Si la légende des herbes de Sant Joan m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasa lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. L’éternel béret vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, prés de l’ermitage Sant Marti de la Roca. la merveilleuse plaine du Roussillon se déroulait à nos pieds ! Là, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité… quand soudain, Manel brisa ce silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

Ermitage de Sant Martí de la Roca au dessus de Camélas.

La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

Tous droits réservés Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)


Ma Cuisine Catalane

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Quel bonheur de pouvoir vous rencontrer, d’échanger avec vous ! Ces moments-là privilégiés, transpirent l’authenticité ; exhalent la gentillesse, la délicatesse… Lors de ces rendez-vous dédicaces, j’ai été agréablement surpris de vous savoir si nombreux à témoigner de votre attachement à cette cuisine populaire catalane, vivante, gouteuse, rustique, élaborée et raffinée ! Elle sublime les subtiles saveurs de Méditerranée flattées d’influences grecques et orientales. Une cuisine singulière par ses associations improbables, ses déclinaisons de sucré/salé, ses dispositions à utiliser des fruits secs, des aromates, de l’huile d’olive dans ses plats de viande ou de poisson. Méditerranéenne et Pyrénéenne ses recettes magnifient les saveurs des bons produits de nos paysans et artisans des terroirs du Pays Catalan.

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

Si comme moi, vous avez l’Amour du Roussillon chevillé au cœur, je vous dédie ce recueil de recettes catalanes aux empreintes paysannes. Une cuisine au tempérament bien trempé, vraie, généreuse, populaire : Familiale d’ahir, personnelle d’avui, traditionnelle de sempre. C’est une ode aux belles valeurs humaines offertes en héritage par nos parents, de nos grands-parents ; Deçà mes propos ; un hymne pour clamer haut, fort, la nécessaire sauvegarde de ce patrimoine populaire…

Nous apprenons de nos racines

Promouvoir cette cuisine familiale et traditionnelle c’est participer à la préservation durable de l’identité Catalane, de sa culture, de son bel Art de vivre, parce qu’au bout de nos fourchettes se profilent nos racines ! Simple, généreuse, elle s’impose comme une cuisine d’aujourd’hui parmi les plus créatives et originales des cuisines méditerranéennes. Elle puise son authenticité, ses inspirations, son essence dans les traditions et dans la générosité de chaque Catalan !

Où se procurer le livre ? D’abord le commander chez votre libraire

Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux… ) pour organiser des rencontre privilèges de dédicaces ! Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalane pour aller au contact, à votre rencontre, provoquer l’échange, savourer le plaisir du partage…

Vos propositions : Tel 07 77 28 64 13 ou Mail : jeanluc.modat@bbox.fr

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La fabuleuse légende de la barque enchantée

Auteur artiste créateur : Jean-Luc MODAT tous droits réservés Mai 2022

En Zidro, un vieux pêcheur catalan d’anguilles conteur et poète à ses heures perdues, m’a conté hier matin une très ancienne histoire onirique. Elle m’a ému. Je vais tenter de vous la livrer telle que je l’ai saisie.

L’extraordinaire histoire de la barque bleue L'anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

Imaginez-vous, chers lecteurs, vous êtes assis peinard sur un tas de filets de pêche, prés de Zidro, ce vieux loup de mer au visage tant buriné par le soleil que par les traces du temps, vêtu de sa veste bleue usée et délavée, son éternel béret vissé sur la tête… Plongé dans le silence des lieux, vous êtes à l’anse de la Roquette au lieu-dit « les barracas des pêcheurs » face à l’étang de Salses, à l’écart de tous sentiers battus… Un exquis moment complice, hors le temps…

« Approche-toi davantage, Nin, pour ne pas en perdre une miette! » M’invita-t-il de sa voix rocailleuse. Il planta son regard franc droit dans mes yeux pour s’assurer de mon écoute… Puis Zidro, débuta ainsi son histoire ainsi : « Depuis de longues semaines Désiré n’avait pêché le moindre petit fretin… Les filets de son trabaccou restaient désespérément vides ! Ce matin-là, debout sur son cassou (barque catalane à fond plat), le pêcheur plantait puis poussait sa fica (une longue perche de bois ) pour faire glisser sa barque jusqu’à son postre (son lieu de pêche) où il avait calé la veille. Désiré hala les cordes du filet… Il ressentit aussitôt une forte résistance. « Si enfin, la chance me souriait ? » Se dit-il.

