Ma Confiture de fraise maison

(La meva confitura de maduixa fet a casa)

Je croquai avec délectation une belle fraise bien mûre lorsque de tendres souvenirs de mon enfance furent ravivés… Là, je me revis, gamin, mordant à pleines dents une belle tranche de pain tartinée d’une épaisse couche de confiture de fraise… S’en était trop. Et hop ! Chez le producteur local de fraises Mara des bois ! Je ne pouvais refréner plus longtemps cette soudaine envie gourmande de préparer ma confiture de fraise. Je vous imagine aussi et déjà saliver… Voici cette recette facile, simple, saine et Bôonnnnnee !!! 

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La gastronomie catalane reflet d’identité

Jean-Luc Modat © 2020

En exclusivité pour vous, chers amis abonnés, voici ma belle recette de confiture de fraise. Ooohh ! N’allez surtout pas rechercher le moindre ingrédient secret. Simplement de bons produits locaux de saison du Pays Catalan. Pour obtenir une bonne confiture de fraise vous devez rechercher des fraises mûres mais sans trop, Ces fruits sont naturellement sucrés. Une confiture de fraise au vrai goût, concoctée avec une généreuse dose d’Amour sublimée d’un zeste de patience. Osez donc fet a casa és tan bo ! (Le fait maison c’est tellement bon !)

Ingrédiens

Fraises bio : 2000 gr
Sucre peu raffiné: 600 gr
Citron non traité : 1

Préparation : 60 min Cuisson : 30 min

Pour obtenir une bonne confiture de fraise vous devez rechercher des fraises mûres mais sans trop, Ces fruits sont naturellement sucrés.

Les bonnes fraises Bio du Pays Catalan !

La veille

Dans une passoire laver les fraises sous l’eau froide puis égoutter
Équeuter les fraises, (option : les couper en 2)
Peser les fruits + Peser le sucre (1 kg fraises = 300 gr sucre)
Verser les fruits et le sucre dans un saladier remuer
Presser le jus d’1 citron Filmer le saladier
Laisser macérer au frigo 1 nuit

Le lendemain

Verser le saladier dans une bassine à confiture bien mélanger
Porter à ébullition feu moyen/vif le mélange fraises et sucre 
Puis pendant 30 min à feu moyen remuer pour que ça ne colle Prendre la T° > 35 min
Cuire jusqu’à 106°C (Durée environ 40 min ) C’est cuit !
Retirer du feu, écumez seulement à cet instant – Laisser un peu refroidir
Mettre en pot, fermer, retourner les pots à l’envers. Laisser refroidir puis les retourner à l’endroit.

Stériliser les pots :

Porter à ébullition l’eau d’un récipient puis immerger vos pots.
Laisser bouillir 12 min. Déposer les pots et égoutter sur un torchon propre
Plonger les couvercles dans l’eau bouillante 10 min. Laisser sécher avant de mettre en pot.

i Bon profit Amics !

Trouvez votre producteur prés de chez vous !

Menaces sur l’eau potable en Roussillon ?

Par Jean-Luc MODAT Le 28 Avril 2022

Dans un silence assourdissant d’indifférence, d’ignorance ou de je-m’en-foutisme, une menace insidieuse plane au-dessus de nos têtes telle l’épée de Damoclés ! Toutes les alertes lancées depuis des années par les hydrogéologues résonnent toujours en creux. Pourquoi ? L’accroissement des prélèvements, les dégradations liées pour l’essentiel, aux gaspillages, aux afflux massifs et exponentiels de populations, aux pollutions. Car si le sous-sol de la plaine du Roussillon abrite de précieuses et fragiles réserves d’eau, les plus profondes sont menacées de dégradations irréversibles, vitale pour nous tous.

Deux types de nappes

  • Les nappes Quaternaires peu profondes (maximum 20 m ) sont situées dans les bassins d’alluvions des trois fleuves côtiers du Roussillon (Agly, Têt, Tech) et sur les franges du littoral (Salanque, Illibéris) Elles sont alimentées par les infiltrations d’eaux de pluie et de cours d’eau.
  • Les nappes fossiles du Pliocène (Entre 6 000 et 12 000 ans) sont plus profondes jusqu’à 200m .Elles alimentent en eau potable nombre de nos villages de la Plaine du Roussillon.

