L’Utopie, le pouvoir de l’imagination

Un Pays Catalan à inventer !

Par Jean-Luc Modat

J’ai imaginé un instant furtif, l’Utopie d’un Pays Catalan libéré des entraves de ses corsets oppressants dans lesquels, nous les Catalans, l’avions contenu depuis tant de décennies, par craintes des changements. Face au renoncement, l’Utopie ! N’est-elle pas la disposition, la capacité, à inventer un Monde ? A créer les conditions d’un avenir désirable ? Voilà l’exemple possible d’une riche aventure humaine, celui d’un modèle de développement à inscrire sur notre territoire pour vivre, consommer autrement, (re)dynamiser les territoires ruraux… Changer sa vie c’est possible !

Des rêves aux réalités

Alors qu’il existent de nombreux anciens bâtiments de caves vinicoles condamnés à la démolition, il existe de nombreuses alternatives très innovantes pour dynamiser nos territoires, créer du lien social ! Par exemple l’installation d’épiceries participatives et coopératives à but non lucratif aux enjeux sociaux et environnementaux. Elles sont animées des principes d’autogestion et animées par des valeurs humaines : Entraide, responsabilité, démocratie, égalité, équité et solidarité. 

Une épicerie coopérative et participative c’est quoi ?

Voilà un beau projet à but non lucratif à réaliser. Il repose sur l’adhésion d’habitants d’un quartier, d’un village, désirant s’investir bénévolement pour le concrétiser, le faire vivre, devenir client et consomm’acteur, coopérateur de l’épicerie ! Pour avoir le droit d’acheter dans cette épicerie participative, il faut s’acquitter d’une adhésion annuelle. Puis chaque adhérent donne de son temps selon une fréquence prédéfinie et ses disponibilités. Selon ses compétences et dispositions, chacun(e) fait vivre l’épicerie : Tenue de caisse, mise en rayon, déchargement et stockage, nettoyage… Les adhérents participent aussi aux choix des produits vendus, aux choix des producteurs, en favorisant les circuits courts, le vrac et le zéro déchet pour vendre moins cher que dans la grande distribution. Les adhérents participent aux organisations d’animations, d’évènements, d’ateliers culinaires, de débats à thèmes. la prise en compte d’enjeux sociaux et environnementaux.

Réveillons nos consciences Catalanes ensommeillées !

Humblement, modestement, je tente de reprendre dignement une petite part du flambeau que nous ont laissé Adrienne Cazeilles, Eliane Comelade, Joan Cayrol, Jordi Barre, Albert Baussil, Pierre Camo… Et ce cri sourd exprime la passion pour la Nostra Mare Terra, l’inquiétude d’une dérive vers l’anonymat déculturalisé hors sol sans repères ni valeurs !

Des Racines et des Rêves…

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics et leurs obligés… s’activent méthodiquement à la disparition de l’existence du fait Catalan en organisant, orchestrant, structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode forcé de nos jeunes donc des forces vives vers des grandes métropoles..

Conséquences : Sous-développement économique, laminage scolaire et étouffement culturel, invasion du tourisme de masse et bétonisation de nos villages et du littoral. Aux Catalans et Catalans de coeur (afagits) sont habillement substitués, remplacés délibérément par des recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué ! Les Catalans sont devenus minoritaires sur leur propre territoire.

Pour autant, pas le moindre signe sérieux, volontariste, de prise de conscience collective, pas le moindre soupçon d’une affirmation culturelle forte de identité catalane roussillonnaise détachée de toutes préoccupations et stratégies politiciennes ! Cette prise de conscience appartient à chacune, à moins qu’il ne soit déjà trop tard ?

Déjà, le Catalan Roussillonnais n’est quasiment plus parlé dans les rues de nos villages ou si peu, le % de catalans dans la population du Roussillon de cesse de fondre comme peau de chagrin, pour devenir résiduelle, anecdotique. Nos traditions disparaissent ou sont vidées de tout leurs sens, contenues dans des folklorisassions. La gastronomie Catalane Roussillonnaise si riche est supplantée par de la restauration de malbouffe mondialisée et revisitée : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole…

Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Ariégeois, Périgourdins, Aveyronnais, Lozériens, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais, vosgiens… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire et en patrimoine mémorial de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca accompagnée de : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas minimalistes revisitées…

Les « jours de la vieille » (els dies de la vella)

La légende populaire catalane

Els dies de la vella ? Ara I Sem (Les jours de la vieille ? Nous y sommes) Je vais vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien confortablement a la vora del foc (prés du feu de cheminée), là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchotements)…

Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Chaque année à pareille époque, la Laurette comptait de nombreuses bêtes mortes de froid. Une année, peut-être plus clémente, elle avait réussi à préserver du froid tout son bétail. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette était heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait un excès d’enthousiasme… Soudain, allez savoir pourquoi, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde, elle l’harangua en Catalan, bien sûr : « Mars, marcell, no has tingut la pell de cap vaca ni de vedeil ni ovella, ni porcell ni cabra ni cabrit, mal haja, are qu’est partit. » (Mars, marcell, tu n’as pas eu la peau d’aucune vache ni veau, ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau. Maudit sois tu maintenant que tu es parti) » Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours : « Abril gentil, deixa m’en un, deixa m’en dos, deixa m’en tres i un qu’en tinc feran cuatre, i totas la oveillas de la vella vull pernabatre. » ( Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre pour que je puisse abattre toutes les brebis).« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales glaciales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid, à la neige… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars parfois est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature !

Jadis, à proximité des églises, comme à l’église Saint Marie à Serralongue, étaient érigés de petits édifices carrés à quatre arcades ouvertes aux quatre vents, chacune surmontée d’une statuette d’un évangéliste. Les Conjuradors. Per conjurar el dolent tems (pour conjurer le mauvais temps) demander la clémence des cieux lors de ces jours de la vieille, des cataclysmes climatiques et plus commodément contre le mauvais sort… Les fidèles cheminaient en processions suivant le curé jusqu’au Conjurador?

https://museedupatrimoine.fr/musee-medieval-de-serralongue-pyrenees-orientales/34266.html

Il était une fois…. Des platanes

THUIR : C’est en flânant sur l’avenue du Docteur François Ecoiffier du côté de l’entrée du village que mon attention fut attirée par un énorme charivari des plus animés ! Non pas celui des engins d’élagage à l’œuvre mais par

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

C’étaient un grand rassemblement d’oiseaux écologistes : Passereaux, mésanges, moineaux, bergeronnettes, merles et quelques candides tourterelles. Les uns plus que les autres, tous piaffaient de colère, sifflaient à tue-tête contre l’abattage des majestueux platanes centenaires et la disparition de leurs habitats. Des arbres qui vivaient là, depuis des lustres, discrets et quiets, à l’écart des intrigues et turpitudes villageoises… Soudain, une nuée virevoltante fondit sur le rassemblement. C’est bien reconnu l’étourneau est un drôle d’oiseau, désinvolte i una mica (et un peu) provocateur. De cyniques étourneaux venus de je ne sais où, sans attaches villageoises, s’immiscèrent en vergogne dans les débats… Voilà qu’ils osent persifler cet abattage par un arrogant : ”Oui mais ces platanes sont tous atteints du chancre coloré !” Je ne vous dis pas comment ils ont été vilipendés de concert par tous les piafs !  

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

Là, se tenait coi, un vieil et sage xot (hibou catalan). Il prit la parole et le silence fut. Il rappela avec solennité à tous ces juvéniles volatiles : “ Le platane représente un symbole important de l’histoire du Pays Catalan… Celui, planté sur les places de nos villages qui prodigue cette ombre bienfaisante de fraîcheur en Eté, ceux des bords des routes souvenirs du temps des charretiers… Hélas, ces arbres majestueux sont le plus souvent remplacés par des palmiers, sans que le moindre humain feignant l’écologiste ne s’en offusque… “ Le sol était jonché de squelettes de branches de platane, de troncs agonisants sur les flancs… Pas les moindres traces de chanvre coloré ! “Pourquoi un tel massacre ?” Osa un impertinent petit moineau. La rumeur qui passait par là s’est épanchée en un “Paraît-il que c’est pour réaliser des places de parking !” Et le silence de l’indignation fut assourdissant.  

Trouillas : Pour un projet alternatif au hard discount

Un patrimoine vinicole détruit ; un pan de mémoire collective disparaît

Décidément les Pyrénées Orientales semblent être une terre généreuse d’accueil très très attractive pour les installations de supermarchés à bas coût « Hard discount » ! Le cœur de village de Trouillas ne possède que quelques commerces de proximité et pas l’ombre d’une boulangerie… Qu’à cela ne tienne ! Pourquoi ne pas vendre à un promoteur et raser les bâtiments de la cave coopérative pour y construire un « magnifique » hagard Hard discount ? Pour aboutir ? Jusqu’à peu, ce projet escomptait sur une certaine discrétion de bon aloi, passer sous silence, compter sur l’indifférence et la pusillanimité des populations… Seulement, ici, en Pays Catalan certains ne l’entendent pas de cette oreille !

Le Collectif Agissons Pays Catalan 

Le Collectif Agissons Pays Catalan avait appelé à un rassemblement à 10 h ce samedi 26 mars devant la cave coopérative de Trouillas pour dénoncer la destruction de ce bâtiment pour un projet commercial. Plus d’une soixantaine de personnes de tous âges, de tous horizons, de vignerons et d’anciens, d’élus de l’opposition municipale s’est rassemblée. Ces téméraires ont su braver tous les freins et toutes les réticences qui auraient pu les dissuader d’assister à cette mobilisation.

Effacer le patrimoine de nos villages pour dissiper l’identité catalane

Le Collectif Agissons Pays Catalan par les voix de son président Pierre Rossignol et de son vice Président Joan Nou contestent la décision de la SCAV Laure de Nyls (Société coopérative agricole de vinification) propriétaires des coopératives de Ponteilla, Pollestres, Bages, Saint-Jean-Lasseille et Trouillas. Pour Pierre Rossignol et Joan Nou d’autres solutions existent que la destruction du bâtiment pour l’installation d’un hard discount. Ils préconisent aussi la réalisation de projets structurants en adéquation et osmose avec le territoire et ses populations…. Ce bâtiment pourrait être par exemple restauré en complexe hôtelier pour l’accueil des très nombreux touristes attirés par les circuits œnotouristiques ou aménagé en une halle dédiée aux producteurs locaux en vente directe, à des espaces de traiteurs et de restauration de gastronomie locale, à d’une boulangerie artisanale, à des vitrines des savoir-faire locaux, à l’installation d’artisans d’Art, à des espaces dédiés à la culture et enfin à d’appartements au premier étage. Qui pourrait imaginer qu’un Hard Discount puisse créer une telle dynamique dans ce territoire ?  » Existe-il une vision pour le Pays Catalan ?  » S’interroge avec justesse Joan Nou et d’insister : « Son authenticité, son identité petit à petit s’étiolent, il en va aussi de l’âme de nos villages« . Les dirigeants du Collectif Agissons Pays Catalan ont annoncé en conclusion du rassemblement qu’ils demanderaient audience et soutien auprés de Remy Attard Maire de Trouillas.

Comme le projet de destruction de la cave coopératives de Trouillas pour bâtir un hard de Hard Discount, de très nombreuses caves coopératives dans nos villages sont promises au même destin funeste,  pour des réalisations sans pertinences ! Interrogeons-nous sur cette profusion d'installations de ces grandes surfaces et en particulier des hards discount en Pays Catalan... Parmi les premiers émérites Départements les plus pauvres et champion de France du taux de bénéficiaires de RSA... Il aurait été judicieux d'y installer une vraie halle de producteurs locaux et du Pays Catalan par exemple !

Destruction du patrimoine viticole et agricole.

Qui pourrait être dupe ? Derrière ces nombreuses destructions d’empreintes du passé glorieux viticole catalan se cache la volonté de dissoudre tout fait catalan, toute histoire, tout passé, tout présent, toute forme d’avenir ! La disparition de la viticulture en plaine dans la perspective de toujours construire davantage de lotissements anonymes sans aucune vision pertinente et cohérente de l’aménagement durable du territoire, avec ses corolaires d’augmentation des flux routiers, des impacts irréversibles sur la nappe phréatique du Pliocène (220 m de profondeur).

Le Collectif « Agissons Pays Catalan ?

« 100% local, 100% independant, 100% Pays catalan »

Un groupe de femmes et d’hommes, de tout bord politique, aimant leur terre mais surtout convaincus de son immense potentiel. Le Pays Catalan est un surdoué qui s’ignore !

Pour rejoindre le Collectif : → #Agissons! – Tel : 06.31.02.92.89 – Mail agissons66@gmail.com

La légende catalane de La Patorra, la vella de les set cames

Je vous propose de raviver nos vieilles traditions catalanes qui rythmaient jadis la vie de nos ancêtres au cœur même des villages et des mas du Pays Catalan… 

Il était une fois une vieille tradition catalane d’ici, hélas disparue voilà un siècle, qui rythmait jadis le quotidien du Carême alors strictement observé. Prohibées ! Les généreuses charcuteries… Défendue ! L’ollada ben porquejada (l’ouillade riche en cochonnailles) Chacun « se délectait » de légumes, d’œufs et de morue principalement. Du mercredi des Cendres à Pâques, sept semaines obligeaient chacun aux privations, à respecter deux préceptes : Jêune et abstinences.

Vella

Là, intervenait la tradition catalane de la Patorra, la vella de les set cames (la vieille aux sept jambes) Petite poupée ou effigie de carton, la Patorra au faciès peu avenant, grincheuse, tenait d’une main une morue, de l’autre un panier de légumes. Elle possédait sept jambes, une pour chaque semaine de Carême.

Chaque samedi ou dimanche, on lui arrachait une jambe comptant ainsi le nombre de semaines qui séparaient de Pâques. On la brûlait le Samedi Saint venu, veille de Pâques (el dissabte de Glòria), à la grande joie des enfants et au grand soulagement des grandes personnes qui rêvaient de truitada amb cansalada (l’omelette à la ventrèche) et les délicieuses bunyetes…

Confiture de prunes du Roussillon

Melmelada de prunes del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

A cette époque, nous entretenions encore une relation affective avec notre terre nourricière, le Roussillon. Le cycle des saisons, rythmait nos vies rustiques, dictaient les durs travaux des champs… Le temps s’égrainait lentement aux sons, des cloches de l’église du village ; du pas lourds des chevaux de labours… Aahh, l’Eté ! Les grandes vacances et des journées entières de liberté à courir les garrigues, les champs entre copains à chaparder dans les vergers…. C’était aussi la saison des confitures des beaux fruits gorgés de soleil du Roussillon ! Je dois le confesser j’ai toujours eu un petit faible gourmand pour celle de prune Reine Claude certainement parce ce que du prénom de ma maman… A vos tabliers ! Al pot petit hi ha la bona confitura (1)

(1) Dans le petit pot, la bonne confiture

Préparation 15 min Cuisson 50 min

Ingrédients  

  • 1 Kg de prunes reine Claude
  • 300 g de sucre cristal
  • Jus & zeste d’un 1/2 citron non traité (corrige le manque de pectine)
  • 1 pincée de cannelle (Exhausteur de goût.)

Au bout de nos fourchettes, nos racines 

Réalisation par étape

La veille : Laver les prunes,  les fendre en quatre retirer le noyau. Peser les fruits pour chaque kg de fruits = 300 g de sucre.

Dans un saladier mélanger prunes et sucre. Couvrir d’un film alimentaire et laisser macérer toute une nuit à température ambiante.

Verser ce mélange dans une bassine à confiture porter à ébullition environ 15 min en remuant sans cesse. Ajouter la cannelle et le jus et le zeste jus d’1/2 citron (remplace la pectine), poursuivre en laissant mijoter tout doux jusqu’à atteindre 104° mesurés au thermomètre à confiture. 

Pendant ce temps, immerger entièrement les bocaux et les couvercles dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 15 min Retirer pots et couvercles, laisser égoutter et sécher renversés sur un torchon.

Verser la confiture de prunes dans ces pots. fermer retourner sur un torchon laisser refroidir. Puis Conserver dans un endroit frais, exempt d’humidité et à l’abri de la lumière.

Bon profit i bona cuina Amics !

C’est bon à savoir !

Pour bien conserver longtemps vos confitures, déposer vos bocaux de confiture fermés dans un récipient d’eau frémissante les chauffer environ 20 min au bain-marie, (l’eau doit affleurer la moitié de la hauteur des pots ).

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui) Toute copie, reproduction, diffusion intégrale ou partielle du contenu de ce site par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur (Jean-Luc Modat) et passible de poursuites, sauf dans les cas prévus par l’article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle.

Raisiné de muscat du Roussillon

(Raïmat de muscat del Rosselló )

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

En mémoire à nos grands parents…

A l’époque, dans nos campagnes vigneronnes, a veremes (1) de belles grappes de muscat bien mûres étaient réservées, destinées qu’elles étaient au raïmat (2). Aux premières lueurs de l’aube précédées du premier chant du coq, un bon foc de rabasses (3) était allumé dans la cour du mas. Au dessus des braises, un gros chaudron en cuivre était installé. Les hommes y versaient du moût de grappes de raisin quixada (4). Là, intervenait la padrina (5) qui régnait sans partage à l’élaboration durant la journée, du raisiné.

(1) aux vendanges (2) Raisiné (3) Un bon feu de morceaux de ceps de vigne (4) Ecrasé (5) Marraine (Grand-mère)

La gastronomie catalane reflet d’identité

Préparation 30 min Cuisson : 1 h 40

Ingrédients

  • 3 kg de raisins muscat
  • 80 g de sucre
  • 1 citron non traité
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 2 petits coings ou 4 petites pommes

Préparation

Etape 1

Eplucher les pommes ou les coings, retirer les trognons, découper en petits dés. Réserver.

Etape 2

Egrapper les raisins muscats, laver sous l’eau, égoutter dans une passoire.

Etape 3

Cuire ces grains de muscat à feu moyen dans une bassine à confiture jusqu’à réduction de moitié de volume tout en écrasant les grains au press-Légumes manuel ou  à la spatule. (environ 40 min) Passer ce sirop au tamis, en mesurer le volume. Peser 80 g de sucre par litre de sirop.

Etape 4

Dans la bassine à confiture, ajouter au sirop de raisin et mélanger : Sucre, dés de pomme ou de coing, jus de citron, cannelle. Cuire à feu doux (environ 1 h) jusqu’à consistance désirée. Remuer souvent avec une cuillère en bois.

Etape 5

La cuisson menée à son terme, laisser tiédir puis verser la confiture dans des pots préalablement stérilisés, visser les couvercles, retourner les pots. Laisser refroidir, puis stocker dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

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Tarte aux figues du Roussillon

Pastís de figa del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

J’ai une terrible envie d’évoquer, ici et avec vous, des souvenirs qui remontent aux Automnes de nos enfances rurales. Il suffit d’humer une odeur, de découvrir une saveur pour être transporter à l’instant dans un lointain passé, dans la douce quiétude des cuisines de nos grand-mères… Hum ! Quelle savoureuse tarte aux figues… Offrons à notre tour à nos proches, à nos enfants, à nos petits enfants, ce bonheur simple de partager ensemble cette tarte pour que naissent, en eux, les plus beaux souvenirs.

Préparation 15 min Cuisson 35 min

Ingrédients  

  • 1 pâte feuilletée au beurre
  • 60 ml de crème fraîche
  • 50 g de beurre
  • 1 Cuillère à café de cannelle
  • Quelques figues fraîches du Roussillon
  • 80 g de sucre
  • 1 oeuf entier
  • 120 g de poudre d’amande

« Au bout de nos fourchettes, retrouvons nos racines  »

Réalisation par étape

Préchauffer le four à 180°.

Etaler la pâte feuilletée, l’installer dans un moule à tarte. Laver, égoutter les figues puis  les fendre en quatre.

Dans un saladier bien mélanger 1 œuf à 80 g de sucre, puis ajouter 60 g de beurre préalablement fondu et enfin 120 g de poudre d’amande, une cuillère à café de cannelle. Verser cette préparation sur la pâte à tarte. Disposer dessus les morceaux de figues, saupoudrer légèrement de sucre de glace. Enfourner à 180° pendant 35 min. Surveiller la cuisson.

Bon profit i bona cuina Amics !

©Jean-Luc Modat (Ma Cuisine Catalane d’hier et d’aujourd’hui)

Poulet à la Roussillonnaise

Pollastre a la rossellonesa

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Cuisiner un plat catalan ? C’est mettre en œuvre des ingrédients pour réciter une belle partition de goûts, composer une symphonie de saveurs et de couleurs pour faire chanter nos racines catalanes. Cette réflexion prend ici tout son sens face aux menaces qui pèsent sur les territoires ruraux. les identités régionales, les traditions, les accents, les terroirs et les gastronomies… Sont-ils condamnés à disparition, broyés par l’uniformisation insidieuse ? Permettez que j’exerce modestement, mon devoir de mémoire, de sauvegarde de cette cuisine familiale et populaire catalane. Voilà que j’ai plaisir à partager l’un des plats les plus goutteux de la gastronomie roussillonnaise… Pollastre a la rossellonesa, une petite recette inspirée de celle transmise par le vieux Firmin, autrefois vigneron à Tarerach en bas Conflent… Vous savez bien ! Prés de ces pittoresques petits villages d’Arboussols et de Campoussy… Tout là haut perchés, dans un tête à tête intime avec le Canigou. Cette belle recette ? Vous m’en direz des nouvelles !

L’Art de vivre Catalan se distingue par sa gastronomie

Préparation : 25 min. Cuisson : 70 min

Ingrédients 4 personnes

  • 1 poulet fermier
  • 5 cuillères à soupe d’huile d’olive

Pour la sauce roussillonnaise :

  • 1 verre de litre d’eau chaude
  • 2 verres de Rancio sec ((à défaut, du vin blanc sec)
  • 1 càs fonds de veau
  • 2 tranches de ventrêche salée, poivrée et séchée
  • 1 grosse boite de tomate concassée
  • ou 4 tomates mûres
  • 5 gousses d’ail
  • 2 poivrons (1 vert; 1 rouge)
  • 2 oignons jaunes
  • 1 pincée de piment

Préparation

Etape 1

Découper le poulet en morceaux

Etape 2

Peler, ciseler les gousses ail et oignon. Laver découper les poivrons en petits dés. Débiter la ventrèche en lardons.

Etape 3

Faire chauffer de l’huile dans une poêle y faire dorer les morceaux de poulet sur toutes les faces. Retirer réserver dans une sauteuse hors feu.

Etape 4

Dans cette poêle, faire revenir les lardons, adjoindre et faire roussir l’oignon et l’ail. Retirer verser dans la sauteuse avec le poulet. Faire revenir dans les dés de poivrons. Mouiller avec 1 verre d’eau, délayer 1 càs de fonds de veau. Laisser réduire de moitié

Etape 5

A cette préparation ajouter la boite de tomate, deux verres de Rancio sec, le bouquet garni, une pincée de piment. Couvrir et cuire 35 min à feu très doux.

Etape 6

Disposer les morceaux de poulet, couvrir et laisser mijoter 35 min. Servir chaud accompagné de riz.

i bon profit Amics !