Si la légende des herbes de Saint Jean m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasait lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

© 2019 Tous droits réservés photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. Le béret toujours vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, face à la merveilleuse plaine du Roussillon, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité … Brusquement, Manel brisa notre silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

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La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

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« El cant dels ocells », hymne à la fraternité universelle

El cant dels ocells, une émouvante interprétation à capella ; une extraordinaire voix envoûtante… Marina Rossell réveille, dans notre for intérieur, des émotions ensevelies, assoupies, occultées. Ecoutez !

Son thème ? « Tous les oiseaux de la création célèbrent la naissance du Christ… » La beauté et la puissance d’incantation, cette oeuvre admirable est universelle et intemporelle. Toute sa vie, en conclusion de ses concerts, le violoncelliste Pau Casals l’a interprétée sur toutes les plus grandes scènes du Monde, faisant de cette mélodie de la terre natale un hymne à la fraternité universelle.

 

el-cant-dels-ocells

Catalan Français

El cant dels ocells

Cançó de nadal

Al veure despuntar
el major lluminar
en la nit més ditxosa,
els ocellets cantant,
a festejar-lo van
amb sa veu melindrosa.

L’àguila imperial
se’n vola cel adalt,
cantant amb melodia,
dient: Jesús és nat,
per treure’ns de pecat
i dar-nos alegria.

Repon-li lo pardal:
Avui, nit de Nadal,
és nit de gran contento!
El verdum i el lluer
diuen cantant, també :
« Oh, quina alegria sento!

Cantava el passerell :
Oh, que hermós i que bell
és l’infant de Maria!
I li respon el tord :
Vençuda n’és la mort,
ja naix la vida mia !

Refila el rossinyol :
És més bonic que el sol
més brillant que una estrella!
La cotxa i el bitxac
festegen al manyac
i a sa Mare donzella.

Cantava el reietó
per glòria del Senyor,
inflant amb biçarria;
el canari segueix:
llur música pareix
del Cel gran melodia.

Ja n’entra el cotoliu
dient: Ocells veniu
a festejar l’aurora!
I lo merlot, xiulant,
anava festejant
a la més gran Senyora.

L’estiverola diu:
No és hivern ni estiu
sinó que és primavera;
puix que és nada una flor
que pertot dóna olor
I omple la terra entera.

Cantava el francolí:
Ocells qui vol venir
avui a trenc de dia
a veure el gran Senyor
amb sa gran resplendor
a dins d’una establia?

Ve cantant el puput:
Eixa nit ha vingut
el Rei de més grandesa!
La tórtora i el colom
admiren a tothom
cantant sense tristesa.

Picots i borroners
volen entre els fruiters
cantant llurs alegries;
la guatlla i el cucut
de molt lluny han vingut
per contemplar el Messies.

Cantava la perdiu
Me’n vaig a fer lo niu
dins d’aquella establia,
per a veure l’Infant
com està tremolant
en braços de Maria.

La garsa, griva o gaig
diuen: Ara ve el maig!
Respon la cadernera:
Tot arbre reverdeix,
tota branca floreix
com si fos primavera.

Xiuxiueja el pinsà:
Glòria avui i demà;
sento gran alegria
de veure el diamant
tan hermós i brillant
als braços de Maria.

El xot i el mussol
al veure eixir el sol
confosos se retiren.
El gamarús i el duc
diuen: Mirar no puc;
tals resplendors m’admiren!

Le chant des oiseaux

Chant de Noël

En voyant se lever
La plus grande lumière
Dans la plus douce des nuits
Les oiseaux chantent
Ils vont le fêter
avec leur voix délicate.

L’aigle impérial
S’envole haut dans le ciel
Chante mélodieusement
En disant « Jésus est né
Pour nous libérer du péché
et nous donner la joie ».

Le moineau lui répond:
« Aujourd’hui, nuit de Noël,
est une nuit de grand bonheur ».
Le verdier et le tarin
disent en chantant aussi :
« Quelle joie je sens ».

