Des panellets aux Pignons pour Noël

Avui (Aujourd’hui), je vous offre, (aqui mateix !) ma délicieuse recette de panellets (petit pain en catalan). En Pays Catalan la Tradition invite ces véritables spécialités catalanes sur toutes les bonnes tables pour Noël. Je vous suggère de découvrir ma recette et surtout de la réaliser vous-même, vous allez voir, c’est un régal, c’est très facile ! Le fait maison c’est bien meilleur !

Ma recette de panellets catalans

Loin de moi la prétention de proclamer ma recette comme la « véritable » tant il en existe un nombre infini et de déclinaisons… Cependant elle n’en demeure pas moins traditionnelle et familiale.

Facile-Préparation 1 h-Repos 1 nuit-Cuisson 10 min

USTENSILES :
– 1 autocuiseur
– 3 assiettes 1 saladier + 1 Bol
– 1 fourchette +1 couteau +1 cuillère bois + 1 pinceau de cuisine
– 1 balance + 1 zesteur
– Film alimentaire + papier sulfurisé
– 1 four + 1 sole

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Pour environ 30 panellets

– Patate douce (poids cuit 300 g)
– 200 g de sucre de canne
– 3 œufs – Un peu de farine – 400 g d’amandes en poudre
– Le zeste d’un citron vert non traité et lavé
– 300 g de pignons de pin

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Comment procéder pas à pas ?

Etape 1 : Préparation de la pâte

Peler la patate douce, la tronçonner en plusieurs morceaux La cuire à la vapeur (10 min au chuchotement de la soupape)
Dans un saladier écraser la patate cuite en purée encore chaude Laisser refroidir Ajouter zestes de citron, sucre, poudre d’amande, Séparer le jaune et le blanc d’un œuf. Incorporer ce jaune dans la pâte Mélanger le tout et pétrir pour obtenir une pâte homogène Filmer cette pâte – Laisser reposer au frigo 1 nuit

Etape 2 : Confection des panellets

Verser les pignons dans une assiette
Séparer les jaunes et les blancs de 2 œufs. Battre ces jaunes d’œuf dans un bol Battre légèrement les blancs dans une assiette creuse
Préchauffer votre four à 240°C pendant 15 min Enfariner vos mains ça évite à la pâte de coller aux doigts Prendre un peu de pâte, faire des boules de la taille d’une noix. Paner chaque boule dans le blanc d’œuf Rouler dans l’assiette de pignons pour les enrober.
Bien modeler et appuyer chaque boulette Déposer chacune sur le papier sulfurisé posé sur la sole du four Badigeonner le dessus des panellets du jaune d’œuf.
Enfourner à 240 degrés 8 à 10 min Surveiller  les panellets doivent être dorés sans trop
Vous pouvez les conserver dans une boite hermétique. Servir à Noël vous serez surpris(e) par le succès

Les origines de la tradition des panellets se perdent dans des temps immémoriaux. Ces panellets pourraient être liés à des rituels funéraires, héritages de cultes païens anciens. Ces offrandes aux défunts pourraient évoquer l’idée d’éternité (Les panellets se conservent longtemps)

La meilleure façon d’apprendre à connaître le Pays Catalan ? C’est de le vivre !

Recette catalane du Poulet dominical

Par Jean-Luc Modat

C’était hier ! Oh, il n’y a pas si longtemps que ça, au temps où la messe dite, notre appétit aiguisé pressait nos pas légers pour rejoindre, allegro, le rendez-vous gastronome du bon poulet dominical qui émerveillait tant nos papilles gourmandes ! Ce plat délicieux et simple invitait toujours un petit air de fête à de belles et exubérantes tablées familiales… Pour rendre hommage à ces souvenirs gastronomiques que nous avons très certainement partagés, je vous confie ma recette catalane du poulet au four comme avant… Bon profit Amics i fins Aviat !

Gifs animés automne

Exhausteur de goûts, exaltateur de saveurs !

