Signer le pain d’une croix avant de l’entamer…

Ce rite de la croix sur le pain est toujours pratiqué chez de nombreuses familles… Et vous, le faites-vous ? Coutume populaire ou superstition ?

Ce rite de la croix sur le pain est toujours pratiqué dans de nombreuses familles... Et vous, le faites-vous ? Coutume populaire ou superstition ?
Le signe de croix sur le pain Photo La Gazette Catalane.com

Ça ne mange pas de pain ! Ici, en Pays Catalan, croyants, profanes ou mécréants, nombreux sont ceux qui encore aujourd’hui, signent de la pointe de leur couteau la creu sot el pa en guise de signe de croix pour chasser les mauvais esprits, avant d’entamer le pain et de le consommer. pour bénir ou conjurer le diable. Il paraît que cela garantissait d’avoir toujours du (bon) pain, aliment de base.

Photo DR Le Point

Ici, autrefois, chacun se gardait bien d’offrir aux invités le quignon dans lequel le diable aurait pu se réfugier et on ne posait jamais le pain à l’envers sur une table. Cette dernière superstition remonterait à l’idée très ancienne selon laquelle tourné vers les entrailles de la terre, donc vers l’enfer, le pain attirerait les mauvais esprits… Mais aussi du boulanger qui conservait à l’envers le pain destiné gratuitement au bourreau…. Et vous ? Faites-vous toujours une croix ?

Manzanas bona dona : Hola hola!!! Això és bo ! (Les pommes bonne maman…)

C’est l’un des desserts délicieux ou des goûters les plus sains en cette saison et  embaumera toute votre maisonnée. Ce désert sain naturel  fera saliver les petits et les grands gourmands…

pomme cuite.jpg

Temps : 35 min : Préparation : 5 min – Cuisson : 50 min

Préchauffer le four thermostat 7/8 (220 °C)

Choisir de belles pommes d’un même calibre (de la vallée de la Rotja).

Les passer sous l’eau puis sécher,

Les évider

Les disposer dans un plat allant au four

Saupoudrer de cannelle le cœur de chaque pomme

Y ajouter une généreuse cuillère à café de miel du Pays Catalan

Verser dans le plat un verre d’eau citronnée au fond du plat.

Enfourner pendant environ 50 min.

Servir chaud ou froid selon vos goûts !

pomme cuite 2.jpg

Hola hola!!!! Bon profit Amics i a tothom!!

Villefranche de Conflent «Avril au jardin»

Villefranche de Conflent «Avril au jardin»

Résultat de recherche d'images pour "Ephéméride 28 avril 2019"

Le 28 avril l’association des commerçants et de développement touristique «Les 4 clous» organise la fête du jardin «Avril au jardin» à Villefranche de Conflent

De très nombreuses animations, des ateliers cuisine aux 5 plantes sauvages, des ateliers d’origami, des confection de couronnes de fleurs, d’interventions sur les plantes médicinales, la protection des abeilles etc…. animeront le marché nature avec des producteurs de plantes et produits dérivés plantes et fleurs de concepteurs et praticiens bio. Nombreux stands et jeu Aromatic’trafic Inscrivez-vous aux ateliers : 07 50 60 53 03

Egalement de nombreuses conférences et interventions tout au long de la journée avec intervention sur :
Le fonctionnement et la protection des abeilles
Les plantes médicinales
Les Huiles essentielles
Comment traiter les plantes par les plantes

Entrée libre

Vous souhaitez réserver un stand pour présenter et présenter vos produits : contactez Patrick au 07 50 60 53 03 ou par courriel les4clous@gmail.com

Connaissez-vous La Gazette catalane?

Quand le sensationnel des uns met en lumière l’éblouissant des autres !

lagazettecatalane.com vous offre la parole !