La linotte chante :
«O h, qu’est-ce qu’il est joli
l’enfant de Marie ! »
Et la grive lui répond :
« La mort est vaincue,
Maintenant commence ma vie ».

Le rossignol poursuit :
« Il est plus joli que le soleil
plus brillant qu’une étoile ! »
Le rougequeue et le tarier
fêtent l’enfant
et sa Mère vierge.

Le roitelet chante
Pour la gloire du Seigneur,
Gonflant avec fantaisie.
Le canari continue :
« Leur musique semble
Une grande mélodie céleste ».

Maintenant entre l’alouette
En disant : « oiseaux, venez
fêter l’aurore ! »
Et le merle, en sifflant
allait fêter
la plus grande dame

La mésange dit :
«Ce n’est ni l’hiver, ni l’été
mais c’est le printemps :
puisqu’une fleur est née
qui embaume partout
et emplit la terre entière».

Le francolin noir chantait:
« Oiseaux, qui veut venir
aujourd’hui au lever du jour
pour voir le grand Seigneur
et sa grande splendeur
dans une étable?»

La huppe vient en chantant :
« Cette nuit est venu
le Roi le plus grand
La tourterelle et la colombe
éblouissent tout le monde
en chantant sans tristesse. »

Les pics verts et les bouvreuils
volent dans les vergers
en chantant leur joie
la caille et le coucou
sont venus de très loin
pour contempler le Messie.

La perdrix chantait :
« Je m’en vais faire le nid
dans cette étable
pour voir l’Enfant
comme il tremble
dans les bras de Marie.»

La pie, la grive et le geai
disent : Maintenant arrive Mai !
Le chardonneret répond :
« Tous les arbres reverdissent
toutes les branches fleurissent
comme si nous étions au printemps ».

Le pinson sifflote :
« Gloire aujourd’hui et demain
Je sens une grande joie
de voir le diamant
si joli et brillant
dans les bras de Marie ».

Le hibou et la chouette
en voyant se lever le soleil
confus se retirent
la hulotte et le grand-duc
disent « je ne peux pas regarder;
de telles splendeurs m’éblouissent ».

Thuir : Le cinéma catalan à l’honneur

Dimanche 31 Mars à 16 h à Thuir, le Théatre des Aspres, l’Omnium Catalunya Nord et Cinémaginaire s’associent à la programmation cinématographique catalane pour une première. Le film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons ,

L’Òmnium Catalunya Nord ?

L’Omnium oeuvre à la promotion de la langue et de la culture catalane. Il s’attache à organiser de nombreux cours de catalan pour adultes dans plus de 18 communes du Pays Catalan. L’association organise également la « Nit de Sant Jordi » qui décerne chaque année des Prix Littéraires. Depuis peu, l’Òmnium propose également du cinéma en catalan sur grand écran et sous-titré en français pour l’ouvrir au plus grand nombre.

MISS DALI

Un premier film catalan, « MISS DALI » du réalisateur Ventura Pons, est projeté au Théâtre des Aspres ce dimanche 31 mars à 16h. Ce film dont la sortie est programmée à la  mi-mars est pré-nominé pour les prochains Oscars dans 13 catégories et retrace la vie de Salvador Dali par le prisme de sa soeur cadette Anna Maria Dalí i Domènech, de quatre ans sa cadette. Jeunes, ils s’adorent. Et puis le contexte progressiste de l’Espagne républicaine, le monde heureux qui voit l’émergence d’artistes de la carrure de Federico Garcia Lorca et Luis Buñuel, s’évanouit d’un coup du fait des guerres qui frappent l’Europe, tandis qu’apparaît dans la vie du peintre l’énigmatique Gala et que le succès de ce génie du XXe est en train de devenir planétaire.

