Sirop de citron des jeunes années

Xarop de llimona dels meus anys més joves

Par Jean-Luc Modat

Par Jean-Luc Modat

Bien avant l’avènement de la société de consommation, dans chaque famille d’aqui tout était fait maison avec ce qui était disponible à portée de main ! On n’avait pas grand chose, le travail était rude mais on vivait heureux, insouciant, des flagrances de Bonheur s’épanchaient sur notre beau Roussillon ! Chaque geste, chaque propos faisait sens, la nourriture était gouteuse, les rapports humains, vrais. Dans mes jeunes années, au retour de mes escapades éreintantes de galopins dans la campagne, à maintes reprises je me suis délecté d’un grand verre de sirop bien frais et fait maison de citron. Je dois bien le confesser, j’éprouve une passion irraisonnée pour le citron. Ainsi, chaque année mes citronniers reconnaissants des soins que je leur prodigue, me gratifie en retour de leurs meilleurs fruits gorgés de soleil. Qui dit citron, dit sirop ! Facile à préparer, vous serez émoustillés par la puissance du goût du citron et les arômes intenses de ce sirop. Vraiment rien à voir avec ces sirops industriels artificiels très sucrés, insipides !

Ingrédients

  • 8 citrons non traités
  • 400 g de sucre
  • 200 ml d’eau

Préparation : 20 min Cuisson 20 min Repos 24h

Pour obtenir un vrai sirop de citron il faut monter la cuisson à 120°C pas plus pas moins !

  1. Laver sous l’eau froide chaque citron. Egoutter.
  2. Prélever les zestes de 3 citrons. Réserver.
  3. Chauffer l’eau et le sucre à feu moyen environ 15 min. Dés l’ébullition y jeter les zestes. Poursuivre laisser ce sirop bouillir 5 min. Remuer fréquemment.
  4. Pendant ce temps, au presse-agrumes extraire les jus des 8 citrons.
  5. Verser le jus obtenu dans un saladier.
  6. Verser le sirop et les zestes sur ce jus. Bien remuer.
  7. Laisser macérer et refroidir quelques heures.
  8. Porter à ébullition 1 casserole d’eau avec 1 bouteille en verre de 50 cl immergée. Continuer 10 min.
  9. Filtrer au chinois
  10. Conditionner Remplir la bouteille la conserver à l’abri de la lumière 3 à 4 mois
  11. Une fois entamée la conserver au frigo.
  12. Servir 1 dose de sirop pour 5 doses d’eau.

Mon livre a paru !

Où se procurer le livre ?

D’abord chez votre libraire habituel

Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux, artisans charcutiers… ) pour animer des dédicaces ! En Pays Catalan, je privilégie la proximité des libraires de village, de quartier, acteurs sociaux, culturels et économiques incontournables du Pays Catalan. Vous pourrez le commander et en disposer en quelques jours.

Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalane pour aller au contact, à votre rencontre, nourrir l’échange, savourer le plaisir du partage…

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Vos propositions : Tel 07 77 28 64 13 ou Mail : jeanluc.modat@bbox.fr

Si la légende des herbes de Sant Joan m’était contée ?

Ce matin là, le soleil embrasa lentement l’horizon du Pays Catalan. Au cœur des Aspres, la garrigue exhalait d’extraordinaires flagrances enivrantes, infusées la nuit durant. Je profitais du temps sec de cette matinée pour glaner ça et là du thym fleuri… Soudain ! Devinez donc qui j’aperçois ? Je vous le donne en mille…

Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)

Manel ! Mais oui, Manel du hameau de Politg ! Vous savez bien ce vieux berger des abeilles ; Conteur et poète à ses heures perdues. L’éternel béret vissé sur la tête, le regard vif illuminé, le visage buriné par le temps, souligné par de belles moustaches grisonnantes. Aucunes légendes catalanes n’avaient de secret pour lui. « Té nin ! » S’exclama-t-il « Je suis heureux de te trouver ici. Partageons mon almozar. » Quel merveilleux moment complice ! Côte à côte, juchés sur un rocher, prés de l’ermitage Sant Marti de la Roca. la merveilleuse plaine du Roussillon se déroulait à nos pieds ! Là, nous dégustions de succulentes charcuteries maison sur de belles tranches de pain, accompagnées d’un excellent vin fruité… quand soudain, Manel brisa ce silence.  » Dans quelques jours ce sera la Saint Jean… Si depuis la nuit des temps, les feux de la Saint Jean perpétuent de vieilles traditions païennes liées au solstice d’Eté et à l’apogée dans le ciel du soleil, les herbes de la Sant Joan ont aussi leurs légendesJe suis convaincu que tu ne connais pas cette vieille légende catalane. Comme toutes les légendes populaires, elle débute par il était une fois…  » Il sirota d’un trait un bon verre de vin, s’essuya les moustaches d’un revers de manche, et sur le ton de la confidence débuta son histoire…

Ermitage de Sant Martí de la Roca au dessus de Camélas.

La légende…

« Il en va de cette vieille légende catalane que voici  » ( Manel semble réunir ses souvenirs et de poursuivre ) « C’est l’histoire de Maria, une belle jeune fille de Montauriol qui la nuit de la Saint Jean fait connaissance d’un bel inconnu. A l’aube, la belle court la garrigue cueillir le ramellet Sant Joanenc (le bouquet de la Saint Jean) composé de trois ou sept espèces d’herbes sauvages et sacrées : l’immortelle (sempreviva), le millepertuis (perico groc), 3 feuilles de noyer (noguera).

« Elle réunit ces herbes en croix pour les clouer sur la porte d’entrée du logis. Maria remplace alors le bouquet de l’année écoulée le brûle dans la cheminée dont la fumée s’échappe vers le soleil en promesse de prospérité des cieux… Ce bouquet posséderait les vertus d’éloigner, diable, bruixes et esprits malfaisants. Au matin, comme convenu, le galant se présenta au seuil du logis de la belle Maria. Il ébaucha plusieurs tentatives pour y entrer mais fut pris de malaises. Devant ses échecs, il disparu soudain dans une odeur âcre de souffre en lâchant un lugubre hurlement. La belle effrayée réalisa alors que sous les beaux traits du prétendant se dissimulait le diable. Son ramellet de Bonaventura venait de la sauver. Ainsi, court toujours cette belle légende dans les Aspres…et dans tout le Pays Catalan ! « A ces mots, Manel planta dans mes yeux son regard empli de bonté et de bienveillance pour susurrer à l’oreille : « Nin ! Transmets donc cette histoire à tes enfants qui la transmettront eux-mêmes à leurs enfants… Car vois-tu en ce bas Monde, aujourd’hui, le Diable prend toujours de belles et séduisantes apparences pour mieux tromper les âmes vulnérables assujetties aux cupidités vénales… »

La Saint Jean une histoire de lumière et de soleil

Herbes magiques et médicinales, les herbes dites de la Saint Jean sont des plantes sauvages auxquelles sont prêtées des vertus bienfaisantes, médicinales. Elles puiseraient leur forces, leurs vertus, leurs énergies, du soleil à son apogée lors du solstice d’Été. La fleur-symbole du solstice d’été est bien le millepertuis si abondante dans les Aspres ! Après les Feux, tous à vos paniers !

Depuis la nuit des temps la Saint-Jean est liée à la symbolique de l’eau de la purification : la tradition incitait chacun à se rouler nu dans les prairies humides de la rosée matinale, ou à des ablutions matinales, la traversées de rivières par les troupeaux….

Tous droits réservés Textes et photos Jean-Luc Modat (La Gazette Catalane.com)


Pays Catalan : Vite ! Vite ! Un nouveau Monde à inventer …

Défiance envers les élites ? Rejet du système ? Résignation ? Que nenni ! Lors de toutes campagnes électorales, la plupart des alimentaires de la politiques possèdent les solutions à tous nos maux… Eh bien non ! A quelques nuances prés quelques mois après rien ne change ! Les salariés se font toujours plumer, les pauvres sont toujours plus pauvres…

L'oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)
L’oracle prédit un nouveau Monde à inventer (Phot La Gazette Catalane)

Aux jeunes ?

Des emplois à temps partiel, au rabais ou précaires,   quelques mesurettes de circonstances pour les faire patienter…ou taire. Les revenus boursiers quant à eux montent crescendo sans que personne ne s’émeuve ! Les délocalisations continuent inéluctablement, des milliers de personnes perdent leur emplois…et leur perspectives d’avenir.

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Photo La Gazette Catalane 

Les retraités ?

Avec leurs modestes pensions vont encore essuyer les soi-disant « réformes » au nom l’équité sociale : Du cynisme ! Quand la priorité du moment est de supprimer l’ISF (Impôt sur la Fortune)

Les solutions ?

Le bon sens du peuple. Décider de l’avenir des citoyens au plus prés de chez eux ICI et MAINTENANT. La France demeure jacobine excessivement centralisée. Ni Bruxelles ni Paris ne peuvent plus décider désormais de la vie de millions de citoyens vivant à 1000 km… Il est nécessaire de ne plus confier le pouvoir à la même oligarchie ou à leurs valets soumis qui dirigent le pays depuis des décennies…

Les signaux ne mentent pas !

Nous vivons la fin d’une civilisation celle de la prééminence économique et culturelle de l’Occident, d’un mode de vie exclusivement basé sur le pétrole, les matières premières à profusion… Des atteintes irrémédiables sont portées à la Planète, à la vie, aux grands équilibres environnementaux. Nous nous obstinons à ne parler que de croissance économique, donc de spoliation des réserves naturelles de la Planète au détriment de nos enfants et des générations à venir.

 Vite ! Vite ! Un nouveau Monde est donc à inventer, très vite !

Chacun, conscient des dangers, doit s’y employer au quotidien, ICI et MAINTENANT pour l’avenir de nos enfants… Certes, cette approche n’est pas de mise, aujourd’hui dans les discours politiques ! Mais La Gazette Catalane concourt à la recherche de la vérité, en toute honnêteté. Engagez-vous dans cette démarche, avec la foi en l’Avenir ! Agissons Pays Catalan !

Ma Cuisine Catalane…

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Ni maître queux, pas même marmiton… Seulement un humble gastronome attaché aux plaisirs de cette bonne cuisine populaire catalane qui régale tant notre Art de vivre. Cette cuisine vivante enchante nos papilles, ravive nos plus tendres émotions, attise nos plus beaux souvenirs de bonheur simple… Une cuisine où tous les sens sont invités ! Ce livre, réalisé, conçu, auto-édité par mes soins vient de paraître ! Suite à l’afflux de demande, en rupture momentanément sur la plupart des sites, vous pouvez toujours le commander chez mon partenaire. (Voir ci dessous Bookelis)

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

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Menaces sur l’eau potable en Roussillon ?

Par Jean-Luc MODAT Le 28 Avril 2022

Dans un silence assourdissant d’indifférence, d’ignorance ou de je-m’en-foutisme, une menace insidieuse plane au-dessus de nos têtes telle l’épée de Damoclés ! Toutes les alertes lancées depuis des années par les hydrogéologues résonnent toujours en creux. Pourquoi ? L’accroissement des prélèvements, les dégradations liées pour l’essentiel, aux gaspillages, aux afflux massifs et exponentiels de populations, aux pollutions. Car si le sous-sol de la plaine du Roussillon abrite de précieuses et fragiles réserves d’eau, les plus profondes sont menacées de dégradations irréversibles, vitale pour nous tous.

Deux types de nappes

  • Les nappes Quaternaires peu profondes (maximum 20 m ) sont situées dans les bassins d’alluvions des trois fleuves côtiers du Roussillon (Agly, Têt, Tech) et sur les franges du littoral (Salanque, Illibéris) Elles sont alimentées par les infiltrations d’eaux de pluie et de cours d’eau.
  • Les nappes fossiles du Pliocène (Entre 6 000 et 12 000 ans) sont plus profondes jusqu’à 200m .Elles alimentent en eau potable nombre de nos villages de la Plaine du Roussillon.

50% de la consommation d’eau potable provient des nappes quaternaires (Bassins de la Têt; bassin du Tech) 50% proviennent des nappes profondes du Pliocène sur l’ensemble de la plaine.(*)

En Pays Catalan, la consommation d’eau potable est évaluées à environ 80 millions de m3 / an prélevés dans ces nappes du Roussillon, répartis entre : Agriculture intensive, piscines, gaspillages ménagers, forages, géothermie ! 50% destinés à l’eau potable du robinet, 1/3 à l’irrigation agricole, le solde restant aux activités économiques et commerciales, usages communaux et ménagers.

L’irrigation des cultures de fruits et légumes provient des nappes Quaternaires superficielles. Cependant, de nombreux forages « clandestins » pompent dans les nappes profondes notamment dans les zones autrefois dédiés à la vigne et aujourd’hui converties à l’arboriculture, notamment dans les Aspres. L’estimation de ces prélèvements agricoles serait évaluée entre 28/30 millions de m3.

Avec l’afflux touristique estival et les flux continus de nouvelles populations, les niveaux de la nappe du Pliocène vont continuer de baisser par ces prélèvements excessifs. Cela pourrait entrainer un effet syphon avec intrusion d’eau de mer dans la nappe (surtout en saison touristique) rendant irrémédiablement l’eau potable impropre à la consommation.

Sources : Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon

Modernités – globalisation / Traditions – Localisme

Il n’est pas rare que nouveaux arrivants, fraîchement installés, ou anti-autochtones invétérés, reprochent aux Catalans et aux Catalans de cœur, de défendre avec vigueur leur identité, leur culture et leurs traditions. Ces opposants, souvent tenants clivants de la pensée unique universelle bien commode pour eux pour se soustraire aux adaptations. Aussi, s’arrogent-ils le droit de dresser modernité contre Tradition, voire de la dénigrer. Au-delà de ces postures d’opposition s’esquisse une toute autre réalité ! (Par Jean-Luc Modat)

La Sardane danse de la Fraternité et de la Paix Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

Ainsi, par l’absence de repères, d’ancrages, ceux-là même n’hésitent pas à nier, à dénigrer les traditions, les cultures ancestrales locales, la ruralité, en les associant à l’immobilisme, au retour en arrière, au conformisme de vieux réacs ringards…. par opposition à l’éloge d’une modernité, gage d’une évolution positive soutenue par la propagande de la culture urbaine Woke mondialisée hors sols, bien servie par les nouvelles technologies et les médias inféodées, asservie par l’éphémérité et la mobilité, stimulée pour une consommation effrénée…

Localisme, l’alternative à la mondialisation

Si des progrès indéniables, scientifiques, industriels, technologiques, ont participé à une évolution profitable du bien être de chacun de nous, pour autant, nos modes de vie individualistes associés au consumérisme, à la mobilité, à la croissance économique… Mettent en péril l’Humanité, hypothèquent l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures, provoquent la mise en danger de la Planète. L’économie circulaire, donner du sens à nos choix, par le retour à des consommations plus raisonnables, accès sur l’essentiel et la préférence locale est une réponse, un défi pour chacun d’entres nous.

Les courses ne sont plus réservées aux seules femmes, les hommes aussi s’y activent ! L’absence de présences d’hommes sur ce dessin est indépendant de notre volonté

Penser globalement, agir localement

Aaah ! Le progrès avec revers et travers : Perte de sens, disparitions des repères et des liens sociaux, abandons de valeurs humaines ; inflation des conduites addictives, l’implosion des familles, multiplications exponentielles des maladies mentales, mal-être au travail, pollutions… Ces symptômes non exhaustifs démontrent que ce progrès-là tel que nous le connaissons conduit à une impasse funeste. Les cultures traditionnelles régionales (catalanes pour notre part) sont donc essentielles aux survivances de nos identités et de nos racines catalanes, aux maintien de liens sociaux, s’y soustraire serait un renoncement, voire un reniement. A l’évidence, ne sommes-nous pas invités à rechercher l’harmonie, l’équilibre durable, entre modernité et traditions sans pour autant admettre pour notre part (les Catalans) la nécessité d’un repli sur nous-mêmes ? C’est à cela que s’attache le Collectif « Agissons Pays Catalan » que j’ai rejoint.

        

Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

        

Réveillons nos consciences Catalanes ensommeillées !

Humblement, modestement, je tente de reprendre dignement une petite part du flambeau que nous ont laissé Adrienne Cazeilles, Eliane Comelade, Joan Cayrol, Jordi Barre, Albert Baussil, Pierre Camo… Et ce cri sourd exprime la passion pour la Nostra Mare Terra, l’inquiétude d’une dérive vers l’anonymat déculturalisé hors sol sans repères ni valeurs !

Des Racines et des Rêves…

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics et leurs obligés… s’activent méthodiquement à la disparition de l’existence du fait Catalan en organisant, orchestrant, structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode forcé de nos jeunes donc des forces vives vers des grandes métropoles..

Conséquences : Sous-développement économique, laminage scolaire et étouffement culturel, invasion du tourisme de masse et bétonisation de nos villages et du littoral. Aux Catalans et Catalans de coeur (afagits) sont habillement substitués, remplacés délibérément par des recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué ! Les Catalans sont devenus minoritaires sur leur propre territoire.

Pour autant, pas le moindre signe sérieux, volontariste, de prise de conscience collective, pas le moindre soupçon d’une affirmation culturelle forte de identité catalane roussillonnaise détachée de toutes préoccupations et stratégies politiciennes ! Cette prise de conscience appartient à chacune, à moins qu’il ne soit déjà trop tard ?

Déjà, le Catalan Roussillonnais n’est quasiment plus parlé dans les rues de nos villages ou si peu, le % de catalans dans la population du Roussillon de cesse de fondre comme peau de chagrin, pour devenir résiduelle, anecdotique. Nos traditions disparaissent ou sont vidées de tout leurs sens, contenues dans des folklorisassions. La gastronomie Catalane Roussillonnaise si riche est supplantée par de la restauration de malbouffe mondialisée et revisitée : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole…

Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Ariégeois, Périgourdins, Aveyronnais, Lozériens, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais, vosgiens… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire et en patrimoine mémorial de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca accompagnée de : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas minimalistes revisitées…

Les « jours de la vieille » (els dies de la vella)

La légende populaire catalane

Els dies de la vella ? Ara I Sem (Les jours de la vieille ? Nous y sommes) Je vais vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien confortablement a la vora del foc (prés du feu de cheminée), là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchotements)…

Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Chaque année à pareille époque, la Laurette comptait de nombreuses bêtes mortes de froid. Une année, peut-être plus clémente, elle avait réussi à préserver du froid tout son bétail. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette était heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait un excès d’enthousiasme… Soudain, allez savoir pourquoi, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde, elle l’harangua en Catalan, bien sûr : « Mars, marcell, no has tingut la pell de cap vaca ni de vedeil ni ovella, ni porcell ni cabra ni cabrit, mal haja, are qu’est partit. » (Mars, marcell, tu n’as pas eu la peau d’aucune vache ni veau, ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau. Maudit sois tu maintenant que tu es parti) » Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours : « Abril gentil, deixa m’en un, deixa m’en dos, deixa m’en tres i un qu’en tinc feran cuatre, i totas la oveillas de la vella vull pernabatre. » ( Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre pour que je puisse abattre toutes les brebis).« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales glaciales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid, à la neige… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars parfois est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature !

Jadis, à proximité des églises, comme à l’église Saint Marie à Serralongue, étaient érigés de petits édifices carrés à quatre arcades ouvertes aux quatre vents, chacune surmontée d’une statuette d’un évangéliste. Les Conjuradors. Per conjurar el dolent tems (pour conjurer le mauvais temps) demander la clémence des cieux lors de ces jours de la vieille, des cataclysmes climatiques et plus commodément contre le mauvais sort… Les fidèles cheminaient en processions suivant le curé jusqu’au Conjurador?

https://museedupatrimoine.fr/musee-medieval-de-serralongue-pyrenees-orientales/34266.html

Trouillas : Pour un projet alternatif au hard discount

Un patrimoine vinicole détruit ; un pan de mémoire collective disparaît

Décidément les Pyrénées Orientales semblent être une terre généreuse d’accueil très très attractive pour les installations de supermarchés à bas coût « Hard discount » ! Le cœur de village de Trouillas ne possède que quelques commerces de proximité et pas l’ombre d’une boulangerie… Qu’à cela ne tienne ! Pourquoi ne pas vendre à un promoteur et raser les bâtiments de la cave coopérative pour y construire un « magnifique » hagard Hard discount ? Pour aboutir ? Jusqu’à peu, ce projet escomptait sur une certaine discrétion de bon aloi, passer sous silence, compter sur l’indifférence et la pusillanimité des populations… Seulement, ici, en Pays Catalan certains ne l’entendent pas de cette oreille !

Le Collectif Agissons Pays Catalan 

Le Collectif Agissons Pays Catalan avait appelé à un rassemblement à 10 h ce samedi 26 mars devant la cave coopérative de Trouillas pour dénoncer la destruction de ce bâtiment pour un projet commercial. Plus d’une soixantaine de personnes de tous âges, de tous horizons, de vignerons et d’anciens, d’élus de l’opposition municipale s’est rassemblée. Ces téméraires ont su braver tous les freins et toutes les réticences qui auraient pu les dissuader d’assister à cette mobilisation.

Effacer le patrimoine de nos villages pour dissiper l’identité catalane

Le Collectif Agissons Pays Catalan par les voix de son président Pierre Rossignol et de son vice Président Joan Nou contestent la décision de la SCAV Laure de Nyls (Société coopérative agricole de vinification) propriétaires des coopératives de Ponteilla, Pollestres, Bages, Saint-Jean-Lasseille et Trouillas. Pour Pierre Rossignol et Joan Nou d’autres solutions existent que la destruction du bâtiment pour l’installation d’un hard discount. Ils préconisent aussi la réalisation de projets structurants en adéquation et osmose avec le territoire et ses populations…. Ce bâtiment pourrait être par exemple restauré en complexe hôtelier pour l’accueil des très nombreux touristes attirés par les circuits œnotouristiques ou aménagé en une halle dédiée aux producteurs locaux en vente directe, à des espaces de traiteurs et de restauration de gastronomie locale, à d’une boulangerie artisanale, à des vitrines des savoir-faire locaux, à l’installation d’artisans d’Art, à des espaces dédiés à la culture et enfin à d’appartements au premier étage. Qui pourrait imaginer qu’un Hard Discount puisse créer une telle dynamique dans ce territoire ?  » Existe-il une vision pour le Pays Catalan ?  » S’interroge avec justesse Joan Nou et d’insister : « Son authenticité, son identité petit à petit s’étiolent, il en va aussi de l’âme de nos villages« . Les dirigeants du Collectif Agissons Pays Catalan ont annoncé en conclusion du rassemblement qu’ils demanderaient audience et soutien auprés de Remy Attard Maire de Trouillas.

Comme le projet de destruction de la cave coopératives de Trouillas pour bâtir un hard de Hard Discount, de très nombreuses caves coopératives dans nos villages sont promises au même destin funeste,  pour des réalisations sans pertinences ! Interrogeons-nous sur cette profusion d'installations de ces grandes surfaces et en particulier des hards discount en Pays Catalan... Parmi les premiers émérites Départements les plus pauvres et champion de France du taux de bénéficiaires de RSA... Il aurait été judicieux d'y installer une vraie halle de producteurs locaux et du Pays Catalan par exemple !

Destruction du patrimoine viticole et agricole.

Qui pourrait être dupe ? Derrière ces nombreuses destructions d’empreintes du passé glorieux viticole catalan se cache la volonté de dissoudre tout fait catalan, toute histoire, tout passé, tout présent, toute forme d’avenir ! La disparition de la viticulture en plaine dans la perspective de toujours construire davantage de lotissements anonymes sans aucune vision pertinente et cohérente de l’aménagement durable du territoire, avec ses corolaires d’augmentation des flux routiers, des impacts irréversibles sur la nappe phréatique du Pliocène (220 m de profondeur).

Le Collectif « Agissons Pays Catalan ?

« 100% local, 100% independant, 100% Pays catalan »

Un groupe de femmes et d’hommes, de tout bord politique, aimant leur terre mais surtout convaincus de son immense potentiel. Le Pays Catalan est un surdoué qui s’ignore !

Pour rejoindre le Collectif : → #Agissons! – Tel : 06.31.02.92.89 – Mail agissons66@gmail.com

La légende catalane de La Patorra, la vella de les set cames

Je vous propose de raviver nos vieilles traditions catalanes qui rythmaient jadis la vie de nos ancêtres au cœur même des villages et des mas du Pays Catalan… 

Il était une fois une vieille tradition catalane d’ici, hélas disparue voilà un siècle, qui rythmait jadis le quotidien du Carême alors strictement observé. Prohibées ! Les généreuses charcuteries… Défendue ! L’ollada ben porquejada (l’ouillade riche en cochonnailles) Chacun « se délectait » de légumes, d’œufs et de morue principalement. Du mercredi des Cendres à Pâques, sept semaines obligeaient chacun aux privations, à respecter deux préceptes : Jêune et abstinences.

Vella

Là, intervenait la tradition catalane de la Patorra, la vella de les set cames (la vieille aux sept jambes) Petite poupée ou effigie de carton, la Patorra au faciès peu avenant, grincheuse, tenait d’une main une morue, de l’autre un panier de légumes. Elle possédait sept jambes, une pour chaque semaine de Carême.

Chaque samedi ou dimanche, on lui arrachait une jambe comptant ainsi le nombre de semaines qui séparaient de Pâques. On la brûlait le Samedi Saint venu, veille de Pâques (el dissabte de Glòria), à la grande joie des enfants et au grand soulagement des grandes personnes qui rêvaient de truitada amb cansalada (l’omelette à la ventrèche) et les délicieuses bunyetes…