L'anse de la Roquette étang de Salses photo  © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
Barraca d’en Jeannot L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

C’est alors qu’apparut l’énorme tête d’un mérou. Quelle ne fut pas sa surprise d’entendre aussitôt ce poisson le supplier : »Relâche-moi et toute ta vie tu en seras récompensé. « A ces mots, le pêcheur paniqua. « Un poisson qui parle, c’est sorcellerie ! » Se dit-il. « Tu ne le regretteras pas » Insista le mérou. Est-ce par crainte du malin, sans même réfléchir, Désiré s’exécuta et rejeta le poisson à l’eau.  » C’est étrange ! Les mérous ne fréquentent pas les eaux peu profondes des étangs… » Cette évocation le fit tressaillir.

L'anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)
L’anse de la Roquette étang de Salses photo © Jean-Luc Modat (lagazettecatalane.com)

Depuis lors, Zidro n’est jamais rentré bredouille de la pêche! Même par des temps peu cléments, il revenait la barque bleue pleine à ras bords. C’était une chose bien étrange comme si cette barque bleue était douée de vie. Elle le dirigeait toujours jusqu’aux zones poissonneuses. Le pêcheur se doutait bien que ce n’était pas le fruit du hasard. Ce brave mérou avait tenu parole ! Toute son existence Zidro réalisa de belles pêches. Il conserva son secret jusqu’à son dernier souffle pour réserver ses ultimes instants de vie à me confier cette belle histoire, à moi, Jeannot, son fils. Zidro consacra toute sa vie, son énergie à convaincre ses amis Mariners i pescaires d’épargner les placides mérous des côtes catalanes.

Créations © Jean-Luc Modat Auteur – illustrations- photos 2022

Pays Catalan : Vite ! Vite ! Un nouveau Monde à inventer …

Défiance envers les élites ? Rejet du système ? Résignation ? Que nenni ! Lors de toutes campagnes électorales, la plupart des alimentaires de la politiques possèdent les solutions à tous nos maux… Eh bien non ! A quelques nuances prés quelques mois après rien ne change ! Les salariés se font toujours plumer, les pauvres sont toujours plus pauvres…

L'oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)
L’oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)

Aux jeunes ?

Des emplois à temps partiel, au rabais ou précaires,   quelques mesurettes de circonstances pour les faire patienter…ou taire. Les revenus boursiers quant à eux montent crescendo sans que personne ne s’émeuve ! Les délocalisations continuent inéluctablement, des milliers de personnes perdent leur emplois…et leur perspectives d’avenir.

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Photo La Gazette Catalane 

Les retraités ?

Avec leurs modestes pensions vont encore essuyer les soi-disant « réformes » au nom l’équité sociale : Du cynisme ! Quand la priorité du moment est de supprimer l’ISF (Impôt sur la Fortune)

Les solutions ?

Le bon sens du peuple. Décider de l’avenir des citoyens au plus prés de chez eux ICI et MAINTENANT. La France demeure jacobine excessivement centralisée. Ni Bruxelles ni Paris ne peuvent plus décider désormais de la vie de millions de citoyens vivant à 1000 km… Il est nécessaire de ne plus confier le pouvoir à la même oligarchie ou à leurs valets soumis qui dirigent le pays depuis des décennies…

Les signaux ne mentent pas !

Nous vivons la fin d’une civilisation celle de la prééminence économique et culturelle de l’Occident, d’un mode de vie exclusivement basé sur le pétrole, les matières premières à profusion… Des atteintes irrémédiables sont portées à la Planète, à la vie, aux grands équilibres environnementaux. Nous nous obstinons à ne parler que de croissance économique, donc de spoliation des réserves naturelles de la Planète au détriment de nos enfants et des générations à venir.