Ventura Pons, le réalisateur…

ICULT rodaje de la pelicula Miss Dali de Ventura Pons con las actrices Claire Bloom y Sian Phillips

Le cinéaste barcelonais Ventura Pons est  l’un des directeurs de cinéma le plus connu de Catalogne. Il est également  scénariste et producteur. Issu du théâtre, il accordera toujours une grande attention à la direction artistique. Il a débuté dans le cinéma avec un film sélectionné par le Festival de Cannes en 1978 (Ocaña, retrat intermitent) qui sera diffusé dans de nombreux festivals internationaux jusqu’à devenir un film culte. En 1981, il crée la maison de production Els Films de la Rambla et de nombreux succès s’enchainent dont un bon nombre de comédies puis des collaborations avec de nombreux écrivains contemporains dont Josep Maria Benet i Jornet, Sergi Belbel, Lluis-Anton Baulenas, Jordi Puntí, etc…

CINEMA au Théâtre des Aspres – boulevard Violet,  66300 Thuir

Entrée : 5€ adultes, 4€ jusqu’à 18 ans, chômeurs, étudiants

Carte d’abonnement : 30€ les 6 séances + 1 séance offerte

      Renseignements : 04 68 84 67 87 / Pas de réservations possibles.

Retrouvez prochainement la programmation Cinéma sur le site de la ville www.thuir.fr

Proverbe du jour(Proverbi d’avui)

La Prade de Thuir une zone naturelle humide à préserver du béton et de l’urbanisation
(Photo La Gazette Catalane.com)

Si en français, ce proverbe populaire se présente sous la forme d’une métaphore : « on récolte ce que l’on sème », les Catalans, eux, vont droit au but et n’y vont pas par quatre chemins… Si nous agissons mal, nous recevrons en retour du mal et nous devrons en assumer les conséquences. Réfléchissons donc bien avant d’agir et attention aux retours de bâton ! Bon Dimanche à Tous (Bon diumenge a tots !)

TRESSERE : La Festa de les Bruixes

Attention, elle arrive, du 19 au 21 Octobre, la 31e édition de la fête des sorcières à Tressère (organisée par le Foyer Rural). Un petit coup de baguette magique, et hop ! Ce petit coin des Aspres se métamorphose en un village magique et fantastique… Le pays des sorcières ! Spectacles fantastiques, musiques de rue, contes et concerts endiablés vont ensorceler petits et grands !

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Connaissez-vous la légende ?

En Pays Catalan, venue de la nuit des temps, la légende nous raconte que les bruixes, les soirs de pleine lune, se plaisent à  se rassembler dans les champs de bruyère, là où est dissimulée une surprenante pierre blanche, la Pedra Lluna, à quelques kilomètres à peine Tressère. La légende évoque qu’au 12ème coup de minuit la nuit de la Saint Jean, la personne qui apercevra un papillon blanc se poser sur cette pierre, découvrira le trésor des «dones d’aigua» ou les fées enchanteresses.

Bruixes 2018 (3).jpgUne potion magique…

C’est bien connu, les enfants rêvent les yeux grands ouverts ; les grandes personnes devront quant à elles fermer les yeux pour revenir à leurs rêves d’enfance… et imaginer un imposant chaudron où sont portés à ébullition de grosses louches d’imagination, trois parts épaisses de rêves, une généreuse brassée d’émotions, des pincées de fantastique, quelques doigts de mystères, de grosses poignées de convivialité… Voilà pour la recette de cette potion magique concoctée par les Bruixes de Tressère pour assurer une fête haute en couleurs avec de belles qualités artistiques ! Venues des quatre coins du Pays Catalan, chapeaux pointus, turlututu ! Ongles longs manucurés, nez crochus, dotées de pouvoirs extraordinaires, les Bruixes investissent Tresserre pour inviter petits et grands à faire la fête durant trois jours

Fabuleuse fête avec de belles surprises concoctée par le Foyer Rural.

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El Cant de la Senyera

Cant de la Senyera interpretat al Palau de la Música per l’Orfeó Català

 

La (vraie) légende catalane des féroces simiots

Un simiot ? Què és això ? Bon ! Ni vous, ni moi n’étions témoins quand ça s’est passé… Il faut remonter le temps, des siècles jusqu’au temps jadis. Fa temps ! Feuilletons la mythologie catalane…. « Voyons un peu ! Si… Si… Simoits… ça y est, trouvé ! » La page indique l’existence de créatures diaboliques, d’affreux petits monstres constitués d’un corps de félin, d’une tête et d’une queue de singe…. Ces bestioles sont appelées Simiots. Poursuivons…

La légende catalane

Els simiots de Basalú
Els simiots de Basalú

La légende dit que « Les simiots vivaient terrés dans les montagnes du Vallespir i de l’altre costat dels Pirineus, dans le haut Ampurdan. La nuit venue, ces créatures diaboliques sortaient des forêts pour envahir les bourgs et les villages, sans crainte des hommes. Ces féroces simiots escaladaient les toits descendaient par les cheminées pour s’emparer des enfants qui n’étaient pas sages, les enlever et les dévorer. « Breuh! Ja tinc por !« 

Que nous informe les chroniqueurs d’alors ?

Simiots1L’approche de l’An Mille provoqua craintes et terreurs populaires… Aussi nombres de récits naïfs focalisèrent toutes ces peurs obsessionnelles en l’avenir. A cette époque, en comté du Roussillon, le Vallespir fut frappé d’énormes inondations destructrices des récoltes, génératrices de terribles famines et de la peste. Ces cataclysmes poussèrent les bêtes sauvages (Ours, sangliers, lynx, loups, sangliers, chats sauvages ) à quitter leurs repaires, errer nuit et jour dans les zones habitées à la recherche de nourriture jusqu’à s’attaquer aux populations. Hallucinations liées à la famine ?

Simiots2

Certains habitants crurent deviner des monstres étranges et inconnus ; d’autres ragots évoquèrent les Yetis (Survivances sauvages imaginaires de l’Homme néandertalien.) Troubadours vedettes de l’époque et savants xipotaires  renommés s’accordèrent pour les baptiser «simiots» en référence à leurs ressemblances supposées aux singes. A Arles sur Tech, il y avait en ce temps là, au monastère de moines noirs bénédictins de l’ordre de Cluny, un certain abbé Arnulfe, un saint homme vertueux.

Simiot al Calendari 2016 de mitologia catalana. Il·lustració d’Anna Ribot Urbita

Il se dit que tout cela était arrivé à cause de ses propres péchés et de ceux des habitants de la région, le fléau ne pourrait être conjuré que par l’arrivée en ce lieu d’Arles de reliques de quelques saints. C’est ainsi qu’Arnulfe partit en 960 pour Rome. Là-bas, il aurait été reçu par le pape Jean XIII pour obtenir les précieuses reliques de St Abdon et Sennen à ramener à Arles/Tech.

simiot pintura Arles sur tech
Simiot pintat dins l’església d’Arles

Pour les préserver durant le voyage, l’abbé Arnulfe les aurait cachées dans des barriques compartimentées. Les parties supérieures et inférieures remplies d’eau, les parties du milieu aménagées pour recevoir les reliques. C’est grâce à ce stratagème qu’elles auraient été acheminées par bateau jusqu’à Cadaques puis chargé sur un mulet. L’abbé Arnulfe accompagné d’un muletier, se seraient mis en route. Quant sur sentier escarpé longé d’un vertigineux ravin, pour prodiguer du courage à son mulet le muletier aurait lâché un beau et gros juron. Aussitôt, la bête aurait dégringolé dans l’abime, aurait disparu. Impossible de récupérer ni la bête ni son précieux tonneau ! Arnulfe aurait poursuivi sa route. Aussi quelle aurait été sa surprise en entrant à Arles d’entendre sonner les cloches à la volée et de découvrir sur la place de l’église la populace agenouillée autour du mulet et son tonneau qui aurait déjà opéré la guérison des pestiférés. La légende raconte qu’à son arrivée, les Simiots auraient déguerpi à jamais… Ainsi la légende était née ! Survivance de cette ténébreuse époque ? Lors de la fête de l’ours en Vallespir, l’homme déguisé en ours est appelé Simiot. En clôture de cette fête, « l’ours » est rasé pour lui rendre son aspect humain.

