Mois : mars 2018

Connaissez-vous Zidro, passeur atypique de mémoires ?

Nos campagnes catalanes regorgent de talents enfouillis dans l’anonymat. La Gazette Catalane se plaît à les débusquer pour votre plaisir ou votre simple curiosité ! Venez ! Suivez-moi ! Veniu segueix-me ! Allons du côté de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer) à la rencontre d’un singulier personnage : En Zidro, guide historique atypique de Banyuls-sur-Mer, SON Banyuls natal, dont il vous fera découvrir la singulière et profonde histoire. Surprise !

Qui de Isidore ? Qui de Zidro ? a créé son personnage ?

Isidre évoque  » Le concept du personnage de Zidro est né en Septembre 2005 sous ma plume… … un peu par accident disons-le! » Le trait peut paraître épais, frisant la caricature… Zidro personnage créé par Isidre Camins, est attachant : L’embonpoint ceint d’une Faixa rouge,  la barretina insolente, de petite taille, les  »Vigatanes » chevillées ses convictions, un xic rondouillard,, de larges moustaches soulignent une verve à l’accent chantant et rocailleux Catalan…Ce Zidro-là vous transportera dans un voyage intemporel  inoubliable vers des ailleurs improbables…

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Depuis Juin 2014, Isidre Camins, guide historique indépendant et atypique fait découvrir le patrimoine de Banyuls sur mer et Cerbère. Zidro vous transposera vers les trésors cachés de notre belle côte.

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Isidre Camins, qui êtes-vous ?

« Je me nomme Isidre CAMINS né (il y a bien des siècles) au Puig del Mas, à Banyuls sur mer. « Isidre  est un vrai passionné « Je suis guide historique, auteur, conférencier, reconstitueur et par-dessus tout, passionné d’histoire. » S’exclame-t-il enthousiaste.  « Si le monde compte nombre d’Agrégés d’histoire, j’aime à me définir comme étant un  »Abrégé d’histoires »… Car d’histoires, j’en ai vécu beaucoup ! » Un conteur, un guide Historique amoureux de la seva terra però també la nostra ! un patrimoine, un héritage ancestral qu’il partage dans un détail surprenant, riche d’histoire. Une passion qu’il s’évertue d’offrir au public pour une belle balade en terre inconnue dans l’arrière pays. Zidro vous fera découvrir Banyuls, les chapelles Romanes, les tours de guet, en passant par les petits secrets des caches contrebandières, bien planquées parmi les murettes de vigne.

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Contacter Zidro :

 Les excursions sont proposées en Français et en Catalan.
 Les excursions s’ofereixen en català i en francès.

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Les castells (château en français) images fortes de l’identité catalane. 

Inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, les castells (château en français) véhiculent une image forte de l’identité catalane… Ils représentent une incroyable démonstration d’équilibre, de force et de courage, comme une métaphore de la construction sociale. les castells portent des valeurs de travail d’équipe, d’énergie collective et de solidarité intergénérationnelle…

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L’enxaneta au sommet del castell (Photo La Gazette Catalane)

Origines

L’origine exacte des castells est méconnue. Selon certains érudits, les castells proviendraient d’une tradition islamique christianisée. Pour d’autres,  ils seraient issus d’anciennes danses (moixigangues) exécutées en Pays valencien au début du XVIIème siècle. Elles auraient évoqué la Passion du Christ et le mont Golgotha. Chaque danse se serait achevée par l’élévation d’une petite pyramide humaine.

Castellers ou pyramides humain tradition catalane (PhotoLa Gazette Catalane.JPG
Castells traditions catalanes (Photo La Gazette Catalane.JPG

Junts sem mes forts, ensemble nous sommes plus forts

Si certains symboles catalans, comme le drapeau, l’hymne et la sardane, ont été interdits sous la dictature franquiste, les castells ont été épargnés pour tomber cependant en désuétude à cette époque. Dans les années 1980, les castells connaissent un regain d’intérêts de nombreuses colles castelleres réapparaissent. Les castellers ont une devise : « Força, Equilibri, Valor i Seny », en français : « De la force, de l’équilibre, du courage et du bon sens ». Les « colles » organisent des démonstrations de pyramides humaines lors des fêtes de villes et de villages dans toute la Catalogne.

