Recette du gâteau de riz de mon enfance

Par Jean-Luc Modat

Recepta de pastis d’arròs amb llet de la meva infantesa

Le gâteau de riz ? Oooohh ! Il en existe une multitude de types et d’infinies variantes. J’adorais ça quand j’étais gamin ! Et vous ? Sa seule évocation réveille illico de tendres souvenirs d’enfance… Aaahhh ! Les délicieux gâteaux de riz de nos grands-mères ! Permettez-moi de leur rendre hommage, elles, qui nous ont transmis, avec Amour, de belles valeurs et ce principe gastronome : »La gourmandise n’est pas un défaut c’est un Art de vivre ! » Donc aucun scrupule à vous offrir ici à partages la recepta de pastis d’arròs amb llet de la meva infantesa catalanà (la recette du gâteau de riz au lait de mon enfance catalane). A ne pas confondre avec le riz au lait ! i Bon Profit ! (Bon appétit )

La gastronomie catalane reflet d’identité

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La nostra Cuina catalanà (notre cuisine catalane) est rustique, épicée, métissée, colorée, ensoleillée, matinée d’influences méditerranéennes très marquées… Ce patrimoine culinaire familial se nourrit de l’authenticité de son territoire, de ses terroirs, du caractère de sa population… reflets de l’identité catalane !

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Ma Recette du gâteau de riz de mon enfance Jean-Luc Modat

Préparation : 20 min Cuisson : 30 min + 35 min au four

Ma Recette du gâteau de riz de mon enfance (ma cuisine catalane d’hier et d’aujourd’hui) Jean-Luc Modat

Notre gourmandise n’est pas un défaut C’est un Art de vivre !

Ingrédients

200 g de riz rond 1 litre de lait entier 20 cl de crème fraîche liquide 80 g de sucre semoule 3 œufs entiers 1 gousse de vanille 1 citron naturel non traité 1 cuillerée à café de cannelle Pour le Caramel : 150 g de sucre semoule + 5 cl d’eau

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Réalisation

Chauffer votre four à th.6 (180°C) Rincer le riz à l’eau froide, l’égoutter Le faire blanchir dans de l’eau bouillante 4 min Le verser dans une passoire rincer à l’eau froide, égoutter Faire chauffer le lait + sucre+ gousse de vanille fendue en 2 et grattée zeste de citron + 1 càs cannelle en poudre A ébullition verser le riz en pluie, mélanger A la reprise de l’ébullition couvrir et cuire à feux moyen 30 min Pendant ce temps préparer la crème : Dans un saladier battre les œufs – Mélanger à la crème fraîche

Dés que le lait affleure le riz – Retirer du feu – Enlever la vanille Laisser tiédir à température ambiante Incorporer la crème au riz au lait, mélanger

Caramel :

Verser de 150 g sucre dans 1 casserole à fond épais pour 5 cl d’eau. Porter à caramélisation ne surtout pas remuer avec un ustensile ! Mélanger par des mouvements circulaires de la casserole Ajouter un jus de citron pour éviter la cristallisation du caramel Attendre que le caramel soit ambré et retirer du feu Verser aussitôt ce caramel dans 1 moule bien le répartir

Incorporer la préparation de riz au lait + crème Déposer le moule dans un récipient + large pour le bain-marie Enfourner à 160°C (thermostat 5-6) 35 min – Sortir du four et du bain-marie Attiédir 15 min puis démouler dans un plat Laisser refroidir puis conserver au frigo une nuit.

gâteau de riz au caramel

i Bon Profit a Tothom Amics !

