L’ollada, ma recette familiale

Par Jean-Luc Modat

L’ollada, la meva recepta familiar

Bon dia Amics ! (Bonjour les amis!) ravi de vous retrouver ! Vous êtes de plus en plus nombreux à partager mes recettes catalanes ! Aixo me fa plaer! Moltes gràcies! (ça me fait plaisir merci beaucoup) Aujourd’hui, je vous réserve ma recette de l’Ollada ben porcajada (bien garnie de viandes de porc) ! Jadis, aux premiers frimas, dans nos campagnes, c’était le plat rustique quotidien… Aujourd’hui, enrichie, l’ollada est devenue LE plat emblématique de la gastronomie catalane. Huummmm ! Ce plat mijoté exhale des fumets extraordinaires, un véritable opéra de senteurs sublimées par une symphonie de saveurs en bouche ! Bien sûr, cuisiner l’ollada, nécessite temps, patience et générosité… En revanche, elle prépare à des moments partagés de bonheur ! Ainsi, sa seule évocation ouvre les promesses de belles assurances de toujours régaler vos convives, de rassembler de joyeuses tablées ou d’inviter à la complicité un tête à tête intime et gourmand…

Pour (r)éveiller nos racines catalanes

 Jadis… La Matança

« A l’estiuet de Sant Martí, mata el porc i encuba el vi » (À l’été de Saint Martin, tues le cochon et incubes le vin)

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

Autrefois en Pays Catalan, dans les mas, chaque famille de pagesos (de paysans) possédait son cochon destiné aux salaisons  boudins (botifarres), pâtés, saucissons, jambons (cambajons). Ainsi, aux premiers frimas de l’Hiver, en lune vieille, (pour écarter tout risque de pourriture ou d’altération des viandes) A entendre leurs grouinements inquiets, ces cochons pressentaient-ils la cérémonie de la Matança, où ils devaient être sacrifiés ? C’était l’occasion d’une belle fête où famille et voisins participaient…

L’ollada, ma recette familiale Ma cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui (La Gazette Catalane.com)

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Ingrédients pour 4 personnes qui se tiennent bien à taple

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2 petites palettes de porc
1 petit jarret de porc 400 g ventrèche de porc 3 boudins noirs catalans
2 joues de porc 200 g garró de jambon de montagne à l’os bien rance
1 morceau de carn de perol (pas de fromage de tête !) 1 morceau de sagi (saindoux rance)
6 carottes
3 poireaux
1 petit chou vert bien pommé
8 petits navets ronds
1 oignon piquet de 5 clous de girofle
1 branche de céleri
1 bte 250 g conserve haricots blancs au naturel
6 pommes de terre moyennes
5 gousses d’ail
1 bouquet garni (thym+ laurier)
Poivre

Préparation : 45 min 

Cuisson : 5h30 

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Préparation

La veille

Si les morceaux de viande sont demi-sel, les faire tremper la veille toute la nuit dans l’eau froide.

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Le lendemain

Remplir un faitout déposer palette jarret ventrêche Couvrir d’eau froide Porter à ébullition pendant 15 min puis jeter l’eau de cuisson Dans 1 autocuiseur verser palette jarret garró ventrêche Couvrir d’eau froide Ajouter bouquet garni + oignon piqué de 5 clous de girofle Dés l’ébullition, fermer, Au chuintement de la soupape baisser le feu compter 60 min

Pendant ce temps

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Eplucher laver les légumes les couper en morceaux de 2 cm environ
Emincer le choux en lanières grossières

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En fin de cuisson des viandes (60 min) les sortir et réserver. Frotter graisser tout l’intérieur du faitout au sagi rance Y verser l’eau de cuisson de l’autocuiseur (sans l’oignon piqué de girofle) Ajouter les légumes (sauf pommes de terre et haricots) ail, bouquet garni,

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Escorter d’1 boudin noir et de la carn de perol (les 2 émiettés) Pour terminer compléter par le garró (déjà cuit précédemment) Porter à ébullition l’ensemble puis poursuivre à petits feux tout doux 1 h
Ajouter les pommes de terre et boudins noirs
Poursuivre la cuisson à petit feu 1 h à couvert
Puis compléter par les haricots égouttés, Poursuivre cette douce cuisson 15 min à découvert

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Réchauffée l’ollada est bien meilleure préparez la la veille.