50% de la consommation d’eau potable provient des nappes quaternaires (Bassins de la Têt; bassin du Tech) 50% proviennent des nappes profondes du Pliocène sur l’ensemble de la plaine.(*)

En Pays Catalan, la consommation d’eau potable est évaluées à environ 80 millions de m3 / an prélevés dans ces nappes du Roussillon, répartis entre : Agriculture intensive, piscines, gaspillages ménagers, forages, géothermie ! 50% destinés à l’eau potable du robinet, 1/3 à l’irrigation agricole, le solde restant aux activités économiques et commerciales, usages communaux et ménagers.

L’irrigation des cultures de fruits et légumes provient des nappes Quaternaires superficielles. Cependant, de nombreux forages « clandestins » pompent dans les nappes profondes notamment dans les zones autrefois dédiés à la vigne et aujourd’hui converties à l’arboriculture, notamment dans les Aspres. L’estimation de ces prélèvements agricoles serait évaluée entre 28/30 millions de m3.

Avec l’afflux touristique estival et les flux continus de nouvelles populations, les niveaux de la nappe du Pliocène vont continuer de baisser par ces prélèvements excessifs. Cela pourrait entrainer un effet syphon avec intrusion d’eau de mer dans la nappe (surtout en saison touristique) rendant irrémédiablement l’eau potable impropre à la consommation.

Sources : Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon

Modernités – globalisation / Traditions – Localisme

Il n’est pas rare que nouveaux arrivants, fraîchement installés, ou anti-autochtones invétérés, reprochent aux Catalans et aux Catalans de cœur, de défendre avec vigueur leur identité, leur culture et leurs traditions. Ces opposants, souvent tenants clivants de la pensée unique universelle bien commode pour eux pour se soustraire aux adaptations. Aussi, s’arrogent-ils le droit de dresser modernité contre Tradition, voire de la dénigrer. Au-delà de ces postures d’opposition s’esquisse une toute autre réalité ! (Par Jean-Luc Modat)

La Sardane danse de la Fraternité et de la Paix Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

Ainsi, par l’absence de repères, d’ancrages, ceux-là même n’hésitent pas à nier, à dénigrer les traditions, les cultures ancestrales locales, la ruralité, en les associant à l’immobilisme, au retour en arrière, au conformisme de vieux réacs ringards…. par opposition à l’éloge d’une modernité, gage d’une évolution positive soutenue par la propagande de la culture urbaine Woke mondialisée hors sols, bien servie par les nouvelles technologies et les médias inféodées, asservie par l’éphémérité et la mobilité, stimulée pour une consommation effrénée…

Localisme, l’alternative à la mondialisation

Si des progrès indéniables, scientifiques, industriels, technologiques, ont participé à une évolution profitable du bien être de chacun de nous, pour autant, nos modes de vie individualistes associés au consumérisme, à la mobilité, à la croissance économique… Mettent en péril l’Humanité, hypothèquent l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures, provoquent la mise en danger de la Planète. L’économie circulaire, donner du sens à nos choix, par le retour à des consommations plus raisonnables, accès sur l’essentiel et la préférence locale est une réponse, un défi pour chacun d’entres nous.

Les courses ne sont plus réservées aux seules femmes, les hommes aussi s’y activent ! L’absence de présences d’hommes sur ce dessin est indépendant de notre volonté

Penser globalement, agir localement

Aaah ! Le progrès avec revers et travers : Perte de sens, disparitions des repères et des liens sociaux, abandons de valeurs humaines ; inflation des conduites addictives, l’implosion des familles, multiplications exponentielles des maladies mentales, mal-être au travail, pollutions… Ces symptômes non exhaustifs démontrent que ce progrès-là tel que nous le connaissons conduit à une impasse funeste. Les cultures traditionnelles régionales (catalanes pour notre part) sont donc essentielles aux survivances de nos identités et de nos racines catalanes, aux maintien de liens sociaux, s’y soustraire serait un renoncement, voire un reniement. A l’évidence, ne sommes-nous pas invités à rechercher l’harmonie, l’équilibre durable, entre modernité et traditions sans pour autant admettre pour notre part (les Catalans) la nécessité d’un repli sur nous-mêmes ? C’est à cela que s’attache le Collectif « Agissons Pays Catalan » que j’ai rejoint.