Simionts Eglise Saint André sorède
Simionts Eglise Saint André sorède

La quiche épaisse…Le Fait Maison, C’est Tendance !

C’est une véritable tendance actuelle, le fait maison. De plus en plus de personnes (hommes ou femmes toutes générations confondues) s’initient à la cuisine ou se remettent devant les fourneaux. Ces nouveaux cordons bleus en herbe n’assimilent plus la cuisine comme une corvée. Pourquoi ? Souci de manger sain avec des produits locaux ; démarche économique : un plat maison revient moins cher , est plus naturel avec des ingrédients de qualité ; est plus écologique : le fait maison attitude permet de réduire les emballages ; Enfin, dans notre monde de surconsommation aux produits standardisés, cuisiner soi-même est un moyen unique d’affirmer sa personnalité, de se distinguer  ! Pour vous initier, un plat très facile : La Quiche ! 

Difficulté : Facile – Préparation 15 mn – Cuisson totale 50 mn

Quiche1 (Photo La Gazette Catalane)Ingrédients

Pour 4 personnes au régime ou pour 2 personnes au bon appétit !

  • une pâte brisée Bio
  • de la poitrine de porc fumée
  • 50 ml crème fraîche épaisse à 7 % MG
  • 6 Gros œufs bio
  • Poivre, noix muscade

Quiche2 (Photo La Gazette Catalane)Préparation

    • Préchauffer votre four à 220° c.
    • Étalez la pâte dans un moule (5 cm environ haut 24 cm large) pour une quiche bien épaisse.
    • Piquer la pâte avec une fourchette
    • Enfourner 15 minutes
    • Préparer la  migaine : Dans un grand bol battre 6 œufs et crème fraîche
    • Couper en petits morceaux la poitrine de porc fumée
    • Disposer les dés de poitrine sur le fonds de la pâte.
    • Verser la migaine
    • Enfournez 35 minutes 220°.

Accompagner votre délicieuse quiche d’une belle salade verte cultivée en Pays Catalan, d’un bon verre de Cabernet Sauvignon Rouge 2012 du Château de Cap de Fouste Château Cap de Fouste – (Cap de Fouste) un régal…. 

Quiche 4 (Photo La Gazette Catalane)

Coutume de signer d’une croix le pain

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(Photo La Gazette Catalane)

Ça ne mange pas de pain !  Aqui al nostre Pais Català, fa temps potser encara avui et peut-être encore parfois aujourd’hui, croyants, profanes ou mécréants signaient avec la pointe de leur couteau la creu sot el pa en guise de signe de croix pour chasser les mauvais esprits, avant d’entamer le pain et de le consommer. Il paraît que cela garantissait d’avoir toujours du pain à manger.

Photo DR Le Point

Chacun se gardait bien d’offrir aux invités le quignon dans lequel le diable aurait pu se réfugier et on ne posait jamais le pain à l’envers sur une table. Cette dernière superstition remonterait à l’idée très ancienne selon laquelle tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, le pain attirerait les mauvais esprits… Mais aussi du boulanger qui conservait à l’envers le pain destiné gratuitement au bourreau…. Et vous ? Faites-vous toujours une croix ?

Consommer « Made in Pays Catalan » c’est mettre, ici, en synergie les conditions du développement durable

A la Mondialisation destructrice d’entreprises locales, d’emplois locaux, de liens sociaux… Il y a le locatisme, les circuits courts.

L’acte d’achat ou la décision de faire appel à une entreprise locale, sont désormais de plus en plus conditionnés à une démarche éthique de préserver l’emploi locaal actuel et les emplois de demain pour nos enfants…  de respect de l’environnement, doublé d’un acte moral citoyen de défense de l’économie locale.