Vendredi 23 Juin 2017 à partir de 20h le Castillet s’embrasera pour les Focs de Sant Joan (Feux de la Saint-Jean).
Grande soirée
Perpignan, pour sa Festa Major, célèbre son Saint Patron : Saint-Jean Baptiste. Un florilège festif mariant, fête votive mâtinée de croyances païennes, de traditions populaires catalanes.
Le feu de la St jean est une tradition catalane. Il s’agit d’une soirée de fête qui se déroule une fois par an, le 23 juin, le jour du solstice d’été. La flamme du Canigou, symbole de la St Jean en Catalogne, est avant tout un message de fraternité et d’amour.Le solstisce d’Eté, Entre traditions et modernités, cette grande fête du partage convie les populations à festoyer avec en point d’orgue la traditionnelle célébration des feux de la Sant Joan, un grand spectacle pour une nuit magique : mapping, son, spectacle pyromusical, chants, danses, trobades… en quelques mots, une programmation à vous couper le souffle. C’est un magnifique lancement de la saison estivale à Perpignan.
Rendez-vous vendredi 23 juin : venez fêter la Saint-Jean 2017 autour de la flamme du Canigou !
Teniu cita el divendres 23 de juny : veniu a celebrar la revetlla de Sant Joan 2017 entorn de la flama del Canigó !
Vous qui lisez ce reportage… Même s’il appartient au monde dématérialisé et virtuel il renvoie à l’humain, aux gestes nobles et éternels de la main du potier qui pétrit, modèle, façonne… Rencontre de Véronique Puig, installée céramiste à Llauro, petit village en cœur des Aspres.
Véronique Puig potière à Llauro en Pays Catalan (La Gazette Catalane)
Originaire de Thuir, à l’âge de vingt ans, elle part voir si l’herbe est plus verte en Bourgogne… Des études universitaires l’orientent vers une carrière de géographe spécialisée en pédologie, l’étude des sols… L’avenir de Véronique semblait tout tracé. Pourtant, à 25 ans, le destin l’invite à son rendez-vous. Une rencontre qui bouleversera sa vie. «J’ai sympathisé avec une voisine, potière, à qui je rendais fréquemment visite. Cette rencontre anodine m’a révélé que c’était le travail manuel de la matière qui me correspondait. Un métier intellectuel, le bureau, les dossiers, subir ma vie… trop peu pour moi !« Relate-t-elle. Forte de cette conviction, Véronique met son projet à exécution. Elle rejoint le Centre National d’Initiation et de Formation à la Poterie à Saint Sauveur en Puisaye, dans la Nièvre. Elle y obtiendra un CAP de tourneur en céramique. Elle se perfectionnera, une petite année, auprès d’un potier renommé, Jean-Pierre Bouley, installé prés de Cluny. A 30 ans, la nostalgie du pays pousse Véronique à regagner sa terre natale. Elle installera son atelier à Llauro, prés du Thuir du célèbre et dernier potier Eugène Marti.
L’alchimie
Les mains créatrices de Véronique Puig (Photo La Gazette Catalane)
Dans le huis clos quiet de son atelier, le temps semble suspendu. «Pour moi, la terre représente un ancrage.» Souligne-t-elle et d’un geste précis, elle centre la boule d’argile sur la girelle. Concentrée, la tête inclinée au-dessus du tour, ses mains donnent forme à la terre. Enfin, elle relève la tête. Regard brillant, large sourire, elle semble heureuse…
Véronique Puig potière à Llauro en Pays Catalan (Photo La Gazette Catalane)
La quarantaine sereine, Véronique Puig travaille à plein temps dans son atelier et crée des gammes d’objets utilitaires en grès émaillés. «Le séchage des pièces s’effectue en une huitaine de jours, à l’air libre. Puis, je les enfourne pour une durée de cuisson de 8 heures à 950 / 1000°. Le lendemain, j’ouvre le four, les pièces ont pris de la solidité. Elles conservent de la porosité qui permet à l’émail d’adhérer sans glisser. L’émail est un mélange d’oxydes et d’eau. Je parts d’une formulation chimique. Ces matières combinées entre elles vont se vitrifier en 12h de cuisson à 1280°. C’est de l’alchimie !» Déclare avec douceur Véronique. Afin de partager les émotions que procure la création manuelle elle informe : »Je propose aux adultes des cours d’apprentissage au tournage dans mon atelier. Il suffit de me contacter pour prendre connaissance des dates.»
Les oeuvres émaillées de Véronique Puig (Photo La Gazette Catalane)
Où la retrouver ?
3ème Mardi de Juin au marché pittoresque de Castelnou jusqu’au 2ème mardi de septembre de 10h à 19h.
Stage petit groupe
Puig Bransolle Veronique
Contact : 12 rue des Cerisiers 66300 LLAURO Tél : 04 68 39 44 30 Mobile : 06 47 65 17 39
La Gazette Catalane vous offre en exclusivité la vidéo de l’interview de Roger Blandignères sur les berges du lac de Villeneuve de la Raho théâtre de son dernier roman « Le crayon cassé » qui vient de paraître aujourd’hui 15 Juin 2017 aux Editions TDO. Rencontre.
Résumé : Émilie enseigne dans la région de Perpignan. Le bonheur est à son zénith : elle va se marier et attend un enfant de Fabrice, son grand amour. Elle est d’ailleurs impatiente de lui révéler cette merveilleuse nouvelle lors de la cérémonie, qui s’annonce comme un moment inoubliable. Mais rien ne se déroule comme prévu : à l’annonce de sa future paternité, Fabrice masque difficilement sa réticence. Pire, lorsqu’ils se retrouvent en voyage de noces, il devient agressif, voire violent. La jeune catalane, enceinte, ne comprend pas ce qu’il lui arrive. Elle vit un cauchemar. L’arrivée du petit Gabriel changera-t-elle la donne ? Roger Blandignères décrit avec la sensibilité qui le caractérise l’histoire d’une femme battue, qui devra redoubler de courage pour élever son fils dans l’adversité la plus totale.
Fa temps ! Le temps semblait s’être arrêté emprunt d’insouciance à Collioure. Jusqu’à une cinquantaine d’années, les barques catalanes étaient tirées sur les rives de l’anse de Collioure. Prés de là, quelques artistes peintres bohèmes côtoyaient les pêcheurs. Les uns captaient la lumière au bout de leurs pinceaux ; les autres ravaudaient les filets, réparaient les nasses, tout en échangeant en catalan des dernières nouvelles, des derniers xipots (rumeurs) autour, il y avait là du silence et de la sérénité.
Louis BALOFFI (Photo La Gazette Catalane)
Une figure de Collioure s’affaire dans sa cave convertie en petit atelier, ouvert aux regards curieux des passants… Le geste est minutieux, appliqué, c’est Louis Baloffi alias Petit Louis par les Colliourencs, mig francés mig catala, ancien marin de commerce et vigneron pêcheur. S’il ne navigue plus désormais Louis Baloffi, confectionne des maquettes de barques catalanes avec lesquelles il vogue sur les vagues de ses souvenirs…
M. Jean Marc Roger
« Bateaux à Collioure » d’André Derain, une huile sur toile de 1905 conservée au Museum Kunstpalast à Düsseldorf (Allemagne).
Affiche réalisée par Caroline Oneill Atelier ANAMORPHOSES rue des Treilles (et aussi sur le front de mer près du clocher)
Samedi 17 juin de 11h à 19h sur le port de Collioure, l’association » Nous Artistes de Collioure » organise pour la promotion de l’Art, des artistes créateurs du petit port catalan.
Une invitation à rencontrer ces artistes, en déambulant, en flânant, aux pieds du majestueux château royal de Collioure (Castell Reial de Cotlliure). Prendre le temps ? N’est-ce pas un luxe que chacun peut facilement s’accorder ? Car comment apprécier des créations et capter des émotions suggérées en courant ?
Leur crédo ? « Nous dansons pour votre plaisir » leur confiteor? « Mais surtout pour le nôtre ! » Clament les danseurs de la Colla Amistat de toy (groupe folklorique de Thuir).
Dimanche 11 juin de 17h à 19h, la Colla Amistat présente son conte spectacle folklorique « Si la Cellera m’était contée » pour mettre à l’honneur cette magnifique place cœur historique de Thuir. Il est à souligner que ce spectacle est offert gratuitement par « La colla Amistat »
Alors que tous s’agitent à crier à qui mieux mieux qu’il détient la solution à tous nos maux, qu’il peut faire baisser le chômage, qu’il faut déréglementer pour embaucher… Forts de leurs convictions du jour, reniées presto le lendemain en fonction des opportunités… Quel cirque ! Cependant, tous nous enfument…
L’imposture générale continue
Avènement de la quatrième révolution industrielle ou imposture ? Fin de la civilisation du pétrole, des énergies fossiles ? En Occident, l’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société obsolète, en dissimulant mal la naissance d’une nouvelle civilisation déjà bien organisée. Son organisation suppose l’éviction du travail, l’extinction de la vie salariale, la marginalisation de la plupart des humains ! Seul un nombre infime d’entre nous trouvera de l’emploi et une position sociale. Aujourd’hui, les contrats à temps partiels (10, 15 , 20 heures… ) deviennent la norme et le plus dur reste à venir !
Un avenir au rabais !
Cette mutation est la cause de tous nos maux présents et surtout à venir. Les trafics de drogues à échelle internationale n’auraient-ils pas l’impact économique que l’on feint de nier ? Tous les circuits financiers mis en place depuis des décennies, privilégient le système spéculatif boursier au détriment de l’investissement et surtout de l’emploi ! Cela asphyxie l’économie en générant pénurie, chômage, inégalités, exclusions de milliards d’humains, au nom de la déréglementation, de la flexibilité, en un mot de l’adaptation du travail au moindre coût à la mondialisation !
Le germes de l’éminente explosion sociale
Le mot crise cache mal cette mutation car l’économie a supplanté l’Homme ! Ne vivons-nous pas la fin d’un Monde, celui du travail ? Celui de la valeur de la vie ? Qu’on ne s’y trompe pas, une forme violemment inégalitaire de partage du travail est en marche, portant en elle le germe de l’éminente explosion sociale. Nous serons tous touchés quelle que soit notre classe socio professionnelle, notre âge et notre activité… On a mis l’Homme au service de l’économie, alors que c’est l’économie qu’il faut mettre au service de l’Homme. Il faut que chaque citoyen, même pour des tâches les plus modestes, ait toute sa place dans la société, une place reconnue et respectable. Voyez comment s’organisent assistanat et dépendance ! Voyez comme la valeur du travail est aujourd’hui dévalorisée…
S’il manquait une fête à Collioure, c’était bien celle de l’anchois ! Tant ce petit poisson est présent à Collioure depuis plus d’un siècle. Du 02 au 04 Juin Collioure vivra la deuxième édition de la fête de l’anchois ! Huuummmmm ! Les anxoves de Cotlliure !
Du 02 au 04 Juin fête de l’anchois à Collioure (La Gazette Catalane)
Une fête pour le petit poisson bleu qui a fait l’histoire et la renommée de Collioure. Une nouveauté cette année : un grand défi culinaire « Grand Toqué de l’anchois », ouvert à tous, jugé notamment par des chefs Toques blanches du Roussillon, mais aussi des animations pour les enfants avec un concours dessin, des expos, des fanfares, des ateliers de démonstration, un marché du terroir, un grand bal guinguette ….
Bref vous n’avez le choix, ce week end c’est l’anchois à Collioure.
fete de l’anchois affiche OT Collioure sur la Gazette Catalane
Vendredi 2 Juin
11H30 Vernissage de l’expo photos au Rez-de-chaussée de l’ancienne Mairie, place du 18 juin et diffusion du film « Collioure : Un port de pêche catalan »
Samedi 3 Juin
Expo-photos toute la journée à l’ancienne Mairie associée à des films années 50.
09H00 Ouverture par Monsieur le Maire du marché du Terroir au faubourg.