La nostra Cuina catalana (notre cuisine catalane) est rustique, épicée, métissée, colorée, ensoleillée, matinée d’influences méditerranéennes très marquées… Ce patrimoine culinaire familial se nourrit aussi de l’authenticité de son territoire, de ses terroirs, du caractère de sa population… reflets de l’identité catalane !

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Cuisiner, c’est Aimer offrir du plaisir !

Alors que la multitude abêtie adepte de la malbouffe dédaigne la gastronomie qu’elle considére comme un vieux machin dépassé… Les esprits avertis s’attachent, eux, aux Arts régionaux du bien vivre, aux traditions locales, aux caractères des terroirs, aux typicités des vins, aux goûts et saveurs authentiques… comme des valeurs refuges rassurantes en échos à ce Monde standardisé, aseptisé, insipide. Je m’attache donc, ici, à vous offrir mes meilleures recettes familiales, goûteuses, dans cette rubrique « Ma Cuisine catalane d’hier et d’aujourd’hui  » (La meva cuina catalana d’ahir i d’avui)

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Ingrédients

1 poulet fermier entier découpé en quartiers ou 2 cuisses + hauts de cuisses

3 tomates débittées en rondelles épaisses ( si c’est la saison)

1 citron non traité

6 pommes de terre de Cerdagne

1 verre de vin blanc + 1/2 verre de Banyuls

8 échalottes coupées en julienne

5 gousses d’ail + 2 branches (1) thym+ (1) romarin + Persil frais

Huile d’olive + poivre noir + fleur de sel + paprika doux + cannelle poudre

Réalisation

Recette traditionnelle catalane du Poulet dominical (Jean-Luc Modat)

Sur une plaque pâtissière ou sur sole du four verser de l’huile d’olive

Hacher le persil et l’ail. Eplucher et découper les pommes de terre les découper en rondelles épaisses. Eplucher et débiter les échalottes. Découper les tomates (si c’est la saison) et le citron en rondelles épaisses

Disposer sur la sole ou la plaque : Pommes de terre, échalottes, saupoudrer de paprika doux et de noix muscade

Saler, poivrer les morceaux de poulet les disposer sur le lit de pommes de terre ajouter (tomates) et citron. Epandre persil ail, paprika, cannelle. Arroser d’huile d’olive

Cuire au four pendant 15 min à 250 ° C. Retourner le poulet verser 1 verre de vin blanc. Poursuivre la cuisson 20 min à 200 ° C. Retourner et arroser les morceaux de poulet cuire encore 20 min. Poursuivre 15 min en mode grill 180° C. Arroser. Les pommes de terre seront confites….

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Bon profit Amics !

La disparue de Banyuls

Des vignes Catalanes à la tribune de l’ONU, une incroyable affaire !
Victor Aloz

L’une des vocations premières de la Webzine La Gazette Catalane.com est la promotion des talents du Pays Catalan, (re)connus, parfois méconnus, souvent inconnus… Découvrez donc La disparue de Banyuls, suivez l’empreinte des pas de Mado…

La disparue de Banyuls - Des vignes Catalanes à la tribune de l’ONU, une incroyable affaire !

« Fable moderne, conte fantastique, l’histoire extraordinaire de Mado vous surprendra à chaque page ! Des vignes de Banyuls à la tribune de l’ONU le destin inimaginable de cette femme bouleverse tous les codes, chamboule vos croyances et dépeint notre monde sans filtre, ouvrant la voie à tous les possibles, les meilleurs comme les pires. Dans ce miroir à peine déformant, notre présent, notre passé et notre avenir se bousculent dans un cheminement qui coule naturellement, inexorablement, mais vers quoi ? Vers qui ? Vers où ? C’est toute l’alchimie de ce récit incomparable. Ce qui n’est que vraisemblable aujourd’hui peut devenir vérité demain, ce qui est vérité d’aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain…. Qu’en penseraient Platon et Aristote ? Peut-être diraient-ils que les hommes sont prisonniers de leurs opinions, et que s’en libérer ferait d’eux des dieux ? Mais ils l’ignorent encore… »