        

Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

        

CORREcat : Courir pour un espoir


Ça devenait insupportable pour ses inconditionnels tant ils piaffaient d’impatience : Ouf ! Les voilà rassurés. Après deux années d’abstinence forcée revoici l’évènement tant attendu : Le Correcat ! Què és aixo? (C’est quoi ça) ?! No ho saps ? (Vous ne connaissez pas)… C’est une marche/course pédestre à allure libre ouverte à tous sur un parcours de 5 km autour du lac de Millas. Une course/marche nature familiale, festive et sportive où la seule quête de performance est la participation dans le bon esprit et la bonne humeur, l’envie de s’amuser et de passer une belle journée. Il est fortement conseillé de se grimer, de se déguiser à l’envi ou pas !

Le dynamique Collectif « Agissons Pays Catalan » se mobilise tout entier pour mener à bien l’organisation et le bon déroulement de Correcat. L’objectif avoué des organisateurs est de récolter des fonds pour les reverser aux écoles immersives catalanes : Arrels & Bressola. Pas de temps à perdre ! Dés aujourd’hui, réservez votre matinée du 22 Mai et inscrivez vous en solo, famille, équipe, groupe… Aprés les efforts, les réconforts. Ainsi de très nombreuses animations sont prévues : gegants, cargolade, musique…

Le 22 Mai à 9 h au Lac de Millas

Pour des raisons d’organisation, les inscriptions débutent dès à présent :

10 euros pour les adultes gratuit pour les enfants de -12 ans

INSCRIPTIONS

Contact : correcat66@gmail.com Tel : 0631029289

Ja està! la cursa es llança : Les inscripcions per el CorreCat poden començar!

mitjançant xec amb el formulari d’inscripció per enviar de nou a l’oficina d’Agissons del país català o correcat66@gmail.com

en efectiu: a l’oficina d’Agissons o el dia de la cursa in situ

per a informació: preu de 10 € i gratuït a menors de 12 anys

Llac de Millars

Cavaliers du froid et saints de glace

Cavallers del fred i sants de glaç

Jean-Luc Modat

Si à Pâques nous avons joui de magnifiques journées ensoleillées… Pouvons-nous pour autant reléguer le mauvaise temps au placard ? Méfions-nous car Avril avec ses extravagances nous réserve bien des surprises ! Une petite piqûre de rappel ou un vaccin s’imposent à tous car la confusion règne entre Cavaliers du froid et Saints de glace. Les cavaliers surgissent dés le 23 avril jusqu’au 6 mai ; les Saints s’illustrent à partir du 11 mai puis les 12, 13, 14 Mai…. Et un petit dernier pour la gourmandise ? Le 25 Mai ! Même si certains de ces Saints ont été priés de disparaître du calendrier actuel, la tradition populaire les conserve toujours en mémoire.

Ainsi dés le 23 Avril pour la Sant Jordi (Saint Georges) débutent deux périodes perturbées par les caprices du temps des plus redoutables. Selon de très anciennes mémoires populaires ces épisodes climatiques seraient associés aux Cavaliers du froid suivis des non moins célébrissimes Saints de glace ! Si aujourd’hui certains Saints ont été éclipsés en douce de nos calendriers policés, les dates demeurent le tout sur fonds de Lune rousse…

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Cavaliers du froid

Saint Georges, patron de la Catalogne -

Le 23 Avril, Sant Jordi (Saint Georges) est le premier des cavaliers du froid, celui qui ouvre le bal d’un temps calamiteux, très instable, frileux, venteux, pluvieux ; puis se présente Saint Marc le 25 lui succède Saint Robert le 30 pour finir par le 3 Mai, Saint Philippe ( Allez donc glaner ce jour-là le thym fleuri et odorant )

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Les Saints de glace…

Il y a de quoi en perdre son latin ou son Catalan ! Ce sont eux les Saints de glace ! Si les noms de ces saints ont changé, les dates restent de glace… A eux trois ils évoquent un petit hiver retardataire. On les accuse d’apporter du froid à la mi-mai.