 Vite ! Vite ! Un nouveau Monde est donc à inventer, très vite !

Chacun, conscient des dangers, doit s’y employer au quotidien, ICI et MAINTENANT pour l’avenir de nos enfants… Certes, cette approche n’est pas de mise, aujourd’hui dans les discours politiques ! Mais La Gazette Catalane concourt à la recherche de la vérité, en toute honnêteté. Engagez-vous dans cette démarche, avec la foi en l’Avenir ! Agissons Pays Catalan !

Ma Cuisine Catalane…

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Ni maître queux, pas même marmiton… Seulement un humble gastronome attaché aux plaisirs de cette bonne cuisine populaire catalane qui régale tant notre Art de vivre. Cette cuisine vivante enchante nos papilles, ravive nos plus tendres émotions, attise nos plus beaux souvenirs de bonheur simple… Une cuisine où tous les sens sont invités ! Ce livre, réalisé, conçu, auto-édité par mes soins vient de paraître ! Suite à l’afflux de demande, en rupture momentanément sur la plupart des sites, vous pouvez toujours le commander chez mon partenaire. (Voir ci dessous Bookelis)

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

Où se procurer le livre ?

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Menaces sur l’eau potable en Roussillon ?

Par Jean-Luc MODAT Le 28 Avril 2022

Dans un silence assourdissant d’indifférence, d’ignorance ou de je-m’en-foutisme, une menace insidieuse plane au-dessus de nos têtes telle l’épée de Damoclés ! Toutes les alertes lancées depuis des années par les hydrogéologues résonnent toujours en creux. Pourquoi ? L’accroissement des prélèvements, les dégradations liées pour l’essentiel, aux gaspillages, aux afflux massifs et exponentiels de populations, aux pollutions. Car si le sous-sol de la plaine du Roussillon abrite de précieuses et fragiles réserves d’eau, les plus profondes sont menacées de dégradations irréversibles, vitale pour nous tous.

Deux types de nappes

  • Les nappes Quaternaires peu profondes (maximum 20 m ) sont situées dans les bassins d’alluvions des trois fleuves côtiers du Roussillon (Agly, Têt, Tech) et sur les franges du littoral (Salanque, Illibéris) Elles sont alimentées par les infiltrations d’eaux de pluie et de cours d’eau.
  • Les nappes fossiles du Pliocène (Entre 6 000 et 12 000 ans) sont plus profondes jusqu’à 200m .Elles alimentent en eau potable nombre de nos villages de la Plaine du Roussillon.

50% de la consommation d’eau potable provient des nappes quaternaires (Bassins de la Têt; bassin du Tech) 50% proviennent des nappes profondes du Pliocène sur l’ensemble de la plaine.(*)

En Pays Catalan, la consommation d’eau potable est évaluées à environ 80 millions de m3 / an prélevés dans ces nappes du Roussillon, répartis entre : Agriculture intensive, piscines, gaspillages ménagers, forages, géothermie ! 50% destinés à l’eau potable du robinet, 1/3 à l’irrigation agricole, le solde restant aux activités économiques et commerciales, usages communaux et ménagers.

L’irrigation des cultures de fruits et légumes provient des nappes Quaternaires superficielles. Cependant, de nombreux forages « clandestins » pompent dans les nappes profondes notamment dans les zones autrefois dédiés à la vigne et aujourd’hui converties à l’arboriculture, notamment dans les Aspres. L’estimation de ces prélèvements agricoles serait évaluée entre 28/30 millions de m3.

Avec l’afflux touristique estival et les flux continus de nouvelles populations, les niveaux de la nappe du Pliocène vont continuer de baisser par ces prélèvements excessifs. Cela pourrait entrainer un effet syphon avec intrusion d’eau de mer dans la nappe (surtout en saison touristique) rendant irrémédiablement l’eau potable impropre à la consommation.

