Ma Cuisine Catalane…

Cahier de recettes familiales & Traditionnelles

Ni maître queux, pas même marmiton… Seulement un humble gastronome attaché aux plaisirs de cette bonne cuisine populaire catalane qui régale tant notre Art de vivre. Cette cuisine vivante enchante nos papilles, ravive nos plus tendres émotions, attise nos plus beaux souvenirs de bonheur simple… Une cuisine où tous les sens sont invités ! Ce livre, réalisé, conçu, auto-édité par mes soins vient de paraître ! Suite à l’afflux de demande, en rupture momentanément sur la plupart des sites, vous pouvez toujours le commander chez mon partenaire. (Voir ci dessous Bookelis)

Receptes familiars d’ahir, meus d’avui, tradicionals de sempre

(Recettes familiales d’hier, personnelles d’aujourd’hui , traditionnelles de toujours)

Où se procurer le livre ?

D’abord chez votre libraire !

Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux… ) pour organiser des dédicaces ! En Pays Catalan, je privilégie la proximité des libraires de village, de quartier, acteurs sociaux, culturels et économiques incontournables du Pays Catalan. Vous pourrez le commander et en disposer en quelques jours.

Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalane pour aller au contact, à votre rencontre, provoquer l’échange, savourer le plaisir du partage…

Vos propositions : Tel 07 77 28 64 13 ou Mail : jeanluc.modat@bbox.fr

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Pas en Roussillon ? Sur internet :

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Menaces sur l’eau potable en Roussillon ?

Par Jean-Luc MODAT Le 28 Avril 2022

Dans un silence assourdissant d’indifférence, d’ignorance ou de je-m’en-foutisme, une menace insidieuse plane au-dessus de nos têtes telle l’épée de Damoclés ! Toutes les alertes lancées depuis des années par les hydrogéologues résonnent toujours en creux. Pourquoi ? L’accroissement des prélèvements, les dégradations liées pour l’essentiel, aux gaspillages, aux afflux massifs et exponentiels de populations, aux pollutions. Car si le sous-sol de la plaine du Roussillon abrite de précieuses et fragiles réserves d’eau, les plus profondes sont menacées de dégradations irréversibles, vitale pour nous tous.

Deux types de nappes

  • Les nappes Quaternaires peu profondes (maximum 20 m ) sont situées dans les bassins d’alluvions des trois fleuves côtiers du Roussillon (Agly, Têt, Tech) et sur les franges du littoral (Salanque, Illibéris) Elles sont alimentées par les infiltrations d’eaux de pluie et de cours d’eau.
  • Les nappes fossiles du Pliocène (Entre 6 000 et 12 000 ans) sont plus profondes jusqu’à 200m .Elles alimentent en eau potable nombre de nos villages de la Plaine du Roussillon.

50% de la consommation d’eau potable provient des nappes quaternaires (Bassins de la Têt; bassin du Tech) 50% proviennent des nappes profondes du Pliocène sur l’ensemble de la plaine.(*)

En Pays Catalan, la consommation d’eau potable est évaluées à environ 80 millions de m3 / an prélevés dans ces nappes du Roussillon, répartis entre : Agriculture intensive, piscines, gaspillages ménagers, forages, géothermie ! 50% destinés à l’eau potable du robinet, 1/3 à l’irrigation agricole, le solde restant aux activités économiques et commerciales, usages communaux et ménagers.

L’irrigation des cultures de fruits et légumes provient des nappes Quaternaires superficielles. Cependant, de nombreux forages « clandestins » pompent dans les nappes profondes notamment dans les zones autrefois dédiés à la vigne et aujourd’hui converties à l’arboriculture, notamment dans les Aspres. L’estimation de ces prélèvements agricoles serait évaluée entre 28/30 millions de m3.

Avec l’afflux touristique estival et les flux continus de nouvelles populations, les niveaux de la nappe du Pliocène vont continuer de baisser par ces prélèvements excessifs. Cela pourrait entrainer un effet syphon avec intrusion d’eau de mer dans la nappe (surtout en saison touristique) rendant irrémédiablement l’eau potable impropre à la consommation.