  • Le 11 Mai Sainte Estelle a remplacé Saint Mamert
  • Le 12 Mai Saint Achille a remplacé Saint Pancrace
  • Le 13 Mai Sainte Rolande a remplacé Saint Servais
  • Le 14 Mai Saint-Boniface
  • 25 Mai Saint-Urbain

C’est alors que s’achève les saints de glace… Aïe ! Aïe ! Que nenni ! J’oubliais ! Il y a aussi ce petit dernier petit malin… Le 25 Mai et Saint Urbain qui tient tous ces quatre illustres prédécesseurs dans le creux de sa main. Apolit ! (Prudence!)

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La lune rousse

Rien à voir avec une quelconque couleur particulière. Cette période de lunaison qui suit le dimanche de Pâques est appelée « lune rousse » Sa dénomination provient de la couleur prise par les jeunes pousses et bourgeons naissants détruits par le gel.

Samedi 23 avril, c’est Sant Jordi !

Al nostra Pais Català(1) cette belle Fête populaire a lieu cada Primavera 23 de abril (2) La Culture flirte avec le Romantisme pour célébrer ce jour-là le livre, l’Amour et la culture Catalane. Cette tradition veut que les couples s’échangent des présents : Quand les femmes remettent un livre ; les hommes, leurs offrent une rose… Au-delà de ces images désuètes et surannées de cette tradition se cache la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal ! Des valeurs toutes d’actualité et à la véracité ténue !

(1) A notre Pays Catalan – (2) Chaque Printemps le 23 Avril

Les origines de la Sant Jordi ?

Saint Georges, alias Sant Jordi, est Saint patron de la Catalogne depuis 1456. Cette fête doit son originalité à un mélange de traditions datant d’époques différentes auxquelles s’ajoutent la légende de Saint Georges terrassant le dragon pour sauver la princesse et la population de la furie du monstre (selon la légende, des roses rouges émergèrent du corps de l’animal traversé par l’épée de Saint Georges, qui en offrit une à la princesse) Si Sant Jordi est connu c’est aujourd’hui comme le Saint patron des amoureux !

La symbolique de la Sant Jordi

Si d’aventure, votre esprit curieux vous pousse à vous livrer à lexégèse allégorique de cette légende… Par-delà sa forme surannée de fête catalane des amoureux se cachent des significations cachées du mythe du preux chevalier Saint Georges, alias Sant Jordi. La symbolique de la victoire : De la lumière sur l’obscurité, du savoir sur l’ignorance, du bien sur le mal !

Bunyetes, tradition gourmande catalane

Par Jean-Luc Modat (Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Bunyetes traditionals de Pasqua

Aaaahhh !!! Les fêtes de Pâques… et le retour tant attendu de Primavera (du Printemps) ! Ici, pas de fêtes pascales sans casser d’œufs et sans bunyetes ! Cette spécialité gourmande catalane a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous. Autrefois, durant la semaine précédant Pâques, dans chaque mas, dans chaque veïnat(1), dans chaque village, le rituel de la confection des bunyetes invitait à se réunir. La pâte était pétrie très tôt en matinée pour reposer jusqu’au lendemain (parfois au chaud sous les édredons) ! Puis, chacun mettait la main à la pâte pour préparer una bogeria(2) de bunyetes bien empilées dans des banastes recouvertes de vieux draps en coton.. Aux femmes et jeunes filles d’étirer les bunyetes ; aux hommes de les cuire. Le partage n’était pas, alors, un vain mot. Ces bunyetes étaient offertes, distribuées généreusement la semaine de Pâques… ça vous dirait d’en préparer quelques unes (pour la première fois) ? Bon ! Surtout ne vous attendez pas à une prétentieuse « C’est LA vraie recette ! » Car à chaque famille, sa recette ! Junts i amb jo a la cuina (3)! Atelier pâtisserie…

(1) Quartier voisinage – (2) une folie – (3) Ensemble et avec moi à la cuisine !

Pâques Dimanche 17 avril

Préparation : 1h20 Repos : 3 h  Cuisson : 10 min

Osons transmettre à nos enfants ce bonheur simple du Fait maison !