[weatherlayer country = « France » ville = « Perpignan » display = « horizontal »]

Vous avez tant de talents à révéler, de choses à dire, de richesses à transmettre, d’expériences à partager…

La Gazette Catalane vous propose (gratuitement) de mettre en avant vos talents, artistiques, littéraires, sportifs, économiques… Vos parcours singuliers de vie, vos étonnants savoir-faire, vos extraordinaires engagements… ou ceux d’une personne que vous admirez, que vous chérissez.

lagazettecatalane.com ambitionne de vous permettre de porter un autre regard sur votre quotidien et qui sait d’encourager, toi, lui, elle,vous… à rompre avec cet ordinaire routinier pour donner cette  envie d’aller jusqu’au bout de vos rêves…

Comment ?

  • Vous possédez vous-même des talents, savoir-faire…?
  • Vous connaissez une personne qui devrait être mise en avant… ?
  • Vous avez écrit un livre ?
  • Vous peignez, vous organisez ou aimerez organiser une expo ?
    La Gazette Catalane  réalise gratuitement un reportage ou interview sur vous ou votre connaissance

Prenez contact avec nous : gazette-catalane@sfr.fr

Vous pouvez aussi publier un article de votre composition
Les articles seront publiés dans l’ordre d’arrivée. Ils sont à envoyer à l’adresse :

gazette-catalane@sfr.fr accompagnés des éléments suivants :

5 photos en format jpg paysage (nous choisirons les meilleures), avec droits de publication en lien avec cet article. infos-pratiques/droits/protection.htm
Le nom et la qualité sous lesquels vous souhaitez être présenté en titre.
La catégorie de rubrique : Art, Danse, Entrepreneuriat, Humanitaire, Littérature, Média, Musique, Photographie, Artisanat, Portrait, Santé, Sport, Théâtre, etc.

Quand le sensationnel des uns met en lumière l’éblouissant des autres !

[Weatherlayer country = « France » ville = « perpignan »]

Les anchois à la catalane

Texte et photos Jean-Luc Modat tous droits réservés (La Gazette Catalane.com)

Anchois à la catalane Ma Cuisine Catalane d'hier et d'aujourd'hui Jean-Luc Modat
Anchois à la catalane Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui Jean-Luc Modat

Si en français l’anchois est masculin ; en catalan, c’est féminin (una anxova) ! Tout bon catalan (d’origines ou d’adoption) qui se respecte raffole des anchois à la catalane ( Anxoves català ) un plat typique d’aqui ! Pour vous, voilà une recette succulente à partir d’ingrédients locaux et de qualité… Approchez, humez…

Ingrédients

  • Ingrédients pour 3 personnes :
  • 200 g anchois de Collioure (Roque ou Desclaux)
  • 500 g poivrons rouges 
  • huile d’olive artisanale catalane
  • 1 cuillère à café de vinaigre de Banyuls,
  • 6 oeufs
  • 3 gousses ail
  • Persil (option)

Comment faire ?

  • Choisir des anchois au sel de Collioure ( Roque ou Desclaux)
  • Dessalez les anchois à l’eau claire.
  • Laissez-les tremper dans de l’eau fraîche durant 2 heures.
  • Levez délicatement les filets et retirez l’arête (ouvrez les anchois dans la longueur, ôtez l’arête et la queue.)
  • Essuyez-les soigneusement.
  • Lavez et essuyez les poivrons rouges
  • Déposez-les entiers sur la sole du  four et arrosez-les d’huile. Mettez à four très chaud environ 35 à 45 minutes..thermostat 7 (210°c).
  • Une fois cuits, sortez les pour les envelopper dans du papier journal
  • Laissez refroidir 15 min environ.
  • Sous l’effet de la condensation la peau sera plus facile à retirer
  • Coupez les poivrons en deux, retirez la queue et épépinez-les.
  • Épluchez les chauds et la peau se détachera plus facilement.
  • Découpez les en longues bandes dans un plat.
  • Disposez les anchois dessus
  • Accompagnez de plusieurs demis œufs durs,
  • Saupoudrez d’ail et d’huile d’olive du Pays.
Anchois à la catalane Ma Cuisine Catalane d'hier et d'aujourd'hui Jean-Luc Modat
Anchois à la catalane Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui Jean-Luc Modat

Plat convivial

Les anchois à la catalane est un plat convivial, plutôt servi en entrée, cependant, les gourmands n’attendront pas le début du repas et ils le proposeront l’Été à l’apéritif, accompagné de tranches de pain grillées. Servir avec  vin blanc sec du Cellier Dominicain de Collioure ou le Blanc L’excellent « L’impertinent » du Domaine d’Elie à Thuir.

Santé

L’anchois renferme des acides gras mono insaturés et polyinsaturés, oméga 3 notamment, dont les effets protecteurs sur le système cardiovasculaire sont largement reconnus.

À Collioure, capitale de l’anchois, les bateaux de plaisance ont hélas remplacés les bateaux de pêche d’autrefois. Pour cause de surpêche, les anchois minuscules en Méditerranée sont inexploitables, les conserveries Roque et Desclaux sont contraintes d’en importer d’Espagne, d’Argentine, du Chili.

Huumm ! Anxoves català… Bon profit !

Huile d’olive « Les Oliviers de la Canterrane »

L’huile d’olive vierge extra, extraite à froid, variété Verdale est une huile onctueuse et douce, de couleur verte, avec des arômes subtils d’artichaut. Parfaite sur une salade verte ou une anchoïade « Les Oliviers de la Canterrane” Trouillas Tél 0468534790

Vinaigrerie La Guinelle

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est vinaigrerie-artisanale-la-guinelle-2.jpg

L’anse de Paulilles, en surplomb, le hameau de Cosprons, entre vignes et olivettes, la vinaigrerie de La Guinelle où la nature s’offre en écrin à l’élevage du vinaigre de Banyuls, vin doux naturel et aromatique. Hameau de Cosprons – 66600 Port-Vendres – Tél: 04.68.98.01.76 Visites et dégustations gratuites, vente sur place.

Castelnou : Étiennette, à la recherche des temps perdus

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Qu’il est délicieux ce charmant petit village médiéval ! Lové au coeur du maquis catalan environné de cistes, embaumé de genets, de bruyères et cerné de chênes méditerranéens… C’est un havre de quiétude. Il y a bien encore quelques vignes qui s’obstinent à pousser, rares vestiges de l’activité agricole d’antan du village. Ici, dans les Aspres, écrasées par la chaleur torride des Étés, seules les cigales s’égosillent à chanter à tue-tête à couvrir le silence ! Pas la moindre brise. Castelnou ressemble à une oasis de fraîcheur dans un océan de torpeur.

Castelnou ! Fa temps….

Mais qu’il est le loin le temps où ce petit village était tout consacré à l’agriculture ! Où les ruelles résonnaient du pas lent des mules et des bourricots. Chacun se connaissait. « Fins aviat! » (à bientôt) « Bon dia » (Bonjour) Lançait-on pour ponctuer les conversations. L’accent était chantant, rocailleux, catalan ! L’époque où les « ninots » (Petits enfants) descendaient le sentier escarpé menant à la fontaine pour aller chercher l’eau…. En ce temps-là, l’eau était précieuse ! La vie, toute consacrée aux labeurs des champs. Étiennette l’a connu ! ce temps-là…

Étiennette

Etiennette de Castelnou, ou le secret des herbes (Photo La Gazette Catalane)
Etiennette de Castelnou, ou le secret des herbes (Photo La Gazette Catalane)

Étiennette a quitté son village natal Camélas pour franchir  les quelques kilomètres qui séparent de Castelnou pour s’y marier. Il y a quelques années encore, dés que vous franchissiez la « Porte » de Castelnou, là, sur la gauche, vous découvriez une boutique extraordinaire, inclassable ! Une boutique tenue par Étiennette, depuis des décennies, écolo dans l’âme avant la mode. Les herbes de nos campagnes n’avaient aucuns secrets pour elle ! Aussitôt franchie la porte de surprenantes effluves de parfums de la garrigue vous titilliez les narines.

Etiennette confectionnait ses bouquets de fleurs sauvages (Photo Gazette Catalane)
Étiennette confectionnait ses bouquets de fleurs

Là, vous étiez transporté vers votre imaginaire, vos souvenirs d’enfance, vers l’époque révolue où il faisait bon vivre, où chacun appréciait à sa juste mesure le moment et l’instant présent. Illico, c’était l’envoûtement ! Suspendus au plafond, des bouquets d’immortelles sauvages séchaient patiemment ; plus loin, des artichauts révélaient leurs fleurs d’un beau bleu lumineux… La monnaie du Pape était omniprésente, ainsi que de merveilleux petits chapeaux délicatement tressés par Étiennette qui embaumaient la lavande. Mais le plus surprenant, c’était ses poèmes ! Elle qui n’était pas allée trop longtemps à l’école…

la_fount_desl_ninots

Extraits du poème : « La fount dels ninots » (Fontaine des enfants)

«C’était ainsi notre temps »
«A cette époque là on se sentait heureux et tout nous semblait beau,
Pourtant dans nos maisons, nous n’avions pas encore l’eau
Avec nos récipients on descendait vers la fontaine
Il fallait bien en remonter avec nos cruches pleines (…)
Bien sûr à cette époque là, nous n’avions pas beaucoup de commodités
On se déplaçait qu’en vélo le plus souvent à pied
Quand on voulait déjeuner… il fallait allumer le feu,
On devait aller ramasser un peu de bois se que l’on trouvait de mieux» (…)
Morceau choisi de Poème écrit par Etienne en 1994

Aujourd’hui, dans les venelles et ruelles, l’accent a hélas bien changé… Rares sont les catalans de souche vivants encore au village ! Villégiatures et demeures de weekends, peuvent-elles favoriser les liens sociaux ? Notre beau Pays Catalan, jour après jour, n’est-il pas entrain de perdre sa singulière identité ? Sa culture n’est-elle pas (volontairement) diluée pour effacer toutes ses particularités et la catalanité ?

Indignons-nous!

Jamais l’essai publié en octobre 2010 “Indignez-Vous!” de Stéphane Hessel, n’aura été autant d’actualité ! Il en appelait à l’esprit de la Résistance dénonçant l’insolence des écarts de richesses croissants, pointant du doigt cette société où les médias sont entre les mains de nantis, mettant à l’index l’hégémonie des marchés financiers qui s’engraissent les spéculateurs à grands coups de plans sociaux, de dégraissage d’effectifs… les remises en cause incessantes des retraites, des acquis sociaux, de la Sécurité sociale, instaurés par le Conseil National de la Résistance (Mars 1944),

Stéphane Hessel n’exhortait-il pas les jeunes générations à se trouver une cause à défendre: « Aux jeunes, je dis: regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation. Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez!. Les gens en ont marre, ils ont le sentiment de ne pas comprendre ce qui se passe, ils ont envie de changement« , soulignait-il déjà.

Stéphane Hessel du haut de ses 93 ans proclamait : “ La pire des attitudes est l’indifférence, dire « je n’y peux rien, je me débrouille ». En vous comportant ainsi, vous perdez l’un des composantes essentielles qui fait l’humain. Une des composantes indispensables: la faculté d’indignation et l’engagement qui en est la conséquence

Et de conclure : “ «Il est grand temps que le souci d’éthique, de justice, d’équilibre durable deviennent prévalent. Car les risques les plus graves nous menacent. Ils peuvent mettre un terme à l’aventure humaine sur une planète qu’elle peut rendre inhabitable pour l’homme.”



François Bonnal au café littéraire


Jeudi 21 mars 2019 à 18h30 Salle du Bicentenaire au parc de Saint Nazaire l’association l’Oyat nazairien reçoit François Bonnet dans le cadre de son café littéraire.

François Bonnal, ostéopathe, enseignant, auteur, passionné par la recherche sur le vivant et son fonctionnement, vient présenter Les 7 cerveaux de notre corps, co-écrit avec Bernard Darraillans.

« Des années de recherches et d’échanges passionnés avec mon ami Bernard Darraillans, est sorti notre livre e Mai 2018 « Les 7 cerveaux de notre corps » aux éditions Dangles. Seule notre compréhension intime du fonctionnement du Vivant peut nous permettre d’entrer sur les terres de l’amour, de la santé et de l’harmonie.

« Très heureux d’être invité par l’association l’Oyat nazairien basée à St Nazaire en Pays Catalan, dont le but est de :  » promouvoir la solidarité, la culture, l’écologie et les activités citoyennes « .
Au plaisir de nous voir, échanger et évoluer ensemble. Je vous donne rendez-vous avec avec soi, Jeudi 21 mars 2019 à 18h30. »


Rendez-vous le jeudi 21 mars 2019 à 18h30,

Salle du bicentenaire, dans le parc de St-Nazaire

Contact 06 95 28 25 98 Mail : loyat.nazairien@gmail.com

Locavore, consommer local et durable

Prendre le temps de vivre
Êtes-vous locavore ? Consommer des produits locaux issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement, voilà une définition du locavorisme.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les fromages fermiers catalans (Photo La Gazette Catalane)

Une question de proximité

Être locavore c’est tout d’abord penser en terme de distance. Cela consiste ainsi à sélectionner des produits locaux. Par produits locaux certains entendent « produits français », d’autres « produits régionaux » ou encore « produits du département ». Chacun détermine son périmètre de consommation, celui-ci pouvant se réduire à son propre jardin pour certains produits ! L’idée est de limiter les longues distances de transport pour réduire l’usage d’énergies fossiles et préserver la fraîcheur des produits.

produits de saison

Être locavore c’est tout naturellement consommer des produits de saison. En ce moment, de belles asperges vous tendent les bras ! L’idée est de suivre le rythme de la nature, de manger ce que chaque saison nous propose et de le sublimer en cuisine…

Une agriculture raisonnée voire bio

Être locavore c’est aussi avoir des valeurs environnementales et sélectionner des produits issus d’une agriculture raisonnée voire bio. Au-delà du respect de l’environnement, c’est aussi le respect du producteur qui est en jeu. Consommer local, responsable et durable permet d’agir directement sur l’économie locale et de valoriser les petits producteurs.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Les bons produits fermiers catalans (Photo La Gazette Catalane)

Définir son réseau

Pour devenir locavore, on prend plaisir à tracer son réseau de consommation. L’occasion de rencontrer des producteurs locaux, de faire le marché, de découvrir des endroits insolites (des fermes par exemple)… renseignez-vous auprès de votre commune qui vous proposera peut-être une liste de producteurs. Des annuaires existent également sur la toile. Et vous trouverez peut-être le tout en un : des paniers locavores hebdomadaires distribués en point relais ou une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) tout près de chez vous. Se nourrir exclusivement de productions locales, cela demande une certaine rigueur tout en apportant un plaisir immense au moment de passer à table !
Le locavorisme se concentre principalement sur l’alimentation mais s’étend aussi à d’autres produits dans le domaine du mobilier par exemple ou encore de la vannerie, du textile.

Calçotada, une tradition catalane

Parmi les très nombreuses traditions catalanes… La Calçotada ! Comment imaginer qu’un insignifiant petit oignon nouveau (appelé calçot) puisse réunir de si grandes tablées exubérantes, festives, conviviales ? Au fait, c’est quoi la Calçotada ? 

Calçotada

L’origine de calçot ? Hum ! Hum ! Allons interroger l’Avi (le grand-père) lui est  incollable sur les traditions catalanes: « La légende prête à un paysan de Valls du nom de Xat de Benaiges, l’invention de la calçotada. Xat de Benaiges aurait par hasard fait tomber les oignons dans le feu.

Qu’est-ce que les calçots ?

Calçotada1

C’est une sorte d’oignon tendre, blanc, plus doux que les autres,au bulbe fin. Ils doivent leur nom au fait que, à mesure de leur croissance ils sont chaussés (buter : Recalzar) avec de la terre, pour obtenir une forme allongée dont le bulbe n’est pas très développé et qui ressemble plutôt au poireau.

Comment les préparer ?

Calços a la brasa amb romesco....jpg

La salvitxada sauce d’accompagnement des calçots (pour 4 personnes)

  •  Ingrédients
  • Une tête d’ail 100 g d’amandes et 30 g de noisettes grillées et émondées
  • 5 tomates bien mûres
  • 80 cl d’huile
  • une tranche de pain sec
  • une niora [piment doux séché]
  • du vinaigre, du sel et une pincée de sucre
  • Préparation
  • Passer au four 35 minutes à 180°.les tomates incisées en partie supérieure, la tête d’ail en chemise et la tranche de pain pour attendrir les légumes .
  • Laisser refroidir.
  • Piler les amandes et les noisettes dans un grand mortier, y incorporer le pain mouillé de vinaigre.
  • Continuer à piler,
  • Incorporer la pulpe de la niora, les gousses d’ail pelées et les tomates pelées
  • Continuer à mélanger en ajoutant de l’huile puis le sel et le sucre.Préparer la salvitxada la veille elle ne sera que meilleure !

Comment cuire les calçots ?

Sans les laver, les déposer en une seule couche sur un grill, les faire griller sur une braise de sarments et de ceps de vigne. Les calçots sont à point quand la partie extérieure, déjà noircie par le feu, commence à dégager une fumée blanche. Il faut alors les retirer du feu, les envelopper dans du papier journal pour les tenir au chaud. On les sert à table sur une tuile.

Comment les déguster ?

calcots1

Il faut d’abord ôter avec les doigts les parties extérieures brûlées pour ne conserver que le blanc de l’intérieur qu’on déguste jusqu’à la partie verte de la tige. On les trempe dans un bol de sauce et on les mange avec les doigts. Mieux vaut mettre un bavoir autour du cou pour éviter que la sauce salvitxada ne dégouline sur vos vêtements.Lors des calçotadas on commence par manger des calçots (environ une ou deux dizaines par personne) avec leur sauce après un petit apéritif pendant la cuisson au feu de bois. Puis on profite des braises qui restent pour cuire la viande et faire griller des tranches de pain de campagne.

Calçotada9

La préparation ? Un rituel à ne surtout pas manquer On les déguste avec une sauce spéciale faite d’amandes, de pignons de pin grillés, de tomates et d’huile d’olive.

Les calçots se mangent avec les mains. Il faut d’abord enlever d’un coup sec les feuilles extérieures carbonisées, puis prendre le calçot par son bout vert et le tremper dans la sauce, ensuite le porter directement à la bouche. Selon la tradition, on utilise également de grands bavoirs, parfois en papier noués autour du cou.

La sauce des calçots (pour 4 personnes)

Ingrédients

  • Une tête d’ail 100 g d’amandes et 30 g de noisettes grillées et émondées
  • 5 tomates bien mûres environ
  • 80 cl d’huile
  • une tranche de pain sec
  • une niora [piment doux séché] du vinaigre, du sel et une pincée de sucre

Préparation

  • Passer au four les tomates dont on aura incisé la partie supérieure, la tête d’ail entière avec la peau et la tranche de pain pour attendrir les légumes et faire durcir le pain.
  • Laisser refroidir.
  • Piler les amandes et les noisettes dans un grand mortier, y ajouter le pain mouillé de vinaigre.
  • Continuer à piler, incorporer la pulpe de la niora,les gousses d’ail pelées et les tomates débarrassées de leur peau.
  • Continuer à mélanger en ajoutant de l’huile et, en dernier, le sel et le sucre. La sauce est meilleure si elle a été préparée la veille.

Un Côte du Roussillon Village rouge accompagnera à merveille vos calçots !

Calçotada2 (2).jpeg