10H00 Présentation des plats du défi culinaire- Dégustation par un jury composé entre autre des Toques Blanches au « Sota L’om » (à coté de la capitainerie)
10H30 Départ des barques catalanes de la plage du Boutigué
11H00 Accueil sur le port par Monsieur le Maire. Discours de Monsieur le Maire et des saleurs, fanfare les Bizzar’s et chants avec le Campanar Sardanista
12H00 Proclamation des résultats du défi culinaire sur le port
15H00 Rendez-vous Place du 18 Juin pour l’atelier de peinture dédié aux enfants
15H30- 17H30 Atelier de dessin, jeux pour enfants au Port d’Avall
16H00 Visite du Cellier des Dominicains et dégustation
19H00 Apéritif de l’Ucac « Sota l’Om» (à coté de la capitainerie)
21H30 Bal guinguette Place du 18 Juin avec « Nina Show »
Toute la journée
Présence des barques Catalanes à quai et plage des pêcheurs.
Place du 18 juin : expo photos, Film « Collioure : Un port de Pêche Catalan », maquette du Village, ateliers interactifs du Parc Marin.
Au port : ateliers de filetage, vente d’anchois et de vin
Chez les saleurs Desclaux et Roques de 9h/12h30 et de 14h/17h visite des ateliers de salaison
Dimanche 4 Juin
Expo-photos toute la journée à l’ancienne Mairie associée à des films années 50.
9H00-12H00 Vente et dégustation d’anchois au « Sota l’om » (à coté de la capitainerie) avec la participation des caves « Reno » et
« Manya-Puig » (stand dégustation- vente)
09H00-12H30 : Trophée de l’anchois avec les Llaguts de Rem, association de régates
10H30 Animation avec la fanfare Aïoli Beach au Boramar
11H00 Remise des prix aux enfants ayant participé à l’atelier de peinture la veille
Mouvement en constante évolution, le Graffiti assimilé au Hip-Hop, explore désormais de nouveaux horizons tel que le Surf’Art. Rencontre avec l’un de ses adeptes passionné.
La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)
Inspirés de l’art pariétal des peintures rupestres des cavernes et de l’Art naïf révolutionnaire du mouvement Muralisme mexicain, Tags et Graffitis sont apparus voilà quarante ans dans les dédales de rues sordides des ghettos délabrées américains. En ces lieux, s’aventurer peindre son nom sur les murs était pour un adolescent l’affirmation d’une identité symbolique, expression de force et d’humour nécessaires pour survivre dans la jungle urbaine underground. Poussés par le désir insatiable de création, d’aspiration à la beauté, ces jeunes explorèrent leurs talents, pour devenir virtuoses de la calligraphie, spécialistes en images chocs : Le Street Art était né.
Du tag au graf
La Graffeur Fabien Vila (Photo La Gazette Catalane)
C’est ainsi qu’adolescent, en quête d’identité, de reconnaissance, Fabien Vila s’est passionné pour ce genre, considéré jusqu’à peu comme un Art mineur. Cet éducateur spécialisé avoue aujourd’hui (il y a prescription) : »J’ai bravé l’interdit en me risquant à peindre des murs entiers mais jamais des rames de wagons !» Puis il précise : »J’ai commencé par tagger sur des murs mon blaze, ma signature, souvent illisible pour les non-initiés. Puis j’ai abouti au graffiti, plus recherché avec des effets 3D, du Bubble style arrondi aux couleurs cinétiques.» Quelques années plus tard, Fabien s’est échappé des rues pour s’offrir l’univers plus feutré de la création artistique sur toile, de l’éphémère au durable. L’instant est solennel.
Un pêché avoué…
En bon graffeur repenti, il s’indigne : »Je suis contre le fait de dégrader les biens d’autrui.» Du lettrage, il est passé à la fresque. S’il utilise toujours les peintures en bombe, il les associe aux acryliques appliqués aux pinceaux et couteaux, complétées par les poscas. Autodidacte, Fabien n’a jamais pris de cours. Son art est brut, intuitif. Sa technique, un don. Il puise son inspiration artistique dans ses deux passions : Le surf et la mer qu’il décline en Surf’Art en peignant des planches à voile ou à surf. Il réalise aussi des peintures sur meubles ou bustes ainsi que des œuvres sur commande.