Les castells sont des pyramides humaines où l'union fait la force. (Photo La Gazette Catalane)
Formé par ces deux enfants, le sommet (pom de dalt) (Photo La Gazette Catalane)

À l’aube du 18e siècle, la représentation du Christ fut abandonnée pour la construction d’une tour humaine : c’est ainsi que les castells ont perdu toute connotation religieuse. Ils devinrent une sorte de sport, une tradition à mi-chemin entre la danse et le théâtre, un peu à l’image des mystères du Moyen Âge.

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La base de la tour (la pinya)  Photo La Gazette Catalane

 

 

Mônsieur Paul, personnage haut en couleurs !

Il était une fois, au cœur de la bonne vieille ville de Thuir, rue de la République, une échoppe atypique, aux réminiscences d’un passé révolu, où il faisait bon fouiner, dénicher, découvrir… La petite boutique exhalait des effluves de vin aux flagrances catalanes… Ici, pas de « marketing, marchandising « ! C’était d’abord l’accueil qui prévalait, le contact, l’humain…

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Monsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)

Personnage débonnaire

L’éternel chapeau visé sur la tête, attifé d’un perpétuel tablier noir vigneron, Paul Reverdy, alias Monsieur Paul, vous accueillait chaleureusement. Personnage débonnaire, haut en couleur, la faconde chaude gorgée d’expressions méditerranéennes, qui aurait deviné en lui des origines gasconnes ?

Môônsieur Paul

Moôôsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)
Moôôsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)

Son parcours singulier l’avait mené de son Villeneuve sur Lot natal où à l’âge de 13 ans il devait apprenti manutentionnaire pour migrer à Perpignan à la tête d’une société de transport de fret de 1200 camions… Depuis 1992, il tenait boutiques juxtaposées : Lui c’était le vin ; Brigitte, son épouse, les fleurs. Monsieur Paul contait et racontait à l’envie son autre passion : Le Rugby, l’USAP pour lesquels il avait consacré avec son épouse Brigitte, plus de vingt ans de leur existence comme dirigeants. D’ailleurs, les murs de l’échoppe étaient tapissés de photos souvenir couleur sépia, de vieilles gloires du rugby catalan. Là, dans un semblant de bric-a-brac, savamment organisé, un florilège des grands crus du Roussillon, Domaines Cazes, Piquemal, Terrassous, Mas Amiel… côtoyaient de prestigieuses bouteilles des grands terroirs français parmi des grills à escargots, des puro… Au fil des va-et-vient des passants, rue de la République, le tenancier n’avait de cesse d’être interpellé : « Salut Paul ! «

Aujourd’hui, le couple a pris une retraite bien méritée, la boutique a disparue… Hélas, depuis, Paul rencontre de graves problèmes de santé qui le condamnent à demeurer cloîtré chez lui ! Là, les amis (ou les supposés amis) ne brillent que par leur absence. L’ingratitude humaine est décidément l’une des valeurs les plus partagée de nos jours !

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Paul REVERDY Truculent personnage (Photo La Gazette Catalane)

N’était-ce pas cela la qualité de vie ? Cet art de vivre tout particulier à préserver ? Les commerces de proximité sont cruciaux pour la vitalité des centres villes des villages de notre beau Pays Catalan, pour le lien social qu’il induit. La prolifération des grandes surfaces commerciales participe à gommer nos spécificités, notre culture, nos traditions…

Thuir : Fin de saga des quincailliers !

Samedi 20 Janvier 2007 à 19 h la saga d’une célèbre famille thuirinoise de quincailliers prenait fin….

De charretier à quincaillier… Chez les Tignères, Fa temps ! On était charretier de père en fils… Cette grande lignée de charretiers thuirinois s’est achevée avec le jeune Marcel. Confronté à la mécanisation de l’agriculture qui supplantait le cheval, il a donc troqué la charrette pour le négoce. Qui, parmi les anciens thuirinois de souche, aurait oublié la quincaillerie Canal dans la rue Arago ? Poursuivre la lecture de « Thuir : Fin de saga des quincailliers ! »

Thuir : Une autre époque…

Un présent difficile ; un avenir incertain, chacun a besoin de se rassurer en se réfugiant dans son passé idéalisé aux valeurs sûres et authentiques … 

Au travers de ce reportage, nombreux se remémoreront un temps pas si éloigné que cela que nous considérons déjà comme rétro… Où il faisait bon vivre dans nos jolis villages du Pays Catalan regroupés autour de l’église et la mairie , où la vie y était simple, authentique, sublimée par des rapports humains véritables ! Allez ! Suivez-nous… C’était  le Vendredi 12 Juin 2007 à 11h35.

Qui soupçonnerait Marcel de ne pas être thuirinois de souche, tant il fait parti des figures emblématiques de cette Ville ? C’est aussi un personnage incontournable du rugby et de la vie de l’UST ! Ce Vendredi matin 12 juin 2007, son émotion contenue est palpable. Marcel Julia passe la main à de nouveaux propriétaires… Pour lui, après 48 ans derrière son comptoir, le passé était simple ; le futur, antérieur… 

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Marcel Julia (Photo La Gazette Catalane)

Marcel Julia, ancien troisième ligne au RC Narbonne et à l’USAP, vient de signer une mutation en faveur de l’UST. Aussitôt, ce natif de Corneilla del Vercol, s’installe à Thuir avec Hélène son épouse. «A 23 ans, je quitte Corneilla et l’entreprise familiale «Julia-Malet» de machines outils agricoles, dirigée par mon père et mes oncles pour me lancer dans la vie.» C’est le 1 Avril 1959, Marcel et Hélène, succèdent aux époux Farran derrière le comptoir du vieux et minuscule bureau de tabac de la rue du souvenir. C’est alors l’artère commerçante principale du cœur de ville où se concentrent une quarantaine d’échoppes. Les soirs d’Été, les gens vivent dehors, prennent «la fresca» sur les pas de porte, jusqu’à tard dans la nuit. «En ce temps là, nous ouvrions dés 6h du matin jusqu’à 10 heures du soir. Et puis, chacun prenait davantage le temps de discuter qu‘aujourd’hui.» Confirme Marcel un tantinet nostalgique. «Dés mon installation, j’ai de suite eu comme clients tous les illustres anciens de l’UST. Ils m’ont initié à la légende du Club !» S’exclame-t-il non sans fierté.Très vite, cet endroit devient rendez-vous des spécialistes du verbe haut, haut lieu des histoires croustillantes, siège incontournable des commentateurs avisés des 4èmes mi-temps qui refont les matchs et forment les équipes…Un peu à l’étroit, en 1962, les «Julia» décident d’agrandir leur magasin. Soucieux de diversifications, au tabac, timbres, confiseries, articles de chasse et de pêche, ils intègrent parfums, jouets…et le journal d’ici L’Indépendant. En 1971, Thuir connaît une importante expansion grâce à l’ouverture de l’hôpital. Les visites des caves Byrrh drainent un flot continu de touristes qui ignore le cœur de ville. Vivoter ou réagir ? Marcel a choisi ! En 1972, il saute sur une opportunité et acquiert un «courtal» aux demoiselles Romeu, bien situé sur un axe stratégique de passages. Il y fait bâtir l’actuel magasin de plus de 100 m2. Là, outre le tabac, on y trouve timbres-poste, cartes postales, L’Indépendant, journaux nationaux et magazines, librairie. Il flaire le bon coup du loto…

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L’équipe de l’époque du Hall de la presse

En 1986, ses enfants, Anne et Marc intègrent l’affaire familiale. En 2000, le temps de la retraite pour Marcel a sonné ! Son fils lui succède, informatise le magasin, le modernise, toujours sous l’œil bienveillant de son père. Aujourd’hui, Marc a hélas décidé de changer d’activité et d’explorer d’autres horizons. Les yeux rougis mélancoliques, Marcel a une tendre pensée pour sa fidèle clientèle. 48 ans ça tisse des liens !  «J’ai décidé de venir chercher mon journal tous les matins ici, bien sûr comme client !« Se lance Monsieur Julia en guise de défi comme pour ne pas oublier ce qu’il a su créer et faire prospérer…

 

Prendre le temps de vivre (Autrement) !

Changer sa vie…  

Vous conviendrez que pour la plupart d’entres nous depuis notre naissance, notre vie a semblé comme toute tracée, formatée, conforme à toutes évidences… Les années passent avec ses carcans d’habitudes rassurantes, combien sommes nous à avoir tenté de nous poser ? De prendre ce temps précieux de la réflexion sur notre condition ? Sur la pertinence de notre façon de vivre et son contenu réel ? Soyons francs : Très peu ! Sauf qu’il est toujours temps d’infléchir nos habitudes, de changer de mode de vie au quotidien, ici et maintenant !

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Prendre son temps… 

Parce que la croissance économique et son corollaire de consommation à-tout-va semblent avoir atteint leurs limites tant leurs impacts sur la Planète sont devenus irréversibles ; Certains s’accordent du temps à ne rien faire, à méditer, à la réflexion  sur le vrai sens à donner à leur vie…

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C’est ainsi que discrètement, sans avoir l’air d’y toucher, jour après jour, de bouche-à-oreille un mode de vie de prime abord insignifiant, est entrain de convaincre un nombre croissant de personnes qu’une Autre façon de vivre est possible… et qu’elles sont en capacité à mieux appréhender certains aspects essentiels de leur vie quotidienne et pas que…

Découvrez les 10 commandements !

Les 10 commandements pour prendre le temps de vivre

Passa : Monastir del Camp ? Joyau de l’art roman catalan

De souche ou d’adoption combien sont-ils les Catalans à ne pas avoir encore visité ce joyaux de l’Art roman catalan des XIet XIIIsiècles ? Classé aux Monuments Historiques par liste de 1862 par Prosper Mérimée… 

monastir del camp 'Photo La Gazette Catalane).jpgNul ne peut rester insensible à la joliesse de cette imposante bâtisse environnée de vignes ! Là, des siècles d’Histoire vous contemplent. Une lourde grille de fer forgé se dresse devant le visiteur en passage obligé vers des ailleurs intemporels. Sitôt franchie, le silence poussé par le souffle d’air des lieux, happe le visiteur pour l’entraîner aux confins des mystères de l’Histoire et de ses Légendes. Chacun, ici, entre en communion avec lui-même, prend conscience de sa propre existence loin des fureurs du Monde.

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Cet ancien prieuréorganisé autour d’un cloître gothique… Il est situé dans les Aspres prés de Thuir. C’est un haut lieu de légendes locales avec comme acteurs principaux : Charlemagne, les Sarrasins, des moines Augustins et des chanoines Bénédictins, la Vierge Marie, une source miraculeuse, la Révolution, la Famille Jaubert de Passa.

Portail du Monastir del camp (Photo Jean-Luc Modat).JPGHameau du Monastir del Cam, 66300 Passa Téléphone : 04 68 38 80 71

Horaires : 

vendredi 15:00–17:00
samedi 15:00–17:00
dimanche 15:00–17:00
lundi 15:00–17:00
mardi 15:00–17:00
mercredi 15:00–17:00
jeudi Fermé

 Tarifs
• Plein tarif : 4 € ; Tarif Pass Patrimoine 66 et enfant : 3 
– 12 ans gratuit.

La (vraie) légende catalane des féroces simiots

Un simiot ? Què és això ? Bon ! Ni vous, ni moi n’étions témoins quand ça s’est passé… Il faut remonter le temps, des siècles jusqu’au temps jadis. Fa temps ! Feuilletons la mythologie catalane…. « Voyons un peu ! Si… Si… Simoits… ça y est, trouvé ! » La page indique l’existence de créatures diaboliques, d’affreux petits monstres constitués d’un corps de félin, d’une tête et d’une queue de singe…. Ces bestioles sont appelées Simiots. Poursuivons…

La légende catalane

Els simiots de Basalú
Els simiots de Basalú

La légende dit que « Les simiots vivaient terrés dans les montagnes du Vallespir i de l’altre costat dels Pirineus, dans le haut Ampurdan. La nuit venue, ces créatures diaboliques sortaient des forêts pour envahir les bourgs et les villages, sans crainte des hommes. Ces féroces simiots escaladaient les toits descendaient par les cheminées pour s’emparer des enfants qui n’étaient pas sages, les enlever et les dévorer. « Breuh! Ja tinc por !« 

Que nous informe les chroniqueurs d’alors ?

Simiots1L’approche de l’An Mille provoqua craintes et terreurs populaires… Aussi nombres de récits naïfs focalisèrent toutes ces peurs obsessionnelles en l’avenir. A cette époque, en comté du Roussillon, le Vallespir fut frappé d’énormes inondations destructrices des récoltes, génératrices de terribles famines et de la peste. Ces cataclysmes poussèrent les bêtes sauvages (Ours, sangliers, lynx, loups, sangliers, chats sauvages ) à quitter leurs repaires, errer nuit et jour dans les zones habitées à la recherche de nourriture jusqu’à s’attaquer aux populations. Hallucinations liées à la famine ?

Simiots2

Certains habitants crurent deviner des monstres étranges et inconnus ; d’autres ragots évoquèrent les Yetis (Survivances sauvages imaginaires de l’Homme néandertalien.) Troubadours vedettes de l’époque et savants xipotaires  renommés s’accordèrent pour les baptiser «simiots» en référence à leurs ressemblances supposées aux singes. A Arles sur Tech, il y avait en ce temps là, au monastère de moines noirs bénédictins de l’ordre de Cluny, un certain abbé Arnulfe, un saint homme vertueux.

Simiot al Calendari 2016 de mitologia catalana. Il·lustració d’Anna Ribot Urbita

Il se dit que tout cela était arrivé à cause de ses propres péchés et de ceux des habitants de la région, le fléau ne pourrait être conjuré que par l’arrivée en ce lieu d’Arles de reliques de quelques saints. C’est ainsi qu’Arnulfe partit en 960 pour Rome. Là-bas, il aurait été reçu par le pape Jean XIII pour obtenir les précieuses reliques de St Abdon et Sennen à ramener à Arles/Tech.

simiot pintura Arles sur tech
Simiot pintat dins l’església d’Arles

Pour les préserver durant le voyage, l’abbé Arnulfe les aurait cachées dans des barriques compartimentées. Les parties supérieures et inférieures remplies d’eau, les parties du milieu aménagées pour recevoir les reliques. C’est grâce à ce stratagème qu’elles auraient été acheminées par bateau jusqu’à Cadaques puis chargé sur un mulet. L’abbé Arnulfe accompagné d’un muletier, se seraient mis en route. Quant sur sentier escarpé longé d’un vertigineux ravin, pour prodiguer du courage à son mulet le muletier aurait lâché un beau et gros juron. Aussitôt, la bête aurait dégringolé dans l’abime, aurait disparu. Impossible de récupérer ni la bête ni son précieux tonneau ! Arnulfe aurait poursuivi sa route. Aussi quelle aurait été sa surprise en entrant à Arles d’entendre sonner les cloches à la volée et de découvrir sur la place de l’église la populace agenouillée autour du mulet et son tonneau qui aurait déjà opéré la guérison des pestiférés. La légende raconte qu’à son arrivée, les Simiots auraient déguerpi à jamais… Ainsi la légende était née ! Survivance de cette ténébreuse époque ? Lors de la fête de l’ours en Vallespir, l’homme déguisé en ours est appelé Simiot. En clôture de cette fête, « l’ours » est rasé pour lui rendre son aspect humain.

Simionts Eglise Saint André sorède
Simionts Eglise Saint André sorède