Jour : 25 mars 2019

Le fer à cheval, porte-bonheur…

Le fer à cheval (Photo La Gazette Catalane.com)

Croyance ou superstition ? Hier et encore aujourd’hui, pour certains, un fer à cheval trouvé et cloué sur la porte du logis protégerait des esprits malveillants et du malheur… Pour d’autres, il serait un porte-bonheur, source de richesse et de chance. Je vais vous conté une petite histoire…

Qui se souvient de cette figure de Thuir, de Rosa ? Cette très vieille et très populaire gitane de Thuir, hélas, aujourd’hui disparue ? Aquesta dona vestida tota de negre (cette femme vêtue toute de noir ) promenait
sa poussette nonchalante, chargée de tissus et de napperons à la rencontre de clients. Dans les rues exubérantes et vivantes, à cette époque tout le monde se connaissait !

Un matin de mars, je l’ai croisée par hasard alors que j’avais trouvé sur mon chemin un fer à cheval usé encore équipé de quelques clous… – » Com està la Rosa? » (comment ça va la Rosa?)
Rosa un xic bruixa, (un peu sorcière), avait jeté son malicieux regard sur mon fer avant de chuchoter gentiment à l’oreille ses bons conseils…

– « Nin ! Cloue vite à ta porte ce fer à cheval avec ses deux extrémités vers le ciel. Si tu as un vœu à exaucer, tourne-le vers le nord puis dépose-le à l’intérieur et il s’accomplira très vite. »

J’ai vite regagné ma demeure pour accrocher fièrement ce trophée porte-bonheur à la porte… Quelques jours après, une admirable inconnue toquait à ma porte pour me remettre le porte-feuille que j’avais égaré…. Est-ce les vertus heureuses du fer à cheval ou les facéties du destin ? Depuis lors, j’ai partagé ma vie avec cette belle personne jusqu’à ces jours… Cependant, je conserve toujours le tendre souvenir de Rosa qui doit bien sourire de là-haut (si elle s’y trouve) à l’évocation de cette petite histoire….

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Les vents qui soufflent ici

Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! Paul Valéry

C’est notoire, le Pays Catalan est très venté… Cela pourrait-il expliquer les nombreuses girouettes sur les toits et ailleurs… ? Voici une énumération non exhaustive des vents « els vents que bufen aquí » (Les vents qui soufflent ici.) . Chacun possède sa personnalité ! Cependant, chacun pourra la compléter pour enrichir la connaissance de tous !

vents

Le plus fantasque et populaire, la Tramuntana, vent d’Ouest à Nord-Ouest. La Tramuntana s’accélère dans la région du Lauragais, en s’engouffrant dans le goulot entre les contreforts des Pyrénées et le sud du Massif central. La Tramuntana est souvent confondue à tors au Mestral ( Mistral)… Et ça la met en colère ! celui-ci provient du sillon rhodanien entre Massif Central et Alpes. Les anciens affirmaient que la Tramontane soufflait selon des cycles de 3, 6 ou 9 jours. El Mestral (le Mistral) est un vent purificatoire de Nord-Est à Nord, souvent violent, sec,  accompagné d’un temps très ensoleillé.

Al gargal (Le Gréco) vent froid et humide de Nord-Est, provoque des brouillards, des bruines en plaine ou de la neige lourde en hiver comme en 1981 et 1986.

Le migjorn (mie journée) vent de sud chaud, modéré soufflant sur la plaine du Roussillon en provenance d’Afrique  pourrait s’apparenté au sirocco.
Le Xaloc vent de Sud-Est souvent assimilé à la Marinada (marin).

Le « Garbi » encore appelé  l’albe est appelé communément (« Vent d’Espagne ») chaud et humide de Sud-Ouest (depuis le Massif des Albères).

Le vent d’availl vent d’est en Plaine du Roussillon.
Le Canigonenc, vent d’ouest provenant du massif du Canigó