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Ingrédients pour 10 bunyetes

càs (cuillère à soupe) càc (cuillère à café) (environ ou égal)

  • 3 œufs frais du pays
  • 17 càs de farine (200 g)
  • 2 càs de beurre 50 g
  • 4 càs d’eau florale de fleurs d’oranger 100% naturelle
  • 1 pincée de sel + 1 càs de sucre fin (20g)
  • Un raig de rom (un trait de rhum) + 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 sachets de levure boulangère
  • Zestes râpés de 2 citrons non traités
  • 5 càs de sucre fin pour saupoudrer (120 g)
  • 1 litre d’huile de friture

Préparation

  1. Dans un bol, fouetter 3 œufs en omelette
  2. Ajouter 4 càs de fleur d’oranger, les zestes râpés de 2 citrons, 1 sachet sucre vanillé, sel,
  3. A part, diluer 2 sachets levure dans 1 càs d’eau tiède – Mélanger avec le beurre ramolli
  4. Incorporer dans cet ensemble dans le précédent mélange
  5. Verser le tout dans 1 saladier – A côté, préparer 17/18 cuillères à soupe de farine
  6. Incorporer, poc a poc, poignée par poignée la farine en pluie dans le mélange – Mélanger
  7. Travailler jusqu’à obtenir 1 boule de pâte qui se détache des parois du saladier
  8. Pétrir la pâte (10/15 min ) sur le plan de travail préalablement saupoudré de farine
  9. La déposer dans 1 saladier recouvert d’1 torchon – Allumer le four à 40° y déposer la pâte 1 h
  10. Eteindre le four et laisser reposer 3 h
  1. Sur table farinée, aplatir la boule de pâte, découper des disques avec 1 verre renversé
  2. Étirer ces disques au rouleau les plus fins possibles
  3. ( ou à l’ancienne sur un genou avec la paume de la main)
  4. Bien chauffer à feu vif de l’huile dans 1 poêle large
  5. Plonger la bunyeta dans la friture bouillante – Cuire chaque côté 30 secondes
  6. Égoutter les bunyetes à la verticale pour retirer l’excédent d’huile
  7. Prévoir 1 plat recouvert de papier absorbant
  8. Y déposer chaque bunyeta au fur et à mesure de leur cuisson – Les saupoudrer de sucre fin.

C’est prêt à être dégusté !

Offrez du plaisir et ces savoureuses bunyetes à ceux que vous aimez !

Textes & photographies ne sont pas libres de droit et sont la propriété © de www.lagazettecatalane.com. Toute copie/utilisation/reproduction même partielle, n’est pas autorisée, merci de votre compréhension.

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Accord met / vin

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Muscat de Rivesaltes – AOP Vin Doux Naturel – 15.5

Belle robe jaune dorée avec des nuances verdolines aux notes de fleurs blanches, acacia, litchi. L’attaque est franche avec une sucrosité présente en milieu de bouche. Le côté floral laisse doucement la place à des notes de restes d’agrumes.
Accompagnera avec élégance Desserts aux abricots, bunyetes, crème catalane, Mel i Mato, coulis de fraises, salade de fruits frais, croquants et coques.

Domaine Bellavista – Mas Bellavista – 66300 Camelas

Téléphones : Tél : 04 68 53 25 18 Cel : 06 86 56 85 72

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ».

Tous droits réservés 2022 Jean-Luc MODAT Ma Cuisine Catalane d’Ahir, d’avui, de sempre

Les mystères de la procession de la Sanch

Aprés une absence pour cause des mesures sanitaires du Covid, retrouvez ce Vendredi Saint  15 Avril de 15h00 à 18h procession de la Sanch ! Elle clôture les Fêtes Pascales en Pays Catalan ! Des centaines de pénitents de la Confrérie de la Sanch défileront dans les ruelles du cœur de ville depuis l’église Saint-Jacques, la Cathédrale Saint Jean jusqu’aux jardins de la Miranda. 

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Les origines

Le déroulement de la procession, codifié et immuable, est le même depuis six siècles, accompagné par ces chants, d’une funèbre beauté, que sont les goigs de la Sanch. Le 11 octobre 1416,  Vincent Ferrer né à Valencia, fonde en l’église Saint Jacques de Perpignan, l’Archiconfrérie de la Sanch (Sanch signifiant sang en français) avec pour mission d’offrir une sépulture religieuse aux condamnés à mort, mais aussi de commémorer la Passion du Christ par des processions, durant la Semaine sainte. Certains profanes ignares  voire catalanophobes font l’amalgame rapide entre la capa ruxa avec le Ku Klux Klan…

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La Symbolique

Le Regidor, caparutxa (pénitent) rouge ouvre la Preciosissima Sanch de Nostre Senyor Jesus Christ, fait tinter la cloche, … ouvre la procession, la croix des injures avec ses symboles de la crucifixion (éponge, lance, roseau, marteau, tenailles…) puis les tambours précèdent les lourds «misteris» représentants grandeur nature, scènes et mystères de la Passion du Christ ou dédiés à la Vierge Marie. Ils sont portés sur épaules par des pénitents revêtus de la caperutxa rouge ou noire et par des femmes en mantille, représentants grandeur nature des scènes de la passion du Christ. Certains des caperutxas vont nus pieds, pour expier leurs péchés.

Comment devient-on Caperutxa ?

Aristocrates ou roturiers (Artisans, vignerons, maraîchers, médecins, avocats, commerçants, employés) syndicalistes et francs-maçons… On y entre par cooptation pour s’engager à participer à de fréquentes actions caritatives.

L’Utopie, le pouvoir de l’imagination

Un Pays Catalan à inventer !

Par Jean-Luc Modat

J’ai imaginé un instant furtif, l’Utopie d’un Pays Catalan libéré des entraves de ses corsets oppressants dans lesquels, nous les Catalans, l’avions contenu depuis tant de décennies, par craintes des changements. Face au renoncement, l’Utopie ! N’est-elle pas la disposition, la capacité, à inventer un Monde ? A créer les conditions d’un avenir désirable ? Voilà l’exemple possible d’une riche aventure humaine, celui d’un modèle de développement à inscrire sur notre territoire pour vivre, consommer autrement, (re)dynamiser les territoires ruraux… Changer sa vie c’est possible !

Des rêves aux réalités

Alors qu’il existent de nombreux anciens bâtiments de caves vinicoles condamnés à la démolition, il existe de nombreuses alternatives très innovantes pour dynamiser nos territoires, créer du lien social ! Par exemple l’installation d’épiceries participatives et coopératives à but non lucratif aux enjeux sociaux et environnementaux. Elles sont animées des principes d’autogestion et animées par des valeurs humaines : Entraide, responsabilité, démocratie, égalité, équité et solidarité. 

Une épicerie coopérative et participative c’est quoi ?

Voilà un beau projet à but non lucratif à réaliser. Il repose sur l’adhésion d’habitants d’un quartier, d’un village, désirant s’investir bénévolement pour le concrétiser, le faire vivre, devenir client et consomm’acteur, coopérateur de l’épicerie ! Pour avoir le droit d’acheter dans cette épicerie participative, il faut s’acquitter d’une adhésion annuelle. Puis chaque adhérent donne de son temps selon une fréquence prédéfinie et ses disponibilités. Selon ses compétences et dispositions, chacun(e) fait vivre l’épicerie : Tenue de caisse, mise en rayon, déchargement et stockage, nettoyage… Les adhérents participent aussi aux choix des produits vendus, aux choix des producteurs, en favorisant les circuits courts, le vrac et le zéro déchet pour vendre moins cher que dans la grande distribution. Les adhérents participent aux organisations d’animations, d’évènements, d’ateliers culinaires, de débats à thèmes. la prise en compte d’enjeux sociaux et environnementaux.

Le Pays Catalan dans la peau

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics Jacobins parisiens, montpelliérains, toulousains… s’activent méthodiquement à la disparition du fait Catalan en organisant, en structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode de nos jeunes et des forces vives vers des métropoles.. Ces populations autochtones ou assimilées sont habillement substituées, remplacées par les recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué !

Traditions vidées de tous leurs sens

Déjà, le Catalan n’est plus parlé dans les rues des village ou si peu, le % de catalans dans la population de cesse de fondre pour devenir anecdotique, nos traditions disparaissent ou sont vidées de tous leurs sens, la gastronomie est supplantée par de la restauration de malbouffe : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole… Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Aveyronnais, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas…