Qui n’a jamais touché du bois de la main tout en disant « je touche du bois » pour se protéger du malheur, conjurer le sort ou attirer la chance? Même les plus superstitieux réticents s’y sont fait prendre…la patte ! Faute de bois sous la main, certains se touchent alors… la tête.
En catalan, Tocar fusta (toucher du bois) est un réflexe pour de nombreux catalans plus ou moins superstitieux. Si cette pratique est toujours courante de nos jours, ici, dans nos villes et campagnes du Pays Catalan…ses origines mystérieuses remonteraient à des millénaires selon des rites païens anciens ainsi que des pratiques religieuses depuis des millénaires aux quatre coins du monde et des civilisations.
Il n’y a pas de mal à se faire du bien ! Toucher du bois pour soulager son anxiété et en engendrer des pensées positives, n’a jamais fait de mal…
Croyance ou superstition ? Hier et encore aujourd’hui, pour certains, un fer à cheval trouvé et cloué sur la porte du logis protégerait des esprits malveillants et du malheur… Pour d’autres, il serait un porte-bonheur, source de richesse et de chance. Je vais vous conté une petite histoire…
Qui se souvient de cette figure de Thuir, de Rosa ? Cette très vieille et très populaire gitane de Thuir, hélas, aujourd’hui disparue ? Aquesta dona vestida tota de negre (cette femme vêtue toute de noir ) promenait sa poussette nonchalante, chargée de tissus et de napperons à la rencontre de clients. Dans les rues exubérantes et vivantes, à cette époque tout le monde se connaissait !
Un matin de mars, je l’ai croisée par hasard alors que j’avais trouvé sur mon chemin un fer à cheval usé encore équipé de quelques clous… – » Com està la Rosa? » (comment ça va la Rosa?) Rosa un xic bruixa, (un peu sorcière), avait jeté son malicieux regard sur mon fer avant de chuchoter gentiment à l’oreille ses bons conseils…
– « Nin ! Cloue vite à ta porte ce fer à cheval avec ses deux extrémités vers le ciel.Si tu as un vœu à exaucer, tourne-le vers le nord puis dépose-le à l’intérieur et il s’accomplira très vite. »
J’ai vite regagné ma demeure pour accrocher fièrement ce trophée porte-bonheur à la porte… Quelques jours après, une admirable inconnue toquait à ma porte pour me remettre le porte-feuille que j’avais égaré…. Est-ce les vertus heureuses du fer à cheval ou les facéties du destin ? Depuis lors, j’ai partagé ma vie avec cette belle personne jusqu’à ces jours… Cependant, je conserve toujours le tendre souvenir de Rosa qui doit bien sourire de là-haut (si elle s’y trouve) à l’évocation de cette petite histoire….
Ce rite de la croix sur le pain est toujours pratiqué chez de nombreuses familles… Et vous, le faites-vous ? Coutume populaire ou superstition ?
Le signe de croix sur le pain Photo La Gazette Catalane.com
Ça ne mange pas de pain ! Ici, en Pays Catalan, croyants, profanes ou mécréants, nombreux sont ceux qui encore aujourd’hui, signent de la pointe de leur couteau la creu sot el pa en guise de signe de croix pour chasser les mauvais esprits, avant d’entamer le pain et de le consommer. pour bénir ou conjurer le diable. Il paraît que cela garantissait d’avoir toujours du (bon) pain, aliment de base.
Ici, autrefois, chacun se gardait bien d’offrir aux invités le quignon dans lequel le diable aurait pu se réfugier et on ne posait jamais le pain à l’envers sur une table. Cette dernière superstition remonterait à l’idée très ancienne selon laquelle tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, le pain attirerait les mauvais esprits… Mais aussi du boulanger qui conservait à l’envers le pain destiné gratuitement au bourreau…. Et vous ? Faites-vous toujours une croix ?