Disponible chez l’éditeur ! www.leseditionsdunet.com

Si la légende des herbes de Saint Jean m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasait lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

© 2019 Tous droits réservés photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. Le béret toujours vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, face à la merveilleuse plaine du Roussillon, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité … Brusquement, Manel brisa notre silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

© 2019 Tous droits réservés photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

Tous droits réservés Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)


« El cant dels ocells », hymne à la fraternité universelle

El cant dels ocells, une émouvante interprétation à capella ; une extraordinaire voix envoûtante… Marina Rossell réveille, dans notre for intérieur, des émotions ensevelies, assoupies, occultées. Ecoutez !

Son thème ? « Tous les oiseaux de la création célèbrent la naissance du Christ… » La beauté et la puissance d’incantation, cette oeuvre admirable est universelle et intemporelle. Toute sa vie, en conclusion de ses concerts, le violoncelliste Pau Casals l’a interprétée sur toutes les plus grandes scènes du Monde, faisant de cette mélodie de la terre natale un hymne à la fraternité universelle.

 

el-cant-dels-ocells

Catalan Français

El cant dels ocells

Cançó de nadal

Al veure despuntar
el major lluminar
en la nit més ditxosa,
els ocellets cantant,
a festejar-lo van
amb sa veu melindrosa.

L’àguila imperial
se’n vola cel adalt,
cantant amb melodia,
dient: Jesús és nat,
per treure’ns de pecat
i dar-nos alegria.

Repon-li lo pardal:
Avui, nit de Nadal,
és nit de gran contento!
El verdum i el lluer
diuen cantant, també :
« Oh, quina alegria sento!

Cantava el passerell :
Oh, que hermós i que bell
és l’infant de Maria!
I li respon el tord :
Vençuda n’és la mort,
ja naix la vida mia !

Refila el rossinyol :
És més bonic que el sol
més brillant que una estrella!
La cotxa i el bitxac
festegen al manyac
i a sa Mare donzella.

Cantava el reietó
per glòria del Senyor,
inflant amb biçarria;
el canari segueix:
llur música pareix
del Cel gran melodia.

Ja n’entra el cotoliu
dient: Ocells veniu
a festejar l’aurora!
I lo merlot, xiulant,
anava festejant
a la més gran Senyora.

L’estiverola diu:
No és hivern ni estiu
sinó que és primavera;
puix que és nada una flor
que pertot dóna olor
I omple la terra entera.

Cantava el francolí:
Ocells qui vol venir
avui a trenc de dia
a veure el gran Senyor
amb sa gran resplendor
a dins d’una establia?

Ve cantant el puput:
Eixa nit ha vingut
el Rei de més grandesa!
La tórtora i el colom
admiren a tothom
cantant sense tristesa.

Picots i borroners
volen entre els fruiters
cantant llurs alegries;
la guatlla i el cucut
de molt lluny han vingut
per contemplar el Messies.

Cantava la perdiu
Me’n vaig a fer lo niu
dins d’aquella establia,
per a veure l’Infant
com està tremolant
en braços de Maria.

La garsa, griva o gaig
diuen: Ara ve el maig!
Respon la cadernera:
Tot arbre reverdeix,
tota branca floreix
com si fos primavera.

Xiuxiueja el pinsà:
Glòria avui i demà;
sento gran alegria
de veure el diamant
tan hermós i brillant
als braços de Maria.

El xot i el mussol
al veure eixir el sol
confosos se retiren.
El gamarús i el duc
diuen: Mirar no puc;
tals resplendors m’admiren!

Le chant des oiseaux

Chant de Noël

En voyant se lever
La plus grande lumière
Dans la plus douce des nuits
Les oiseaux chantent
Ils vont le fêter
avec leur voix délicate.

L’aigle impérial
S’envole haut dans le ciel
Chante mélodieusement
En disant « Jésus est né
Pour nous libérer du péché
et nous donner la joie ».

Le moineau lui répond:
« Aujourd’hui, nuit de Noël,
est une nuit de grand bonheur ».
Le verdier et le tarin
disent en chantant aussi :
« Quelle joie je sens ».

La linotte chante :
«O h, qu’est-ce qu’il est joli
l’enfant de Marie ! »
Et la grive lui répond :
« La mort est vaincue,
Maintenant commence ma vie ».

Le rossignol poursuit :
« Il est plus joli que le soleil
plus brillant qu’une étoile ! »
Le rougequeue et le tarier
fêtent l’enfant
et sa Mère vierge.

Le roitelet chante
Pour la gloire du Seigneur,
Gonflant avec fantaisie.
Le canari continue :
« Leur musique semble
Une grande mélodie céleste ».

Maintenant entre l’alouette
En disant : « oiseaux, venez
fêter l’aurore ! »
Et le merle, en sifflant
allait fêter
la plus grande dame

La mésange dit :
«Ce n’est ni l’hiver, ni l’été
mais c’est le printemps :
puisqu’une fleur est née
qui embaume partout
et emplit la terre entière».

Le francolin noir chantait:
« Oiseaux, qui veut venir
aujourd’hui au lever du jour
pour voir le grand Seigneur
et sa grande splendeur
dans une étable?»

La huppe vient en chantant :
« Cette nuit est venu
le Roi le plus grand
La tourterelle et la colombe
éblouissent tout le monde
en chantant sans tristesse. »

Les pics verts et les bouvreuils
volent dans les vergers
en chantant leur joie
la caille et le coucou
sont venus de très loin
pour contempler le Messie.

La perdrix chantait :
« Je m’en vais faire le nid
dans cette étable
pour voir l’Enfant
comme il tremble
dans les bras de Marie.»

La pie, la grive et le geai
disent : Maintenant arrive Mai !
Le chardonneret répond :
« Tous les arbres reverdissent
toutes les branches fleurissent
comme si nous étions au printemps ».

Le pinson sifflote :
« Gloire aujourd’hui et demain
Je sens une grande joie
de voir le diamant
si joli et brillant
dans les bras de Marie ».

Le hibou et la chouette
en voyant se lever le soleil
confus se retirent
la hulotte et le grand-duc
disent « je ne peux pas regarder;
de telles splendeurs m’éblouissent ».

Thuir : Le cinéma catalan à l’honneur

Dimanche 31 Mars à 16 h à Thuir, le Théatre des Aspres, l’Omnium Catalunya Nord et Cinémaginaire s’associent à la programmation cinématographique catalane pour une première. Le film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons ,

L’Òmnium Catalunya Nord ?

L’Omnium oeuvre à la promotion de la langue et de la culture catalane. Il s’attache à organiser de nombreux cours de catalan pour adultes dans plus de 18 communes du Pays Catalan. L’association organise également la « Nit de Sant Jordi » qui décerne chaque année des Prix Littéraires. Depuis peu, l’Òmnium propose également du cinéma en catalan sur grand écran et sous-titré en français pour l’ouvrir au plus grand nombre.

MISS DALI

Un premier film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons, est projeté au Théâtre des Aspres ce dimanche 31 mars à 16h. Ce film dont la sortie est programmée à la  mi-mars est pré-nominé pour les prochains Oscars dans 13 catégories et retrace la vie de Salvador Dali par le prisme de sa soeur cadette Anna Maria Dalí i Domènech, de quatre ans sa cadette. Jeunes, ils s’adorent. Et puis le contexte progressiste de l’Espagne républicaine, le monde heureux qui voit l’émergence d’artistes de la carrure de Federico Garcia Lorca et Luis Buñuel, s’évanouit d’un coup du fait des guerres qui frappent l’Europe, tandis qu’apparaît dans la vie du peintre l’énigmatique Gala et que le succès de ce génie du XXe est en train de devenir planétaire.