Sources : Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon

Modernités – globalisation / Traditions – Localisme

Il n’est pas rare que nouveaux arrivants, fraîchement installés, ou anti-autochtones invétérés, reprochent aux Catalans et aux Catalans de cœur, de défendre avec vigueur leur identité, leur culture et leurs traditions. Ces opposants, souvent tenants clivants de la pensée unique universelle bien commode pour eux pour se soustraire aux adaptations. Aussi, s’arrogent-ils le droit de dresser modernité contre Tradition, voire de la dénigrer. Au-delà de ces postures d’opposition s’esquisse une toute autre réalité ! (Par Jean-Luc Modat)

La Sardane danse de la Fraternité et de la Paix Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

Ainsi, par l’absence de repères, d’ancrages, ceux-là même n’hésitent pas à nier, à dénigrer les traditions, les cultures ancestrales locales, la ruralité, en les associant à l’immobilisme, au retour en arrière, au conformisme de vieux réacs ringards…. par opposition à l’éloge d’une modernité, gage d’une évolution positive soutenue par la propagande de la culture urbaine Woke mondialisée hors sols, bien servie par les nouvelles technologies et les médias inféodées, asservie par l’éphémérité et la mobilité, stimulée pour une consommation effrénée…

Localisme, l’alternative à la mondialisation

Si des progrès indéniables, scientifiques, industriels, technologiques, ont participé à une évolution profitable du bien être de chacun de nous, pour autant, nos modes de vie individualistes associés au consumérisme, à la mobilité, à la croissance économique… Mettent en péril l’Humanité, hypothèquent l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures, provoquent la mise en danger de la Planète. L’économie circulaire, donner du sens à nos choix, par le retour à des consommations plus raisonnables, accès sur l’essentiel et la préférence locale est une réponse, un défi pour chacun d’entres nous.

Les courses ne sont plus réservées aux seules femmes, les hommes aussi s’y activent ! L’absence de présences d’hommes sur ce dessin est indépendant de notre volonté

Penser globalement, agir localement

Aaah ! Le progrès avec revers et travers : Perte de sens, disparitions des repères et des liens sociaux, abandons de valeurs humaines ; inflation des conduites addictives, l’implosion des familles, multiplications exponentielles des maladies mentales, mal-être au travail, pollutions… Ces symptômes non exhaustifs démontrent que ce progrès-là tel que nous le connaissons conduit à une impasse funeste. Les cultures traditionnelles régionales (catalanes pour notre part) sont donc essentielles aux survivances de nos identités et de nos racines catalanes, aux maintien de liens sociaux, s’y soustraire serait un renoncement, voire un reniement. A l’évidence, ne sommes-nous pas invités à rechercher l’harmonie, l’équilibre durable, entre modernité et traditions sans pour autant admettre pour notre part (les Catalans) la nécessité d’un repli sur nous-mêmes ? C’est à cela que s’attache le Collectif « Agissons Pays Catalan » que j’ai rejoint.

        

Photo  © Copyright  Jean-Luc Modat 2022

        

L’Utopie, le pouvoir de l’imagination

Un Pays Catalan à inventer !

Par Jean-Luc Modat

J’ai imaginé un instant furtif, l’Utopie d’un Pays Catalan libéré des entraves de ses corsets oppressants dans lesquels, nous les Catalans, l’avions contenu depuis tant de décennies, par craintes des changements. Face au renoncement, l’Utopie ! N’est-elle pas la disposition, la capacité, à inventer un Monde ? A créer les conditions d’un avenir désirable ? Voilà l’exemple possible d’une riche aventure humaine, celui d’un modèle de développement à inscrire sur notre territoire pour vivre, consommer autrement, (re)dynamiser les territoires ruraux… Changer sa vie c’est possible !

Des rêves aux réalités

Alors qu’il existent de nombreux anciens bâtiments de caves vinicoles condamnés à la démolition, il existe de nombreuses alternatives très innovantes pour dynamiser nos territoires, créer du lien social ! Par exemple l’installation d’épiceries participatives et coopératives à but non lucratif aux enjeux sociaux et environnementaux. Elles sont animées des principes d’autogestion et animées par des valeurs humaines : Entraide, responsabilité, démocratie, égalité, équité et solidarité. 

Une épicerie coopérative et participative c’est quoi ?