Sources : Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon

Modernités – globalisation / Traditions – Localisme

Il n’est pas rare que nouveaux arrivants, fraîchement installés, ou anti-autochtones invétérés, reprochent aux Catalans et aux Catalans de cœur, de défendre avec vigueur leur identité, leur culture et leurs traditions. Ces opposants, souvent tenants clivants de la pensée unique universelle bien commode pour eux pour se soustraire aux adaptations. Aussi, s’arrogent-ils le droit de dresser modernité contre Tradition, voire de la dénigrer. Au-delà de ces postures d’opposition s’esquisse une toute autre réalité ! (Par Jean-Luc Modat)

La Sardane danse de la Fraternité et de la Paix Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

Ainsi, par l’absence de repères, d’ancrages, ceux-là même n’hésitent pas à nier, à dénigrer les traditions, les cultures ancestrales locales, la ruralité, en les associant à l’immobilisme, au retour en arrière, au conformisme de vieux réacs ringards…. par opposition à l’éloge d’une modernité, gage d’une évolution positive soutenue par la propagande de la culture urbaine Woke mondialisée hors sols, bien servie par les nouvelles technologies et les médias inféodées, asservie par l’éphémérité et la mobilité, stimulée pour une consommation effrénée…

Localisme, l’alternative à la mondialisation

Si des progrès indéniables, scientifiques, industriels, technologiques, ont participé à une évolution profitable du bien être de chacun de nous, pour autant, nos modes de vie individualistes associés au consumérisme, à la mobilité, à la croissance économique… Mettent en péril l’Humanité, hypothèquent l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures, provoquent la mise en danger de la Planète. L’économie circulaire, donner du sens à nos choix, par le retour à des consommations plus raisonnables, accès sur l’essentiel et la préférence locale est une réponse, un défi pour chacun d’entres nous.

Les courses ne sont plus réservées aux seules femmes, les hommes aussi s’y activent ! L’absence de présences d’hommes sur ce dessin est indépendant de notre volonté

Penser globalement, agir localement

Aaah ! Le progrès avec revers et travers : Perte de sens, disparitions des repères et des liens sociaux, abandons de valeurs humaines ; inflation des conduites addictives, l’implosion des familles, multiplications exponentielles des maladies mentales, mal-être au travail, pollutions… Ces symptômes non exhaustifs démontrent que ce progrès-là tel que nous le connaissons conduit à une impasse funeste. Les cultures traditionnelles régionales (catalanes pour notre part) sont donc essentielles aux survivances de nos identités et de nos racines catalanes, aux maintien de liens sociaux, s’y soustraire serait un renoncement, voire un reniement. A l’évidence, ne sommes-nous pas invités à rechercher l’harmonie, l’équilibre durable, entre modernité et traditions sans pour autant admettre pour notre part (les Catalans) la nécessité d’un repli sur nous-mêmes ? C’est à cela que s’attache le Collectif « Agissons Pays Catalan » que j’ai rejoint.

        

Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

        

Cavaliers du froid et saints de glace

Cavallers del fred i sants de glaç

Jean-Luc Modat

Si à Pâques nous avons joui de magnifiques journées ensoleillées… Pouvons-nous pour autant reléguer le mauvaise temps au placard ? Méfions-nous car Avril avec ses extravagances nous réserve bien des surprises ! Une petite piqûre de rappel ou un vaccin s’imposent à tous car la confusion règne entre Cavaliers du froid et Saints de glace. Les cavaliers surgissent dés le 23 avril jusqu’au 6 mai ; les Saints s’illustrent à partir du 11 mai puis les 12, 13, 14 Mai…. Et un petit dernier pour la gourmandise ? Le 25 Mai ! Même si certains de ces Saints ont été priés de disparaître du calendrier actuel, la tradition populaire les conserve toujours en mémoire.

