AUTREMENT- L’Epicerie coopérative et participative !

Changer notre vie au quotidien est possible ! Je lance en débat, ce projet qui est un projet en cohérence avec mon engagement, notre engagement à la sauvegarde de la ruralité, au renforcement du lien social et à la cohésion sociale, à la préservation de notre identité culturelle catalane d’un notre mode de vie Autrement ! Qui serait intéressé par ce projet innovant d’une création d’épicerie coopérative et participative ?

Créer une association

Avant de lancer ce projet il est nécessaire de lui adjoindre un cadre légal par la création d’une association. Elle aurait pour objectif de promouvoir la ruralité du Pays Catalan et les activité économiques, artisanales et agricoles qui s’y rattachent. Bien évidemment en lien étroit avec les associations de producteurs locaux : Les productions de fruits et légumes de l’agriculture locale, les productions issus des éleveurs du Pays. La philosophie du projet : Préservation de l’environnement naturel et humain ; favoriser le mode de vie zéro déchet sans emballages et de promouvoir une alimentation saine, biologique ou pas mais accessible à tous en lien avec l’économie locale et circulaire. 

L’épicerie ?

Elle sera gérée et gouvernée par ses membres, pour ses membres, les coopérateurs.  Où seront aussi organisés des ateliers, des animations, des conférences parce que lieu de vie, de transmission et d’échanges pour renforcer le lien social, la cohésion sociale, les échanges intergénérationnels. C’est pourquoi l’association a besoin de VOUS pour l’aider dans son élaboration (recherche d’un local, de fournisseurs, de financements, communication…) et ainsi permettre l’ouverture de cette épicerie, lieu aussi d’échanges, de partages, de conférences, d’ateliers cuisine… 

Vous êtes intéressé par ce projet ? Vous désirez le soutenir ?

Adhérez et/ou participez à sa réalisation! N’hésitez pas à prendre contact ou rendez-vous à l’une de nos réunions d’informations !

Pour les inscriptions ou toutes autres informations

Contact : Jean-Luc Modat Par mail : jeanluc.modat@bbox.fr
Par telephone : 07 77 28 64 13

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Michel Tignères, figure emblématique de Thuir…

Par Jean-Luc MODAT

Retour arrière: Fin de la saga des quincaillers…il y a 15 ans !

En 1961, Marcel et Louisette Tignères reprennent une modeste échoppe, trop exiguë, quelque peu vieillotte… L’époque est alors aux « progrès », à la modernité. En 1973, le couple ouvre une boutique plus spacieuse sur le Boulevard Léon Jean Grégory. Durant 20 ans Marcel et Louisette Tignères ont tenu avec brio leur commerce. A l’âge de 23 ans, Michel, leur fils, se cherche une vocation. Quand il enfile la blouse, il épouse à son tour ce métier, le sacerdoce familial quincaillier.

De charretier à quincaillier… Chez les Tignères, Fa temps ! On était charretier de père en fils… Cette grande lignée de charretiers thuirinois s’est achevée avec le jeune Marcel. Confronté à la mécanisation de l’agriculture qui supplantait le cheval, il a donc troqué la charrette pour le négoce. Qui, parmi les anciens thuirinois de souche, aurait oublié la quincaillerie Canal dans la rue Arago ?

Cœurs de Villes boudés

J’avais rencontré Michel le Samedi 20 Janvier 2007. Un thuirinois bon teint, personnage truculent , affublé de délicates moustaches à la Dali, la cinquantaine gouailleuse rieuse, l’œil pétillant malicieux, toujours prompt au mot gentil…. Michel Tignères alias «Titi» se tenait, le dos voûté fataliste, sur son pas de porte. «Fins aviat !« Lançait-il à l’adresse de passants… Songeait-il déjà à ce Samedi où il tirerait définitivement le rideau de sa chère quincaillerie ? «J’ai succédé à mes parents il y a 27 ans avec Mariane, ma femme.» Évoquait-il nostalgique. «Ce métier de quincaillier m’a énormément apporté au plan humain. J’ai vécu d’extraordinaires relations humaines !« Révèlait-il sur le ton de la confidence. «L’automobile conditionne aujourd’hui les habitudes d’achats dans les grandes surfaces par facilité, commodité… De ce fait, Les cœurs de Ville sont hélas de plus en plus boudés par les chalands.» Lâchait-il avisé. Ne tentait-il ainsi d’analyser les mutations sociétales et ses corollaires économiques qui ont précipité la fermeture de son commerce ? La disparition de nombreux commerces de proximité et avec eux le LIEN SOCIAL?

Et la Qualité de vie alors !

Comment en est-il venu à cesser son activité ? «Parce que je ne voulais et ne pouvais m’installer en zone périurbaine à Thuir sous une enseigne nationale de bricolage… Ainsi, progressivement je n’ai fait que des dépannages, quelques bricoles… dans ces conditions impossible de poursuivre. « Analysait Michel fataliste.

Avons-nous évalué les coûts et le temps imparti à nos déplacements ? Ne serait-il pas sensé de privilégier plus souvent la proximité ? Les coûts de plus en plus prohibitifs des carburants ne vont-ils pas infléchir, à terme, nos comportements ? La survie des centres ville ne passe-t-elle pas par ce triptyque : Rues piétonnes, vélos, transports en commun ? «Sans cesse courir, aller toujours plus vite, pressés, stressés. Finis ! Accueil, conseils, contacts et relations humaines…Les gens achètent un prix et non plus un produit. Et la qualité de vie alors ! « S’exclamait Michel le quincaillier. Il déplorait aussi avoir de moins en moins d’échos en retour à ses «Bonjour» ou «au revoir». Que dirait Michel aujourd’hui !!!??? Déjà, cet esprit de bon sens averti avait perçu que son quotidien peu à peu se déshumanisait jusque dans nos campagnes, dans notre ruralité, dans nos villages… Et au fil des années ça ne s’est pas arrangé loin s’en faut ! Aujourd’hui, les thuirinois de toujours ou de longue date ne reconnaissent plus leur Thuir où il faisait bon vivre….

En guise de révérence le sympathique Michel n‘oubliait pas de «remercier tous mes clients, la Ville de Thuir, tous les commerçants qui avaient fréquenté mon établissement durant toutes ces années. » Samedi 20 Janvier 2007 à 19 h la saga d’une célèbre famille thuirinoise de quincailliers s’arrêtera ….

Jean-Luc Modat

Marcel Julia, figure emblématique de Thuir…

Par Jean-Luc MODAT

Qui oserait soupçonner Marcel JULIA de ne pas être thuirinois de souche, tant il fait parti des figures singulières et emblématiques de cette Ville ? C’est un personnage attachant et incontournable de la vie de l’UST ! J’ai souvenance pour avoir été témoin privilégié d’un certain Vendredi matin où il luttait à contenir ses émotions qui peu à peu, malgré tous ses efforts, le submergeaient. Marcel Julia passait la main… Pour lui, après 48 ans derrière son comptoir, le passé était simple ; le futur, antérieur…

Retour arrière…. Marcel Julia, ancien troisième ligne du RC Narbonne et de l’USAP, vient de signer une mutation en faveur de l’UST. Aussitôt, ce natif de Corneilla del Vercol, s’installe à Thuir avec Hélène son épouse. «A 23 ans, je quitte Corneilla et l’entreprise familiale «Julia-Malet» de machines outils agricoles, dirigée par mon père et mes oncles pour me lancer dans la vie.» C’est le 1 Avril 1959, Marcel et Hélène, succèdent aux époux Farran derrière le comptoir du vieux et minuscule bureau de tabac de la rue du souvenir. C’est alors l’artère commerçante principale du cœur de ville où se concentrent une quarantaine d’échoppes.

Les soirs d’Été, les gens vivent dehors, prennent «la fresca» sur les pas de porte, jusqu’à tard dans la nuit. «En ce temps là, nous ouvrions dés 6h du matin jusqu’au soir 22h. Et puis, chacun prenait davantage de temps pour discuter qu‘aujourd’hui.» Confirme Marcel un tantinet nostalgique. «Dés mon installation, j’ai de suite eu comme clients tous les illustres anciens de l’UST. Ils m’ont initié à la légende du Club !» S’exclame-t-il non sans fierté. Très vite, cet endroit devient rendez-vous des spécialistes du verbe haut, haut lieu des histoires croustillantes, siège incontournable des commentateurs avisés des 4èmes mi-temps qui font et refont les matchs…

Un peu à l’étroit, en 1962, les «Julia» décident d’agrandir leur magasin. Soucieux de diversifications, au tabac, timbres, confiseries, articles de chasse et de pêche, ils intègrent parfums, jouets…et le journal d’ici L’Indépendant.

En 1971, Thuir connaît une importante expansion grâce à l’ouverture de l’hôpital. Les visites des caves Byrrh drainent un flot continu de touristes qui ignore le cœur de ville. Vivoter ou réagir ? Marcel a choisi ! En 1972, il acquiert un cortal aux demoiselles Romeu, bien situé sur un axe stratégique de passage. Il y fait bâtir l’actuel magasin de 100 m2. Là, outre le tabac, on y trouve timbres-poste, cartes postales, L’Indépendant, journaux nationaux et magazines, librairie. Il flaire le bon coup du loto… En 1986, ses enfants, Anne et Marc intègrent l’affaire familiale.

En 2000, le temps de la retraite pour Marcel a sonné ! Son fils lui succède, informatise le magasin, le modernise, toujours épaulé par son père. Aujourd’hui, Marc a décidé de changer d’activité.

Les yeux rougis de mélancolie, Marcel a une tendre pensée pour sa fidèle clientèle. 48 ans ça tisse des liens ! «J’ai décidé de venir chercher mon journal chaque matin ici, bien sûr en tant que client !« Se lance-t-il en guise de défi comme pour ne pas abandonner ce qu’il a su créer et faire prospérer… Aujourd’hui, des années ont passé. Une seule rescapée subsiste de la belle équipe de Marcel Julia : La pétulante Marlène ne s’est jamais départie de son sourire. Elle anime avec brio une aussi belle équipe qui accompagne Béatrice, Didier Maris et perpétuent et cultivent l’âme qui animait ce magasin : L’accueil !

Pays Catalan : Vite ! Vite ! Un nouveau Monde à inventer …

Défiance envers les élites ? Rejet du système ? Résignation ? Que nenni ! Lors de toutes campagnes électorales, la plupart des alimentaires de la politiques possèdent les solutions à tous nos maux… Eh bien non ! A quelques nuances prés quelques mois après rien ne change ! Les salariés se font toujours plumer, les pauvres sont toujours plus pauvres…

L'oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)
L’oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)

Aux jeunes ?

Des emplois à temps partiel, au rabais ou précaires,   quelques mesurettes de circonstances pour les faire patienter…ou taire. Les revenus boursiers quant à eux montent crescendo sans que personne ne s’émeuve ! Les délocalisations continuent inéluctablement, des milliers de personnes perdent leur emplois…et leur perspectives d’avenir.

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Photo La Gazette Catalane 

Les retraités ?

Avec leurs modestes pensions vont encore essuyer les soi-disant « réformes » au nom l’équité sociale : Du cynisme ! Quand la priorité du moment est de supprimer l’ISF (Impôt sur la Fortune)

Les solutions ?

Le bon sens du peuple. Décider de l’avenir des citoyens au plus prés de chez eux ICI et MAINTENANT. La France demeure jacobine excessivement centralisée. Ni Bruxelles ni Paris ne peuvent plus décider désormais de la vie de millions de citoyens vivant à 1000 km… Il est nécessaire de ne plus confier le pouvoir à la même oligarchie ou à leurs valets soumis qui dirigent le pays depuis des décennies…

Les signaux ne mentent pas !

Nous vivons la fin d’une civilisation celle de la prééminence économique et culturelle de l’Occident, d’un mode de vie exclusivement basé sur le pétrole, les matières premières à profusion… Des atteintes irrémédiables sont portées à la Planète, à la vie, aux grands équilibres environnementaux. Nous nous obstinons à ne parler que de croissance économique, donc de spoliation des réserves naturelles de la Planète au détriment de nos enfants et des générations à venir.

 Vite ! Vite ! Un nouveau Monde est donc à inventer, très vite !

Chacun, conscient des dangers, doit s’y employer au quotidien, ICI et MAINTENANT pour l’avenir de nos enfants… Certes, cette approche n’est pas de mise, aujourd’hui dans les discours politiques ! Mais La Gazette Catalane concourt à la recherche de la vérité, en toute honnêteté. Engagez-vous dans cette démarche, avec la foi en l’Avenir ! Agissons Pays Catalan !

Les « jours de la vieille » (els dies de la vella)

La légende populaire catalane

Els dies de la vella ? Ara I Sem (Les jours de la vieille ? Nous y sommes) Je vais vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien confortablement a la vora del foc (prés du feu de cheminée), là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchotements)…

Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Chaque année à pareille époque, la Laurette comptait de nombreuses bêtes mortes de froid. Une année, peut-être plus clémente, elle avait réussi à préserver du froid tout son bétail. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette était heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait un excès d’enthousiasme… Soudain, allez savoir pourquoi, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde, elle l’harangua en Catalan, bien sûr : « Mars, marcell, no has tingut la pell de cap vaca ni de vedeil ni ovella, ni porcell ni cabra ni cabrit, mal haja, are qu’est partit. » (Mars, marcell, tu n’as pas eu la peau d’aucune vache ni veau, ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau. Maudit sois tu maintenant que tu es parti) » Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours : « Abril gentil, deixa m’en un, deixa m’en dos, deixa m’en tres i un qu’en tinc feran cuatre, i totas la oveillas de la vella vull pernabatre. » ( Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre pour que je puisse abattre toutes les brebis).« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales glaciales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid, à la neige… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars parfois est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature !

Jadis, à proximité des églises, comme à l’église Saint Marie à Serralongue, étaient érigés de petits édifices carrés à quatre arcades ouvertes aux quatre vents, chacune surmontée d’une statuette d’un évangéliste. Les Conjuradors. Per conjurar el dolent tems (pour conjurer le mauvais temps) demander la clémence des cieux lors de ces jours de la vieille, des cataclysmes climatiques et plus commodément contre le mauvais sort… Les fidèles cheminaient en processions suivant le curé jusqu’au Conjurador?

https://museedupatrimoine.fr/musee-medieval-de-serralongue-pyrenees-orientales/34266.html

Les « jours de la vieille » légende populaire catalane

Faudrait-il être expert pour observer le dérèglement du climat puisque les jours de la vieille sont encore cette année décalés…. Je vais tout de même, vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien, là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchote)…

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Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Malgré les caprices de Mars, elle avait réussi à préserver du froid tout son troupeau, brebis et agnelets. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette n’était pas peu fière et heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait une bienfaisante chaleur… Soudain, allez savoir pourquoi ! Dans un excès d’enthousiasme, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde elle s’exclama arrogante en Catalan, bien sûr : « En dépit de mars si fantasque j’ai préservé et élevé tous mes agnelets.«  Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours :  » Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre vella car je veux de tous les agnelets de la vieille de mort raidir les pattes.« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets du troupeau de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars s’est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature ! Il faut convenir d’un dérèglement du climat puisque les jours de la vieille sont cette année décalés….

Jean-Luc Modat Reproduction soumise à autorisation de l’auteur

Perpignan : Le carillon Ducommun

Il est un son familier aux oreilles de générations de Catalans… A deux pas du Castillet, une institution : La bijouterie Ducommun qui a carillon sur rue depuis….

Les frères Robert et Henri Ducommun bijoutiers de leur état décidèrent en 1955 de la création d’un ensemble de carillons à cinq cloches. Cette réalisation en fut confiée à la célèbre fonderie Bollée du Mans. C’est en 1958 que le carillon fut installée à l’angle de la façade de la bijouterie Ducommun face au Castillet. La sonnerie reproduit Big Ben de Westminster en sol mineur. Aussitôt installé, les riverains lancèrent une pétition pour le faire taire !

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Le Carillon Ducommun une institution à Perpignan (Photo La Gazette Catalane)

Condamné au silence

Robert Ducommun soucieux de ne pas déranger son voisinage installe un mécanisme pour neutraliser les sonneries de 21h45 à 8h. En 1973, lors du ravalement de la façade de la bijouterie, les carillons sont neutralisés et cesse de sonner. Ce sont ces mêmes pétitionnaires qui se plaindront auprès de Robert Ducommun de ce silence insupportable ! Ah ! la nature humaine…

TERR’AROM du 13 au 19 avril

Du 13 au 19 Avril, un territoire se mobilise une semaine pour Terra’Arom, un florilège naturel de manifestations originales qui fleurent bon les parfums enivrants des garrigues sauvageonnes catalanes.

Samedi 13 avril

Dés 9h, la communauté de communes Pyrénées Méditerranée vous donne rendez-vous au lycée Christian Bourquin d’Argelès-sur-Mer (4 avenue Nelson Mandela) pour le salon Terr’Arôm. Cette première édition du Salon Terr’Arôm vous présente une filière en pleine expansion et encore peu connue : la production des plantes à parfum, aromatiques et médicinales.
Ce Salon est organisé sur deux espaces :

Un espace expo stand réunit de nombreux professionnels locaux en lien avec cette filière : Huiles essentielles, sirops, plantes fraîches et sèches, livres…
Un espace conférence à partir de 14h30 propose de mettre en lumière les multiples possibilités d’utilisation de ces plantes.

Idéal pour une sortie en famille, l’événement est gratuit. 
Food Trucks (salé et sucré) sur place.

Les conférences

  • 14h30-15h : « Botanical Expertise », des principes actifs végétaux surs et efficaces au service de la dermo-cosmétique et de la pharmacie. Intervenant : Jean-Gabriel Fouche – Directeur Scientifique Institut botanique Pierre Fabre.
  • 15h15-15h45 : « Comment se soigner avec les plantes de votre jardin »
    Intervenant : Nicolas Balat – Pharmacien, conseiller en phytothérapie
  • 16h-16h30 : « Les plantes sauvages comestibles » une richesse à portée de main dans les Pyrénées-Orientales.
    Intervenant : Myriam Pied – Association Natura Deliciosa
  • 16h45-17h15 : « Apothicaires, remèdes de bonne femme », procès de sorcellerie et autres recettes médicinales dans les fonds conservés aux Archives départementales
    Intervenant :Sylvie Gaillart Archives Départementales du Pays Catalan.

Samedi 13 Avril à 15h

Bureau d’information touristique (BIT) de Laroque-des-Albères (20, rue Docteur Raymond Carboneill)

Plantes sauvages comestibles

Dans le cadre de «1 samedi, 1 village», cette balade vous invite à découvrir la forêt comestible à Laroque des Albères avec l’association « Le Jeu des Nous ». Marie-Thérèse et Katia sont vos guides et vous présentent différents spécimens de plantes sauvages comestibles.
Sur réservation au BIT de Laroque des Albères


Lavande (lavandula angustifolia)

Dimanche 14 Avril

Toute la journée Sorède et Argelès-sur-Mer

Foire à l’huile de Sorède

13ème Foire de l’huile d’olive et des produits du terroir (10h à 18h) au centre de Sorède (place de la République, place Combes et rue du Centre). Nombreux stands : producteurs d’huile d’olive, tapenades, olives, miels, confitures, jus de fruits, vins… Bar à huile et dégustation, sardanes, repas du midi et buvette toute la journée. Animations pour enfants : promenade à poney, atelier sculpture sur ballons, atelier de maquillage et grande structure gonflable, visite guidée du village.
14h : Visite guidée du Moulin du Llevant à Laroque-des-Albères par l’office de tourisme intercommunal (OTI) Pyrénées-Méditerranée.

Sur réservation au BIT de Laroque des Albères

RDV Sur place (44 bis avenue des Baléares). 

Jardin en fête d’Argelés sur mer

L’office de tourisme d’Argelès-sur-Mer organise cet événement qui regroupe une vingtaine de pépiniéristes professionnels en centre-ville pour une journée dédiée aux plantes. Ils connaissent les subtilités du climat et maîtrisent parfaitement toutes les particularités du terroir.

Lundi 15 Avril à 10h

Jardin Méditerranéen de Banyuls-sur-Mer – Mas Reig


Le Jardin Méditerranéen du Mas de la Serre 

Jardin méditerranéen du Mas de la Serre, Grégoire accompagne et commente votre visite du Jardin.

Mardi 16 Avril à 9h & à 14h

Banyuls-sur-Mer et BIT Laroque-des-Albères

9h : Vallée « Vall Purpu » Banyuls-sur-Mer

Jean-Pierre Bayo vous fait découvrir à travers une randonnée familiale, l’arrière pays de Banyuls-sur-Mer «Vallée Vall Purpu».

RDV à la maison de la randonnée – Avenue de la  République à Banyuls-sur-Mer. 

14h : Petite randonnée Plantes des Albères dans la tradition catalane

Animée par Francis Manent.

RDV au BIT de Laroque-des-Albères (20, rue Docteur Raymond Carboneill).

Mercredi 17 Avril à 10h

BIT de Cerbère (RDV à l’ancien poste au frontière)

Les savoirs des remèdes anciens « Chemin de la frigoulette »
Maïté, vous présente les plantes rencontrées durant cette promenade en Catalan/ français. Elle en profitera pour vous rappeler les personnes qui les utilisaient comme remèdes. Ces plantes, un temps oubliées, reviennent en force dans la phytothérapie aujourd’hui.

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Jeudi 18 Avril à 9h & à 14h30

Mas Larrieu et Parc de Valmy à Argelès-sur-Mer

réserve naturelle du Mas LARRIEU

À 9h : Mas Larrieu « Vers une nature authentique et vivante  » Ludovic vous accompagne dans ce site sauvage du littoral catalan riche d’une grande diversité de paysages : dunes, prairies, zones humides, à proximité du fleuve côtier Le Tech. Il vous fera apprécier les richesses floristiques de cet espace sensible, synonyme de préservation.
Sur réservation à l’Office du Tourisme d’Argelés/mer : 04 68 81 15 85

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À 14h30 : Parc Valmy

Parc Valmy

Bernard Rieu vous présente toutes les espèces présentes dans le parcValmy et aborde les «Siures», chênes lièges en catalan.

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Vendredi 19 Avril

À 14h30 – BIT Elne (2 bis, rue du Couvent)


Le Domaine des herbiers

Visite de l’exploitation agricole Le Domaine des herbiers
Maité vous accompagne pour la visite de ce Domaine agricole.
(Adresse : 16, rue de la Tramontane, 66200 Latour-Bas-Elne). Maïté sera l’interprète catalan si nécessaire. 

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Informations & inscriptions :

Bureau d’information touristique Laroque-des-Albères
04 68 95 49 97 • activites@pymed.fr

Mulet au four selon l’Avi Jordi…

Quelle est la différence entre le mulet et la muge ? Aucune ! Il s’agit du même poisson… il fait partie des poissons les moins pollués, le mulet peut être consommé sans crainte.

Mulet ou muge ? 

Le mulet est un poisson poisson côtier de couleur gris argenté, riche en protéines et en vitamine B6. Ici, en Pays Catalan, le mulet affectionne l’étang de Salses.

Recette du Mulet au four selon l'Avi Jordi (Photo La Gazette Catalane)4Mulet au four selon l’Avi Jordi…

Ingrédients :

  • 2 beaux mulets
  • 2 gros oignons
  • 4 pommes de terre
  • 2 petite tomates
  • 1 poivron rouge
  • Sel, poivre, thym
  • 2 citrons
  • 50 cl vin blanc sec

Préchauffer le four à 235°C le temps de préparation

Recette du Mulet au four selon l'Avi Jordi (Photo La Gazette Catalane)2

  • Émincez les oignons et disposez les dans un plat type plat à gratin
  • Coupez les pommes de terre en fine rondelles posez les sur les oignons
  • Couper le poivron, les tomates, un citron en rondelles, déposer.
  • Assaisonner, un raig d’oli d’oliva (arroser d’un trait d’huile d’olive catalane)
  • Enfourner le plat à mi-hauteur
  • Laisser cuire 45 mn au four à 240°
  • à mi-cuisson arroser de la moitié du vin blanc

Recette du Mulet au four selon l'Avi Jordi (Photo La Gazette Catalane)1

  • Posez les mulets sur les légumes, déposer rondelles de citron, arrosez d’un filet d’huile d’olive.
  • Faites cuire au four 35 min à 235°
  • A mi-cuisson arroser les mulets du reste de vin blanc baisser la température à 230°.
  • Prélever du jus du plat à la cuillère pour arroser fréquemment les mulets et conserver le moelleux de leur chair. 
  • i bon profit !

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Mon petit Pays c’est…

Cette terre battue aux quatre vents ; nourrie d’influences méditerranéennes et pyrénéennes… Un petit paradis !

Un pays béni des Dieux…

ça se passe ainsi, au soir du septième jour de la création…. Alors qu’ils effectuent le tour du propriétaire, le Grand Architecte de l’Univers suivi de… Devinez qui ? Oui ! Saint Pierre en personne ! Ensemble, ils inspectent scrupuleusement le Monde que le Créateur a engendré : là, c’est la mer ; par ici, la terre ; enfin là-haut le ciel…

C’est alors que Saint Pierre, hésitant et condescendant, ose interroger, Dieu: « Voyez.. ce tout petit bout de terre, je distingue la mer, la montagne, le Canigou, la campagne, la vigne, la Tramontane, et le soleil… N’est-ce pas un peu trop injuste pour les Autres, ce petit paradis? » Bon comme le pain, Dieu lui rétorque d’un sourire facétieux : « J’ai fait cette belle faveur aux Catalans (Homo catalanus) car je sais qu’ils resteront discrets. » A ces mots le Créateur prend congés de Saint Pierre par un « Bon dia Pere i fins aviat ! » C’est dans ce tout petit paradis que des siècles durant, s’est forgée, discrète, l’âme catalane servie par sa langue, ses traditions, sa gastronomie, son Art de vivre… Soyons TOUS convaincu(e)s et fier(e)s de transmettre aux jeunes générations d’aujourd’hui, quelque peu déracinées et désorientées, nos belles valeurs simples de bonheur nécessaires à la joie de vivre !

Jean-Luc Modat 03.2019 la gazette catalane.com