans l’ashram de Pondichéry et sur la ville future d’Aurouville, un laboratoire humain.
  • 1985 : « la Danse de Shiva » tourné en Inde avec une belle figure tourangelle Manoshahaya,