Le fricot de veau de l’oncle Andreu de Politg

Par Jean-Luc Modat

Guisat de vedella de l’oncle Andreu de Politg

Ce matin, au lever du lit, le souvenir insistant de l’oncle Andreu s’agrippa à mes pensées. Quelques images têtues, couleurs sépia, m’entraînèrent inexorablement dans les Aspres, à Politg (hameau de Camélas ) chez cet oncle… Ooooh ! Un vieux garçon, petit, rondouillet, un xic xerraire (un peu hâbleur)…… cependant doué d’une extrême gentillesse. Tout heureux d’accueillir, un invité… Il fallait le voir s’affairer ce brave homme mitonnait un de ces fricots de derrière les fagots… Aujourd’hui, son beau souvenir m’incite à lui rendre hommage et à m’atteler à cette fabuleuse et généreuse recette ! L’une des plus appréciées de la cuina catalana popular i familiar (cuisine populaire et familiale catalane). Très simple à réaliser Huuumm… Osez donc la cuisiner ! Flot d’éloges et déferlement de compliments assurés de vos convives régalées ! Je vous imagine déjà, fière (ou fier) de votre plat simple mitonné fet a casa (fait maison), heureuse (ou heureux) d’avoir prodigué du plaisir, dispensé ces moments partagés de bonheur avec ceux qui vous sont chers !

Préparation 30 min Cuisson 2 h Difficulté Facile

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Ingrédients (Pour 4 personnes)

Guisat de vedella de l’oncle Andreu © Copyright Jean-Luc Modat
  • 800 g de poitrine de veau des Pyrénées débités en morceaux d’environ 3 cm. 
  • 2 oignons jaunes moyens
  • 4 belles carottes du pays 
  • 1 cuillère à café de sagi (saindoux)
  • 1 boite de 400 g tomate concassée. 
  • 4 gousses d’ail. 
  • 1 verre de vin blanc + 1 verre de rancio
  • Laurier, thym. 1 càc de cannelle en poudre Poivre Sel 
  • Huile d’olive – 1 cuillère de farine
  • 5 pommes de terre moyennes de Cerdagne
  • 1 belle poignée de champignons secs
  • 1 petite boite de champignons mélange forestier
  • 30 cl bouillon de boeuf
  • 250 g d’olives vertes

Mise en place

Préparer tous les ingrédients :

  • Faire tremper et réhydrater les champignons secs dans de l’eau tiède.
  • Faire tremper fans de l’eau froide les olives
  • Porter à ébullition 40 cl d’eau + 1 bouillon de volaille – Réserver
  • Hacher les oignons grossièrement
  • Ecraser les gousses d’ail
  • Eplucher les pommes de terre les couper en 4 + Peler les carottes les débiter en rondelles
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Réalisation

  • Dans un Faitout faire fondre 1 cuillère à soupe de sagi (saindoux) + chauffer 1 filet d’huile d’olive  
  • Faire revenir les morceaux de veau – Réserver
  • Dans cette huile faire blondir l’oignon compléter avec l’ail
  • Laisser suer puis ajouter le bouquet garni, 1càc de cannelle en poudre – Assaisonner
  • Intégrer la boite de tomate Verser le vin blanc, réduire 5 min
  • Ajouter le veau, champignons (secs + mélange forestier) et olives bien rincés
  • Mouiller avec le rancio – Lier la sauce avec 1 cuillère à soupe de farine – bien remuer
  • Incorporer le bouillon de boeuf Couvrir et porter à ébullition Laisser mijoter en cuisson très douce 40 min
  • Ajouter pommes de terre, carottes, parfaire la cuisson à feu très doux environ 50/60 min à couvert
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Accords de vin

« Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s’il est bon. » Marcel Pagnol

Le rouge d'Élie

Le Rouge d’Elie Rouge

6 rue Godefroy. Thuir 66300. Artisan vigneron Jean-Claude Batlle 06 09 66 07 85  Courriel : domaine.elie@gmail.com

Un vin qui a de la carrure, vin de partage, empreint d’amitié et de plaisir de l’instant partagé. Un vin gourmand, sur le fruit, facile à boire en toutes occasions ! Une bouteille sirotée invite à déboucher la petite sœur ! (copyright ©Jean-Luc Modat)   

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Accords musicaux

Jordi Barre Dona me la mà illustration : Mavela Estrella

Recette catalane de la tarte aux pommes de mon enfance…

Par Jean-Luc Modat

C’est la tarte que me préparait ma grand mère, Mamie Rose. Je vous propose cette belle recette catalane de tarte aux pommes de Sahorre. Accordez-vous donc ce temps plaisir, les yeux fermés, à vous délecter… Chaque bouchée gourmande vous transportera en enfance heureuse. Pas de Bonheur sans partage ! Ainsi, déciderez-vous de régaler vos enfants et/ou vos petits enfants en les invitant à un savoureux goûter ou à un délicieux dessert ! Vous m’en direz des nouvelles !