Ventura Pons, le réalisateur…

ICULT rodaje de la pelicula Miss Dali de Ventura Pons con las actrices Claire Bloom y Sian Phillips

Le cinéaste barcelonais Ventura Pons est  l’un des directeurs de cinéma le plus connu de Catalogne. Il est également  scénariste et producteur. Issu du théâtre, il accordera toujours une grande attention à la direction artistique. Il a débuté dans le cinéma avec un film sélectionné par le Festival de Cannes en 1978 (Ocaña, retrat intermitent) qui sera diffusé dans de nombreux festivals internationaux jusqu’à devenir un film culte. En 1981, il crée la maison de production Els Films de la Rambla et de nombreux succès s’enchainent dont un bon nombre de comédies puis des collaborations avec de nombreux écrivains contemporains dont Josep Maria Benet i Jornet, Sergi Belbel, Lluis-Anton Baulenas, Jordi Puntí, etc…

CINEMA au Théâtre des Aspres – boulevard Violet,  66300 Thuir

Entrée : 5€ adultes, 4€ jusqu’à 18 ans, chômeurs, étudiants

Carte d’abonnement : 30€ les 6 séances + 1 séance offerte

      Renseignements : 04 68 84 67 87 / Pas de réservations possibles.

Retrouvez prochainement la programmation Cinéma sur le site de la ville www.thuir.fr

Proverbe du jour(Proverbi d’avui)

La Prade de Thuir une zone naturelle humide à préserver du béton et de l’urbanisation
(Photo La Gazette Catalane.com)

Si en français, ce proverbe populaire se présente sous la forme d’une métaphore : « on récolte ce que l’on sème », les Catalans, eux, vont droit au but et n’y vont pas par quatre chemins… Si nous agissons mal, nous recevrons en retour du mal et nous devrons en assumer les conséquences. Réfléchissons donc bien avant d’agir et attention aux retours de bâton ! Bon Dimanche à Tous (Bon diumenge a tots !)

La légende catalane de La Patorra, la vella de les set cames

La Gazette Catalane propose de raviver les traditions catalanes qui rythmaient jadis la vie de nos ancêtres et la période du Carême au cœur même des villages et des mas du Pays Catalan… 

Vella

Il était une fois une vieille tradition catalane d’ici, hélas disparue voilà un siècle, qui rythmait jadis le quotidien du Carême alors strictement observé. Prohibées ! Les généreuses charcuteries… Défendue ! L’ollada ben porquejada (l’ouillade riche en cochonnailles) Chacun « se délectait » de légumes, d’œufs et de morue principalement. Du mercredi des Cendres à Pâques, sept semaines obligeaient chacun aux privations, à respecter deux préceptes : Jêune et abstinences.

Là, intervenait la tradition catalane de la Patorra, la vella de les set cames (la vieille aux sept jambes) Petite poupée ou effigie de carton, la Patorra au faciès peu avenant, grincheuse, tenait d’une main une morue, de l’autre un panier de légumes. Elle possèdait sept jambes, une pour chaque semaine de Carême.

La Patorra, la vella de les set cames.JPG

Chaque samedi ou dimanche, on lui arrachait une jambe comptant ainsi le nombre de semaines qui séparaient de Pâques. On la brûlait le Samedi Saint venu, veille de Pâques (el dissabte de Glòria), à la grande joie des enfants et au grand soulagement des grandes personnes qui rêvaient de truitada amb cansalada (l’omelette à la ventrèche) et les délicieuses bunyetes…

omelette

TRESSERE : La Festa de les Bruixes

Attention, elle arrive, du 19 au 21 Octobre, la 31e édition de la fête des sorcières à Tressère (organisée par le Foyer Rural). Un petit coup de baguette magique, et hop ! Ce petit coin des Aspres se métamorphose en un village magique et fantastique… Le pays des sorcières ! Spectacles fantastiques, musiques de rue, contes et concerts endiablés vont ensorceler petits et grands !

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Connaissez-vous la légende ?

En Pays Catalan, venue de la nuit des temps, la légende nous raconte que les bruixes, les soirs de pleine lune, se plaisent à  se rassembler dans les champs de bruyère, là où est dissimulée une surprenante pierre blanche, la Pedra Lluna, à quelques kilomètres à peine Tressère. La légende évoque qu’au 12ème coup de minuit la nuit de la Saint Jean, la personne qui apercevra un papillon blanc se poser sur cette pierre, découvrira le trésor des «dones d’aigua» ou les fées enchanteresses.

Bruixes 2018 (3).jpgUne potion magique…

C’est bien connu, les enfants rêvent les yeux grands ouverts ; les grandes personnes devront quant à elles fermer les yeux pour revenir à leurs rêves d’enfance… et imaginer un imposant chaudron où sont portés à ébullition de grosses louches d’imagination, trois parts épaisses de rêves, une généreuse brassée d’émotions, des pincées de fantastique, quelques doigts de mystères, de grosses poignées de convivialité… Voilà pour la recette de cette potion magique concoctée par les Bruixes de Tressère pour assurer une fête haute en couleurs avec de belles qualités artistiques ! Venues des quatre coins du Pays Catalan, chapeaux pointus, turlututu ! Ongles longs manucurés, nez crochus, dotées de pouvoirs extraordinaires, les Bruixes investissent Tresserre pour inviter petits et grands à faire la fête durant trois jours

Fabuleuse fête avec de belles surprises concoctée par le Foyer Rural.

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Le 23 Avril c’est Sant Jordi !

Cette San Jordi revêt un caractère particulier, un symbole !  C’est le symbole de la victoire de la lumière sur l’obscurantisme, pour que puissent éclore les fleurs de la culture, symbole du succès du Bien sur le Mal. En Catalogne des personnes sont emprisonnées pour avoir simplement des convictions. Ailleurs, les moindres opposants sont embastillés… Pour percer les explications de cette tradition il faut aller compulser dans le vieux livre de la mythologie catalane, la légende du preux chevalier Saint Georges, dit Sant Jordi… Saint patron de la Catalogne depuis depuis 1456.

La Légende de Sant Jordi

saint-george

Il était une fois

Dans un lointain royaume  vivait une superbe princesse, un brave chevalier et un terrifiant dragon à tête de serpent, cornes, énormes écailles Ce monstrueux dragon semait la terreur auprès de la population du  royaume, dévorant sans distinction, hommes, femmes, enfants et bêtes. Pour tempérer la fureur du monstre, le peuple décida de lui sacrifier chaque jour une personne en guise d’offrande. Tour à tour tiré au sort, le sacrifice était peu à peu devenu une habitude… Jusqu’à ce qu’un  jour, le destin désigna la propre fille du roi ! N’ayant d’autre choix que de condamner sa fille aux griffes du dragon, le roi tomba dans une immense tristesse… Le terrible jour arriva. La princesse cheminait pour rejoindre l’antre du monstrueux animal lorsqu’elle rencontra un jeune et beau chevalier. Elle évoqua le sort qui lui était réservé. Le chevalier décida de prendre sa place pour aller combattre le monstre  Après un combat acharné  lutte Jordi arriva, à la fin de la journée, il réussi à trancher la tête du dragon, son sang jaillit pour s’épandre sur le sol… à l’endroit poussa vivement un rosier fleurit de roses rouges. Sant Jordi offrit alors une rose à la princesse en gage d’amour.

Cette San Jordi est toute particulière et riche de symbolique ! C’est le symbole de la victoire sur l’obscurantisme, pour que puissent éclore les fleurs de la culture, symbole du succès du Bien sur le Mal.