Si la légende des herbes de Sant Joan m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasa lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. L’éternel béret vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, prés de l’ermitage Sant Marti de la Roca. la merveilleuse plaine du Roussillon se déroulait à nos pieds ! Là, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité… quand soudain, Manel brisa ce silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

Ermitage de Sant Martí de la Roca au dessus de Camélas.

La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

Tous droits réservés Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)


Ma confiture de melon

La meva confitura de meló

Jean-Luc MODAT L’exhausteur de goûts, exaltateur de saveurs

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

C’est la pleine saison… Profitons-en ! Le melon est très rarement décliné en confiture… Aussi voici ma recette savoureuse de confiture de melon du Pays. Elle ravira vos petits-déjeuners routiniers jusqu’à émoustiller vos papilles cet Hiver. Cette confiture de melons et citrons du Pays Catalan est un vrai bonheur ! Facile à réaliser, elle apportera en bouche, des touches subtiles acidulées et des notes délicates de fraîcheur à vos papilles ! A vos tabliers les Amis !

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui) Toute copie, reproduction, diffusion intégrale ou partielle du contenu de ce site par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur (Jean-Luc Modat)

La cuisine populaire et traditionnelle reflet de l’identité catalane en Résistance à la malbouffe mondialisée insipide, aseptisée, formatée…

Ingrédients

  • 3 melons Cantaloup (pour environ 2 kg net de chair )
  • 1 kg de sucre cristallisé
  • 2 bâtonnets de cannelle
  • 2 Gros citrons naturels et non traités
  • 1 Citron vert naturel non traité (zeste + jus )
  • 4 pommes bio

Préparation

La veille

Couper les melons en quartiers, épépiner. Retirer l’écorce et couper la chair des melons en gros dés. Peser cette chair sur une balance cuisine. Pour 1 kg de chair compter 500 g de sucre. Mélanger la chair au sucre dans un saladier. Filmer et laisser macérer au frigo toute la nuit.

Le lendemain

Etape 1

Sortir le saladier du frigo. Verser le contenu du saladier dans la bassine à confitures

Etape 2

Laver les citrons jaunes. Les trancher-les en deux, débiter en fines rondelles. Épépiner Les verser sur les melons avec 2 bâtonnets de cannelle. Ajouter le zeste du citron vert ainsi que son jus pressé.

Etape 3

Laver, éplucher, épépiner les pommes. Réserver épluchures et pépins de pomme dans une gaze puis nouer. Incorporer dans la bassine.

Etape 4

Porter à ébullition puis cuire à gros bouillons 20 min. Remuer délicatement.

Etape 5

Continuer à feu très doux 40 min à 60 min jusqu’à obtenir des fruits translucides et atteindre 104° C . mesurés au thermomètre à confiture : C’est cuit !

Etape 6

Remplir aussitôt les pots à confiture stérilisés. Fermer, retourner, laisser refroidir

Ma recette de confiture de Melon (Photo Jean-Luc Modat )

Astuce ! Les bienfaits de la pectine sur la santé

Les confitures de melon sont très liquides. Une astuce réside à ajouter des pépins et des épluchures de pomme. C’est un gélifiant naturel qui apportera du corps, une cuisson moins longue et permettra de conserver sa belle couleur au fruit. La pectine possède des propriétés d’actions sur le taux de cholestérol et de glycémie… Les citrons ajoutés évitent au sucre naturel du melon de ne pas cristalliser.

La cuisson

Le melon est riche en vitamine A et en fibre et permet un apport important en vitamine C pourquoi s’en priver ? Comment bien débuter votre journée ? En dégustant cet Hiver votre excellente confiture de melon sur tartines grillées beurrées au petit-déjeuner.
Sachez que le melon gorge d’eau 80 % est très rafraîchissant, riche en vitamine A et en fibre et un apport important en vitamine C pourquoi s’en priver. 

Vient de paraître « Ma cuisine catalane » !

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Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux… ) pour organiser des rencontre privilèges de dédicaces ! Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalane pour aller au contact, à votre rencontre, provoquer l’échange, savourer le plaisir du partage…

Vos propositions : Tel 07 77 28 64 13 ou Mail : jeanluc.modat@bbox.fr

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Ma Cuisine Catalane

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Quel bonheur de pouvoir vous rencontrer, d’échanger avec vous ! Ces moments-là privilégiés, transpirent l’authenticité ; exhalent la gentillesse, la délicatesse… Lors de ces rendez-vous dédicaces, j’ai été agréablement surpris de vous savoir si nombreux à témoigner de votre attachement à cette cuisine populaire catalane, vivante, gouteuse, rustique, élaborée et raffinée ! Elle sublime les subtiles saveurs de Méditerranée flattées d’influences grecques et orientales. Une cuisine singulière par ses associations improbables, ses déclinaisons de sucré/salé, ses dispositions à utiliser des fruits secs, des aromates, de l’huile d’olive dans ses plats de viande ou de poisson. Méditerranéenne et Pyrénéenne ses recettes magnifient les saveurs des bons produits de nos paysans et artisans des terroirs du Pays Catalan.

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

Si comme moi, vous avez l’Amour du Roussillon chevillé au cœur, je vous dédie ce recueil de recettes catalanes aux empreintes paysannes. Une cuisine au tempérament bien trempé, vraie, généreuse, populaire : Familiale d’ahir, personnelle d’avui, traditionnelle de sempre. C’est une ode aux belles valeurs humaines offertes en héritage par nos parents, de nos grands-parents ; Deçà mes propos ; un hymne pour clamer haut, fort, la nécessaire sauvegarde de ce patrimoine populaire…

Nous apprenons de nos racines

Promouvoir cette cuisine familiale et traditionnelle c’est participer à la préservation durable de l’identité Catalane, de sa culture, de son bel Art de vivre, parce qu’au bout de nos fourchettes se profilent nos racines ! Simple, généreuse, elle s’impose comme une cuisine d’aujourd’hui parmi les plus créatives et originales des cuisines méditerranéennes. Elle puise son authenticité, ses inspirations, son essence dans les traditions et dans la générosité de chaque Catalan !

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La fabuleuse légende de la barque enchantée

Auteur artiste créateur : Jean-Luc MODAT tous droits réservés Mai 2022

En Zidro, un vieux pêcheur catalan d’anguilles conteur et poète à ses heures perdues, m’a conté hier matin une très ancienne histoire onirique. Elle m’a ému. Je vais tenter de vous la livrer telle que je l’ai saisie.

L’extraordinaire histoire de la barque bleue L'anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

Imaginez-vous, chers lecteurs, vous êtes assis peinard sur un tas de filets de pêche, prés de Zidro, ce vieux loup de mer au visage tant buriné par le soleil que par les traces du temps, vêtu de sa veste bleue usée et délavée, son éternel béret vissé sur la tête… Plongé dans le silence des lieux, vous êtes à l’anse de la Roquette au lieu-dit « les barracas des pêcheurs » face à l’étang de Salses, à l’écart de tous sentiers battus… Un exquis moment complice, hors le temps…

« Approche-toi davantage, Nin, pour ne pas en perdre une miette! » M’invita-t-il de sa voix rocailleuse. Il planta son regard franc droit dans mes yeux pour s’assurer de mon écoute… Puis Zidro, débuta ainsi son histoire ainsi : « Depuis de longues semaines Désiré n’avait pêché le moindre petit fretin… Les filets de son trabaccou restaient désespérément vides ! Ce matin-là, debout sur son cassou (barque catalane à fond plat), le pêcheur plantait puis poussait sa fica (une longue perche de bois ) pour faire glisser sa barque jusqu’à son postre (son lieu de pêche) où il avait calé la veille. Désiré hala les cordes du filet… Il ressentit aussitôt une forte résistance. « Si enfin, la chance me souriait ? » Se dit-il.

L'anse de la Roquette étang de Salses photo  © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
Barraca d’en Jeannot L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

C’est alors qu’apparut l’énorme tête d’un mérou. Quelle ne fut pas sa surprise d’entendre aussitôt ce poisson le supplier : »Relâche-moi et toute ta vie tu en seras récompensé. « A ces mots, le pêcheur paniqua. « Un poisson qui parle, c’est sorcellerie ! » Se dit-il. « Tu ne le regretteras pas » Insista le mérou. Est-ce par crainte du malin, sans même réfléchir, Désiré s’exécuta et rejeta le poisson à l’eau.  » C’est étrange ! Les mérous ne fréquentent pas les eaux peu profondes des étangs… » Cette évocation le fit tressaillir.

L'anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

Depuis lors, Zidro n’est jamais rentré bredouille de la pêche! Même par des temps peu cléments, il revenait la barque bleue pleine à ras bords. C’était une chose bien étrange comme si cette barque bleue était douée de vie. Elle le dirigeait toujours jusqu’aux zones poissonneuses. Le pêcheur se doutait bien que ce n’était pas le fruit du hasard. Ce brave mérou avait tenu parole ! Toute son existence Zidro réalisa de belles pêches. Il conserva son secret jusqu’à son dernier souffle pour réserver ses ultimes instants de vie à me confier cette belle histoire, à moi, Jeannot, son fils. Zidro consacra toute sa vie, son énergie à convaincre ses amis Mariners i pescaires d’épargner les placides mérous des côtes catalanes.

Créations © Jean-Luc Modat Auteur – illustrations- photos 2022

Ma confiture d’abricots du Roussillon

(La meva confitura de d’albercoc fet a casa)

Avec les mois de Juin et Juillet vient le temps des bonnes confitures d’abricots du Roussillon ! Huuuummm ! Concoctées avec les bons fruits gorgés de soleil du Pays Catalan ! Cette confiture d’abricots est la subtile alchimie fruitée et si parfumée qui égayera les tartines gourmandes de vos petits déjeuners des matins frileux d’Hiver… Voici ma recette facile que je tiens de ma Grand-mère adorée Mamie Rose ! Fet a casa és millor ! Le fait maison c’est meilleur !

La gastronomie catalane reflet d’identité

  • En exclusivité pour vous, chers amis abonnés, voici la belle recette de ma tendre Mamie Rose. Ooohh ! N’allez surtout pas rechercher le moindre ingrédient secret. Simplement de bons produits locaux de saison du Pays Catalan. Une confiture d’abrico au vrai goût, concoctée avec une généreuse dose d’Amour sublimée d’un zeste de patience. Osez donc fet a casa és tan bo ! (Le fait maison c’est tellement bon !)

Textes & photographies ne sont pas libres de droit, sont la propriété © de lagazettecatalane.com. Toute copie /utilisation/reproduction même partielle n’est pas autorisée, merci de votre compréhension.

Choisir des abricots rouges du Roussillon ?

abricots rouges du Roussillon

On le reconnaît à sa belle robe orangée teintée de rouge vermillon. Sa chair juteuse, ferme, fondante, sucrée légèrement acidulée et ses parfums intenses  : L’Abricot rouge du Roussillon ! Il peut être issu de quatre variétés, Rouge, Héléna, Royal et Gâterie. L’abricot est riche en phosphore, en magnésium et en bêta-carotène, riche en vitamines A, B et C.

Un peu d’histoire

L’histoire d’amour entre l’abricot et le Roussillon est vieille de plus de dix siècles quand les Maures depuis l’Andalousie ont introduit l’abricotier, ici. Cependant, il faudra attendre l’avènement du transport ferroviaire début du XXème siècle pour que sa culture se développe à des fins commerciales. Dans les années 1970 le Pays Catalan était le premier producteur d’abricots en France. Pourquoi ça ne l’est plus ?

Préparation : 10 min Cuisson : 40 min

Ingrédients : sucre cristal : 350 gr – abricots :dénoyautés 1000 gr

Préparation :

L’abricot est un fruit à la teneur moyenne en pectine. Ainsi plus le fruit est mûr plus son taux de pectine diminue. Donc choisissez des fruits mûrs sans trop ! Et adjoindre des amandons extraits des noyaux des fruits.

  • Choisir des fruits mûrs. Les laver sous l’eau – Égoutter et Couper les abricots en deux œilletons
  • Retirer le noyau, réserver un dizaine de noyaux.
  • Casser les noyaux récupérer l’amandon pour les ajouter lors de la cuisson aux fruits.
  • Peser les fruits, les verser dans 1 saladier ajouter sucre (1 kg fruits/0,350 g sucre).
  • Ajouter un jus de citron non traité. Mélanger le sucre et les abricots.
  • Filmer le saladier laisser reposer une nuit au frigo.

Cuisson :

Le lendemain

  • Verser le tout dans une bassine à confiture.
  • A feu vif porter à ébullition 5 min.
  • Puis cuire à feu doux pendant 15 min en remuant bien.
  • A feu très doux cuire 20 min. Écumer en fin de cuisson finie quand la T° < 103°C au thermomètre à sucre.
  • Verser la confiture dans des pots stérilisés, visser les couvercles, retourner les pots, Laisser refroidir
  • Conserver dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Surtout ne pas prolonger la cuisson au delà de 103°C au risque d’altérer sa saveur !

Les abricots des producteurs locaux !

Mon livre a paru

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THUIR : « Déditaste » Aujourd’hui 14 Mai à 18h Dégustations & Dédicaces Catalanes

Jean-Claude Batlle invite à la dégustation de ses vins…. Jean-Luc Modat dédicace son livre « Ma Cuisine Catalane »…

Jean-Claude Batlle artisan-vigneron invite à la dégustation de ses Vins rouges gouleyants et fruités des Aspres du Domaine d’Elie… Jean-Luc Modat de l’Artelier de créations vous convie à la rencontre et la dédicace de son livre « Ma Cuisine Catalane » Cahier de recettes familiales et Traditionnelles :

Jean-Claude Tel 06 09 66 07 85 – Jean-Luc 07 77 28 64 13

Pays Catalan : Vite ! Vite ! Un nouveau Monde à inventer …

Défiance envers les élites ? Rejet du système ? Résignation ? Que nenni ! Lors de toutes campagnes électorales, la plupart des alimentaires de la politiques possèdent les solutions à tous nos maux… Eh bien non ! A quelques nuances prés quelques mois après rien ne change ! Les salariés se font toujours plumer, les pauvres sont toujours plus pauvres…

L'oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)
L’oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)

Aux jeunes ?

Des emplois à temps partiel, au rabais ou précaires,   quelques mesurettes de circonstances pour les faire patienter…ou taire. Les revenus boursiers quant à eux montent crescendo sans que personne ne s’émeuve ! Les délocalisations continuent inéluctablement, des milliers de personnes perdent leur emplois…et leur perspectives d’avenir.

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Photo La Gazette Catalane 

Les retraités ?

Avec leurs modestes pensions vont encore essuyer les soi-disant « réformes » au nom l’équité sociale : Du cynisme ! Quand la priorité du moment est de supprimer l’ISF (Impôt sur la Fortune)

Les solutions ?

Le bon sens du peuple. Décider de l’avenir des citoyens au plus prés de chez eux ICI et MAINTENANT. La France demeure jacobine excessivement centralisée. Ni Bruxelles ni Paris ne peuvent plus décider désormais de la vie de millions de citoyens vivant à 1000 km… Il est nécessaire de ne plus confier le pouvoir à la même oligarchie ou à leurs valets soumis qui dirigent le pays depuis des décennies…

Les signaux ne mentent pas !

Nous vivons la fin d’une civilisation celle de la prééminence économique et culturelle de l’Occident, d’un mode de vie exclusivement basé sur le pétrole, les matières premières à profusion… Des atteintes irrémédiables sont portées à la Planète, à la vie, aux grands équilibres environnementaux. Nous nous obstinons à ne parler que de croissance économique, donc de spoliation des réserves naturelles de la Planète au détriment de nos enfants et des générations à venir.

 Vite ! Vite ! Un nouveau Monde est donc à inventer, très vite !

Chacun, conscient des dangers, doit s’y employer au quotidien, ICI et MAINTENANT pour l’avenir de nos enfants… Certes, cette approche n’est pas de mise, aujourd’hui dans les discours politiques ! Mais La Gazette Catalane concourt à la recherche de la vérité, en toute honnêteté. Engagez-vous dans cette démarche, avec la foi en l’Avenir ! Agissons Pays Catalan !

Ma Cuisine Catalane…

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Ni maître queux, pas même marmiton… Seulement un humble gastronome attaché aux plaisirs de cette bonne cuisine populaire catalane qui régale tant notre Art de vivre. Cette cuisine vivante enchante nos papilles, ravive nos plus tendres émotions, attise nos plus beaux souvenirs de bonheur simple… Une cuisine où tous les sens sont invités ! Ce livre, réalisé, conçu, auto-édité par mes soins vient de paraître ! Suite à l’afflux de demande, en rupture momentanément sur la plupart des sites, vous pouvez toujours le commander chez mon partenaire. (Voir ci dessous Bookelis)

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

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Menaces sur l’eau potable en Roussillon ?

Par Jean-Luc MODAT Le 28 Avril 2022

Dans un silence assourdissant d’indifférence, d’ignorance ou de je-m’en-foutisme, une menace insidieuse plane au-dessus de nos têtes telle l’épée de Damoclés ! Toutes les alertes lancées depuis des années par les hydrogéologues résonnent toujours en creux. Pourquoi ? L’accroissement des prélèvements, les dégradations liées pour l’essentiel, aux gaspillages, aux afflux massifs et exponentiels de populations, aux pollutions. Car si le sous-sol de la plaine du Roussillon abrite de précieuses et fragiles réserves d’eau, les plus profondes sont menacées de dégradations irréversibles, vitale pour nous tous.

Deux types de nappes

  • Les nappes Quaternaires peu profondes (maximum 20 m ) sont situées dans les bassins d’alluvions des trois fleuves côtiers du Roussillon (Agly, Têt, Tech) et sur les franges du littoral (Salanque, Illibéris) Elles sont alimentées par les infiltrations d’eaux de pluie et de cours d’eau.
  • Les nappes fossiles du Pliocène (Entre 6 000 et 12 000 ans) sont plus profondes jusqu’à 200m .Elles alimentent en eau potable nombre de nos villages de la Plaine du Roussillon.

50% de la consommation d’eau potable provient des nappes quaternaires (Bassins de la Têt; bassin du Tech) 50% proviennent des nappes profondes du Pliocène sur l’ensemble de la plaine.(*)

En Pays Catalan, la consommation d’eau potable est évaluées à environ 80 millions de m3 / an prélevés dans ces nappes du Roussillon, répartis entre : Agriculture intensive, piscines, gaspillages ménagers, forages, géothermie ! 50% destinés à l’eau potable du robinet, 1/3 à l’irrigation agricole, le solde restant aux activités économiques et commerciales, usages communaux et ménagers.

L’irrigation des cultures de fruits et légumes provient des nappes Quaternaires superficielles. Cependant, de nombreux forages « clandestins » pompent dans les nappes profondes notamment dans les zones autrefois dédiés à la vigne et aujourd’hui converties à l’arboriculture, notamment dans les Aspres. L’estimation de ces prélèvements agricoles serait évaluée entre 28/30 millions de m3.

Avec l’afflux touristique estival et les flux continus de nouvelles populations, les niveaux de la nappe du Pliocène vont continuer de baisser par ces prélèvements excessifs. Cela pourrait entrainer un effet syphon avec intrusion d’eau de mer dans la nappe (surtout en saison touristique) rendant irrémédiablement l’eau potable impropre à la consommation.

Sources : Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon

Modernités – globalisation / Traditions – Localisme

Il n’est pas rare que nouveaux arrivants, fraîchement installés, ou anti-autochtones invétérés, reprochent aux Catalans et aux Catalans de cœur, de défendre avec vigueur leur identité, leur culture et leurs traditions. Ces opposants, souvent tenants clivants de la pensée unique universelle bien commode pour eux pour se soustraire aux adaptations. Aussi, s’arrogent-ils le droit de dresser modernité contre Tradition, voire de la dénigrer. Au-delà de ces postures d’opposition s’esquisse une toute autre réalité ! (Par Jean-Luc Modat)

La Sardane danse de la Fraternité et de la Paix Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

Ainsi, par l’absence de repères, d’ancrages, ceux-là même n’hésitent pas à nier, à dénigrer les traditions, les cultures ancestrales locales, la ruralité, en les associant à l’immobilisme, au retour en arrière, au conformisme de vieux réacs ringards…. par opposition à l’éloge d’une modernité, gage d’une évolution positive soutenue par la propagande de la culture urbaine Woke mondialisée hors sols, bien servie par les nouvelles technologies et les médias inféodées, asservie par l’éphémérité et la mobilité, stimulée pour une consommation effrénée…

Localisme, l’alternative à la mondialisation

Si des progrès indéniables, scientifiques, industriels, technologiques, ont participé à une évolution profitable du bien être de chacun de nous, pour autant, nos modes de vie individualistes associés au consumérisme, à la mobilité, à la croissance économique… Mettent en péril l’Humanité, hypothèquent l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures, provoquent la mise en danger de la Planète. L’économie circulaire, donner du sens à nos choix, par le retour à des consommations plus raisonnables, accès sur l’essentiel et la préférence locale est une réponse, un défi pour chacun d’entres nous.

Les courses ne sont plus réservées aux seules femmes, les hommes aussi s’y activent ! L’absence de présences d’hommes sur ce dessin est indépendant de notre volonté

Penser globalement, agir localement

Aaah ! Le progrès avec revers et travers : Perte de sens, disparitions des repères et des liens sociaux, abandons de valeurs humaines ; inflation des conduites addictives, l’implosion des familles, multiplications exponentielles des maladies mentales, mal-être au travail, pollutions… Ces symptômes non exhaustifs démontrent que ce progrès-là tel que nous le connaissons conduit à une impasse funeste. Les cultures traditionnelles régionales (catalanes pour notre part) sont donc essentielles aux survivances de nos identités et de nos racines catalanes, aux maintien de liens sociaux, s’y soustraire serait un renoncement, voire un reniement. A l’évidence, ne sommes-nous pas invités à rechercher l’harmonie, l’équilibre durable, entre modernité et traditions sans pour autant admettre pour notre part (les Catalans) la nécessité d’un repli sur nous-mêmes ? C’est à cela que s’attache le Collectif « Agissons Pays Catalan » que j’ai rejoint.

        

Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

        

Cavaliers du froid et saints de glace

Cavallers del fred i sants de glaç

Jean-Luc Modat

Si à Pâques nous avons joui de magnifiques journées ensoleillées… Pouvons-nous pour autant reléguer le mauvaise temps au placard ? Méfions-nous car Avril avec ses extravagances nous réserve bien des surprises ! Une petite piqûre de rappel ou un vaccin s’imposent à tous car la confusion règne entre Cavaliers du froid et Saints de glace. Les cavaliers surgissent dés le 23 avril jusqu’au 6 mai ; les Saints s’illustrent à partir du 11 mai puis les 12, 13, 14 Mai…. Et un petit dernier pour la gourmandise ? Le 25 Mai ! Même si certains de ces Saints ont été priés de disparaître du calendrier actuel, la tradition populaire les conserve toujours en mémoire.

Ainsi dés le 23 Avril pour la Sant Jordi (Saint Georges) débutent deux périodes perturbées par les caprices du temps des plus redoutables. Selon de très anciennes mémoires populaires ces épisodes climatiques seraient associés aux Cavaliers du froid suivis des non moins célébrissimes Saints de glace ! Si aujourd’hui certains Saints ont été éclipsés en douce de nos calendriers policés, les dates demeurent le tout sur fonds de Lune rousse…

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Cavaliers du froid

Saint Georges, patron de la Catalogne -

Le 23 Avril, Sant Jordi (Saint Georges) est le premier des cavaliers du froid, celui qui ouvre le bal d’un temps calamiteux, très instable, frileux, venteux, pluvieux ; puis se présente Saint Marc le 25 lui succède Saint Robert le 30 pour finir par le 3 Mai, Saint Philippe ( Allez donc glaner ce jour-là le thym fleuri et odorant )

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Les Saints de glace…

Il y a de quoi en perdre son latin ou son Catalan ! Ce sont eux les Saints de glace ! Si les noms de ces saints ont changé, les dates restent de glace… A eux trois ils évoquent un petit hiver retardataire. On les accuse d’apporter du froid à la mi-mai.

  • Le 11 Mai Sainte Estelle a remplacé Saint Mamert
  • Le 12 Mai Saint Achille a remplacé Saint Pancrace
  • Le 13 Mai Sainte Rolande a remplacé Saint Servais
  • Le 14 Mai Saint-Boniface
  • 25 Mai Saint-Urbain

C’est alors que s’achève les saints de glace… Aïe ! Aïe ! Que nenni ! J’oubliais ! Il y a aussi ce petit dernier petit malin… Le 25 Mai et Saint Urbain qui tient tous ces quatre illustres prédécesseurs dans le creux de sa main. Apolit ! (Prudence!)

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La lune rousse

Rien à voir avec une quelconque couleur particulière. Cette période de lunaison qui suit le dimanche de Pâques est appelée « lune rousse » Sa dénomination provient de la couleur prise par les jeunes pousses et bourgeons naissants détruits par le gel.

Samedi 23 avril, c’est Sant Jordi !

Al nostra Pais Català(1) cette belle Fête populaire a lieu cada Primavera 23 de abril (2) La Culture flirte avec le Romantisme pour célébrer ce jour-là le livre, l’Amour et la culture Catalane. Cette tradition veut que les couples s’échangent des présents : Quand les femmes remettent un livre ; les hommes, leurs offrent une rose… Au-delà de ces images désuètes et surannées de cette tradition se cache la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal ! Des valeurs toutes d’actualité et à la véracité ténue !

(1) A notre Pays Catalan – (2) Chaque Printemps le 23 Avril

Les origines de la Sant Jordi ?

Saint Georges, alias Sant Jordi, est Saint patron de la Catalogne depuis 1456. Cette fête doit son originalité à un mélange de traditions datant d’époques différentes auxquelles s’ajoutent la légende de Saint Georges terrassant le dragon pour sauver la princesse et la population de la furie du monstre (selon la légende, des roses rouges émergèrent du corps de l’animal traversé par l’épée de Saint Georges, qui en offrit une à la princesse) Si Sant Jordi est connu c’est aujourd’hui comme le Saint patron des amoureux !

La symbolique de la Sant Jordi

Si d’aventure, votre esprit curieux vous pousse à vous livrer à lexégèse allégorique de cette légende… Par-delà sa forme surannée de fête catalane des amoureux se cachent des significations cachées du mythe du preux chevalier Saint Georges, alias Sant Jordi. La symbolique de la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal !

Bunyetes, tradition gourmande catalane

Par Jean-Luc Modat (Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Bunyetes traditionals de Pasqua

Aaaahhh !!! Les fêtes de Pâques… et le retour tant attendu de Primavera (du Printemps) ! Ici, pas de fêtes pascales sans casser d’œufs et sans bunyetes ! Cette spécialité gourmande catalane a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous. Autrefois, durant la semaine précédant Pâques, dans chaque mas, dans chaque veïnat(1), dans chaque village, le rituel de la confection des bunyetes invitait à se réunir. La pâte était pétrie très tôt en matinée pour reposer jusqu’au lendemain (parfois au chaud sous les édredons) ! Puis, chacun mettait la main à la pâte pour préparer una bogeria(2) de bunyetes bien empilées dans des banastes recouvertes de vieux draps en coton.. Aux femmes et jeunes filles d’étirer les bunyetes ; aux hommes de les cuire. Le partage n’était pas, alors, un vain mot. Ces bunyetes étaient offertes, distribuées généreusement la semaine de Pâques… ça vous dirait d’en préparer quelques unes (pour la première fois) ? Bon ! Surtout ne vous attendez pas à une prétentieuse « C’est LA vraie recette ! » Car à chaque famille, sa recette ! Junts i amb jo a la cuina (3)! Atelier pâtisserie…

(1) Quartier voisinage – (2) une folie – (3) Ensemble et avec moi à la cuisine !

Pâques Dimanche 17 avril

Préparation : 1h20 Repos : 3 h  Cuisson : 10 min

Osons transmettre à nos enfants ce bonheur simple du Fait maison !

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Ingrédients pour 10 bunyetes

càs (cuillère à soupe) càc (cuillère à café) (environ ou égal)

  • 3 œufs frais du pays
  • 17 càs de farine (200 g)
  • 2 càs de beurre 50 g
  • 4 càs d’eau florale de fleurs d’oranger 100% naturelle
  • 1 pincée de sel + 1 càs de sucre fin (20g)
  • Un raig de rom (un trait de rhum) + 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 sachets de levure boulangère
  • Zestes râpés de 2 citrons non traités
  • 5 càs de sucre fin pour saupoudrer (120 g)
  • 1 litre d’huile de friture

Préparation

  1. Dans un bol, fouetter 3 œufs en omelette
  2. Ajouter 4 càs de fleur d’oranger, les zestes râpés de 2 citrons, 1 sachet sucre vanillé, sel,
  3. A part, diluer 2 sachets levure dans 1 càs d’eau tiède – Mélanger avec le beurre ramolli
  4. Incorporer dans cet ensemble dans le précédent mélange
  5. Verser le tout dans 1 saladier – A côté, préparer 17/18 cuillères à soupe de farine
  6. Incorporer, poc a poc, poignée par poignée la farine en pluie dans le mélange – Mélanger
  7. Travailler jusqu’à obtenir 1 boule de pâte qui se détache des parois du saladier
  8. Pétrir la pâte (10/15 min ) sur le plan de travail préalablement saupoudré de farine
  9. La déposer dans 1 saladier recouvert d’1 torchon – Allumer le four à 40° y déposer la pâte 1 h
  10. Eteindre le four et laisser reposer 3 h
  1. Sur table farinée, aplatir la boule de pâte, découper des disques avec 1 verre renversé
  2. Étirer ces disques au rouleau les plus fins possibles
  3. ( ou à l’ancienne sur un genou avec la paume de la main)
  4. Bien chauffer à feu vif de l’huile dans 1 poêle large
  5. Plonger la bunyeta dans la friture bouillante – Cuire chaque côté 30 secondes
  6. Égoutter les bunyetes à la verticale pour retirer l’excédent d’huile
  7. Prévoir 1 plat recouvert de papier absorbant
  8. Y déposer chaque bunyeta au fur et à mesure de leur cuisson – Les saupoudrer de sucre fin.

C’est prêt à être dégusté !

Offrez du plaisir et ces savoureuses bunyetes à ceux que vous aimez !

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Accord met / vin

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Muscat de Rivesaltes – AOP Vin Doux Naturel – 15.5

Belle robe jaune dorée avec des nuances verdolines aux notes de fleurs blanches, acacia, litchi. L’attaque est franche avec une sucrosité présente en milieu de bouche. Le côté floral laisse doucement la place à des notes de restes d’agrumes.
Accompagnera avec élégance Desserts aux abricots, bunyetes, crème catalane, Mel i Mato, coulis de fraises, salade de fruits frais, croquants et coques.

Domaine Bellavista – Mas Bellavista – 66300 Camelas

Téléphones : Tél : 04 68 53 25 18 Cel : 06 86 56 85 72

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ».

Tous droits réservés 2022 Jean-Luc MODAT Ma Cuisine Catalane d’Ahir, d’avui, de sempre

Les mystères de la procession de la Sanch

Aprés une absence pour cause des mesures sanitaires du Covid, retrouvez ce Vendredi Saint  15 Avril de 15h00 à 18h procession de la Sanch ! Elle clôture les Fêtes Pascales en Pays Catalan ! Des centaines de pénitents de la Confrérie de la Sanch défileront dans les ruelles du cœur de ville depuis l’église Saint-Jacques, la Cathédrale Saint Jean jusqu’aux jardins de la Miranda. 

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Les origines

Le déroulement de la procession, codifié et immuable, est le même depuis six siècles, accompagné par ces chants, d’une funèbre beauté, que sont les goigs de la Sanch. Le 11 octobre 1416,  Vincent Ferrer né à Valencia, fonde en l’église Saint Jacques de Perpignan, l’Archiconfrérie de la Sanch (Sanch signifiant sang en français) avec pour mission d’offrir une sépulture religieuse aux condamnés à mort, mais aussi de commémorer la Passion du Christ par des processions, durant la Semaine sainte. Certains profanes ignares  voire catalanophobes font l’amalgame rapide entre la capa ruxa avec le Ku Klux Klan…

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La Symbolique

Le Regidor, caparutxa (pénitent) rouge ouvre la Preciosissima Sanch de Nostre Senyor Jesus Christ, fait tinter la cloche, … ouvre la procession, la croix des injures avec ses symboles de la crucifixion (éponge, lance, roseau, marteau, tenailles…) puis les tambours précèdent les lourds «misteris» représentants grandeur nature, scènes et mystères de la Passion du Christ ou dédiés à la Vierge Marie. Ils sont portés sur épaules par des pénitents revêtus de la caperutxa rouge ou noire et par des femmes en mantille, représentants grandeur nature des scènes de la passion du Christ. Certains des caperutxas vont nus pieds, pour expier leurs péchés.

Comment devient-on Caperutxa ?

Aristocrates ou roturiers (Artisans, vignerons, maraîchers, médecins, avocats, commerçants, employés) syndicalistes et francs-maçons… On y entre par cooptation pour s’engager à participer à de fréquentes actions caritatives.

L’Utopie, le pouvoir de l’imagination

Un Pays Catalan à inventer !

Par Jean-Luc Modat

J’ai imaginé un instant furtif, l’Utopie d’un Pays Catalan libéré des entraves de ses corsets oppressants dans lesquels, nous les Catalans, l’avions contenu depuis tant de décennies, par craintes des changements. Face au renoncement, l’Utopie ! N’est-elle pas la disposition, la capacité, à inventer un Monde ? A créer les conditions d’un avenir désirable ? Voilà l’exemple possible d’une riche aventure humaine, celui d’un modèle de développement à inscrire sur notre territoire pour vivre, consommer autrement, (re)dynamiser les territoires ruraux… Changer sa vie c’est possible !

Des rêves aux réalités

Alors qu’il existent de nombreux anciens bâtiments de caves vinicoles condamnés à la démolition, il existe de nombreuses alternatives très innovantes pour dynamiser nos territoires, créer du lien social ! Par exemple l’installation d’épiceries participatives et coopératives à but non lucratif aux enjeux sociaux et environnementaux. Elles sont animées des principes d’autogestion et animées par des valeurs humaines : Entraide, responsabilité, démocratie, égalité, équité et solidarité. 

Une épicerie coopérative et participative c’est quoi ?

Voilà un beau projet à but non lucratif à réaliser. Il repose sur l’adhésion d’habitants d’un quartier, d’un village, désirant s’investir bénévolement pour le concrétiser, le faire vivre, devenir client et consomm’acteur, coopérateur de l’épicerie ! Pour avoir le droit d’acheter dans cette épicerie participative, il faut s’acquitter d’une adhésion annuelle. Puis chaque adhérent donne de son temps selon une fréquence prédéfinie et ses disponibilités. Selon ses compétences et dispositions, chacun(e) fait vivre l’épicerie : Tenue de caisse, mise en rayon, déchargement et stockage, nettoyage… Les adhérents participent aussi aux choix des produits vendus, aux choix des producteurs, en favorisant les circuits courts, le vrac et le zéro déchet pour vendre moins cher que dans la grande distribution. Les adhérents participent aux organisations d’animations, d’évènements, d’ateliers culinaires, de débats à thèmes. la prise en compte d’enjeux sociaux et environnementaux.

Le Pays Catalan dans la peau

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics Jacobins parisiens, montpelliérains, toulousains… s’activent méthodiquement à la disparition du fait Catalan en organisant, en structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode de nos jeunes et des forces vives vers des métropoles.. Ces populations autochtones ou assimilées sont habillement substituées, remplacées par les recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué !

Traditions vidées de tous leurs sens

Déjà, le Catalan n’est plus parlé dans les rues des village ou si peu, le % de catalans dans la population de cesse de fondre pour devenir anecdotique, nos traditions disparaissent ou sont vidées de tous leurs sens, la gastronomie est supplantée par de la restauration de malbouffe : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole… Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Aveyronnais, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas…

Les « jours de la vieille » (els dies de la vella)

La légende populaire catalane

Els dies de la vella ? Ara I Sem (Les jours de la vieille ? Nous y sommes) Je vais vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien confortablement a la vora del foc (prés du feu de cheminée), là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchotements)…

Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Chaque année à pareille époque, la Laurette comptait de nombreuses bêtes mortes de froid. Une année, peut-être plus clémente, elle avait réussi à préserver du froid tout son bétail. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette était heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait un excès d’enthousiasme… Soudain, allez savoir pourquoi, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde, elle l’harangua en Catalan, bien sûr : « Mars, marcell, no has tingut la pell de cap vaca ni de vedeil ni ovella, ni porcell ni cabra ni cabrit, mal haja, are qu’est partit. » (Mars, marcell, tu n’as pas eu la peau d’aucune vache ni veau, ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau. Maudit sois tu maintenant que tu es parti) » Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours : « Abril gentil, deixa m’en un, deixa m’en dos, deixa m’en tres i un qu’en tinc feran cuatre, i totas la oveillas de la vella vull pernabatre. » ( Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre pour que je puisse abattre toutes les brebis).« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales glaciales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid, à la neige… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars parfois est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature !

Jadis, à proximité des églises, comme à l’église Saint Marie à Serralongue, étaient érigés de petits édifices carrés à quatre arcades ouvertes aux quatre vents, chacune surmontée d’une statuette d’un évangéliste. Les Conjuradors. Per conjurar el dolent tems (pour conjurer le mauvais temps) demander la clémence des cieux lors de ces jours de la vieille, des cataclysmes climatiques et plus commodément contre le mauvais sort… Les fidèles cheminaient en processions suivant le curé jusqu’au Conjurador?

https://museedupatrimoine.fr/musee-medieval-de-serralongue-pyrenees-orientales/34266.html

Il était une fois…. Des platanes

THUIR : C’est en flânant sur l’avenue du Docteur François Ecoiffier du côté de l’entrée du village que mon attention fut attirée par un énorme charivari des plus animés ! Non pas celui des engins d’élagage à l’œuvre mais par

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

C’étaient un grand rassemblement d’oiseaux écologistes : Passereaux, mésanges, moineaux, bergeronnettes, merles et quelques candides tourterelles. Les uns plus que les autres, tous piaffaient de colère, sifflaient à tue-tête contre l’abattage des majestueux platanes centenaires et la disparition de leurs habitats. Des arbres qui vivaient là, depuis des lustres, discrets et quiets, à l’écart des intrigues et turpitudes villageoises… Soudain, une nuée virevoltante fondit sur le rassemblement. C’est bien reconnu l’étourneau est un drôle d’oiseau, désinvolte i una mica (et un peu) provocateur. De cyniques étourneaux venus de je ne sais où, sans attaches villageoises, s’immiscèrent en vergogne dans les débats… Voilà qu’ils osent persifler cet abattage par un arrogant : ”Oui mais ces platanes sont tous atteints du chancre coloré !” Je ne vous dis pas comment ils ont été vilipendés de concert par tous les piafs !  

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

Là, se tenait coi, un vieil et sage xot (hibou catalan). Il prit la parole et le silence fut. Il rappela avec solennité à tous ces juvéniles volatiles : “ Le platane représente un symbole important de l’histoire du Pays Catalan… Celui, planté sur les places de nos villages qui prodigue cette ombre bienfaisante de fraîcheur en Eté, ceux des bords des routes souvenirs du temps des charretiers… Hélas, ces arbres majestueux sont le plus souvent remplacés par des palmiers, sans que le moindre humain feignant l’écologiste ne s’en offusque… “ Le sol était jonché de squelettes de branches de platane, de troncs agonisants sur les flancs… Pas les moindres traces de chanvre coloré ! “Pourquoi un tel massacre ?” Osa un impertinent petit moineau. La rumeur qui passait par là s’est épanchée en un “Paraît-il que c’est pour réaliser des places de parking !” Et le silence de l’indignation fut assourdissant.  

Trouillas : Pour un projet alternatif au hard discount

Un patrimoine vinicole détruit ; un pan de mémoire collective disparaît

Décidément les Pyrénées Orientales semblent être une terre généreuse d’accueil très très attractive pour les installations de supermarchés à bas coût « Hard discount » ! Le cœur de village de Trouillas ne possède que quelques commerces de proximité et pas l’ombre d’une boulangerie… Qu’à cela ne tienne ! Pourquoi ne pas vendre à un promoteur et raser les bâtiments de la cave coopérative pour y construire un « magnifique » hagard Hard discount ? Pour aboutir ? Jusqu’à peu, ce projet escomptait sur une certaine discrétion de bon aloi, passer sous silence, compter sur l’indifférence et la pusillanimité des populations… Seulement, ici, en Pays Catalan certains ne l’entendent pas de cette oreille !

Le Collectif Agissons Pays Catalan 

Le Collectif Agissons Pays Catalan avait appelé à un rassemblement à 10 h ce samedi 26 mars devant la cave coopérative de Trouillas pour dénoncer la destruction de ce bâtiment pour un projet commercial. Plus d’une soixantaine de personnes de tous âges, de tous horizons, de vignerons et d’anciens, d’élus de l’opposition municipale s’est rassemblée. Ces téméraires ont su braver tous les freins et toutes les réticences qui auraient pu les dissuader d’assister à cette mobilisation.

Effacer le patrimoine de nos villages pour dissiper l’identité catalane

Le Collectif Agissons Pays Catalan par les voix de son président Pierre Rossignol et de son vice Président Joan Nou contestent la décision de la SCAV Laure de Nyls (Société coopérative agricole de vinification) propriétaires des coopératives de Ponteilla, Pollestres, Bages, Saint-Jean-Lasseille et Trouillas. Pour Pierre Rossignol et Joan Nou d’autres solutions existent que la destruction du bâtiment pour l’installation d’un hard discount. Ils préconisent aussi la réalisation de projets structurants en adéquation et osmose avec le territoire et ses populations…. Ce bâtiment pourrait être par exemple restauré en complexe hôtelier pour l’accueil des très nombreux touristes attirés par les circuits œnotouristiques ou aménagé en une halle dédiée aux producteurs locaux en vente directe, à des espaces de traiteurs et de restauration de gastronomie locale, à d’une boulangerie artisanale, à des vitrines des savoir-faire locaux, à l’installation d’artisans d’Art, à des espaces dédiés à la culture et enfin à d’appartements au premier étage. Qui pourrait imaginer qu’un Hard Discount puisse créer une telle dynamique dans ce territoire ?  » Existe-il une vision pour le Pays Catalan ?  » S’interroge avec justesse Joan Nou et d’insister : « Son authenticité, son identité petit à petit s’étiolent, il en va aussi de l’âme de nos villages« . Les dirigeants du Collectif Agissons Pays Catalan ont annoncé en conclusion du rassemblement qu’ils demanderaient audience et soutien auprés de Remy Attard Maire de Trouillas.

Comme le projet de destruction de la cave coopératives de Trouillas pour bâtir un hard de Hard Discount, de très nombreuses caves coopératives dans nos villages sont promises au même destin funeste,  pour des réalisations sans pertinences ! Interrogeons-nous sur cette profusion d'installations de ces grandes surfaces et en particulier des hards discount en Pays Catalan... Parmi les premiers émérites Départements les plus pauvres et champion de France du taux de bénéficiaires de RSA... Il aurait été judicieux d'y installer une vraie halle de producteurs locaux et du Pays Catalan par exemple !

Destruction du patrimoine viticole et agricole.

Qui pourrait être dupe ? Derrière ces nombreuses destructions d’empreintes du passé glorieux viticole catalan se cache la volonté de dissoudre tout fait catalan, toute histoire, tout passé, tout présent, toute forme d’avenir ! La disparition de la viticulture en plaine dans la perspective de toujours construire davantage de lotissements anonymes sans aucune vision pertinente et cohérente de l’aménagement durable du territoire, avec ses corolaires d’augmentation des flux routiers, des impacts irréversibles sur la nappe phréatique du Pliocène (220 m de profondeur).

Le Collectif « Agissons Pays Catalan ?

« 100% local, 100% independant, 100% Pays catalan »

Un groupe de femmes et d’hommes, de tout bord politique, aimant leur terre mais surtout convaincus de son immense potentiel. Le Pays Catalan est un surdoué qui s’ignore !

Pour rejoindre le Collectif : → #Agissons! – Tel : 06.31.02.92.89 – Mail agissons66@gmail.com

Mar i Munt recepta dels meus àvis

Par Jean-Luc Modat

Recette Mer et Montagne de mes aïeux

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Nous portons tous en nous, à notre insu, les empreintes des mémoires familiales… Parmi mes origines celles enracinées à La Bisbal dans l’Empordà, (région de Catalogne) d’où étaient natifs mes arrières grands parents et leurs aïeux. Comme une évidence, l’un des plats emblématiques des pêcheurs de l’Empordà, Mar i munt, fait sens en moi ! Ce plat singulier est une délicieuse alchimie contrastée des rencontres improbables de poissons, crustacés, viande avec même parfois des escargots ou des coquillages. Traditionnellement Mar i Munt est cuisiné par les pêcheurs de nos côtes le plus simplement possible sans fioritures dans un plat en terre comme ma grand-mère Mamie Rose et ses parents le faisaient.

Préparation : 35 min. Cuisson totale : 75 min

Ingrédients pour 4 personnes 

  • 4 hauts de cuisse de poulet ou 2 hauts et 2 cuisses
  • 4 râbles de lapin ou Un 1/2 lapin
  • 2 ventrèches poivrées
  • 2 joues de porc désossée (Facultatif)
  • 4 gambas ou 4 langoustines ou crevettes crues
  • 4 belles tranches de lotte
  • 3 beaux calamars de Méditerranée ou
  • 500/800 g d’anneaux de calamar
  • 1 citron non traité
  • 2 / 2 oignons jaunes
  • 1 petite boite de tomate au jus
  • 300/500 g de moules d’Espagne
  • Laurier, thym, romarin, cannelle, sel, poivre,
  • 2 verres de Rancio
  • 1/2 verre de cognac
  • Pour la Picada :
    • 5 gousses d’ail
    • Un peu de persil,
    • Poudre d’amande
    • 2 carrés de chocolat noir
    • 1 pincée de safran
    • 1 tranche de pain.

Je dois bien vous le confesser… Oui ! C’est vrai, j’ai fait une entorse à cette recette originelle familiale : La substitution du plat en terre par la sauteuse professionnelle en inox ! Juste pour ses performances de cuisson homogène. J’espère que vous me le pardonnerez cet écart !

Préparation

Passer sous l’eau les anneaux de calamar. Egoutter, verser dans un saladier, presser un citron. Mélanger.

Dans l’huile chaude d’une poêle faire revenir successivement dans l’ordre : Poulet, lapin, ventrèche débittée, lotte. Au fur et à mesure disposer ces ingrédients dans une grande sauteuse. Saisir les gambas (2 min) les réserver à part avec la lotte.

Sofregit : Dans la poêle faire blondir l’oignon et l’ail émincés, verser la boîte de tomate au jus. Ajouter laurier, thym, cannelle, safran. A feu vif laisser compoter 10 min.

Verser le sofregit dans la sauteuse sur les morceaux de viande revenus. Ajouter les calamar. Verser 1/2 verre de cognac, 2 verres de Rancio. La sauce doit affleurer les ingrédients sans les recouvrir . Porter à ébullition puis poursuivre gentiment à couvert 35/40 min à feu moyen.

Pendants ce temps, réaliser la Picada : Mixer ensemble : 2/4 gousses d’ail, pain émietté, persil effeuillé, amande, safran, chocolat. Délayer la picada avec un peu de sauce prélevée de la cuisson du plat.

La verser à la préparation, cuire 10 min puis ajouter dessus les gambas, les moules nettoyées, la lotte et parfaire la cuisson 5/8 min puis éteindre le feu, couvrir, laisser infuser quelques minutes avant de servir.

Acords Plat / vin : Pour sublimer ce plat à partager en famille ou entre Amis, choisir parmi les vins blancs fruités Côtes du Roussillon.

La légende catalane de La Patorra, la vella de les set cames

Je vous propose de raviver nos vieilles traditions catalanes qui rythmaient jadis la vie de nos ancêtres au cœur même des villages et des mas du Pays Catalan… 

Il était une fois une vieille tradition catalane d’ici, hélas disparue voilà un siècle, qui rythmait jadis le quotidien du Carême alors strictement observé. Prohibées ! Les généreuses charcuteries… Défendue ! L’ollada ben porquejada (l’ouillade riche en cochonnailles) Chacun « se délectait » de légumes, d’œufs et de morue principalement. Du mercredi des Cendres à Pâques, sept semaines obligeaient chacun aux privations, à respecter deux préceptes : Jêune et abstinences.

Vella

Là, intervenait la tradition catalane de la Patorra, la vella de les set cames (la vieille aux sept jambes) Petite poupée ou effigie de carton, la Patorra au faciès peu avenant, grincheuse, tenait d’une main une morue, de l’autre un panier de légumes. Elle possédait sept jambes, une pour chaque semaine de Carême.

Chaque samedi ou dimanche, on lui arrachait une jambe comptant ainsi le nombre de semaines qui séparaient de Pâques. On la brûlait le Samedi Saint venu, veille de Pâques (el dissabte de Glòria), à la grande joie des enfants et au grand soulagement des grandes personnes qui rêvaient de truitada amb cansalada (l’omelette à la ventrèche) et les délicieuses bunyetes…

Escudella i carn d’olla de la meva avia

Pot-au-feu catalan de ma grand-mère

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Par Jean-Luc Modat

Dernièrement, j’ai eu la belle surprise de tomber par hasard sur cette recette griffonnée du pot-au-feu catalan : L’escudella ! L’un des plats les plus anciens de la cuisine populaire catalane composé de tout ce qu’on disposait dans les campagnes selon circonstances et saisons. Il existe autant de recettes et préparations qu’il n’y a de « pays », de villages, de familles, de maisons. Si pour nos aïeux, l’escudella était le plat rustique, frugal, unique et quotidien… Aujourd’hui, plus enrichi est devenu le plat festif qui invite aux plaisirs de la table ; anime las nostres rapaxades,(1) las trobades dels Amics(2) les exubérantes retrouvailles d’anciens joueurs de rugby, les joyeux repas familiaux…

(1) Nos agapes (2) Les retrouvailles d’Amis

Ingrédients pour 6 personnes 

  • 1 petit jarret de boeuf
  • 4 Tendrons de veau
  • 1 os de veau
  • 2 Joues de porc
  • 1 petit jarret de porc
  • 3 costellous
  • 3 boudins (2 noirs – 1 blanc)
  • 1 pied de porc ou veau
  • 4 Colliers d’agneau
  • 1 Talon de jambon sec rance.

Légumes à débiter en morceaux

  • 4 pommes de terre (couper en 4)
  • 3 carottes (couper en sifflet)
  • 1 branche de céleri
  • 4 navets (couper en 4)
  • 1 petit chou frisé
  • 2 poireaux
  • 1 oignon jaune
  • 5 gousses d’ail
  • 1 petite boite de haricots lingots nature
  • 1 petite boite de pois chiches nature
  • Laurier, thym, clous de girofle
  • Huile d’olive vierge
  • 2 càs fonds de veau
  • 2 cubes de bouillon de boeuf

6 Boles de picoulat

  • 300 g de hachis de bœuf
  • 150 gr de hachis de veau
  • 150 g de chair à saucisse
  • 1 tranche de pain rassie trempée dans du lait tiède
  • 1 œuf
  • 2 gousses d’ail pillées
  • 3 Cuillères à soupe de farine
  • 1 brin de persil plat
  • Poivre,
  • 1 petit oignon jaune

Préparation

Déposer toutes les viandes et os (sauf les boudins) dans une grande marmite. Couvrir d’eau froide. Inviter l’oignon piqué de 3 clous de girofle, laurier, thym, branche de céleris, 2 càs de fonds de veau, 2 cubes bouillon de boeuf, 5 gousses d’ail chemisées. Porter à ébullition écumer, poursuivre la cuisson 2 heures à feu très doux en écumant fréquemment.

Préparer les boules

Hacher persil, ail, oignon. Faire tiédir du lait y tremper une tranche de pain rassis.

Dans un saladier assembler les hachis (bœuf, veau, porc) Ajouter mie de pain, ail, persillade, œufs. Bien mélanger, poivrer. Humidifier vos mains. Façonner de petites boulettes bien rondes Ø 4cm. Étendre de la farine sur le plan de travail. Rouler rapidement les boles dans la farine. En retirer le surplus de farine. Réserver au frigo pour les affermir.

Préparer légumes et féculents

Pendant ce temps, laver, trancher, émincer le chou frisé. Porter à ébullition une casserole d’eau y jeter le chou et le blanchir 10 min. L’égoutter, le faire revenir dans de l’huile d’olive chaude avec quatre gousses d’ail écrasées.

Mettre à profit ce temps pour éplucher, couper les légumes. Au terme des deux heures de cuisson de ces viandes : Incorporer tous les légumes épluchés, coupés (carottes, navets, poireaux) le chou revenu. Couvrir, laisser mijoter 1 heure à feu très très doux, puis convier les pommes de terre et poursuivre la cuisson 30 min.

Verser, rincer et égoutter les petites boites d’haricots lingot et de pois chiches. Réserver.

L’ultime étape

Incorporer à la préparation les boles de picoulat, poursuivre la cuisson 15 min puis convoquer les boudins noir et blanc débités en tranches épaisses ou entiers et parfaire la cuisson 20 min poc a poc.

Dans une grande casserole, recueillir le bouillon y verser les haricots et pois chiches maintenir à température à feu doux. Retirer les viandes, les découper en morceaux déposés dans un plat réserver à four préchauffé mais éteint. Poser sur la table le bouillon, la viande d’un côté, les légumes d’un autre. Servir chaque assiette en panachant : Morceaux de viande, légumes, mouillé du bouillon haricots et pois chiches.

Pa amb tomàquet i cambajó

Pain de paysan catalan

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Par Jean-Luc Modat

Une modeste tartine de pain frottée à l’ail et à la tomate, un trait d’huile d’olive… C’était autrefois l’esmorzar dels pagesos(1) Pan amb tomaquet i cambajó ce grand classique symbolise l’Art de vivre catalan ! Une recette traditionnelle catalane toute simple à réaliser ! Apolit ! (2) Cependant de bons ingrédients seront nécessaires : Du bon pain de campagne, des tomates mûres, une huile d’olive fruitée du Pays Catalan, de l’ail, de belles tranches de jambon cru Tirabuixo’ (3) et voilà le tour est joué pour se régaler comme tapas pour l’apéro ou accompagné d’una ensiam (4) une salade verte) en entrée ! Bon profit !

(1) le petit déjeuner des paysans (2) Attention ! (3) Tirabuixo porc fermier catalan élevé en Cerdagne (4) une salade verte

Pour 2 personnes Préparation 10 min Cuisson 3 min

Ingrédients pour 4 tartines

  • 4 tranches épaisses de pain campagne croustillant et rustique
  • 4 belles tomates bien mûres
  • 2 gousses d’ail
  • Fleur de Sel du Roussillon
  • Huile d’olive du Pays
  • 8 tranches très fines de jambon sec cambajó Tirabuixo’ 100% catalan issu de cochons fermiers bien élevés en Cerdagne. (Laissez tomber le Serrano !)

Préparation

Découper les tranches de jambon sec Tirabuixo façon chifonnade

Trancher des tartines de pain épaisses d’1,5 cm environ. Les faire griller légèrement recto verso, les sortir, laisser refroidir.

Peler, couper, dégermer les gousses d’ail. Frictionner énergiquement avec l’ail tous les côtés des tranches de pain.

Laver, essuyer, couper en deux les tomates. Frotter en appuyant pour imbiber chaque tranche de pain du jus et de la pulpe de tomate. Mixer les restes de tomate puis tartiner légèrement à la cuillère les tranches de pain

Déposer les tranches de pain dans un grand plat, les arroser d’un filet d’huile d’olive Arbequina
une pincée de fleur de sel puis recouvrir chaque tartine de jambon en chiffonnade. Servir  rapidement pour d’éviter que le pain ne ramollisse !

Confiture de prunes du Roussillon

Melmelada de prunes del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

A cette époque, nous entretenions encore une relation affective avec notre terre nourricière, le Roussillon. Le cycle des saisons, rythmait nos vies rustiques, dictaient les durs travaux des champs… Le temps s’égrainait lentement aux sons, des cloches de l’église du village ; du pas lourds des chevaux de labours… Aahh, l’Eté ! Les grandes vacances et des journées entières de liberté à courir les garrigues, les champs entre copains à chaparder dans les vergers…. C’était aussi la saison des confitures des beaux fruits gorgés de soleil du Roussillon ! Je dois le confesser j’ai toujours eu un petit faible gourmand pour celle de prune Reine Claude certainement parce ce que du prénom de ma maman… A vos tabliers ! Al pot petit hi ha la bona confitura (1)

(1) Dans le petit pot, la bonne confiture

Préparation 15 min Cuisson 50 min

Ingrédients  

  • 1 Kg de prunes reine Claude
  • 300 g de sucre cristal
  • Jus & zeste d’un 1/2 citron non traité (corrige le manque de pectine)
  • 1 pincée de cannelle (Exhausteur de goût.)

Au bout de nos fourchettes, nos racines 

Réalisation par étape

La veille : Laver les prunes,  les fendre en quatre retirer le noyau. Peser les fruits pour chaque kg de fruits = 300 g de sucre.

Dans un saladier mélanger prunes et sucre. Couvrir d’un film alimentaire et laisser macérer toute une nuit à température ambiante.

Verser ce mélange dans une bassine à confiture porter à ébullition environ 15 min en remuant sans cesse. Ajouter la cannelle et le jus et le zeste jus d’1/2 citron (remplace la pectine), poursuivre en laissant mijoter tout doux jusqu’à atteindre 104° mesurés au thermomètre à confiture. 

Pendant ce temps, immerger entièrement les bocaux et les couvercles dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 15 min Retirer pots et couvercles, laisser égoutter et sécher renversés sur un torchon.

Verser la confiture de prunes dans ces pots. fermer retourner sur un torchon laisser refroidir. Puis Conserver dans un endroit frais, exempt d’humidité et à l’abri de la lumière.

Bon profit i bona cuina Amics !

C’est bon à savoir !

Pour bien conserver longtemps vos confitures, déposer vos bocaux de confiture fermés dans un récipient d’eau frémissante les chauffer environ 20 min au bain-marie, (l’eau doit affleurer la moitié de la hauteur des pots ).

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui) Toute copie, reproduction, diffusion intégrale ou partielle du contenu de ce site par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur (Jean-Luc Modat) et passible de poursuites, sauf dans les cas prévus par l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle.

Raisiné de muscat du Roussillon

(Raïmat de muscat del Rosselló )

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

En mémoire à nos grands parents…

A l’époque, dans nos campagnes vigneronnes, a veremes (1) de belles grappes de muscat bien mûres étaient réservées, destinées qu’elles étaient au raïmat (2). Aux premières lueurs de l’aube précédées du premier chant du coq, un bon foc de rabasses (3) était allumé dans la cour du mas. Au dessus des braises, un gros chaudron en cuivre était installé. Les hommes y versaient du moût de grappes de raisin quixada (4). Là, intervenait la padrina (5) qui régnait sans partage à l’élaboration durant la journée, du raisiné.

(1) aux vendanges (2) Raisiné (3) Un bon feu de morceaux de ceps de vigne (4) Ecrasé (5) Marraine (Grand-mère)

La gastronomie catalane reflet d’identité

Préparation 30 min Cuisson : 1 h 40

Ingrédients

  • 3 kg de raisins muscat
  • 80 g de sucre
  • 1 citron non traité
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 2 petits coings ou 4 petites pommes

Préparation

Etape 1

Eplucher les pommes ou les coings, retirer les trognons, découper en petits dés. Réserver.

Etape 2

Egrapper les raisins muscats, laver sous l’eau, égoutter dans une passoire.

Etape 3

Cuire ces grains de muscat à feu moyen dans une bassine à confiture jusqu’à réduction de moitié de volume tout en écrasant les grains au press-Légumes manuel ou  à la spatule. (environ 40 min) Passer ce sirop au tamis, en mesurer le volume. Peser 80 g de sucre par litre de sirop.

Etape 4

Dans la bassine à confiture, ajouter au sirop de raisin et mélanger : Sucre, dés de pomme ou de coing, jus de citron, cannelle. Cuire à feu doux (environ 1 h) jusqu’à consistance désirée. Remuer souvent avec une cuillère en bois.

Etape 5

La cuisson menée à son terme, laisser tiédir puis verser la confiture dans des pots préalablement stérilisés, visser les couvercles, retourner les pots. Laisser refroidir, puis stocker dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

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Tarte aux figues du Roussillon

Pastís de figa del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

J’ai une terrible envie d’évoquer, ici et avec vous, des souvenirs qui remontent aux Automnes de nos enfances rurales. Il suffit d’humer une odeur, de découvrir une saveur pour être transporter à l’instant dans un lointain passé, dans la douce quiétude des cuisines de nos grand-mères… Hum ! Quelle savoureuse tarte aux figues… Offrons à notre tour à nos proches, à nos enfants, à nos petits enfants, ce bonheur simple de partager ensemble cette tarte pour que naissent, en eux, les plus beaux souvenirs.

Préparation 15 min Cuisson 35 min

Ingrédients  

  • 1 pâte feuilletée au beurre
  • 60 ml de crème fraîche
  • 50 g de beurre
  • 1 Cuillère à café de cannelle
  • Quelques figues fraîches du Roussillon
  • 80 g de sucre
  • 1 oeuf entier
  • 120 g de poudre d’amande

« Au bout de nos fourchettes, retrouvons nos racines  »

Réalisation par étape

Préchauffer le four à 180°.

Etaler la pâte feuilletée, l’installer dans un moule à tarte. Laver, égoutter les figues puis  les fendre en quatre.

Dans un saladier bien mélanger 1 œuf à 80 g de sucre, puis ajouter 60 g de beurre préalablement fondu et enfin 120 g de poudre d’amande, une cuillère à café de cannelle. Verser cette préparation sur la pâte à tarte. Disposer dessus les morceaux de figues, saupoudrer légèrement de sucre de glace. Enfourner à 180° pendant 35 min. Surveiller la cuisson.

Bon profit i bona cuina Amics !

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Poulet à la Roussillonnaise

Pollastre a la rossellonesa

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Cuisiner un plat catalan ? C’est mettre en œuvre des ingrédients pour réciter une belle partition de goûts, composer une symphonie de saveurs et de couleurs pour faire chanter nos racines catalanes. Cette réflexion prend ici tout son sens face aux menaces qui pèsent sur les territoires ruraux. les identités régionales, les traditions, les accents, les terroirs et les gastronomies… Sont-ils condamnés à disparition, broyés par l’uniformisation insidieuse ? Permettez que j’exerce modestement, mon devoir de mémoire, de sauvegarde de cette cuisine familiale et populaire catalane. Voilà que j’ai plaisir à partager l’un des plats les plus goutteux de la gastronomie roussillonnaise… Pollastre a la rossellonesa, une petite recette inspirée de celle transmise par le vieux Firmin, autrefois vigneron à Tarerach en bas Conflent… Vous savez bien ! Prés de ces pittoresques petits villages d’Arboussols et de Campoussy… Tout là haut perchés, dans un tête à tête intime avec le Canigou. Cette belle recette ? Vous m’en direz des nouvelles !

L’Art de vivre Catalan se distingue par sa gastronomie

Préparation : 25 min. Cuisson : 70 min

Ingrédients 4 personnes

  • 1 poulet fermier
  • 5 cuillères à soupe d’huile d’olive

Pour la sauce roussillonnaise :

  • 1 verre de litre d’eau chaude
  • 2 verres de Rancio sec ((à défaut, du vin blanc sec)
  • 1 càs fonds de veau
  • 2 tranches de ventrêche salée, poivrée et séchée
  • 1 grosse boite de tomate concassée
  • ou 4 tomates mûres
  • 5 gousses d’ail
  • 2 poivrons (1 vert; 1 rouge)
  • 2 oignons jaunes
  • 1 pincée de piment

Préparation

Etape 1

Découper le poulet en morceaux

Etape 2

Peler, ciseler les gousses ail et oignon. Laver découper les poivrons en petits dés. Débiter la ventrèche en lardons.

Etape 3

Faire chauffer de l’huile dans une poêle y faire dorer les morceaux de poulet sur toutes les faces. Retirer réserver dans une sauteuse hors feu.

Etape 4

Dans cette poêle, faire revenir les lardons, adjoindre et faire roussir l’oignon et l’ail. Retirer verser dans la sauteuse avec le poulet. Faire revenir dans les dés de poivrons. Mouiller avec 1 verre d’eau, délayer 1 càs de fonds de veau. Laisser réduire de moitié

Etape 5

A cette préparation ajouter la boite de tomate, deux verres de Rancio sec, le bouquet garni, une pincée de piment. Couvrir et cuire 35 min à feu très doux.

Etape 6

Disposer les morceaux de poulet, couvrir et laisser mijoter 35 min. Servir chaud accompagné de riz.

i bon profit Amics !

Confiture de figues du Roussillon

Melmelada amb figa del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

La récolte des figues annonçaient la proximité de la Rentrée des classes et les derniers soupirs de l’Eté… Là, discrètement, s’installait la douceur de l’automne naissant. Au sortir des nuits fraîches ; à la faveur des premières averses, la terre exhalait des fragrances sauvages ; les arbres se paraient de flamboyances… En compagnie de Jeanne, mon amie d’enfance, nous cheminions, paniers au bras, le pas léger, le coeur chantant, jusqu’à « nos » grands figuiers pour récolter les délicieuses « Coll de senyora » ou figues de Bordeaux gorgées de soleil. Forcés, les premières figues n’échappaient jamais à notre gourmandise ! Au retour, nous arborions fièrement nos lourds paniers de belles figues destinées aux confitures.

Préparation 15 min Cuisson 2h30

Ingrédients  

  • 1 Kg de figues fraîches du Roussillon
  • 200 g de sucre cristal
  • Jus d’un 1/2 citron non traité

« Au bout de nos fourchettes, retrouvons nos racines  »

Réalisation par étape

La veille : Laver, égoutter les figues puis  les fendre en quatre. Les peser, verser le sucre (200g / kg de fruits), presser le citron mélanger le tout dans un saladier, couvrir d’un film alimentaire et laisser macérer toute une nuit au frigo.

Verser ce mélange dans une bassine à confiture porter à ébullition puis poursuivre la cuisson à feu très très doux pendant environ 2h 30 environ jusqu’à atteindre 104° mesurés au thermomètre à confiture. Remuer fréquemment.

Pendant ce temps, immerger entièrement les bocaux et les couvercles dans une grand récipient d’eau bouillante pendant 15/20 min Retirer pots et couvercles, laisser égoutter et sécher renversés sur un torchon propre.

Verser la confiture de figues dans ces pots. Fermer retourner sur un torchon laisser refroidir. Puis Conserver dans un endroit frais, exempt d’humidité et à l’abri de la lumière.

Bon profit i bona cuina Amics !

Je suis un client assidu de la boutique A nos Belles saisons dont j’apprécie particulièrement l’accueil réservé par Arnaud ainsi que tous les bons produits locaux qui n’ont ni fait le tour du Monde et ni croupis en frigo… Là que je donne du sens à mes achats en soutenant nos maraîchers, nos arboriculteurs, nos éleveurs du Pays Catalan… C’est là que je me suis approvisionné en figues d’une productrice de Maureillas.

Nos Belles Saisons D612 route de Thuir à Llupia

Tél : 06 48 57 61 18

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Salade Catalane

Amanida catalana

Par Jean-Luc Modat

(Recettes familiales de cuisine et traditions catalanes)

Quand le temps nourrissait notre âge tendre de bons moments d’insouciance, nous prenions ce temps offert pour vivre sans compter donnant du sens à toute chose. Ici. mes recettes familiales (souvent intuitives) relatent cette époque révolue où je vous invite à (re)découvrir les plats traditionnels catalans qui ont bercé les repas de notre enfance. Aujourd’hui, c’est cette savoureuse salade catalane aux belles couleurs de Méditerranée qui se distingue par sa fraîcheur, par sa simplicité de préparation. Elle sera parfaite pour offrir de belles touches de légèreté, de fraîcheur à vos repas d’Eté ! Com s’ha preparat aquesta amanida?(1)

(1) Comment préparer cette salade ?

Préparation 20 min Cuisson totale 40 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)  

Ingrédients  (Pour 2 personnes)  

  • 2 œufs fermiers
  • 1 tomate mi-mûre  du Pays
  • 1 poivron rouge bien charnu
  • Quelques pignons (facultatif)
  • 2 brins de basilic (facultatif)
  • 1 oignon rouge doux de Toulouges
  • 3 gousses d’ail violet
  • Quelques anchois dessalés
  • Quelques olives noires
  • 1 belle salade du Roussillon
  • 1 trait de vinaigre de Banyuls
  • Fleur de sel de Salanque, poivre
  • 1 filet d’huile d’olive du Roussillon

Réalisation par étape

Préchauffer le four 210°. Dessaler les anchois sous l’eau claire puis les faire tremper 1h dans de l’eau froide la changer une fois. Retirer l’arête médiane poser les filets sur un papier absorbant. Réserver.

Chauffer une casserole d’1 litre d’eau froide. Dés frémissements, plonger les 2 œufs à cuire à petits bouillons 9 min. Aussitôt les retirer de la casserole et les plonger dans de l’eau froide 4 min. Les écaler (décoquiller). Les couper en quartiers. Réserver.

Pendant ce temps laver plusieurs fois la salade verte à grande eau froide. puis la tremper dans de l’eau tiède 10 min puis la plonger dans de l’eau froide 5 min. Egoutter, essorer, réserver dans 1 boite plastique ou un sac en plastique bien fermé 30 / 45 min au frigo.

Mettre le poivron sur une plaque à cuisson enfourner 30 min. Retirer, déposer dans un plat creux recouvert de papier alu. Laisser tiédir. Peler, épépiner, couper en lanières le poivron. Réserver.

Peler, émincer ail et oignon en rondelles. Laver et découper la tomate en quartier. Réserver

Assemblage : Dresser le plat en disposant d’abord les feuilles de salade puis dessus lanières de poivron rouge, filets d’anchois, quartiers d’œuf et tomate, olives noires. Parsemer d’oignon émincé en rondelles. Assaisonner d’un bon filet d’huile d’olive, poivrer.

Cet été, je conseille de déguster cette salade fraîche et gourmande avec la complicité d’un bon petit rosé bien frais Côte du Roussillon. Régalez-vous !

Bon profit i bona cuina Amics !

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui) Toute copie, reproduction, diffusion intégrale ou partielle du contenu de ce site par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur (Jean-Luc Modat) et passible de poursuites, sauf dans les cas prévus par l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle.

Rôti aux oignons rouges de Toulouges

Rostit de porc amb ceba de Toulouges

Par Jean-Luc Modat (Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Le temps marque à jamais de ses empreintes l’innocence de nos tendres années… Des couleurs, des odeurs, des sons, des saveurs… Ô autrefois il n’y avait pas toujours de la viande à chaque repas cependant, quand se présentait à nous sous ses meilleurs atouts, un beau rôti, le repas prenait aussitôt de petits airs de fête ! Aujourd’hui, je vous propose cette délicieuse recette familiale catalane du rôti aux oignons rouges de Toulouges. Vous m’en direz des nouvelles !

« Au bout de nos fourchettes, se profilent nos racines »

Préparation 20 min Cuisson 80 min

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Le marché (Pour 2/3 personnes)

  • 1 petit rôti (700 g) à l’échine de porc fermier catalan Tirabuixo
  • 2 oranges non traitées
  • 2 beaux oignons rouges de Toulouges
  • 1 noix de sagi (saindoux)
  • 1 verre de grenache de Rivesaltes (ou de Banyuls)
  • Poivre noir + Fleur de sel de Salanque
  • 1 pincée de cannelle en poudre
  • Huile d’olive extra vierge du Pays

Réalisation

Etape 1

Saler à la fleur de sel de Salanque, poivrer le rôti sur tous les côtés.

Etape 2

Laver les oranges. Prélever les zestes d’1 orange, les ciseler fins. Presser les jus des 2 oranges. Réserver.

Etape 3

Dans une sauteuse verser un filet d’huile et faire fondre une noix de sagi (saindoux). Déposer le rôti. Le saisir à feu vif jusqu’à dorer tous les côtés. Ajouter les oignons émincés, zestes et jus d’orange, 1 càs de vinaigre de Banyuls, 1 pincée de cannelle. Poivrer. Réduire 10 min.

Etape 4

Mouiller d’1 verre de grenache (ou Banyuls ou Rancio). Laisser évaporer un instant. Couvrir et laisser mijoter à feu très doux 60 min. Réserver la sauce au chaud.

Etape 5

Retirer le rôti, l’installer sur une planche à découper. Le recouvrir d’une feuille d’aluminium. Réserver 10 min pour qu’il se détende. Puis, le découper en tranches. Dresser l’assiette avec la tranche de rôti, le nappage de sauce accompagné d’un riz nature ou d’une pomme de terre vapeur. Régalez-vous !

Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres

i bon profit Amics !

Liberté, j’écris ton nom

Paul Eluard 1942 extrait du recueil « Poésie et Vérité » message de lutte et d’espoir 

Par-delà de cet émouvant poème, véritable ode à la Liberté, en ces temps où certains recourent à monter les UNS contre les AUTRES pour mieux assujettir, ne serait-il pas judicieux de recouvrir de la lucidité, du libre arbitre, de la Fraternité, pour retrouver et emprunter les chemins de notre Liberté chérie !

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore

Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes

Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux

Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre

Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte

Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir

Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
LIBERTE

Anchois à la catalane

Anxoves a la catalana

Par Jean-Luc Modat

Recettes de cuisine et traditions catalanes

Aux temps jadis, dans l’intimité feutrée du Roussillon, le temps vivait des jours heureux s’attardant à dispenser, ça et là, de délicieux moments de bonheurs simples. Dés les beaux jours, Fernand, mon brave grand-père, émérite pêcheur au lamparo sur le «La Bastille» du Barcarés débutait la campagne des anchois. De ses nuits de pêche miraculeuses, Fernand revenait avec de belles caisses d’anchois. Mamie Rose ( ma grand-mère ) salait ces anchois dans de grandes jattes en grés, recouvertes de toiles de jute et de grosses pierres. Arrivés à maturité vers Noël, elle préparait de ses délicieuses assiettes catalanes d’anchois. Hum ! aux vendanges, a l’esmorzar (2) nous en dégustions sur une belle tranche de pain…. C’est ce savoureux plat traditionnel catalan qui en Eté s’enrichit de poivrons que je vous propose de partager. Accompagner d’un petit rosé gouleyant  du Roussillon… Si això és guerra, que mai vingui pau !(2)

(1) au petit déjeuner  (2) Si ça c’est la guerre, que la paix ne vienne jamais

À Collioure, capitale de l’anchois, les bateaux de plaisance ont hélas remplacés les barques de pêche d’autrefois. Pour cause de surpêche, les anchois minuscules en Méditerranée sont inexploitables, les conserveries Roque et Desclaux sont contraintes d’en importer d’Espagne, d’Argentine, du Chili.

Si en français l’anchois est masculin ; en catalan, c’est féminin (una anxova) ! Tout bon catalan (d’origines ou d’adoption) qui se respecte raffole des anchois à la catalane ( Anxoves a la catalana ) un plat typique d’aqui ! Pour vous, voilà une recette succulente à partir d’ingrédients locaux et de qualité… Approchez, humez…

Préparation 20 min Cuisson 39 min

Ingrédients (Pour 2 personnes)

  • 1 petit pot d’anchois au sel de Collioure (Roque ou Desclaux)
  • 2 beaux poivrons rouges charnus
  • Huile d’olive extra vierge artisanale catalane
  • 1 à 2 bonnes cuillères à café de vinaigre de Banyuls
  • 2 oeufs
  • 3 gousses ail pelées hachées
  • 2 càs de persil plat haché (facultatif)
  • 8 olives noires

Réalisation

  • Etape 1

Surtout ne choisir que des anchois au sel de Collioure élaborés par les salaisons Roque ou Desclaux. Rincer les anchois sous l’eau claire pour les dessaler. Puis les faire tremper dans un saladier repli d’eau fraîche durant environ 1 h 30. Changer 2 fois l’eau. Préchauffer le four à 200° en position grill.

  • Etape 2

Lever délicatement les filets d’anchois et en retirer l’arête (ouvrir les anchois dans la longueur, ôter l’arête et la queue.) Les déposer sur un torchon la peau brillante vers vous. Les essuyer soigneusement

  • Etape 3

Laver et essuyer les poivrons rouges. Les disposer entiers dans un plat allant du  four. y verser un peu d’eau au fonds. Enfourner environ 25 à 30 min à 200° en les retournant à mi cuisson. Hacher l’ail pelé et le persil lavé. Réserver.

  • Etape 4

Chauffer une casserole d’1 litre d’eau froide. Dés frémissements, plonger les 2 œufs et cuire à petits bouillons 9 min. Aussitôt les retirer de la casserole et les plonger dans de l’eau froide 4 min. Les écaler (décoquiller). Les couper en quartiers. Réserver.

  • Etape 5

Retirer du four les poivrons grillés. Les placer dans un plat creux les recouvir d’une feuille d’aliminium puis d’un torchon. Laisser refroidir environ 1 h. Sous l’effet de la condensation la peau sera plus facile à retirer. Couper les poivrons en deux, retirer la queue et les épépiner. Les éplucher chauds. Les découper en longues bandes et réserver dans un plat.

  • Etape 6

Dresser sur les assiettes en disposant les anchois sur les poivrons. Arroser d’huile d’olive vierge du Pays. Inviter les quartiers d’oeufs durs. Décorer de 8 olives noires et/ou vertes. Saupoudrer d’ail et de persil préalablement hachés. Régalez-vous !

i bon profit Amics !

« Au bout de nos fourchettes, nos racines »

C’est bon à savoir !

L’anchois renferme des acides gras mono insaturés et polyinsaturés, oméga 3 notamment, dont les effets protecteurs sur le système cardiovasculaire sont largement reconnus.

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui) Toute copie, reproduction, diffusion intégrale ou partielle du contenu de ce site par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l’autorisation écrite de Jean-Luc Modat et passible de poursuites, sauf dans les cas prévus par l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle.

Ma confiture d’abricots du Roussillon

(La meva confitura de d’albercoc fet a casa)

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Il est temps ! Celui des bonnes confitures d’antan concoctées aux bons fruits gorgés du soleil du Pays Catalan ! Cette confiture d’abricots est une subtile alchimie fruitée et parfumée qui égayera vos tartines gourmandes de vos petits déjeuners des matins frileux d’Hiver… En exclusivité pour vous, chers amis abonnés, voici la belle recette de ma regrettée Mamie Rose. Ooohh ! Pas le moindre ingrédient secret. Simplement de bons produits locaux de saison du Pays Catalan, un zeste d’Amour, une dose de patience… Osez donc fet a casa és tan bo (1)!

(1) Le fait maison c’est tellement bon !

La gastronomie catalane reflet d’identité

Choisir des abricots rouges du Roussillon ?

abricots rouges du Roussillon

On le reconnaît à sa belle robe orangée teintée de rouge vermillon. Sa chair juteuse, ferme, fondante, sucrée légèrement acidulée et ses parfums intenses  : L’Abricot rouge du Roussillon ! Il peut être issu de quatre variétés, Rouge, Héléna, Royal et Gâterie. L’abricot est riche en phosphore, en magnésium et en bêta-carotène, riche en vitamines A, B et C.

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Un peu d’histoire

L’histoire d’amour entre l’abricot et le Roussillon est vieille de plus de dix siècles quand les Maures ont introduit l’abricotier, ici. Cependant, il faudra attendre l’avènement du transport ferroviaire début du XXème siècle pour que sa culture se développe à des fins commerciales. Dans les années 1970 le Pays Catalan était le premier producteur d’abricots en France… Pourquoi ça ne l’est plus ?

Préparation 10 min Cuisson : 40 min

Ingrédients

  • Sucre cristal 350 g / KG de fruits
  • 1 kg d’abricots rouges du Roussillon

Préparation

Etape 1

Choisir des fruits mûrs . Les laver sous l’eau. Egoutter puis les couper en deux oeilletons, dénoyauter. Réserver les noyaux.

Etape 2

Casser les noyaux récupérer les amendons pour ensuite les ajouter aux fruits

Etape 3

Peser les abricots. Les verser dans 1 saladier ajouter le sucre (1 kg fruits / 350 g sucre). Mélanger l’ensemble

Etape 4

Filmer le saladier laisser reposer une nuit au frigo

L’abricot est un fruit à la teneur moyenne en pectine. Ainsi plus le fruit est mûr plus son taux de pectine diminue. Donc choisissez des fruits mûrs sans trop ! Et adjoindre des amendons extraits des noyaux des fruits.

Cuisson

Etape 1

Le lendemain verser les fruits dans une bassine à confiture. A feu vif porter jusqu’à ébullition durant 5 min. Puis cuire à feu moyen pendant 20 min en remuant fréquemment. Si vous écumez lors de la cuisson, la confiture risque de ne pas prendre, car l’écume est riche en pectine gélifiant naturel !

Etape 2

A feu très doux cuire 35 min ou jusqu’à atteindre la température de 103°C au thermomètre à sucre, Retirer du feu, écumer. Surtout ne pas prolonger la cuisson au delà de 103°C au risque d’altérer sa saveur et sa consistance !

Etape 3

Versez la confiture dans des pots stérilisés, vissez les couvercles, retournez les pots

Etape 4

Laisser refroidir. Puis stocker dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Choisissez vos abricots chez vos producteurs locaux !

Dans ma chronique culinaire « Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui » diffusée sur La Gazette Catalane.com, Je vous offre ma recette simple et délicieuse de la confiture d’abricots du Roussillon.

Compotée d’abricots du Roussillon

Compota d’albercoc del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

La Plaine du Roussillon était la terre de prédilection de l’abricotier Ara fa temps(1) ! Fruit de l’Eté par excellence, paré de sa jolie robe chamarrée de velours orangé délicatement mouchetée de rouge, le Rouge du Roussillon y régnait sans partage. Le temps venu des confitures, ma Grand-mère préparait tout aussi bien sa savoureuse compotée d’abricot. Là, comme une évidence, ce tendre souvenir s’est imposé à moi, celui d’exécuter sa recette avec les quelques abricots dont je disposais… Découvrez cette belle compotée d’abricot de Mamie Rose. Ô ! Ne soyez surtout pas surpris(e) par l’extraordinaire explosion de fraîcheur en bouche exprimée par des notes légèrement acidulées, cette compotée est un délicat dessert frais, sain, vitaminé. Hola hola!!! Això és bo ! (2) Le fait maison c’est sacrément bon…

(1) maintenant ça fait longtemps (2) ça c’est bon !

Préparation 5 min Cuisson 30 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)

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Ingrédients  (Pour 2 personnes)

  • 1 quinzaine d’abricots du Roussillon
  • 2 càs de sucre roux
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 pincée de cannelle
  • 1 càs d’eau

« Tu es ce que tu manges »

Poulet aux champignons par Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d'hier et d'aujourd'hui)

Réalisation par étape

Etape 1

Laver les abricots. Les fendre en deux pour en retirer le noyau puis couper chaque moitié en deux. Si les fruits manquent de maturité  ajouter du sucre.

Etape 2

Dans une casserole verser 1 sachet de sucre vanillé, 1 à 2 cuillères à soupe de sucre, (selon maturité des fruits) 1 cuillère à soupe d’eau, la pincée de cannelle, ajouter les abricots. Porter à légère ébullition et laisser compoter 15 min à petit feu à couvert. Puis retirer le couvercle et parfaire la cuisson 15 min à feu très doux. Retirer et laisser refroidir.

Etape 3

Garnir chaque bol de compotée d’abricot. Réserver au frigo. Servir bien frais. Régalez-vous !

i bon profit Amics !

C’est bon à savoir !

L’abricot regorge de nutriments excellents pour la santé. Riche en caroténoïdes, en fibres et source de vitamines A et C… Il stimule le transit intestinal. L’abricot contient aussi des antioxydants dont les composés phénoliques permettent de neutraliser les radicaux libres et prévenir l’apparition de maladies cardiovasculaires et de certains cancers. 

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Melon, abricot, pêche au Muscat de Rivesaltes

Meló, albercoc, pesca, amb Moscat de Rivesaltes

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

En Pays Catalan, fa temps (1) que le melon y est cultivé… Ce fruit est l’incontournable de l’Eté gorgé de soleil. Comme il n’a pas la grosse tête il adore partager sa belle notoriété avec ses amis catalans les abricots rouges du Roussillon et les pêches jaunes du Ribéral ! Naturellement, le melon invite donc ses amis à une rencontre rafraîchissante ! Pour arroser leurs retrouvailles hautes en couleurs, rien de tel qu’un petit Muscat de Rivesaltes de derrière les fagots… Huuum… Un régal ! Ô ! Això m’agrada (2) ! Osez donc ce véritable concentré vitaminé, idéal pour faire le plein d’énergie !

(1) ça fait longtemps (2) J’aime ça !

Préparation 10 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)

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Ingrédients  (Pour 2 personnes)

  • 1 melon mûr du Pays
  • 2 belles pêches jaunes
  • 2 abricots rouges du Roussillon
  • 2 cuillères à café de sucre roux (facultatif)
  • 1 verre de muscat de Rivesaltes.
  • Quelques feuilles de menthe

« Tu es ce que tu manges »

Poulet aux champignons par Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d'hier et d'aujourd'hui)

Réalisation par étape

Etape 1

Sur une planche de découpe, couper le melon en deux puis en deux l’épépiner. Retirer la chair au couteau, la détailler en dés. Réserver.

Etape 2

Laver les abricots. Peler pêches. Les dénoyauter. Les découper en dés grossiers. Verser l’ensemble (melon, abricot, pêche) dans un saladier. Mélanger. Saupoudrer de 2 cuillères à café de sucre. Arroser d’1 verre de muscat.

Etape 3

Garnir chaque bol de salade de fruits et de jus. Réserver au frigo. Au moment de servir bien frais, saupoudrer de menthe ciselée. Régalez-vous !

i bon profit Amics !

Choisir un bon melon !

Rares sont ceux qui savent comment choisir un bon melon !

Un bon melon est marqué de 10 tranches sur la peau (ou rayures), n’est pas mou, est lourd, exhale un parfum sucré, sa queue (pécou) se décolle.

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Magret de canard aux pêches du Roussillon

Magret d’ànec amb préssecs del Rosselló

Saveurs d’Eté par Jean-Luc Modat

Nombreux sont ceux qui aspirent à revenir à l’essentiel, au retour aux vraies valeurs, au fait-maison, aux traditions pour se rassurer, se réconforter, donner du sens aux choses… Rien de tel qu’un bon petit plat aux accents chaleureux de notre enfance ! Ainsi, je vous propose, ici, mes modestes recettes familiales et traditionnelles catalanes d’hier comme d’aujourd’hui. Ça vous dirait un succulant petit magret de canard aux pêches jaunes du Roussillon au Muscat de Rivesaltes ? Car le magret de canard permet ces associations contrastées sucrées-salées dont la cuisine catalane est si friande ! A vos tabliers !

Cuisiner, c’est Aimer offrir du plaisir !

Préparation : 15 min Cuisson totale : 35 min

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Ingrédients pour 2 personnes

  • Un beau magret de canard frais fermier bien élevé !
  • 3 pêches mûres jaunes du Roussillon
  • 2 càs de beurre doux
  • 2 càs de miel de romarin du Pays
  • 1 verre de muscat de Rivesaltes
  • 1 càc de vinaigre de Banyuls/mer
  • 1 pincée de fleur de sel de Salanque
  • Poivre noir
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Préparation

Etape 1

Bien laver les pêches, les dénoyauter, les couper en six sans les peler. Egoutter, sécher.

Etape 2

Puis, dans une poêle faire fondre 2 càs de beurre ajouter les pêches (5 min) Verser 2 càs de miel et laisser caraméliser à feu très doux (7 min) Retirer les pêches à l’écumoire les réserver.

Etape 3

Mouiller avec 1 verre de muscat de Rivesaltes, 1 càc de vinaigre de Banyuls/mer. Laisser réduire (10 min) à feu doux. Réintégrer les pêches parfaire la cuisson à feu très doux.  

Etape 4

Pendant ce temps. Poivrer le magret. Inciser sa coté peau en quadrillage sans couper la viande pour mieux libérer sa graisse. Chauffer la poêle à feu bien vif sans matière grasse Déposer le magret, côté peau au contact de la poêle. Laisser caraméliser la peau pendant environ 1 min. Puis, réduire à feu moyen et poursuivre la cuisson toujours côté peau, environ 4 à 5 min. Retourner et cuire le magret côté chair, entre environ 4 min. Retirer régulièrement la graisse. Selon vous goût de cuisson (à point, rosé, bleu) et l’épaisseur du magret il faudra moduler le temps de cuisson. Retirer le magret.

Etape 5

Envelopper le magret dans une feuille de papier aluminium. Et réserver environ 10 min. Puis découper en filets de 1,5 cm d’épaisseur.

Etape 6

Installer les tranches de pêche au centre de chaque assiette. Disposer dessus les filets de magret. Napper de sauce. Accompagner d’un très bon vin rouge tanique Côte du Roussillon aux arômes puissants. 

Bon Profit amics !

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C’est bon à savoir !

  • Le canard est une viande dont la graisse est excellente pour la santé. Riche en acides gras mono-insaturés. Riche en fer, phosphore, zinc, cuivre, Vitamine B… Sa chair est peu calorique 190 calories pour 100 g.
  • Filet ou magret de canard ? Ce sont les mêmes morceaux provenant de deux types de canard. Le magret provient des canards destinés au foie gras (Mulard et col vert) quant au filet il provient d’un canard dit « maigre » exclusivement élevé pour sa chair.

La gastronomie catalane reflet de notre identité

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Canard aux cerises de Céret

ànec amb cireres de Ceret

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Qu’il faisait bon vivre dans notre Petit Pays Catalan préservé ! Tous, Catalans ( d’origines et de cœur ) nous étions attachés com les espardenyes als peus (1) à nos traditions, à nos valeurs et par-dessus tout à notre exceptionnel Art de vivre sublimé par une extraordinaire gastronomie… Ara, Catalans ja n’hi ha pas massa !(2) Rues, venelles, places et marchés résonnent du silence de l’absence de l’accent ensoleillé catalan : Etranger dans son propre pays ! Aussi, transmettre nos recettes familiales et populaires catalanes est devenu notre devoir de mémoire, un acte fort de Résistance. Résistons ! Là, je vous offre cette belle recette, survivance de ces temps partagés et heureux : Les cuisses de canard aux cerises de Céret. Ô ce sont les dernières cerises de la saison ! Osez donc ce savoureux plat ! Il égayera vos tablées familiales o bé una bona rapaxada amb Amics (3) A vos tabliers Amics : C’est irrésistible !

(1) Comme les espadrilles aux pieds (2) Maintenant des Catalans il n’y en a pas beaucoup (3) Ou bien un bon festin avec les Amis.

Préparation 20 mn Cuisson totale 65 mn

Ingrédients

  • 2 cuisses de canard
  • 1 verre de vin Rancio
  • 400 g de cerises de Céret !
  • 1 càs de cognac
  • 1 càs de miel du pays
  • 1 pincée de cannelle en poudre
  • 1 càs de vinaigre de Banyuls
  • Sel poivre

Préparation

Étape 1

Laver, équeuter, essuyer et dénoyauter une moitié de cerises. Réserver.

Étape 2

Préchauffer le four à 220 °. Saler, poivrer les deux phases des cuisses puis les disposer dans un plat allant au four.

Étape 3

Enfourner les cuisses de canard à 220° pendant 15 min. Puis les retourner et poursuivre la cuisson à 160° 30 min pour des cuisses confites, tendres et moelleuses.

Étape 4

Prélever un peu de gras de cuisson des cuisses le verser dans une poêle. Ajouter les cerises pour les colorer. Verser 1 càs de miel, 1 pincée de cannelle, 1 càs de vinaigre de Banyuls, Mouiller avec 1/2 verre de Rancio. Laisser frémir à feu doux 10 min. Retirer les cerises à l’écumoire et réserver. Poursuivre jusqu’à réduction 10 min à feu très doux.

Étape 5

Retirer les cuisses du four les disposer dans la sauce. Les flamber au cognac (1 càs). Puis verser le 1/2 verre restant de Rancio. Parfaire la cuisson 5 min à feux très doux.

Servir ce magnifique plat accompagné de la pétulante sardane de cerises céretanes ! Sans oublier un bon Côte du Roussillon Village !

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La Sardinada, tradition catalane de l’Été

La Sardinada, tradició catalana d’estiu

Ici, en Pays Catalan, l’Été est la saison des joyeuses tablées où il fait bon déguster une succulente Sardinada cuite aux sarments ! Aixo es bo (1) ! Cette tradition catalane de la Sardinada se perpétue de génération en génération : Fernand, mon grand-père adoré était pêcheur au lamparo au Barcarés. Très tôt il m’a donc initié à la sardinada, à la préparer et surtout à l’apprécier. Aussi, je vous propose de partager avec vous quelques conseils qu’il m’a prodigués pour bien la réussir. Approchez donc ! Sentez-moi ce parfum irrésistiblement si appétissant ! Accompagner d’un gouleyant petit rosé du Roussillon… Que du bonheur ! Si això és guerra, que mai vingui pau !(2)

(1) ça c’est bon ! (2) Si ça c’est la guerre, que la paix ne vienne jamais

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Tu es ce que tu manges

Préparation 10 min Cuisson 8 min

Préférer l’extrême fraîcheur des étals des pêcheurs de Saint Cyprien ou de Port-Vendres pour acheter les sardines de Méditerranée, plus goutteuses, moins fades que celles de l’Atlantique. La cuisine catalane est mâtinée de couleurs et saveurs de méditerranéennes ! Des plats simples, sains, savoureux, colorés. Parmi eux, la sardinada. Si sa préparation peut sembler simple pour les profanes c’est plus compliqué qu’il n’y paraît ! La sardinada, Ce sont des sardines grillées sur des sarments de vigne.  

Préparation

Etape 1

Allumer un feu avec un bon fagot de sarments à l’abri du vent pour éviter que les braises ne soient trop avivées.

Etape 2

La sardine est un poisson fragile qui peut se déliter à la cuisson. Pour éviter cela, prendre la précaution de flamber le grill sur des flammes du feu de sarment, puis le frotter au papier journal pour qu’il soit propre.

Etape 3

Ne pas les étêter, ni les vider, ni les écailler ! Les saler à la fleur de sel de Salanque pour obtenir un croustillant délicat de peau.

Etape 4

Disposer ensuite les sardines sur le grill chaud et le déposer sur les braises vives sans flammes pour une cuisson rapide (4 min sur chaque face). Saler, poivrer. C’est tout !

Etape 6

Pour déguster ? Pas besoin de s’assoir… Déu nos guard ! La Sardinada c’est debout autour du grill selon nos traditions ancestrales catalanes ! Pour parfaire les plaisirs, choisir parmi les excellents vins rosés du Roussillon, des vins floraux, aux accords de touches de fruits accompagnés d’une minéralité équilibrante laissant une surprenante bouche très fraîche.

C’est bon à savoir !

Avec la sardine faites le plein de vitamine D et d’acides gras oméga-3, bons pour votre cœur. Ce poisson bleu est riche en protéines, La sardine apporte du sélénium, un oligoélément antioxydant qui préserve l’organisme des méfaits des radicaux libres, qui renforce ainsi votre système immunitaire.

Les aubergines à la catalane de mon enfance…

Les albergínies a la catalana de la meva infantesa

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Je revois encore ma brave grand-mère vêtue de sa blouse à fleurs sur laquelle était noué son grand tablier bleu à bavette… s’affairer à préparer ce délicieux plat estival tant apprécié de nous tous les Catalans d’aqui (1) ! D’ailleurs, j’ai toujours raffoler de ce plat de saison surtout enfant… Parce certainement qu’il prévenait de la proximité des grandes vacances d’Eté ? Si la « Communale » n’est plus qu’un très lointain souvenir, pour autant j’apprécie toujours ce délicieux plat aux belles couleurs et saveurs méditerranéennes, catalanes. Petite précision, dans ma recette les aubergines ne piquent pas la langue… Huuum… Un régal ! Ô ! Això m’agrada ! (2)

(1) D’ici (2) ça me plait

Préparation 40 min Cuisson totale 80 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)  

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Ingrédients  (Pour 2 personnes)  

  • 4 aubergines fermes du pays
  • 1 bel oignon de Toulouges
  • 3 ou 4 gousses d’ail violet
  • Huile d’olive du Roussillon
  • 3 belles tomates mûres du pays
  • 1/2 poivron rouge + 1/2 poivron vert 
  • 350 g de chair à saucisse
  • 1 boite 400 g de tomate concassée
  • Sel du Roussillon + poivre
  • Frigoleta(*) de nos garrigues
  • 100 g de fromage râpé

Réalisation par étape

Etape 1

Préparer les aubergines : Découper en tranches les aubergines dans le sens de la longueur d’environ demi-centimètre. Les disposer dans un plat creux par couche saupoudrées de gros sel. Inciser chacune d’elles au couteau pour mieux les faire dégorger, puis réserver une nuit au frigo (la veille). Le lendemain, presser pour faire dégorger chaque tranche. Puis rincer sous l’eau froide pour en retirer le sel. Les essorer et éponger dans un torchon et papier absorbant.

Etape 2

Dans une sauteuse bien chauffer de l’huile d’olive faire frire en petite quantité les aubergines jusqu’à légère coloration. Puis au fur et à mesure les retirer et déposer sur une feuille de papier absorbant dans un grand plat. (20 min) Chaque couche est recouverte d’une feuille de papier absorbant.

Etape 3

Peler et émincer ail et l’oignon. Découper en petit dés les tomates. Laver, épépiner et découper les poivrons en lamelles. Réserver.

Etape 4

La sauce tomate : Verser un filet d’huile d’olive dans une sauteuse, faire revenir 5 min la chair à saucisse émiettée. Retirer et réserver. Verser et faire revenir oignon et ail hachés puis les poivrons et enfin le thym, les dés de tomates et la boite de tomate concassée. Inviter la chair à saucisse. Poivrer. Laisser mijoter à couvert 15 min à feu doux.

Etape 5

Préchauffer le four 180°.

Etape 6

Assemblage : Disposer les aubergines en plusieurs couches dans un plat à gratin. Verser sur chaque couche la sauce tomate compotée (sans le thym). Terminer en nappant de sauce tomate saupoudrée de fromage râpé. Enfourner à 180 ° 40 min.

Etape 7

Cet été, je conseille de déguster ce plat tiède voire froid accompagné d’un rosé frais Côte du Roussillon . Régalez-vous !

i bon profit Amics !

C’est bon à savoir !

L’aubergine est un légume vertueux ! Il favorise l’élimination des substances indésirables du corps, aide au contrôle de la pression artérielle et favorise les processus digestifs. Riche en antioxydants, en manganèse, en cuivre et en vitamines B1 et B6, concentrés pour l’essentiel dans la peau l’aubergine. Cependant ce légume n’apporte que très peu de calories, de lipides ou de protides. Ce serait donc une ineptie de santé que de les éplucher !

En catalan albergina, emprunté de l’arabe al-bâdinjân mot dérivé du persan. Sa culture a été introduit dans le bassin méditerranéen dés le IXe siècle de notre ère par les navigateurs arabes depuis l’Inde, la Perse, l’Afrique du Nord, la Péninsule ibérique jusqu’au Royaume de Marjorque. Ainsi depuis le Moyen Age l’aubergine est cultivée ici en Pays Catalan bien avant qu’elle le soit en France…

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