Recette catalane de la tarte aux pommes de mon enfance

La gastronomie catalane reflet de notre identité

Préparation 15 min  Cuisson 35 min

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Ingrédients pour 6 gourmand(e)s

1 pâte brisée ou feuilletée prête à l’emploi. Je préfère la feuilletée

 6 pommes golden pelées, évidées et coupées en dés (environ 1 cm)

2 oeufs

60 g de beurre fondu

125 g d’amandes en poudre

5 cuillères à soupe de sucre roux

2 cuillères à soupe de fleur d’oranger

2 cuillères à café de cannelle en poudre de Ceylan

Préparation

Préchauffer le four à 210° C. (th. 7). Etaler la pâte et garnir un moule à tarte piquer le fond de pâte à la fourchette.

Eplucher les pommes, les débiter en dés de 1 cm. Ajouter la fleur d’oranger + 2 c. à soupe de sucre, mélanger.

Battre ensemble œufs, sucre, poudre d’amandes, beurre, cannelle

Mélanger les pommes coupées en dés avec cette préparation

Enfourner et cuire 35 mn jusqu’à obtention d’une surface dorée caramélisée. Laisser refroidir sur une grill. Servir tiède.

Recette catalane de la tarte aux pommes de mon enfance

Bon profit Amics !

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La disparue de Banyuls

Des vignes Catalanes à la tribune de l’ONU, une incroyable affaire !
Victor Aloz

L’une des vocations premières de la Webzine La Gazette Catalane.com est la promotion des talents du Pays Catalan, (re)connus, parfois méconnus, souvent inconnus… Découvrez donc La disparue de Banyuls, suivez l’empreinte des pas de Mado…

La disparue de Banyuls - Des vignes Catalanes à la tribune de l’ONU, une incroyable affaire !

« Fable moderne, conte fantastique, l’histoire extraordinaire de Mado vous surprendra à chaque page ! Des vignes de Banyuls à la tribune de l’ONU le destin inimaginable de cette femme bouleverse tous les codes, chamboule vos croyances et dépeint notre monde sans filtre, ouvrant la voie à tous les possibles, les meilleurs comme les pires. Dans ce miroir à peine déformant, notre présent, notre passé et notre avenir se bousculent dans un cheminement qui coule naturellement, inexorablement, mais vers quoi ? Vers qui ? Vers où ? C’est toute l’alchimie de ce récit incomparable. Ce qui n’est que vraisemblable aujourd’hui peut devenir vérité demain, ce qui est vérité d’aujourd’hui ne le sera peut-être plus demain…. Qu’en penseraient Platon et Aristote ? Peut-être diraient-ils que les hommes sont prisonniers de leurs opinions, et que s’en libérer ferait d’eux des dieux ? Mais ils l’ignorent encore… »

Disponible chez l’éditeur ! www.leseditionsdunet.com

Ma recette catalane de la pâte de coings

Par Jean-Luc MODAT

La meva recepta catalan de Codonyat

Je vous livre, aqui ( ici) , cette magnifique recette catalane du Codonyat (pâte de coings). A la différence de la pâte de coing commune, celle-ci s’accommode du sucré salé, en dessert, avec du fromage, ou dans la composition de sauces… Une recette fet a casa (Faite maison), sans artifices, sans produits chimiques, ni additifs, ni colorants, ni même le moindre conservateur chimique. A vos tabliers ! Préparez donc votre pâte de coings pour offrir à ceux que vous aimez un extraordinaire florilège de plaisirs …

A l’âge des culottes courtes, les vendanges rentrées, venait le temps du Codonyat… J’en dégustais une belle tranche au goûter sur une grande tartine de bon pain croustillant. Aujourd’hui, parmi les fruits de l’Automne, le coing semble quelque peu oublié. Aussi, en écho aux souvenirs de ces goûters d’enfance, sans pour autant tomber dans la nostalgie béate, j’ai donc décidé de le (re)mettre à l’honneur ce fruit sous sa forme la plus prisée : La pâte de coings ( Codonyat ) ! Dans la Grèce antique, le coing était le symbole de l’Amour et du bonheur. Ça vous tente ?