Nos campagnes catalanes regorgent de talents enfouillis dans l’anonymat. La Gazette Catalane se plaît à les débusquer pour votre plaisir ou votre simple curiosité ! Venez ! Suivez-moi ! Veniu ! segueix-me ! Allons du côté de Banyuls de la Marenda (Banyuls sur mer) à la rencontre d’un singulier personnage : En Zidro, guide historique atypique de Banyuls-sur-Mer, SON Banyuls natal, dont il vous fera découvrir la singulière et profonde histoire. Surprise !
Qui de Isidore ? Qui de Zidro ? a créé son personnage ?
Isidre évoque » Le concept du personnage de Zidro est né en Septembre 2005 sous ma plume… … un peu par accident disons-le! » Le trait peut paraître épais, frisant la caricature… Zidro personnage créé par Isidre Camins, est attachant : L’embonpoint ceint d’une Faixa rouge, la barretina insolente, de petite taille, les »Vigatanes » chevillées ses convictions, un xic rondouillard,, de larges moustaches soulignent une verve à l’accent chantant et rocailleux Catalan…Ce Zidro-là vous transportera dans un voyage intemporel inoubliable vers des ailleurs improbables…
Depuis Juin 2014, Isidre Camins, guide historique indépendant et atypique fait découvrir le patrimoine de Banyuls sur mer et Cerbère. Zidro vous transposera vers les trésors cachés de notre belle côte.
Isidre Camins, qui êtes-vous ?
« Je me nomme Isidre CAMINS, né (il y a bien des siècles) au Puig del Mas, à Banyuls sur mer. « Isidre est un vrai passionné« Je suis guide historique, auteur, conférencier, reconstitueur et par-dessus tout, passionné d’histoire. » S’exclame-t-il enthousiaste. « Si le monde compte nombre d’Agrégés d’histoire, j’aime à me définir comme étant un »Abrégé d’histoires »… Car d’histoires, j’en ai vécu beaucoup ! » Un conteur, un guide Historique amoureux de la seva terra però també la nostra ! un patrimoine, un héritage ancestral qu’il partage dans un détail surprenant, riche d’histoire. Une passion qu’il s’évertue d’offrir au public pour une belle balade en terre inconnue dans l’arrière pays. Zidro vous fera découvrir Banyuls, les chapelles Romanes, les tours de guet, en passant par les petits secrets des caches contrebandières, bien planquées parmi les murettes de vigne.
Inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, les castells (château en français) véhiculent une image forte de l’identité catalane… Ils représentent une incroyable démonstration d’équilibre, de force et de courage, comme une métaphore de la construction sociale. les castells portent des valeurs de travail d’équipe, d’énergie collective et de solidarité intergénérationnelle…
L’enxaneta au sommet del castell (Photo La Gazette Catalane)
Origines
L’origine exacte des castells est méconnue. Selon certains érudits, les castells proviendraient d’une tradition islamique christianisée. Pour d’autres, ils seraient issus d’anciennes danses (moixigangues) exécutées en Pays valencien au début du XVIIème siècle. Elles auraient évoqué la Passion du Christ et le mont Golgotha. Chaque danse se serait achevée par l’élévation d’une petite pyramide humaine.
Castells traditions catalanes (Photo La Gazette Catalane.JPG
Junts sem mes forts, ensemble nous sommes plus forts
Si certains symboles catalans, comme le drapeau, l’hymne et la sardane, ont été interdits sous la dictature franquiste, les castells ont été épargnés pour tomber cependant en désuétude à cette époque. Dans les années 1980, les castells connaissent un regain d’intérêts de nombreuses colles castelleres réapparaissent. Les castellers ont une devise : « Força, Equilibri, Valor i Seny », en français : « De la force, de l’équilibre, du courage et du bon sens ». Les « colles » organisent des démonstrations de pyramides humaineslors des fêtes de villes et de villages dans toute la Catalogne.
Formé par ces deux enfants, lesommet (pom de dalt) (Photo La Gazette Catalane)
À l’aube du 18e siècle, la représentation du Christ fut abandonnée pour la construction d’une tour humaine : c’est ainsi que les castells ont perdu toute connotation religieuse. Ils devinrent une sorte de sport, une tradition à mi-chemin entre la danse et le théâtre, un peu à l’image des mystères du Moyen Âge.
La base de la tour (la pinya) Photo La Gazette Catalane
Ça ne mange pas de pain ! Aqui al nostre Pais Català, fa tempsi potser encara avui et peut-être encore parfois aujourd’hui, croyants, profanes ou mécréants signaient avec la pointe de leur couteau la creu sot el pa en guise de signe de croix pour chasser les mauvais esprits, avant d’entamer le pain et de le consommer. Il paraît que cela garantissait d’avoir toujours du pain à manger.
Chacun se gardait bien d’offrir aux invités le quignon dans lequel le diable aurait pu se réfugier et on ne posait jamais le pain à l’envers sur une table. Cette dernière superstition remonterait à l’idée très ancienne selon laquelle tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, le pain attirerait les mauvais esprits… Mais aussi du boulanger qui conservait à l’envers le pain destiné gratuitement au bourreau…. Et vous ? Faites-vous toujours une croix ?
Dimanche 3 décembre c’est la foire au gras à Thuir ! Les producteurs du Pays Catalan présentent un grand panel gourmand des spécialités locales pour égayer vos repas de fêtes de fin d’année.
Venez découvrir le canard dans tous ses formes : foies gras, magrets, cuisses, confits, terrines, plats cuisinés… et des volailles fermières, accompagnés de miel, pains d’épices, confitures, amandes, pommes et fruits de saison, jus de fruits, escargots, rosés des Pyrénées, fromages de vaches, de chèvres et de brebis, huile d’olive, amandes, vins, muscat de Noël, huîtres, vinaigres… Mais aussi quelques artisans d’art avec des chapeaux, des poteries, du mohair et des créations originales pour vos cadeaux de Noël. Pensez à effectuer vos réservations de frais !
Photo La Gazette Catalane
Privilégier la vente directe et les circuits courts des productions locales rassure le consommateur et restaure le dialogue et lien social… Et en plus c’est bon pour l’économie locale.
Rendez-vous Dimanche 3 Décembre dés 8h Place de la République 66300 Thuir
A la torre xica (A la petite ferme)
A la torre gran (A la grande ferme)
Ja n’hi ha una Bepa (Il y a une Joséphinette)
Que l’estimen tant (Que l’on aime tant)
Se la quedaran. (De tant qu’on l’aime)
Bonica es la rosa (jolie est la rose)
Mes bonic lo ram (plus joli le rameau)
Ja n’hi ha una Bepa (Il y a une Joséphinette)
Que l’estiman tant (Que l’on aime tant)
De tant que l’estiman (De tant qu’on l’aime)
No la’n casaran (jamais on ne la mariera)
« Ahont es la Bepa (Où est la Joséphinette
Que ne trigi tant ? ( Qui tarde tant )
-Es a la ribera (Elle est à la rivière)
Renta’l dabantal (A laver le tablier)
Per anar bonica (Pour aller pimpante)
La nit de Nadal » (La nuit de Noël)
Mentra quel rentaba (Pendant qu’elle lavait)
Passa’l seu galant : (Passe son galant)
« Que’n fas aqui Bepa ? (Que fais-tu là Joséphinette ? )
– Rento la bugada (Je fais la lessive)
També’l dabantal ( Et aussi le tablier)
Per anar bonica (Pour aller endimanchée)
La nit de Nadal » (La nuit de Noël)
L’agafa y la’n puja (Il la prend à bras le corps et la monte )
A dalt de cavall (Sur le cheval)
La sella n’es verda (La selle est verte)
Lo cavall n’es blanc (Le cheval est blanc)
Péls carrers de Lleyda (Par les rues de Lleyda)
Passa tot plorant : (Elle passe en pleurs)
« Per qu’en ploras Bepa, (Pourquoi pleures-tu Joséphinette ?)
Per qu’en ploras tant ? (Pourquoi pleures-tu tant ?)
– Ploro pel meus padres (Je pleure à cause de mes parents)
Quan o sabaran ! (Quand ils le sauront)
Com son gent sentida (Comme ceux sont des gents sensibles)
D’aixo moriran ( De cela ils mourront)
Adeu pare y mare (Adieu Père et mère)
Adeu mos germans ! (Adieu mes frères !)
– Si s’moren que s’moren (S’ils meurent, qu’ils meurent)
Ja’ls enterraran. (On les enterrera)
Las tombas son novas (Les tombes sont neuves)
Las estrenaran. (Ils les étrenneront)
Cada cop de tomba (A chaque coin de tombe)
Un ram posaran. (On mettra un rameau)
Capellans y frares (Les curés et les moines)
Per ells resaran. » (Pour eux prieront)
Passan la montanya (Ils passent la montagne)
Bepa s’va girant ; (Joséphinette va se retournant)
Las campanas tocan (Les cloches sonnent)
Ab tristessa y llant (Avec tristesse et gémissantes)
« Morta n’es ma mare, (Morte est ma mère)
morts son mos germans ! » (Morts sont mes frères)
Morta cau en terra (Morte elle tombe à terre)
Mort cau lo galant. (Mort tombe le galant)
Aqui’ls so’nterraren, (Ici on les enterrera)
Tu que vas passant. (Toi qui va passant)
Diu un Pare Nostra (Dis un Notre Père)
Per Bepa y Joan. (Pour Joséphinette et Jean)
Bonica es la rosa, (Jolie est la rose)
Mes bonic lo ram. (Plus joli est le rameau )de la sant Joan…
a Gazette Catalanea rencontré Chico leader du groupe Chico & The Gypsies, ambassadeur de la Paix à l’UNESCO. Il distille à tout va à travers le Monde un message de Paix, d’Amour et de tolérance. Rencontre d’un petit bonhomme au grand coeur.
Il est optimiste ! Pourtant la vie ne l’a pas épargné… Il a toujours su rebondir face à l’adversité entre périodes de doutes et vache maigre et assassinat par méprise de son frère, Ahmed Bouchikhi en 1973 à Lillehammer (Norvège) par le Mossad (service secret israëlien) … Chico Bouchikhi, est né à Arles en 1954 dans une famille modeste. Son père marocain est maçon. Sa mère est algérienne. Très tôt, ce rebelle n’éprouve aucun intérêt pour l’école… au grand désespoir de ses parents.
Rencontre avec Chico…
Le destin est curieux. Le petit Bouchikhi fait la rencontre par hasard à 12 ans de Canut, l’un des fils Reyes. Ce jour là, Chico fait son entrée dans la famille de José Reyes. Vite adopté, il épouse la culture gitane et la musique et la carrière que l’on connaît. Ce gitan beur est aujourd’hui exemple de tolérance au delà des communautés et des cultures.…
Ambassadeur spécial de l’UNESCO pour la paix
Qui a oublié les affrontements inter communautaires entre gitans et maghrébins à Perpignan en hiver 2005? «Le respect c’est la base de tout, respect de soi et celui des autres pour vivre ensemble.Je suis un symbole un exemple je crois, victime dans ma chair par l’assassinat par méprise de mon frère. J’ai pardonné à ceux qui l’on fait il n’y a que dans le pardon qu’on peut se reconstruire. » Il est devenu en 1995 ambassadeur spécial de l’UNESCO pour la paix… «Aujourd’hui franchement je ne regrette pas ma démarche. Elle n’apporte que du bonheur autour de moi. Le malheur apporte du malheur. Je suis très heureux d’avoir effectué ce choix. » Lance-t-il enthousiaste.
La vie est belle elle mérite d’être vécue, d’être partagée et non détruite.
Toutes les grandes causes ont leur part d’utopies, le courage, c’est de s’obstiner pour qu’un jour elles deviennent réalité ! Dans une société où chacun tend à se refermer sur lui-même, à ne plus se préoccuper de l’autre, Chico insiste : »Il faut se servir de cette image des Gypsies ! On peut arriver à se comprendre, à s’apprécier. Aujourd’hui, moi le maghrébin et eux les gitans, faisons de la musique ensemble. N’est-ce pas là, le plus beau des dialogues ? »
Le regard quoique noir de Chico dégage une immense bonté. Chantre de la tolérance il déclare : »Il ne faut pas essayer de mettre des barrières entre les hommes. Bien au contraire, il faut établir des passerelles humaines et culturelles… Avoir un regard qui va au-delà. La vie est belle elle mérite d’être vécue, d’être partagée et non détruite. » Il conclut par un « Aimez vous les uns les autres ! » À l’adresse de tout un chacun.
Chico and the Gypsies :
Concert le plus proche du Pays Catalan : Fleury d’Aude le 17 Août 2017
Du 25 juin au 23 juillet 2017 Charlotte Julian expose au Musée et traditions populaire à Thuir. Depuis de nombreuses années elle expose partout en France, rarement en pays Catalan ! Faut-il rappeler que nul n’est prophète en son pays !…
L’association Les Cimaises éphémères accueille l’interprète de «Comme une fleur de province», la fantaisiste et populaire chanteuse Charlotte Julian. Elle y dévoile son autre talent, son autre passion, la peinture. Eh, oui ! Notre Charlotte nationale a fréquenté à Perpignan dans sa jeunesse conservatoire de musique et Beaux Arts …
Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)
Affublée de son éternelle crinière rousse, le regard bleu profond, sur le ton de la confidence, la gentille Charlotte évoque : «J’ai fait les beaux Arts à Perpignan et je suis montée à Paris en 1969 pour chanter, devenir comédienne, pour exercer mon métier d’artiste. J’ai toujours conservé un joli petit coup de crayon. La peinture est un hobby pour moi» Il y a trente ans, à Paris, une amie lui demande de l’accompagner aux puces pour acquérir un Naïf. Les prix réfrènent l’amie. Spontanément, Charlotte, s’engage et fanfaronne :»Si c’est ce que tu veux, je t’en ferai un !« Après moultes essais laborieux, Charlotte peint son premier Naïf et l’offre à cette amie. «D’amis en amis ;de toiles en toiles, j’ai poursuivi pour faire plaisir !» Lance-t-elle dans un grand éclat de rire. Son second succès «Allez hop ! Tout le monde à la campagne» a probablement marqué son style pictural, son goût pour l’Art Naïf gentillet. C’est une artiste née, aujourd’hui accomplie ! «Cette peinture me correspond !Ce tableau avec cette mémé devant sa porte avec ses chats je l’ai appelé : moi dans 10 ans. » Lâche-t-elle facétieuse.
Moi dans dix ans par Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)
Ses Œuvres figuratives minutieuses sont à son image, fraîches, pétillantes, colorées, natures… Elles sont empruntes de rêves d’une sérénité idéale et de souvenirs heureux d’enfance. «J’ai réalisé le rêve perdu de Maman, celui de devenir artiste !» Révèle-t-elle humblement.
Collioure par Charlotte Julian (Photo La Gazette Catalane)
Charlotte Julian semble davantage regarder le monde qui l’entoure avec les yeux de son âme bohème qu’avec ceux de la raison carthésienne. Pour certains, son Art Naïf peut paraître comme l’expression d’un infantilisme ou d’une niaise gaucherie. Pourtant, la stylisation et la simplification révèlent surtout l’imaginaire et le symbolisme d’un monde ingénu idéalement heureux…Utopie ou nostalgie ?
Musée Arts et Traditions Exposition ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h30, Dimanche de 15h à 18h30. Entrée libre