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i Bon profit ! 

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Quel vin pour accompagner ?

« Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s’il est bon. » Marcel Pagnol« 

L’impertinent 2017 Domaine d’Elie

Vin de Pays des Côtes Catalanes
Bouteille de 75cl
Belle robe rouge grenat, aux nuances pourpres profondes.
Beau bouquet intense, où se mêlent les fruits mûrs et une pointe de réglisse. La bouche puissante est construite sur des tanins granuleux. Finale persistante sur les arômes du nez.
Température service : entre 17 et 19° C.

« l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Ille/Têt – Exposition André Robèr

Du 22 septembre au 3 octobre de 10h à 19h El Taller Treize à Ille/têt accueille sur ses cimaises les œuvres de l’artiste André Robèr de son exposition intitulée « Peintures de confinement ». Vernissage Mardi 22 Septembre à 18h30.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’André Robèr Peintures de confinement Exposition du 22 septembre au 3 octobre 2020 Lesamedi 26et dimanche 27 septembre ouvert de 10hà 19h Lesautres jours de 10Hà 12he de 16hà 19He sur RDV Vernissage le mardi 22 septembre à 18h 30 Reize (13)EL taller Treize 13ie Tel06 http://treize-galeric.blogspot.com/’

Mario Chichorro, peindre de l’utopie…

Jusqu’au 22 Juillet, le Musée des Arts et Traditions populaires de Thuir accueille sur ses cimaises les créations « Hors cadre » de Mario Chichorro. Son œuvre est immense. 3500 œuvres, plus d’une centaine d’expositions en France et dans le Monde, à son actif… Les plus grands collectionneurs et musées ont acquis ses tableaux. Exceptionnel Chichorro !

Mario Chichorro (Photo La Gazette Catalane)
Mario Chichorro (Photo La Gazette Catalane)

Il pourrait être à la peinture contemporaine ce que le catalan Gaudi fut à l’architecture et au design. Ses facéties picturales, novatrices, déconstruites, fragmentées, peuvent apparaître comme autant de pastiches des Arts : Brut, baroque, primaire, contemporain et Naïf…. Mario est assurément un singulier personnage. Il ne se prend vraiment pas au sérieux ! De son Portugal natal, il conserve un délicieux timbre chantant. Le regard tendre s’accommode du petit sourire facétieux de celui qui a su préserver l’émerveillement de l’enfance…

« Mon choix est sans réserve. Je suis pour l’irrévérence, l’insubordination, l’irréalisme, l’absurde, la rêverie, la folie, l’utopie, le désir. Je suis solidaire de ceux qui, par volonté ou par la « force des choses », s’installent dans le terroir sauvage et fertile de l’idéal et contribuent, selon leurs moyens, à la création nouvelle et tout autre. »

« Le destin est imprévisible« 

Mario Chichorro(Photo 2 La Gazette Catalane )
Mario Chichorro (Photo La Gazette Catalane)

Mario Chichorro est né en 1932 à Torrès Vedrasau Portugal. Il suit des études à Coimbra et en architecture à l’Ecole Supérieure  des Beaux Arts de Porto pendant 2 ans. Mario rejoint la France en 1963 et réside à Perpignan en Pays Catalan. Jusqu’en 1968 il est employé dans des cabinets d’architecture.« En 1968 dans les rues de Perpignan, je défilais et manifestais. Je travaillais alors dans un cabinet d’architecte. Mon patron l’ayant appris m’a illico licencié, me traitant de révolutionnaire, d’anarchiste. »Relate, d’un sourire amusé le facétieux Mario. Le destin est imprévisible ! Ce fâcheux événement a eu un effet bienheureux puisque Mario a alors réalisé son rêve insensé d’enfant: peindre ! Est-ce bien raisonnable pour une grande personne ? Aujourd’hui encore, l’artiste se joue des interdits. Extravaguant Chichorro ?