Pâte de coing

Ustensiles

  • 1 bassine à confitures
  • 1 ou 2 moules ou récipients servant de moules
  • 1 spatule en bois + 1 écumoire + 1 mixeur
  • Papiers sulfurisé et film + 2 Gazes

Ingrédients

  • 2 kg coings mûrs (1,3 kg pour 1 kg de chair (soit environ 4 codons/kg)
  • du sucre cristal
  • 1 bâton de cannelle
  • Le jus de 2 citrons naturels
  • Le zeste d’1 citron vert naturel ou à défaut celui d’1 citron jaune pressé

Laver, couper, épépiner vos coings. Retirer les cœurs avec pépins (réserver dans 1 gaze au frigo ) Épluchez les coings avec un économe (c’est assez dur !)

Dans une bassine à confitures verser les coings, couvrir d’eau froide. Porter à ébullition poursuivre à feu doux 45 min jusqu’à ce que les coings soient suffisamment mous.

Avec l’écumoire retirer les fruits dans une passoire à égoutter-refroidir. Découper ces fruits en dés. Peser la pulpe des coings sur la balance de cuisine puis le sucre selon le principe (1 kg de fruits = 0,600 kg de sucre) Réserver les morceaux de fruits dans un grand saladier  Presser les citrons jaunes pour extraire le jus

Ajouter le sucre, le jus de citron et le bâton de cannelle. Filmer le saladier et laisser macérer l’ensemble une nuit au réfrigérateur. Le sucre se dissout bien et libère tous les arômes

Le lendemain ? La cuisson

Retirer le saladier de coings du frigo. Verser ce contenu dans la bassine. Déposer le baluchon noué avec les cœurs de coing (pectine)

Cuire au total 60 min

  • Porter à ébullition puis prolonger pendant 5 min à feu vif
  • Poursuivre la cuisson 40 min à feu très doux remuer fréquemment
  • Retirer du feu (Les fruits doivent être tendres et translucides.)
  • Enlever le bâton de cannelle et les baluchons de trognons
  • Laisser refroidir avant de mixer ces fruits
  • Clore la cuisson à feu doux 15 min
  • Remuer avec une spatule bois pour que ça n’accroche pas
  • Préparer le papier sulfurisé sur le(s) moule(s)
  • Remplir le moule, nivelez avec une spatule; Laisser refroidir à température ambiante
  • Couvrir avec un papier sulfurisé puis filmer d’un plastique alimentaire pour éviter que la pâte ne s’imprègne d’odeurs dans le frigo.
  • Stocker dans un endroit sec et ventilé ou au réfrigérateur. Il faudra patienter 3 à 4 semaines pour que la pâte de coings (El codonyat) commence à être sèche et pouvoir la déguster.

Valeur nutritionnelle

C’est un fruit qui contient beaucoup de pectine, de fibres solubles qui participent à l’absorption des graisses au niveau du tube digestif. Ses propriétés anti-inflammatoires aident à calmer la muqueuse intestinale en cas d’inflammation, de diarrhées, de gastrites. Ce fruit contient de grandes quantités de potassium ainsi que des acides organiques aux propriétés désinfectantes qui favorisent l’élimination de l’acide urique.

Divinement délicieux

Au désert ? Osez la belle tranche de pâte de coings qui se marie à merveille avec un bon morceau de tomme de brebis du Pays Catalan… Accompagnés d’un verre de l’excellent Côte du Roussillon Les Aspres. C’est Divinement délicieux !

i Bon Profit !

Création, Réalisation et illustrations Jean-Luc Modat Tous droits réservés

Castelnou : Étiennette, à la recherche des temps perdus

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Qu’il est délicieux ce charmant petit village médiéval ! Lové au coeur du maquis catalan environné de cistes, embaumé de genets, de bruyères et cerné de chênes méditerranéens… C’est un havre de quiétude. Il y a bien encore quelques vignes qui s’obstinent à pousser, rares vestiges de l’activité agricole d’antan du village. Ici, dans les Aspres, écrasées par la chaleur torride des Étés, seules les cigales s’égosillent à chanter à tue-tête à couvrir le silence ! Pas la moindre brise. Castelnou ressemble à une oasis de fraîcheur dans un océan de torpeur.

Castelnou ! Fa temps….

Mais qu’il est le loin le temps où ce petit village était tout consacré à l’agriculture ! Où les ruelles résonnaient du pas lent des mules et des bourricots. Chacun se connaissait. « Fins aviat! » (à bientôt) « Bon dia » (Bonjour) Lançait-on pour ponctuer les conversations. L’accent était chantant, rocailleux, catalan ! L’époque où les « ninots » (Petits enfants) descendaient le sentier escarpé menant à la fontaine pour aller chercher l’eau…. En ce temps-là, l’eau était précieuse ! La vie, toute consacrée aux labeurs des champs. Étiennette l’a connu ! ce temps-là…

Étiennette

Etiennette de Castelnou, ou le secret des herbes (Photo La Gazette Catalane)
Etiennette de Castelnou, ou le secret des herbes (Photo La Gazette Catalane)

Étiennette a quitté son village natal Camélas pour franchir  les quelques kilomètres qui séparent de Castelnou pour s’y marier. Il y a quelques années encore, dés que vous franchissiez la « Porte » de Castelnou, là, sur la gauche, vous découvriez une boutique extraordinaire, inclassable ! Une boutique tenue par Étiennette, depuis des décennies, écolo dans l’âme avant la mode. Les herbes de nos campagnes n’avaient aucuns secrets pour elle ! Aussitôt franchie la porte de surprenantes effluves de parfums de la garrigue vous titilliez les narines.

Etiennette confectionnait ses bouquets de fleurs sauvages (Photo Gazette Catalane)
Étiennette confectionnait ses bouquets de fleurs

Là, vous étiez transporté vers votre imaginaire, vos souvenirs d’enfance, vers l’époque révolue où il faisait bon vivre, où chacun appréciait à sa juste mesure le moment et l’instant présent. Illico, c’était l’envoûtement ! Suspendus au plafond, des bouquets d’immortelles sauvages séchaient patiemment ; plus loin, des artichauts révélaient leurs fleurs d’un beau bleu lumineux… La monnaie du Pape était omniprésente, ainsi que de merveilleux petits chapeaux délicatement tressés par Étiennette qui embaumaient la lavande. Mais le plus surprenant, c’était ses poèmes ! Elle qui n’était pas allée trop longtemps à l’école…

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Extraits du poème : « La fount dels ninots » (Fontaine des enfants)

«C’était ainsi notre temps »
«A cette époque là on se sentait heureux et tout nous semblait beau,
Pourtant dans nos maisons, nous n’avions pas encore l’eau
Avec nos récipients on descendait vers la fontaine
Il fallait bien en remonter avec nos cruches pleines (…)
Bien sûr à cette époque là, nous n’avions pas beaucoup de commodités
On se déplaçait qu’en vélo le plus souvent à pied
Quand on voulait déjeuner… il fallait allumer le feu,
On devait aller ramasser un peu de bois se que l’on trouvait de mieux» (…)
Morceau choisi de Poème écrit par Etienne en 1994

Aujourd’hui, dans les venelles et ruelles, l’accent a hélas bien changé… Rares sont les catalans de souche vivants encore au village ! Villégiatures et demeures de weekends, peuvent-elles favoriser les liens sociaux ? Notre beau Pays Catalan, jour après jour, n’est-il pas entrain de perdre sa singulière identité ? Sa culture n’est-elle pas (volontairement) diluée pour effacer toutes ses particularités et la catalanité ?

Connaissez-vous Zidro, passeur atypique de mémoires ?

Nos campagnes catalanes regorgent de talents enfouillis dans l’anonymat. La Gazette Catalane se plaît à les débusquer pour votre plaisir ou votre simple curiosité ! Venez ! Suivez-moi ! Veniu segueix-me ! Allons du côté de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer) à la rencontre d’un singulier personnage : En Zidro, guide historique atypique de Banyuls-sur-Mer, SON Banyuls natal, dont il vous fera découvrir la singulière et profonde histoire. Surprise !

Qui de Isidore ? Qui de Zidro ? a créé son personnage ?

Isidre évoque  » Le concept du personnage de Zidro est né en Septembre 2005 sous ma plume… … un peu par accident disons-le! » Le trait peut paraître épais, frisant la caricature… Zidro personnage créé par Isidre Camins, est attachant : L’embonpoint ceint d’une Faixa rouge,  la barretina insolente, de petite taille, les  »Vigatanes » chevillées ses convictions, un xic rondouillard,, de larges moustaches soulignent une verve à l’accent chantant et rocailleux Catalan…Ce Zidro-là vous transportera dans un voyage intemporel  inoubliable vers des ailleurs improbables…

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Depuis Juin 2014, Isidre Camins, guide historique indépendant et atypique fait découvrir le patrimoine de Banyuls sur mer et Cerbère. Zidro vous transposera vers les trésors cachés de notre belle côte.

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Isidre Camins, qui êtes-vous ?

« Je me nomme Isidre CAMINS né (il y a bien des siècles) au Puig del Mas, à Banyuls sur mer. « Isidre  est un vrai passionné « Je suis guide historique, auteur, conférencier, reconstitueur et par-dessus tout, passionné d’histoire. » S’exclame-t-il enthousiaste.  « Si le monde compte nombre d’Agrégés d’histoire, j’aime à me définir comme étant un  »Abrégé d’histoires »… Car d’histoires, j’en ai vécu beaucoup ! » Un conteur, un guide Historique amoureux de la seva terra però també la nostra ! un patrimoine, un héritage ancestral qu’il partage dans un détail surprenant, riche d’histoire. Une passion qu’il s’évertue d’offrir au public pour une belle balade en terre inconnue dans l’arrière pays. Zidro vous fera découvrir Banyuls, les chapelles Romanes, les tours de guet, en passant par les petits secrets des caches contrebandières, bien planquées parmi les murettes de vigne.

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Contacter Zidro :

 Les excursions sont proposées en Français et en Catalan.
 Les excursions s’ofereixen en català i en francès.

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Mônsieur Paul, personnage haut en couleurs !

Il était une fois, au cœur de la bonne vieille ville de Thuir, rue de la République, une échoppe atypique, aux réminiscences d’un passé révolu, où il faisait bon fouiner, dénicher, découvrir… La petite boutique exhalait des effluves de vin aux flagrances catalanes… Ici, pas de « marketing, marchandising « ! C’était d’abord l’accueil qui prévalait, le contact, l’humain…

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Monsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)

Personnage débonnaire

L’éternel chapeau visé sur la tête, attifé d’un perpétuel tablier noir vigneron, Paul Reverdy, alias Monsieur Paul, vous accueillait chaleureusement. Personnage débonnaire, haut en couleur, la faconde chaude gorgée d’expressions méditerranéennes, qui aurait deviné en lui des origines gasconnes ?

Môônsieur Paul

Moôôsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)
Moôôsieur Paul Reverdy (Photo La Gazette Catalane)

Son parcours singulier l’avait mené de son Villeneuve sur Lot natal où à l’âge de 13 ans il devait apprenti manutentionnaire pour migrer à Perpignan à la tête d’une société de transport de fret de 1200 camions… Depuis 1992, il tenait boutiques juxtaposées : Lui c’était le vin ; Brigitte, son épouse, les fleurs. Monsieur Paul contait et racontait à l’envie son autre passion : Le Rugby, l’USAP pour lesquels il avait consacré avec son épouse Brigitte, plus de vingt ans de leur existence comme dirigeants. D’ailleurs, les murs de l’échoppe étaient tapissés de photos souvenir couleur sépia, de vieilles gloires du rugby catalan. Là, dans un semblant de bric-a-brac, savamment organisé, un florilège des grands crus du Roussillon, Domaines Cazes, Piquemal, Terrassous, Mas Amiel… côtoyaient de prestigieuses bouteilles des grands terroirs français parmi des grills à escargots, des puro… Au fil des va-et-vient des passants, rue de la République, le tenancier n’avait de cesse d’être interpellé : « Salut Paul ! «

Aujourd’hui, le couple a pris une retraite bien méritée, la boutique a disparue… Hélas, depuis, Paul rencontre de graves problèmes de santé qui le condamnent à demeurer cloîtré chez lui ! Là, les amis (ou les supposés amis) ne brillent que par leur absence. L’ingratitude humaine est décidément l’une des valeurs les plus partagée de nos jours !

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Paul REVERDY Truculent personnage (Photo La Gazette Catalane)

N’était-ce pas cela la qualité de vie ? Cet art de vivre tout particulier à préserver ? Les commerces de proximité sont cruciaux pour la vitalité des centres villes des villages de notre beau Pays Catalan, pour le lien social qu’il induit. La prolifération des grandes surfaces commerciales participe à gommer nos spécificités, notre culture, nos traditions…

Thuir : Fin de saga des quincailliers !

Samedi 20 Janvier 2007 à 19 h la saga d’une célèbre famille thuirinoise de quincailliers prenait fin….

De charretier à quincaillier… Chez les Tignères, Fa temps ! On était charretier de père en fils… Cette grande lignée de charretiers thuirinois s’est achevée avec le jeune Marcel. Confronté à la mécanisation de l’agriculture qui supplantait le cheval, il a donc troqué la charrette pour le négoce. Qui, parmi les anciens thuirinois de souche, aurait oublié la quincaillerie Canal dans la rue Arago ? Lire la suite

Thuir : Une autre époque…

Un présent difficile ; un avenir incertain, chacun a besoin de se rassurer en se réfugiant dans son passé idéalisé aux valeurs sûres et authentiques … 

Au travers de ce reportage, nombreux se remémoreront un temps pas si éloigné que cela que nous considérons déjà comme rétro… Où il faisait bon vivre dans nos jolis villages du Pays Catalan regroupés autour de l’église et la mairie , où la vie y était simple, authentique, sublimée par des rapports humains véritables ! Allez ! Suivez-nous… C’était  le Vendredi 12 Juin 2007 à 11h35.

Qui soupçonnerait Marcel de ne pas être thuirinois de souche, tant il fait parti des figures emblématiques de cette Ville ? C’est aussi un personnage incontournable du rugby et de la vie de l’UST ! Ce Vendredi matin 12 juin 2007, son émotion contenue est palpable. Marcel Julia passe la main à de nouveaux propriétaires… Pour lui, après 48 ans derrière son comptoir, le passé était simple ; le futur, antérieur… 

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Marcel Julia (Photo La Gazette Catalane)

Marcel Julia, ancien troisième ligne au RC Narbonne et à l’USAP, vient de signer une mutation en faveur de l’UST. Aussitôt, ce natif de Corneilla del Vercol, s’installe à Thuir avec Hélène son épouse. «A 23 ans, je quitte Corneilla et l’entreprise familiale «Julia-Malet» de machines outils agricoles, dirigée par mon père et mes oncles pour me lancer dans la vie.» C’est le 1 Avril 1959, Marcel et Hélène, succèdent aux époux Farran derrière le comptoir du vieux et minuscule bureau de tabac de la rue du souvenir. C’est alors l’artère commerçante principale du cœur de ville où se concentrent une quarantaine d’échoppes. Les soirs d’Été, les gens vivent dehors, prennent «la fresca» sur les pas de porte, jusqu’à tard dans la nuit. «En ce temps là, nous ouvrions dés 6h du matin jusqu’à 10 heures du soir. Et puis, chacun prenait davantage le temps de discuter qu‘aujourd’hui.» Confirme Marcel un tantinet nostalgique. «Dés mon installation, j’ai de suite eu comme clients tous les illustres anciens de l’UST. Ils m’ont initié à la légende du Club !» S’exclame-t-il non sans fierté.Très vite, cet endroit devient rendez-vous des spécialistes du verbe haut, haut lieu des histoires croustillantes, siège incontournable des commentateurs avisés des 4èmes mi-temps qui refont les matchs et forment les équipes…Un peu à l’étroit, en 1962, les «Julia» décident d’agrandir leur magasin. Soucieux de diversifications, au tabac, timbres, confiseries, articles de chasse et de pêche, ils intègrent parfums, jouets…et le journal d’ici L’Indépendant. En 1971, Thuir connaît une importante expansion grâce à l’ouverture de l’hôpital. Les visites des caves Byrrh drainent un flot continu de touristes qui ignore le cœur de ville. Vivoter ou réagir ? Marcel a choisi ! En 1972, il saute sur une opportunité et acquiert un «courtal» aux demoiselles Romeu, bien situé sur un axe stratégique de passages. Il y fait bâtir l’actuel magasin de plus de 100 m2. Là, outre le tabac, on y trouve timbres-poste, cartes postales, L’Indépendant, journaux nationaux et magazines, librairie. Il flaire le bon coup du loto…

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L’équipe de l’époque du Hall de la presse

En 1986, ses enfants, Anne et Marc intègrent l’affaire familiale. En 2000, le temps de la retraite pour Marcel a sonné ! Son fils lui succède, informatise le magasin, le modernise, toujours sous l’œil bienveillant de son père. Aujourd’hui, Marc a hélas décidé de changer d’activité et d’explorer d’autres horizons. Les yeux rougis mélancoliques, Marcel a une tendre pensée pour sa fidèle clientèle. 48 ans ça tisse des liens !  «J’ai décidé de venir chercher mon journal tous les matins ici, bien sûr comme client !« Se lance Monsieur Julia en guise de défi comme pour ne pas oublier ce qu’il a su créer et faire prospérer…

 

Adrienne Cazeilles, la senyora natura

Figure emblématique du Pays Catalan, elle est à la défense de la nature ce que Jordi Barre fut à la chanson catalane. Adrienne Cazeilles, femme de caractère, Pasionaria des Aspres, égérie de la mémoire et de la culture catalane, au gré de ses combats pour l’écologie, pour la vie, Tous, ici, l’appelons affectueusement, Adrienne. Adrienne Cazeilles!

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Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)

Femme de caractère, Pasionaria des Aspres, égérie de la mémoire et de la culture catalane, au gré de ses combats d’avant-garde pour l’écologie, pour la vie, elle n’a jamais cessé de dénoncer la gabegie des ressources naturelles de la Planète. Depuis les grands incendies de 1976 qui ont ravagé le massif des Aspres, elle s’est toujours évertuée d’alerter l’opinion publique sur les véritables origines des incendies qui ravagent la forêt méditerranéenne. Tous, ici, l’appellent affectueusement, Adrienne. Adrienne Cazeilles !

Cette ancienne institutrice, fut une active herboriste invétérée. Parce qu’elle a arpenté des décennies ses chères Aspres, du côté de Camélas, aucune plante n’avait de secret pour elle. Sacré personnage ! Aussi, voilà bien longtemps, quand un soir elle animait une causerie sur les calendrines plus de 50 personnes se pressaient pour l’écouter religieusement ! Adrienne rappelait l’obsession de l’Homme à craindre les foudres du ciel. « Jadis déjà, nos ancêtres prononçaient des incantations à Dame Nature, imploraient Jupiter pour sa clémence, priaient les Saints pour conjurer les phénomènes météorologiques. » Puis, Adrienne relata son vécu d’enfance à Camélas où els pagesos (les paysans) observaient les saisons, notaient les données pour prévoir le temps à venir.

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Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)

Mais au fait, Adrienne, c’est quoi les calendrines ?

«Nées de ces observation de nuages, du vent et du ciel entre le 13 Décembre et l’Epiphanie le 6 Janvier, à l’exclusion de Noël. Il suffit donc de noter le temps pendant 24 jours et vous aurez le temps des douze mois de l’année à venir. Chaque jour représente une quinzaine de mois… Cette période préfigure les grandes tendances du temps à venir « Expliquait toute pédagogue, la Senyora Adrienne. Pertinente, elle alertait alors sur d’importants changements climatiques à venir provoqués par les activités humaines. Elle pointait la sécheresse persistante dont les effets pourraient à terme provoquer ici et là de graves perturbations environnementales, sociales voire économiques. Pour l’instant, ici, qui s’en émeut outre mesure ?

Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)
Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)

«On puise allègrement par forages dans les nappes profondes du pliocène pour les loisirs, les piscines, l’agriculture, une eau précieuse datée de milliers d’années. Quel héritage à nos enfants ?» S’insurgeait-t-elle. Puis Adrienne dénonçait la multiplication exponentielle des friches, l’urbanisation anarchique, qui empêchent toute alimentation en eau des nappes superficielles et annoncent de phénoménales inondations… Elle était comme cela Adrienne Cazeilles, debout, lucide et toujours passionnée ! A mal temps, bona cara  ! Aujourd’hui, très âgée elle coule tranquillement des jours paisible à la maison de retraite de Thuir… y per moult anys la Senyora Adrienne !

Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)
Adrienne Cazeilles (Photo La Gazette Catalane)