L’ollada, ma recette familiale

Par Jean-Luc Modat

L’ollada, la meva recepta familiar

Bon dia Amics ! (Bonjour les amis!) ravi de vous retrouver ! Vous êtes de plus en plus nombreux à partager mes recettes catalanes ! Aixo me fa plaer! Moltes gràcies! (ça me fait plaisir merci beaucoup) Aujourd’hui, je vous réserve ma recette de l’Ollada ben porcajada (bien garnie de viandes de porc) ! Jadis, aux premiers frimas, dans nos campagnes, c’était le plat rustique quotidien… Aujourd’hui, enrichie, l’ollada est devenue LE plat emblématique de la gastronomie catalane. Huummmm ! Ce plat mijoté exhale des fumets extraordinaires, un véritable opéra de senteurs sublimées par une symphonie de saveurs en bouche ! Bien sûr, cuisiner l’ollada, nécessite temps, patience et générosité… En revanche, elle prépare à des moments partagés de bonheur ! Ainsi, sa seule évocation ouvre les promesses de belles assurances de toujours régaler vos convives, de rassembler de joyeuses tablées ou d’inviter à la complicité un tête à tête intime et gourmand…

Pour (r)éveiller nos racines catalanes

 Jadis… La Matança

« A l’estiuet de Sant Martí, mata el porc i encuba el vi » (À l’été de Saint Martin, tues le cochon et incubes le vin)

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

Autrefois en Pays Catalan, dans les mas, chaque famille de pagesos (de paysans) possédait son cochon destiné aux salaisons  boudins (botifarres), pâtés, saucissons, jambons (cambajons). Ainsi, aux premiers frimas de l’Hiver, en lune vieille, (pour écarter tout risque de pourriture ou d’altération des viandes) A entendre leurs grouinements inquiets, ces cochons pressentaient-ils la cérémonie de la Matança, où ils devaient être sacrifiés ? C’était l’occasion d’une belle fête où famille et voisins participaient…

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

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Ingrédients pour 4 personnes qui se tiennent bien à taple

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

2 petites palettes de porc
1 petit jarret de porc 400 g ventrèche de porc 3 boudins noirs catalans
2 joues de porc 200 g garró de jambon de montagne à l’os bien rance
1 morceau de carn de perol (pas de fromage de tête !) 1 morceau de sagi (saindoux rance)
6 carottes
3 poireaux
1 petit chou vert bien pommé
8 petits navets ronds
1 oignon piquet de 5 clous de girofle
1 branche de céleri
1 bte 250 g conserve haricots blancs au naturel
6 pommes de terre moyennes
5 gousses d’ail
1 bouquet garni (thym+ laurier)
Poivre

Préparation : 45 min 

Cuisson : 5h30 

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Préparation

La veille

Si les morceaux de viande sont demi-sel, les faire tremper la veille toute la nuit dans l’eau froide.

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

Le lendemain

Remplir un faitout déposer palette jarret ventrêche Couvrir d’eau froide Porter à ébullition pendant 15 min puis jeter l’eau de cuisson Dans 1 autocuiseur verser palette jarret garró ventrêche Couvrir d’eau froide Ajouter bouquet garni + oignon piqué de 5 clous de girofle Dés l’ébullition, fermer, Au chuintement de la soupape baisser le feu compter 60 min

Pendant ce temps

L’ollada, ma recette familiale La Gazette Catalane.com

Eplucher laver les légumes les couper en morceaux de 2 cm environ
Emincer le choux en lanières grossières

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

En fin de cuisson des viandes (60 min) les sortir et réserver. Frotter graisser tout l’intérieur du faitout au sagi rance Y verser l’eau de cuisson de l’autocuiseur (sans l’oignon piqué de girofle) Ajouter les légumes (sauf pommes de terre et haricots) ail, bouquet garni,

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)


Escorter d’1 boudin noir et de la carn de perol (les 2 émiettés) Pour terminer compléter par le garró (déjà cuit précédemment) Porter à ébullition l’ensemble puis poursuivre à petits feux tout doux 1 h
Ajouter les pommes de terre et boudins noirs
Poursuivre la cuisson à petit feu 1 h à couvert
Puis compléter par les haricots égouttés, Poursuivre cette douce cuisson 15 min à découvert

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

Réchauffée l’ollada est bien meilleure préparez la la veille.

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

i Bon profit ! 

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Quel vin pour accompagner ?

« Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s’il est bon. » Marcel Pagnol« 

L’impertinent 2017 Domaine d’Elie

Vin de Pays des Côtes Catalanes
Bouteille de 75cl
Belle robe rouge grenat, aux nuances pourpres profondes.
Beau bouquet intense, où se mêlent les fruits mûrs et une pointe de réglisse. La bouche puissante est construite sur des tanins granuleux. Finale persistante sur les arômes du nez.
Température service : entre 17 et 19° C.

« l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Panellets catalans aux pignons

Je vous suggère de découvrir ma recette des panellets (terme catalan pour petits pains) à réaliser soi-même ! C’est très facile. Ces panellets, authentiques spécialités catalanes, sont les survivances d’offrandes effectuées lors de très anciens rituels païens associés à l’éternité et à la mémoire des disparus. De nos jours, les panellets se dégustent en désert, veille ou jour de la Toussaint à l’occasion d’une bonne “Castanyadaa la vora del foc (auprès du feu de cheminée), arrosée d’un vin nouveau ! Cependant, aqui al Pais Català, la Tradition invite ces authentiques spécialités catalanes sur toutes les bonnes tables familiales surtout lors des fêtes de fin d’année…

La gastronomie catalane reflet d’identité

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Ma recette de panellets catalans

Loin de moi la prétention de proclamer ma recette comme LA « véritable » tant il en existe un nombre infini de versions et de déclinaisons… Cependant ma recette n’en demeure pas moins traditionnelle et familiale.

Préparation 1 h- Repos 1 nuit-Cuisson 10 min

USTENSILES :
– 1 autocuiseur
– 3 assiettes 1 saladier + 1 Bol
– 1 fourchette +1 couteau +1 cuillère bois + 1 pinceau de cuisine
– 1 balance + 1 zesteur
– Film alimentaire + papier sulfurisé
– 1 four + 1 sole

Pour environ 30 panellets

– Patate douce (poids cuit 300 g)
– 200 g de sucre de canne
– 3 œufs un peu de farine – 400 g d’amandes en poudre
– Le zeste d’un citron vert non traité et lavé
– 300 g de pignons de pin

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Comment procéder pas à pas ?

Etape 1 : Préparation de la pâte

Peler la patate douce, la tronçonner en plusieurs morceaux La cuire à la vapeur (10 min au chuchotement de la soupape)
Dans un saladier écraser la patate cuite en purée encore chaude Laisser refroidir Ajouter zestes de citron, sucre, poudre d’amande, Séparer le jaune et le blanc d’un œuf. Incorporer ce jaune dans la pâte Mélanger le tout et pétrir pour obtenir une pâte homogène Filmer cette pâte + Laisser reposer au frigo 1 nuit

Etape 2 : Confection des panellets

Verser les pignons dans une assiette
Séparer les jaunes et les blancs de 2 œufs. Battre ces jaunes d’œuf dans un bol Battre légèrement les blancs dans une assiette creuse
Préchauffer votre four à 240°C pendant 15 min Enfariner vos mains ça évite à la pâte de coller aux doigts Prendre un peu de pâte et faire des boules de la taille d’1 noix Paner chaque boule dans le blanc d’œuf Rouler dans l’assiette de pignons pour les enrober.
Bien modeler et appuyer chaque boulette Déposer chacune sur papier sulfurisé posé sur la sole du four Badigeonner le dessus des panellets du jaune d’œuf.
Enfourner à 240 degrés 8 à 10 min Surveiller  les panellets doivent être dorés sans trop
Vous pouvez les conserver dans une boite hermétique.

Les origines de la tradition des panellets se perdent dans des temps immémoriaux. Ces panellets pourraient être liés à des rituels funéraires, héritages de cultes païens anciens. Ces offrandes aux défunts pourraient évoquer l’idée d’éternité ou le souvenir des morts… (Les panellets se conservent longtemps)

La meilleure façon d’apprendre à connaître le Pays Catalan ? C’est de le vivre !

Pour accompagner votre Castanyada suivie de vos panellets un vin nouveau millésime 2020 du Roussillon fera l’affaire !

Pour des accords gourmands pour les déserts de fêtes de fin d’année Tentez donc excellent Rivesaltes ambré 2008 du Domaine des Chênes

(Attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé) 
Le domaine des chenes 7 rue Maréchal Joffre
66600 Vingrau (France)Tel: 04 68 29 40 21 Email: domainedeschenes@wanadoo.fr

Horaires d’ouverture: Du lundi au vendredi, de 9h /12h – 14h/18h Weekend sur RDV

i Bon profit Amics ! 

Ma recette catalane du Bras de gitan

La meva recepta de Braç de gitano

Je vous offre, ici, ma recette de cette savoureuse pâtisserie traditionnelle catalane, el Braç de gitano, une génoise roulée, fourrée d’une exquise crème pâtissière délicatement poudrée de sucre glace… C’est l’une des pâtisseries incontournables du Pays Catalan ! Son histoire, ses origines sont, cependant, surprenantes…

La gastronomie catalane reflet d’identité

Ma Cuisine Catlane d’hier et d’aujourd’hui par © 2020 Jean-Luc Modat

Nos extraordinaires terroirs nourrissent une gastronomie exceptionnelle, miroir de notre identité ! A l’évidence, les temps actuels nous engagent à plus de proximité, au territoire, où sont cultivées nos traditions, nos valeurs identitaires sociales et familiales… Pied de nez (espiègle) à la mondialisation et à l’uniformisation ? Ainsi, notre devoir n’est-il pas de transmettre aux jeunes générations cette authentique cuisine catalane synonyme de bel Art de vivre ? Ici, je fais ma part en promouvant la cuisine familiale et populaire de notre Pays Catalan !

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Origine et histoire du Bras de Gitan

Le Bras de Gitan est un gâteau traditionnel du Pays Catalan. Très léger, il s’agit en réalité d’un biscuit roulé réalisé avec une génoise très aérienne et d’une crème pâtissière très savoureuse, le tout saupoudré de sucre glace. Le nom Braç de gitano se voile de mystères… Certains attribueraient son nom aux chaudronniers gitans qui proposaient leurs services dans les échoppes boulangères perpignanaises, reconnus comme d’excellents spécialistes du travail du cuivre battu, du laminage, de la fabrication des ustensiles en cuivre (chaudrons, chocolatiers, casseroles). Pour chaque intervention dans les boulanges, outre leurs rétributions, ils recevaient les restes de génoises de la journée. Ces morceaux étaient préalablement roulés par les mitrons sur un linge humide. Pour les emporter, les chaudronniers posaient le cylindre de coupe sur leur bras… ce qui a finalement conduit à fabrication de ce type de gâteau baptisé bras de gitan marqué d’une croix au fer ou au tisonnier.

Temps de préparation : 30 min Temps cuisson : 20 min

La réalisation est séquencée en 3 séquences : Réalisation de la génoise (Jaunes d’œufs, sucre, farine, Maïzena, blancs montés en neige) Préparation de la crème pâtissière (jaunes d’œufs, sucre, Maïzena, lait, vanille, zestes citron), Composition du gâteau (association génoise / crème pâtissière). Cuite, poser la génoise sur un torchon humide. Étaler la crème pâtissière dessus. Rouler la génoise sur elle-même maintenue à l’aide du torchon. Réserver le bras de gitano au frais. Avant de servir couper bien droites les deux extrémités. Saupoudrer de cannelle et poudrer de sucre de glace. Brûler au chalumeau.

La génoise 

Ingrédients génoise

120 gr sucre
60 gr farine
60 gr de Maïzena
1 sachet de levure
5 œufs (5 jaunes + 4 blancs d’œuf + 1 cuillère à soupe de sucre)
1 Gousse de vanille extrait de vanille
80 gr de beurre fondu et un peu plus pour beurrer le moule

Préparation génoise

Préchauffez votre four à 180°

Casser 5 œufs – Séparer les blancs et les jaunes – Battre les 5 jaunes d’œufs et mélanger au sucre dans 1 cul de poule ou 1 saladier

Tamiser Maïzena, farine, levure

Ajouter progressivement Maïzena, farine, levure, continuer à mélanger.

Apporter du beurre (ramolli au bain-marie) mélanger

Monter les 5 blancs en neige avec une pincée de sel + 1 larme de jus de citron – incorporer 1 cuillère de sucre pour serrer les blancs en neige.

Fouetter encore un peu pour les raffermir, en ajouter la moitié à la préparation précédente pour détendre la pâte – Puis rajouter le reste des blancs. Mélanger délicatement à la spatule – Soulver la pâte

Beurrer le moule silicone ou votre plaque puis étaler la pâte – Enfourner à 180°C (thermostat 6) Cuire 15 min. Surveiller.

La crème pâtissière

Préparer La crème pâtissière pendant la cuisson de la génoise

Ingrédients crème pâtissière

50 cl de lait
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à café d’extrait de vanille
125 g de sucre poudre
50 g de Maïzena
5 jaunes d’œufs
20 g de beurre fin
1 cuillère à soupe de rhum blanc
Zestes d’1 citron non traité
3 cuillères à soupe de fleur d’oranger

Préparation

Mélanger jaunes d’œuf et le sucre

Ajouter la Maïzena

Faire chauffer 50 cl de lait – Zester 1 citron – Ajouter 1 gousse de vanille ou une cuillère à café d’extrait de vanille

Verser ce lait tiède sur la préparation (oeufs/sucre/ maïzena) bien mélanger puis transvaser l’ensemble dans une casserole

Chauffer à feu doux- ajouter des cuillères à soupe : 2 rhum + 3 de fleur d’oranger

Remuer sans cesse à la cuillère en bois jusqu’à ce que la crème épaississe

Montage du bras de gitan

Déposer un torchon humide sur le plan de travail

Démouler la génoise sur le torchon humide et rouler-le. Réserver 5 min puis dérouler-le. Nappez de crème.

Étaler la crème pâtissière à la spatule sur la génoise enrouler-la sur elle-même à l’aide du torchon maintenir roulé. Ainsi roulé garder au frigo 2 h

Ôter le torchon – Découper les extrémités. Saupoudrer de cannelle et de sucre glace – Brûler au chalumeau

Prêt à déguster !

i Bon profit a tothom Amics !!!

Ille/Têt – Exposition André Robèr

Du 22 septembre au 3 octobre de 10h à 19h El Taller Treize à Ille/têt accueille sur ses cimaises les œuvres de l’artiste André Robèr de son exposition intitulée « Peintures de confinement ». Vernissage Mardi 22 Septembre à 18h30.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’André Robèr Peintures de confinement Exposition du 22 septembre au 3 octobre 2020 Lesamedi 26et dimanche 27 septembre ouvert de 10hà 19h Lesautres jours de 10Hà 12he de 16hà 19He sur RDV Vernissage le mardi 22 septembre à 18h 30 Reize (13)EL taller Treize 13ie Tel06 http://treize-galeric.blogspot.com/’

L’esprit rugby de nos clubs de village

C’est ici, dans nos villages que bat le coeur du (vrai) rugby attaché à ses terroirs, à ses traditions, aux querelles de clochers de toujours magnifiées des beaux accents du cru. Là, si les mêlées sont peu disputées, les bagarres ne sont pas, elles, simulées ! Aahhh ! Ça sent bon les derbys sulfureux animés par les « encouragements » braillards autour de la main courante. Cependant chaque fin de rencontre se conclut par la sacro-sainte troisième mi-temps…

L’Entente de la Têt vs L’Union Catalane

Ce dimanche 20 Septembre à 15h au stade Armel Costa de Pézilla je suis chargé par L’Indépendant de couvrir la rencontre prometteuse opposant deux très belles équipes : L’Entente de la Têt à L’Union Catalane (Pollestres Bages Villeneuve) qui à n’en pas douter vont s’évertuer à développer un rugby champagne pour le plus grand plaisir du public que l’on attend nombreux..

La légende de la petite messagère de la vie…

( Une création originale de Jean-Luc Modat )

Qui pourrait immaginer un seul instant cette fabuleuse histoire ? A l’évidence, seules quelques grandes personnes à l’âme d’enfant égarée ! Aussi, je leur dédie cette belle histoire, ce merveilleux voyage dans l’imaginaire. Venez ! Suivez moi vers des ailleurs improbables…

La petite messagère de la Vie (Photo La Gazette Catalane.com)

Quelques anciens racontent encore aujourd’hui lors des veillées d’hiver  à la  » vora del foc » près de l’âtre ou à la fresca d’estiu, qu’il y a quelques années, en Pays Catalan….

Chargée de parfums sauvages et puissants des garrigues environnantes, une douce Tramontane caressait son visage. Soleil de plomb et chants lancinants de cigales, l’avaient convaincu d’une salutaire petite sieste. La vieille treille centenaire à l’entrée du casot prodiguait une ombre fraîche et bienfaisante. Allongé à même le sol, Josep Xicolata ne se lassait pas de contempler l’extraordinaire panorama qu’offrait la Côte Vermeille… Ce gaillard de vigneron contemplait tendrement, ses vignes centenaires en espaliers dégringoler, gambader échevelées, sarments au vent, jusqu’à la Méditerranée toute proche…

Photo de David Hablu00fctzel s

Hélas, depuis des années les vendanges devenaient de plus en plus maigrelettes. La terre semblait épuisée, lessivée, malgré de généreux apports d’engrais chimiques… Accablé, le pauvre Josep pleurait souvent, seul, silencieux. « Que vais-je devenir ? Pêcheur ? il n’y a plus de poisson en Méditerranée polluée« …Et à mon âge on ne sert plus à rien…« Se lamentait-il à haute voix…

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas

Quand un chuchotement imperceptible s’invita dans ses songes. « Què és aixo(Qu’est-ce que c’est ça?) » s’interrogea le vigneron. Là, il distingua nettement une petite voix, se redressa et scruta les alentours : Rien ni personne ! Puis, à peine à nouveau allongé… « HouhouMonsieur…. Je suis là ! » Cette fois Josep Xicolata tressauta, s’inquiéta à voix haute : « Mais qui me parle, Mare de Deu ? » Sitôt la réponse fusa : « Là, sur ton épaule, vieux nigaud. C’est moi, l’abeille qui te parle ! Faut-il te piquer au vif pour me croire ? » Josep s’esclaffa ironique : « Pffff ! Les abeilles parlent maintenant… C’est alors que cette insignifiant insecte se percha sur le lobe de son oreille pour susurrer : « Je suis la messagère envoyée par les animaux de la Planète ! Comme tu es un brave homme, une belle personne, nous t’avons choisi, pour te transmettre ce message vital et le diffuser auprès de tes congénères »

Photo de Henri Guu00e9rin

Et la petite messagère de dénoncer : « Chaque année, les Humains, font disparaître des milliers d’espèces vivantes sur la Planète. Mes sœurs les abeilles meurent par millions. Pouah ! Si ça continu ce sera votre tour de disparaître… » Pfuiit ! la petite abeille s’envola. A ces mots, Josep, fondit en larmes, pleura tant et tant que ses larmes coulèrent jusqu’à pénétrer la terre. Aussitôt ses vignes redevinrent luxuriantes, généreuses ! Jusqu’à son dernier souffle de vie, Josep prêcha la bonne parole, celle de prendre soin de son petit Pays Catalan, de toutes ses espèces vivantes. Joseph Xicolata retrouva l’enthousiasme, la joie de vivre simplement. Le vrai sens de la vie !

Les légendes font connaitre les peuples et leur culture

Jean-Luc Modat Texte & illustrations Tous droits réservés.

Maillol et Rodin leur quête de l’Absolu

Il y a presque un an, le musée hyacinthe Rigaud de Perpignan présentait une extraordinaire exposition inédite organisée selon le principe d’un « Face à Face » d’œuvres de deux grands maîtres de la sculpture moderne : Rodin et Maillol… J’avais tenté, humblement, de partager avec vous mes impressions, mes émotions et surtout provoquer l’envie de la visiter !

Jean-Luc Modat 10 Août 2019 La Gazette Catalane

Face à Face…

Cette exposition présentait deux génies de la sculpture moderne française. Dans chaque salle du musée le visiteur y découvrait leurs sculptures mises en perspective de face à face. Là, pour un même thème, il pouvait observer autant de similitudes dans la perception que de différences dans l’exécution de chaque artiste. Cette évidence rapprochait ces deux Maîtres sculpteurs : Leur recherche de l’Absolu !

Des nus pour signifier l’intemporel

Auguste RODIN C’est la passion, l’émoi ! Son Art, naturaliste, détaillé, sensuel est tout dédié au mouvement, à l’espace, à la conscience de soi.

sculpture d’Aristide Maillol intitulée La Méditerranée, le pendant féminin du Penseur d’Auguste Rodin.

Aristide MAILLOL C’est la volupté, la plénitude ! Il a consacré son œuvre à la recherche des expressions du corps pour traduire la pensée universelle… Ses œuvres sont des allégories, des abstractions… Leurs visages sont dépourvus d’expressions. Leurs corps sont tout en rondeur, en pureté de lignes, en sensualité intemporelle… Une quête, une recherche de l’Absolu épuré.

RODIN et MAILLOL, tous deux ont pris le parti de sculpter des nus pour attacher à leurs œuvres le caractère intemporel. Je dois bien ici l’avouer, j’ai une passion irrationnelle pour Aristide Maillol et pas seulement parce qu’il était catalan…

les Nymphes de la prairie un bronze de Maillol (1930)

Aristide Maillol n’a eu de cesse d’explorer les formes sculpturales lisses du corps de la femme sereine, inspiré par la recherche obsessionnelle de l’harmonie parfaite et de la pureté.

Les trois Ombres de Rodin (1902) Photo La Gazette Catalane

Rodin a épuré sa sculpture à la recherche de l’esthétique des expressions du corps en mouvement, muées par les passions universelles. J’ai observé que Rodin semblait ne pas avoir achever certaines de ses œuvres. Pourquoi Rodin a-t-il laissé autant de traces d’outils, de coulures de moule ?

Le Baiser de Rodin estimé 1882

Mon ressenti

Les sculptures d’Aristide Maillol m’émeuvent par tant d’harmonie. Celles de Rodin, me fascinent et m’impressionnent par la complexité de leurs mises en oeuvre, par leurs mouvements… Pour capter les émotions qui émanent de ces statues encore faut-il aller à leur rencontre, la sensibilité en émoi. J’avais quitté cette exposition comme on sort d’instants intemporels, d’un face à face avec moi-même. Je m’étais suis promis de revenir rendre visite à nouveau à cette très belle exposition pour en percevoir davantage les émotions !

Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Adresse : 21, rue Mailly, 66000 Perpignan Téléphone : 04 68 66 19 83

Si la légende des herbes de Saint Jean m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasait lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

© 2019 Tous droits réservés photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. Le béret toujours vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, face à la merveilleuse plaine du Roussillon, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité … Brusquement, Manel brisa notre silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

© 2019 Tous droits réservés photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

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La (vraie) légende catalane des féroces Simiots ?

Un simiot ? Què és això ? Bon ! Ni vous, ni moi n’étions témoins quand ça s’est passé… Il faut remonter le temps, des siècles jusqu’au temps jadis. Fa temps ! Feuilletons le grand livre de la mythologie catalane…. « Voyons un peu ! Si… Si… Simoits… ça y est, trouvé ! » La page indique l’existence de créatures diaboliques, d’affreux petits monstres constitués d’un corps de félin, d’une tête et d’une queue de singe…. Ces bestioles sont appelées Simiots. Poursuivons…

La légende catalane

Els simiots de Basalú

La légende dit que « Les simiots vivaient terrés dans les montagnes du Vallespir i de l’altre costat dels Pirineus, dans le haut Ampurdan. La nuit venue, ces créatures diaboliques sortaient des forêts pour envahir les bourgs et les villages, sans crainte des hommes. Ces féroces simiots escaladaient les toits descendaient par les cheminées pour s’emparer des enfants qui n’étaient pas sages, les enlever et les dévorer. « Breuh! Ja tinc por ! »

Qu’en disent les chroniqueurs d’alors ?

Simiots1

L’approche de l’An Mille provoqua craintes et terreurs populaires… Aussi nombres de récits naïfs focalisèrent toutes ces peurs obsessionnelles en l’avenir. A cette époque, en comté du Roussillon, le Vallespir est frappé d’énormes inondations destructrices des récoltes, génératrices de terribles famines et de la peste. Ces cataclysmes poussent les bêtes sauvages (Ours, sangliers, lynx, loups, sangliers, chats sauvages ) à quitter leurs repaires, à errer nuit et jour prés des habitations à la recherche de nourriture jusqu’à s’attaquer aux populations. Hallucinations liées à la famine ?

Simiots2

Si certains habitants croient deviner des monstres étranges et inconnus ; d’autres ragots évoquent les Yetis (Survivances sauvages imaginaires de l’Homme néandertalien.) Cependant, renommés troubadours de l’époque et éminents savants xipotaires s’accordent pour les baptiser simiots pour leurs ressemblances aux singes. En Arles sur Tech, il y a en ce temps là, au monastère de moines noirs bénédictins de l’ordre de Cluny, un certain abbé Arnulfe, un saint homme vertueux…

Simiot al Calendari 2016 de mitologia catalana. Il·lustració d’Anna Ribot Urbita

Les ragots colportés médisent que tout cela est arrivé à cause de ses propres péchés et de ceux des habitants de la région, le fléau ne peut être conjuré que par l’arrivée en ce lieu d’Arles des reliques de quelques saints. C’est ainsi qu’Arnulfe part en 960 pour Rome. Là-bas, il est reçu par le pape Jean XIII pour obtenir les précieuses reliques de St Abdon et Sennen à ramener à Arles/Tech.

Pour les préserver durant le voyage, l’abbé Arnulfe cache ces reliques dans des barriques aménagées en compartiments remplis d’eau. C’est grâce à cela qu’elles sont acheminées par bateau jusqu’à Cadaques. Chargées à dos de mule, l’abbé Arnulfe escorté d’un muletier partent pour le Vallespir. Chemin faisant, engagés sur un sentier en surplomb d’un vertigineux ravin, le muletier lâche un beau et gros bon juron pour encourager son animal hésitant. Sitôt dit, la bête dégringole et disparaît dans l’abîme. Adieu le précieux tonneau ! Dépité, Arnulfe poursuit sa route. Aussi quelle n’est pas sa surprise à l’approche d’Arles d’entendre sonner les cloches à la volée puis de découvrir sur la place de l’église la populace pieuse, agenouillée autour du mulet et DU tonneau intacts qui a déjà opéré la guérison de plusieurs pestiférés. La légende raconte qu’à son arrivée, les Simiots auraient déguerpi à jamais… Ainsi la légende était née ! Survivance de cette ténébreuse époque ? Lors de la fête de l’ours en Vallespir, l’homme déguisé en ours est appelé Simiot. En clôture de cette fête, « l’ours » est rasé pour lui rendre son aspect humain.

Simionts Eglise Saint André sorède

Simionts Eglise Saint André sorède