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Artiste résolument baroque ?

« Mon choix est sans réserve. Je suis pour l’irrévérence, l’insubordination, l’irréalisme, l’absurde, la rêverie, la folie, l’utopie, le désir. Je suis solidaire de ceux qui, par volonté ou par la « force des choses », s’installent dans le terroir sauvage et fertile de l’idéal et contribuent, selon leurs moyens, à la création nouvelle et tout autre. » Ces propos qu’il tenait voilà plusieurs décennies sont aujourd’hui un pied de nez à toutes les convenances, la pensée unique, uniformisation humaine…

Mario Chichorro Elle est belle la partenaire de l'illusionniste

Hors normes, réfractaire à tout courant artistique, à toute mode, à toute académie, Mario Chichorro l’idéaliste, s’amuse à heurter, à provoquer, à renverser tabous et valeurs admises d’un Monde rationnel hyper formaté. Au bout du pinceau, il manie avec talent, l’ironie, la provocation, la dérision. » Je casse de façon fantaisiste le sujet unique dans mes tableaux. J’opte pour la multiplicité des thèmes parce que j’ai choisi la liberté absolue de l’imaginaire irrationnel !» Évoque le déroutant, Chichorro. Il use de matériaux les plus inattendues : aggloméré de bois, polyuréthane extrudé, résine synthétique, aggloméré de liège…

L’intemporel

Ses œuvres subversives sont autant de passerelles relationnelles entre son fort intérieur et un extérieur idéal rêvé. Ses tableaux lumineux renvoient à l’intemporel. Sa puissante créativité intuitive, impulsive, jongle avec volumes et formes, couleurs et symboles. Là, rien n’est agressif. Ici, tout est équilibre. Ailleurs, la nudité corporelle semble célébrer la pureté morale sans artifices sans fioritures. Chichoro, lance «Nul n’est là par hasard.» N’invite-t-il pas à réfléchir sur le pourquoi de l’existence ?

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Exposition Mario Chichorro Musée des Arts et Traditions populaires Place de la République 66300 Thuir

Jusqu’au 22 Juillet du mardi au samedi de 10h / 12h – 15h /18h. Le Dimanche de 15h à 18h Entrée gratuite – Contact : Tel : 04 68 84 67 67

 

Fabuleux destin de Jahloul Bouchikhi alias CHICO

a Gazette Catalane a rencontré Chico leader du groupe Chico & The Gypsies, ambassadeur de la Paix à l’UNESCO. Il distille à tout va à travers le Monde un message de Paix, d’Amour et de tolérance. Rencontre d’un petit bonhomme au grand coeur. 

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Il est optimiste ! Pourtant la vie ne l’a pas épargné… Il a toujours su rebondir face à l’adversité entre périodes de doutes et vache maigre et assassinat par méprise de son frère, Ahmed Bouchikhi en 1973 à Lillehammer (Norvège) par le Mossad (service secret israëlien) … Chico Bouchikhi, est né à Arles en 1954 dans une famille modeste. Son père marocain est maçon. Sa mère est algérienne. Très tôt, ce rebelle n’éprouve aucun intérêt pour l’école… au grand désespoir de ses parents. 

Rencontre avec Chico…

Le destin est curieux. Le petit Bouchikhi fait la rencontre par hasard à 12 ans de Canut, l’un des fils Reyes. Ce jour là, Chico fait son entrée dans la famille de José Reyes. Vite adopté, il épouse la culture gitane et la musique et la carrière que l’on connaît. Ce gitan beur est aujourd’hui exemple de tolérance au delà des communautés et des cultures.…

Ambassadeur spécial de l’UNESCO pour la paix

Qui a oublié les affrontements inter communautaires entre gitans et maghrébins à Perpignan en hiver 2005?  «Le respect c’est la base de tout, respect de soi et celui des autres pour vivre ensemble. Je suis un symbole un exemple je crois, victime dans ma chair par l’assassinat par méprise de mon frère. J’ai pardonné à ceux qui l’on fait il n’y a que dans le pardon qu’on peut se reconstruire. » Il est devenu en 1995 ambassadeur spécial de l’UNESCO pour la paix…  «Aujourd’hui franchement je ne regrette pas ma démarche. Elle n’apporte que du bonheur autour de moi.  Le malheur apporte du malheur. Je suis très heureux d’avoir effectué ce choix. » Lance-t-il enthousiaste.

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La vie est belle elle mérite d’être vécue, d’être partagée et non détruite. 

Toutes les grandes causes ont leur part d’utopies, le courage, c’est de s’obstiner pour qu’un jour elles deviennent réalité ! Dans une société où chacun tend à se refermer sur lui-même, à ne plus se préoccuper de l’autre, Chico insiste : »Il faut se servir de cette image des Gypsies ! On peut arriver à se comprendre, à s’apprécier. Aujourd’hui, moi le maghrébin et eux les gitans, faisons de la musique ensemble. N’est-ce pas là, le plus beau des dialogues ? »

Chico (Photo La Gazette Catalane).JPG

Le regard quoique noir de Chico dégage une immense bonté. Chantre de la tolérance il déclare : »Il ne faut pas essayer de mettre des barrières entre les hommes. Bien au contraire, il faut établir des passerelles humaines et culturelles… Avoir un regard qui va au-delà. La vie est belle elle mérite d’être vécue, d’être partagée et non détruite. » Il conclut par un « Aimez vous les uns les autres ! » À l’adresse de tout un chacun.

Chico and the Gypsies :

Concert le plus proche du Pays Catalan : Fleury d’Aude le 17 Août 2017

 

Charlotte Julian s’expose, nature, « ses Naïfs »

Du 25 juin au 23 juillet 2017 Charlotte Julian expose au Musée et traditions populaire à Thuir. Depuis de nombreuses années elle expose partout en France, rarement en pays Catalan ! Faut-il rappeler que nul n’est prophète en son pays !…

L’association Les Cimaises éphémères accueille l’interprète de «Comme une fleur de province», la fantaisiste et populaire chanteuse Charlotte Julian. Elle y dévoile son autre talent, son autre passion, la peinture. Eh, oui ! Notre Charlotte nationale a fréquenté à Perpignan dans sa jeunesse conservatoire de musique et Beaux Arts …

Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)

Affublée de son éternelle crinière rousse, le regard bleu profond, sur le ton de la confidence, la gentille Charlotte évoque : «J’ai fait les beaux Arts à Perpignan et je suis montée à Paris en 1969 pour chanter, devenir comédienne, pour exercer mon métier d’artiste. J’ai toujours conservé un joli petit coup de crayon. La peinture est un hobby pour moi» Il y a trente ans, à Paris, une amie lui demande de l’accompagner aux puces pour acquérir un Naïf. Les prix réfrènent l’amie. Spontanément, Charlotte, s’engage et fanfaronne :»Si c’est ce que tu veux, je t’en ferai un !« Après moultes essais laborieux, Charlotte peint son premier Naïf et l’offre à cette amie. «D’amis en amis ; de toiles en toiles, j’ai poursuivi pour faire plaisir !» Lance-t-elle dans un grand éclat de rire. Son second succès «Allez hop ! Tout le monde à la campagne» a probablement marqué son style pictural, son goût pour l’Art Naïf gentillet. C’est une artiste née, aujourd’hui accomplie ! «Cette peinture me correspond ! Ce tableau avec cette mémé devant sa porte avec ses chats je l’ai appelé : moi dans 10 ans. » Lâche-t-elle facétieuse.

Moi dans dix ans par Charlotte Julian (Photo La Gazette  Catalane)
Moi dans dix ans par Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)

Ses Œuvres figuratives minutieuses sont à son image, fraîches, pétillantes, colorées, natures… Elles sont empruntes de rêves d’une sérénité idéale et de souvenirs heureux d’enfance. «J’ai réalisé le rêve perdu de Maman, celui de devenir artiste !» Révèle-t-elle humblement.

Collioure par Charlotte Julian (Photo La Gazette  Catalane)
Collioure par Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)

Charlotte Julian semble davantage regarder le monde qui l’entoure avec les yeux de son âme bohème qu’avec ceux de la raison carthésienne. Pour certains, son Art Naïf peut paraître comme l’expression d’un infantilisme ou d’une niaise gaucherie. Pourtant, la stylisation et la simplification révèlent surtout l’imaginaire et le symbolisme d’un monde ingénu idéalement heureux…Utopie ou nostalgie ?

Musée Arts et Traditions  Exposition ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h30, Dimanche de 15h à 18h30. Entrée libre

Collioure : La Fête des Artistes !

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Affiche réalisée par Caroline Oneill Atelier ANAMORPHOSES rue des Treilles (et aussi sur le front de mer près du clocher)

 Samedi 17 juin de 11h à 19h sur le port de Collioure, l’association  » Nous Artistes de Collioure » organise pour la promotion de l’Art, des artistes créateurs du petit port catalan. 

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Une invitation à rencontrer ces artistes, en déambulant, en flânant, aux pieds du majestueux château royal de Collioure (Castell Reial de Cotlliure). Prendre le temps ? N’est-ce pas un luxe que chacun peut facilement s’accorder ? Car comment apprécier des créations et capter des émotions  suggérées en courant ?

Fabien Vila : Du graffeur repenti aux créations élaborées du Surf’Art

Mouvement en constante évolution, le Graffiti assimilé au Hip-Hop, explore désormais de nouveaux horizons tel que le Surf’Art. Rencontre avec l’un de ses adeptes passionné.

La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)
La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)

Inspirés de l’art pariétal des peintures rupestres des cavernes et de l’Art naïf révolutionnaire du mouvement Muralisme mexicain, Tags et Graffitis sont apparus voilà quarante ans dans les dédales de rues sordides des ghettos délabrées américains. En ces lieux, s’aventurer peindre son nom sur les murs était pour un adolescent l’affirmation d’une identité symbolique, expression de force et d’humour nécessaires pour survivre dans la jungle urbaine underground. Poussés par le désir insatiable de création, d’aspiration à la beauté, ces jeunes explorèrent leurs talents, pour devenir virtuoses de la calligraphie, spécialistes en images chocs : Le Street Art était né.

Du tag au graf

La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)
La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)

C’est ainsi qu’adolescent, en quête d’identité, de reconnaissance, Fabien Vila s’est passionné pour ce genre, considéré jusqu’à peu comme un Art mineur. Cet éducateur spécialisé avoue aujourd’hui (il y a prescription) : »J’ai bravé l’interdit en me risquant à peindre des murs entiers mais jamais des rames de wagons !» Puis il précise : »J’ai commencé par tagger sur des murs mon blaze, ma signature, souvent illisible pour les non-initiés. Puis j’ai abouti au graffiti, plus recherché avec des effets 3D, du Bubble style arrondi aux couleurs cinétiques.» Quelques années plus tard, Fabien s’est échappé des rues pour s’offrir l’univers plus feutré de la création artistique sur toile, de l’éphémère au durable. L’instant est solennel.

Un pêché avoué…

En bon graffeur repenti, il s’indigne : »Je suis contre le fait de dégrader les biens d’autrui.» Du lettrage, il est passé à la fresque. S’il utilise toujours les peintures en bombe, il les associe aux acryliques appliqués aux pinceaux et couteaux, complétées par les poscas. Autodidacte, Fabien n’a jamais pris de cours. Son art est brut, intuitif. Sa technique, un don. Il puise son inspiration artistique dans ses deux passions : Le surf et la mer qu’il décline en Surf’Art en peignant des planches à voile ou à surf. Il réalise aussi des peintures sur meubles ou bustes ainsi que des œuvres sur commande.

Contact : 06 23 01 52 49

Un extraordinaire parcours…

Qui, dans ses jeunes années, ne s’est-il pas rêvé artiste ? Puis, à l âge adulte, le temps a déjà commis son œuvre, étouffant la plupart de nos rêves les plus fous de l’enfance…C’est sans compter sur les facéties du destin. Voyez, l’extraordinaire destinée de Gaston… Quel beau cadeau de vie est ici relaté ! …

L’incroyable destin de Gaston… Lire la suite