Ainsi dés le 23 Avril pour la Sant Jordi (Saint Georges) débutent deux périodes perturbées par les caprices du temps des plus redoutables. Selon de très anciennes mémoires populaires ces épisodes climatiques seraient associés aux Cavaliers du froid suivis des non moins célébrissimes Saints de glace ! Si aujourd’hui certains Saints ont été éclipsés en douce de nos calendriers policés, les dates demeurent le tout sur fonds de Lune rousse…

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Cavaliers du froid

Saint Georges, patron de la Catalogne -

Le 23 Avril, Sant Jordi (Saint Georges) est le premier des cavaliers du froid, celui qui ouvre le bal d’un temps calamiteux, très instable, frileux, venteux, pluvieux ; puis se présente Saint Marc le 25 lui succède Saint Robert le 30 pour finir par le 3 Mai, Saint Philippe ( Allez donc glaner ce jour-là le thym fleuri et odorant )

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Les Saints de glace…

Il y a de quoi en perdre son latin ou son Catalan ! Ce sont eux les Saints de glace ! Si les noms de ces saints ont changé, les dates restent de glace… A eux trois ils évoquent un petit hiver retardataire. On les accuse d’apporter du froid à la mi-mai.

  • Le 11 Mai Sainte Estelle a remplacé Saint Mamert
  • Le 12 Mai Saint Achille a remplacé Saint Pancrace
  • Le 13 Mai Sainte Rolande a remplacé Saint Servais
  • Le 14 Mai Saint-Boniface
  • 25 Mai Saint-Urbain

C’est alors que s’achève les saints de glace… Aïe ! Aïe ! Que nenni ! J’oubliais ! Il y a aussi ce petit dernier petit malin… Le 25 Mai et Saint Urbain qui tient tous ces quatre illustres prédécesseurs dans le creux de sa main. Apolit ! (Prudence!)

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La lune rousse

Rien à voir avec une quelconque couleur particulière. Cette période de lunaison qui suit le dimanche de Pâques est appelée « lune rousse » Sa dénomination provient de la couleur prise par les jeunes pousses et bourgeons naissants détruits par le gel.

Samedi 23 avril, c’est Sant Jordi !

Al nostra Pais Català(1) cette belle Fête populaire a lieu cada Primavera 23 de abril (2) La Culture flirte avec le Romantisme pour célébrer ce jour-là le livre, l’Amour et la culture Catalane. Cette tradition veut que les couples s’échangent des présents : Quand les femmes remettent un livre ; les hommes, leurs offrent une rose… Au-delà de ces images désuètes et surannées de cette tradition se cache la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal ! Des valeurs toutes d’actualité et à la véracité ténue !

(1) A notre Pays Catalan – (2) Chaque Printemps le 23 Avril

Les origines de la Sant Jordi ?

Saint Georges, alias Sant Jordi, est Saint patron de la Catalogne depuis 1456. Cette fête doit son originalité à un mélange de traditions datant d’époques différentes auxquelles s’ajoutent la légende de Saint Georges terrassant le dragon pour sauver la princesse et la population de la furie du monstre (selon la légende, des roses rouges émergèrent du corps de l’animal traversé par l’épée de Saint Georges, qui en offrit une à la princesse) Si Sant Jordi est connu c’est aujourd’hui comme le Saint patron des amoureux !

La symbolique de la Sant Jordi

Si d’aventure, votre esprit curieux vous pousse à vous livrer à lexégèse allégorique de cette légende… Par-delà sa forme surannée de fête catalane des amoureux se cachent des significations cachées du mythe du preux chevalier Saint Georges, alias Sant Jordi. La symbolique de la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal !

Le Pays Catalan dans la peau

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics Jacobins parisiens, montpelliérains, toulousains… s’activent méthodiquement à la disparition du fait Catalan en organisant, en structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode de nos jeunes et des forces vives vers des métropoles.. Ces populations autochtones ou assimilées sont habillement substituées, remplacées par les recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué !

Traditions vidées de tous leurs sens

Déjà, le Catalan n’est plus parlé dans les rues des village ou si peu, le % de catalans dans la population de cesse de fondre pour devenir anecdotique, nos traditions disparaissent ou sont vidées de tous leurs sens, la gastronomie est supplantée par de la restauration de malbouffe : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole… Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Aveyronnais, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas…