C’est une véritable tendance actuelle, le fait maison. De plus en plus de personnes (hommes ou femmes toutes générations confondues) s’initient à la cuisine ou se remettent devant les fourneaux. Ces nouveaux cordons bleus en herbe n’assimilent plus la cuisine comme une corvée. Pourquoi ? Souci de manger sain avec des produits locaux ; démarche économique : un plat maison revient moins cher , est plus naturel avec des ingrédients de qualité ; est plus écologique : le fait maison attitude permet de réduire les emballages ; Enfin, dans notre monde de surconsommation aux produits standardisés, cuisiner soi-même est un moyen unique d’affirmer sa personnalité, de se distinguer ! Pour vous initier, un plat très facile : La Quiche !
Difficulté : Facile – Préparation 15 mn – Cuisson totale 50 mn
Ingrédients
Pour 4 personnes au régime ou pour 2 personnes au bon appétit !
une pâte brisée Bio
de la poitrine de porc fumée
50 ml crème fraîche épaisse à 7 % MG
6 Gros œufs bio
Poivre, noix muscade
Préparation
Préchauffer votre four à 220° c.
Étalez la pâte dans un moule (5 cm environ haut 24 cm large) pour une quiche bien épaisse.
Piquer la pâte avec une fourchette
Enfourner 15 minutes
Préparer la migaine : Dans un grand bol battre 6 œufs et crème fraîche
Couper en petits morceaux la poitrine de porc fumée
Disposer les dés de poitrine sur le fonds de la pâte.
Verser la migaine
Enfournez 35 minutes 220°.
Accompagner votre délicieuse quiche d’une belle salade verte cultivée en Pays Catalan, d’un bon verre de Cabernet Sauvignon Rouge 2012 du Château de Cap de Fouste Château Cap de Fouste – (Cap de Fouste) un régal….
Ça ne mange pas de pain ! Aqui al nostre Pais Català, fa tempsi potser encara avui et peut-être encore parfois aujourd’hui, croyants, profanes ou mécréants signaient avec la pointe de leur couteau la creu sot el pa en guise de signe de croix pour chasser les mauvais esprits, avant d’entamer le pain et de le consommer. Il paraît que cela garantissait d’avoir toujours du pain à manger.
Chacun se gardait bien d’offrir aux invités le quignon dans lequel le diable aurait pu se réfugier et on ne posait jamais le pain à l’envers sur une table. Cette dernière superstition remonterait à l’idée très ancienne selon laquelle tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, le pain attirerait les mauvais esprits… Mais aussi du boulanger qui conservait à l’envers le pain destiné gratuitement au bourreau…. Et vous ? Faites-vous toujours une croix ?
Vous qui lisez ce reportage… Même s’il appartient au monde dématérialisé et virtuel il renvoie à l’humain, aux gestes nobles et éternels de la main du potier qui pétrit, modèle, façonne… Rencontre de Véronique Puig, installée céramiste à Llauro, petit village en cœur des Aspres.
Véronique Puig potière à Llauro en Pays Catalan (La Gazette Catalane)
Originaire de Thuir, à l’âge de vingt ans, elle part voir si l’herbe est plus verte en Bourgogne… Des études universitaires l’orientent vers une carrière de géographe spécialisée en pédologie, l’étude des sols… L’avenir de Véronique semblait tout tracé. Pourtant, à 25 ans, le destin l’invite à son rendez-vous. Une rencontre qui bouleversera sa vie. «J’ai sympathisé avec une voisine, potière, à qui je rendais fréquemment visite. Cette rencontre anodine m’a révélé que c’était le travail manuel de la matière qui me correspondait. Un métier intellectuel, le bureau, les dossiers, subir ma vie… trop peu pour moi !« Relate-t-elle. Forte de cette conviction, Véronique met son projet à exécution. Elle rejoint le Centre National d’Initiation et de Formation à la Poterie à Saint Sauveur en Puisaye, dans la Nièvre. Elle y obtiendra un CAP de tourneur en céramique. Elle se perfectionnera, une petite année, auprès d’un potier renommé, Jean-Pierre Bouley, installé prés de Cluny. A 30 ans, la nostalgie du pays pousse Véronique à regagner sa terre natale. Elle installera son atelier à Llauro, prés du Thuir du célèbre et dernier potier Eugène Marti.
L’alchimie
Les mains créatrices de Véronique Puig (Photo La Gazette Catalane)
Dans le huis clos quiet de son atelier, le temps semble suspendu. «Pour moi, la terre représente un ancrage.» Souligne-t-elle et d’un geste précis, elle centre la boule d’argile sur la girelle. Concentrée, la tête inclinée au-dessus du tour, ses mains donnent forme à la terre. Enfin, elle relève la tête. Regard brillant, large sourire, elle semble heureuse…
Véronique Puig potière à Llauro en Pays Catalan (Photo La Gazette Catalane)
La quarantaine sereine, Véronique Puig travaille à plein temps dans son atelier et crée des gammes d’objets utilitaires en grès émaillés. «Le séchage des pièces s’effectue en une huitaine de jours, à l’air libre. Puis, je les enfourne pour une durée de cuisson de 8 heures à 950 / 1000°. Le lendemain, j’ouvre le four, les pièces ont pris de la solidité. Elles conservent de la porosité qui permet à l’émail d’adhérer sans glisser. L’émail est un mélange d’oxydes et d’eau. Je parts d’une formulation chimique. Ces matières combinées entre elles vont se vitrifier en 12h de cuisson à 1280°. C’est de l’alchimie !» Déclare avec douceur Véronique. Afin de partager les émotions que procure la création manuelle elle informe : »Je propose aux adultes des cours d’apprentissage au tournage dans mon atelier. Il suffit de me contacter pour prendre connaissance des dates.»
Les oeuvres émaillées de Véronique Puig (Photo La Gazette Catalane)
Où la retrouver ?
3ème Mardi de Juin au marché pittoresque de Castelnou jusqu’au 2ème mardi de septembre de 10h à 19h.
Stage petit groupe
Puig Bransolle Veronique
Contact : 12 rue des Cerisiers 66300 LLAURO Tél : 04 68 39 44 30 Mobile : 06 47 65 17 39
A la Mondialisation destructrice d’entreprises locales, d’emplois locaux, de liens sociaux… Il y a le locatisme, les circuits courts.
L’acte d’achat ou la décision de faire appel à une entreprise locale, sont désormais de plus en plus conditionnés à une démarche éthique de préserver l’emploi locaal actuel et les emplois de demain pour nos enfants… de respect de l’environnement, doublé d’un acte moral citoyen de défense de l’économie locale.
la Senyera, est le drapeau traditionnel Catalan (Photo La Gazette Catalane)
La Gazette reprend un article publié sur le site OPC tant il paraît important que les catalans, l’Histoire, la culture, l’art de vivre, la langue ne disparaissent à jamais par la volonté des cercles élitistes Jacobins parisianistes de tous poils.
« Oui au Pays Catalan prend acte de la victoire d’Emmanuel Macron, élu Président de la République par une large majorité de Français. Nous lui souhaitons bonne chance face aux immenses difficultés et au grand désarroi. Des changements profonds sont nécessaires pour restaurer l’espoir et la confiance en l’avenir. Cette élection a révélé l’enfoncement total de notre territoire, marginalisé par l’Etat et par l’Occitanie. La situation y est catastrophique : le chômage et le RSA battent des records tandis que les investissements, les services publics et les infrastructures d’avenir sont séquestrés par Toulouse et Montpellier. Refusant cette casse, les Catalans ont été plus de 80%, au premier tour, à choisir les alternatives au système privatisé par le Parti Socialiste et les Républicains.«
Le symbole du Castillet autrefois prison aujourd’hui porte ouverte (Photo La Gazette Catalane)
« Nous avons exprimé clairement et massivement notre désir de changement. Désormais, nous devons exprimer le refus de cette casse du Pays Catalan, dont la disparition, sous forme de Département des Pyrénées-Orientales (66), est actée pour 2020 par l’ensemble des partis en place. Changeons l’histoire en votant pour l’alternative représentée par les candidats de Oui au Pays Catalan aux élections législatives des 11 et 18 juin. A l’Assemblée Nationale, nos députés feront respecter notre territoire et défendront les intérêts de l’ensemble de ses habitants. »
ELS SEGADORS
Catalunya triomfant
Tornarà a ser rica i plena
Endarrara aquesta gent
Tan unfana i tan superba !
Bon cop de falç
Bon cop de falç, defensors dela terra
Bon cop de falç
Ara és hora segadors
Ara és hora d’estar alerta
Per quan vingui un altre Juny
Esmolem ben bé les eines !
Bon cop de falç
Bon cop de falç, defensors dela terra
Bon cop de falç
Que tremoli l’enemic
En veient la nostra ensenya
Com fem caure espigues d’or
Quan convé, segem cadenes
Bon cop de falç
Bon cop de falç, defensors dela terra
Bon cop de falç
La crise engendre changements de comportements ou choix de vie initiés par la volonté d’adopter un tempo plus humain à l’existence. Rencontre d’Anne Vince et son extraordinaire parcours qui a choisi de quitter la vie trépidante citadine pour un nouveau destin épanouissant.
La potière de Castelnou Anne Vince( Photo La Gazette Catalane)
La quarantaine épanouie, révélée par un large sourire optimiste, Anne, aux origines bretonnes, a vécu sa tendre enfance dans les années 70, à Castelnou. A l’époque le village conservait son caractère agricole bien loin des clichés touristiques d’aujourd’hui. «Mes racines je les ai posées là. J’en ai fait mon lieu ressource, mon port d’attache.» Par la suite, à Paris, Anne mène de front une carrière de graphiste vite éclipsée et du bénévolat au Planning Familial jusqu’à devenir permanente et conseillère familiale durant vingt ans.
La potière à Castelnou Anne Vince ( Photo La Gazette Catalane)
Lassée du quotidien pressé parisien, un Lundi matin, Anne décide de tout plaquer pour s’offrir une nouvelle vie à Castelnou ! Dans son for intérieur, un rêve juqu’alors contenu : Celui de devenir potière. La demeure familiale était proche de l’atelier de poterie de Fanny Gatau. Cette dernière souhaitait transmettre son savoir-faire. Anne réalisera son rêve. «Fanny m’a acceptée dans l’intimité de son atelier. J’ai pris le temps d’observer les positions de mains, les techniques. Illico, j’ai senti que la poterie correspondait à mon rythme intérieur.»
Boutique poterie d’Anne Vince à Castelnou.
Cette belle rencontre se double d’un acte généreux : Fanny lui offre tout son équipement de poterie. Anne, installe son atelier au Mas de Las Planés prés de Castelnou qu’elle complète d’un four acheter aux Beaux-Arts de Perpignan.
Anne a choisi d’utiliser la terre rouge comme autrefois les anciens d’ici. Avec Fanny elle complète au Printemps sa formation par l’apprentissage de la cuisson et de l’émaillage. Elle se remémore : «Le premier jour je tourne la pièce, le second je la complète par des finitions, la laisse sécher à cœur puis la ponce. Je l’enfourne pour le biscuitage pour 11h de cuisson à 1010° suivi de 2 jours de refroidissement. Puis, la pièce est trempée pour l’émaillage et cuite 12h à 1030° deux jours après c’est la découverte ! L’Aventure pouvait commencer ! »
« Créer est une respiration qui me permet de me recentrer »
Anne Vince potière à Castelnou (Photo La Gazette Catalane)
Hélas juste avant l’Eté, le four lâche compromettant sa première saison estivale. «Je n’avais pas assez produits et me suis retrouvée à flux tendu.» Qu’importe ! Anne ne se décourage pas et procède aux réparations nécessaires pour redémarrer sa production. «Je produits des poteries utilitaires et décoratives à petits prix, abordables pour toutes les bourses. Je débute mais je n’en vis pas aujourd’hui.» Avoue la potière. Selon elle, être potière induit un huis clos en atelier, un face à face avec soi-même relayé par une interface avec ses clients en boutique. «Ce métier est créatif car la terre est matière vivante, parfois docile, souvent rebelle ! Créer est une respiration qui me permet de me recentrer, d’exister pour moi-même.» Analyse Anne avec jubilation qui a eu le cran d’impulser un nouveau sens à sa vie où sont présents trois éléments : La terre, l’eau, le feu conjugués à la dimension humaine.
Qui, dans ses jeunes années, ne s’est-il pas rêvé artiste ? Puis, à l âge adulte, le temps a déjà commis son œuvre, étouffant la plupart de nos rêves les plus fous de l’enfance…C’est sans compter sur les facéties du destin. Voyez, l’extraordinaire destinée de Gaston… Quel beau cadeau de vie est ici relaté ! …