Voilà un beau projet à but non lucratif à réaliser. Il repose sur l’adhésion d’habitants d’un quartier, d’un village, désirant s’investir bénévolement pour le concrétiser, le faire vivre, devenir client et consomm’acteur, coopérateur de l’épicerie ! Pour avoir le droit d’acheter dans cette épicerie participative, il faut s’acquitter d’une adhésion annuelle. Puis chaque adhérent donne de son temps selon une fréquence prédéfinie et ses disponibilités. Selon ses compétences et dispositions, chacun(e) fait vivre l’épicerie : Tenue de caisse, mise en rayon, déchargement et stockage, nettoyage… Les adhérents participent aussi aux choix des produits vendus, aux choix des producteurs, en favorisant les circuits courts, le vrac et le zéro déchet pour vendre moins cher que dans la grande distribution. Les adhérents participent aux organisations d’animations, d’évènements, d’ateliers culinaires, de débats à thèmes. la prise en compte d’enjeux sociaux et environnementaux.

Réveillons nos consciences Catalanes ensommeillées !

Humblement, modestement, je tente de reprendre dignement une petite part du flambeau que nous ont laissé Adrienne Cazeilles, Eliane Comelade, Joan Cayrol, Jordi Barre, Albert Baussil, Pierre Camo… Et ce cri sourd exprime la passion pour la Nostra Mare Terra, l’inquiétude d’une dérive vers l’anonymat déculturalisé hors sol sans repères ni valeurs !

Des Racines et des Rêves…

L’exode des jeunes et des forces vives

Depuis des décennies les Pouvoirs publics et leurs obligés… s’activent méthodiquement à la disparition de l’existence du fait Catalan en organisant, orchestrant, structurant, le désert économique avec pour objectif l’exode forcé de nos jeunes donc des forces vives vers des grandes métropoles..

Conséquences : Sous-développement économique, laminage scolaire et étouffement culturel, invasion du tourisme de masse et bétonisation de nos villages et du littoral. Aux Catalans et Catalans de coeur (afagits) sont habillement substitués, remplacés délibérément par des recrutements et mutations de fonctionnaires et personnels originaires d’autres régions sans attaches locales : Et le tour est joué ! Les Catalans sont devenus minoritaires sur leur propre territoire.

Pour autant, pas le moindre signe sérieux, volontariste, de prise de conscience collective, pas le moindre soupçon d’une affirmation culturelle forte de identité catalane roussillonnaise détachée de toutes préoccupations et stratégies politiciennes ! Cette prise de conscience appartient à chacune, à moins qu’il ne soit déjà trop tard ?

Déjà, le Catalan Roussillonnais n’est quasiment plus parlé dans les rues de nos villages ou si peu, le % de catalans dans la population du Roussillon de cesse de fondre comme peau de chagrin, pour devenir résiduelle, anecdotique. Nos traditions disparaissent ou sont vidées de tout leurs sens, contenues dans des folklorisassions. La gastronomie Catalane Roussillonnaise si riche est supplantée par de la restauration de malbouffe mondialisée et revisitée : Wok, orientale, américaine, italienne, asiatique, espagnole…

Allez donc chercher des restaurants qui proposent de la vraie cuisine catalane ! Bon courage ! Basques, Béarnais, Corses, Gascons, Ariégeois, Périgourdins, Aveyronnais, Lozériens, Bretons, Alsaciens, Niçois, Provençaux, Savoyards, Normands, Lyonnais, vosgiens… Tous perpétuent avec bonheur et fierté leur patrimoine culinaire populaire et le brandissent en étendard identitaire et en patrimoine mémorial de leur région : Ici, à l’évidence, la stratégie de promotion d’un tourisme de « masse » est bien organisé avec la promotion de la malbouffe bien arrosée de Coca accompagnée de : Tacots, Cheeseburgers, kebabs, pizzas, hamburgers, couscous, nems, sushis et autres paëllas minimalistes revisitées…

Les « jours de la vieille » (els dies de la vella)

La légende populaire catalane

Els dies de la vella ? Ara I Sem (Les jours de la vieille ? Nous y sommes) Je vais vous conter cette très ancienne légende populaire catalane  : Les jours de la vieille. « La connaissez-vous ? Non ? Eh bien la voici ! Installez-vous bien confortablement a la vora del foc (prés du feu de cheminée), là, oui… Plus prés… Je vais vous la raconter » (chuchotements)…

Il était une fois, en Pays Catalan, au cœur des Aspres sauvageonnes, la Laurette, une vieille bergère catalane, qui depuis la nuit du temps, gardait son troupeau du côté de Castelnou…. Chaque année à pareille époque, la Laurette comptait de nombreuses bêtes mortes de froid. Une année, peut-être plus clémente, elle avait réussi à préserver du froid tout son bétail. Aussi, en cette fin de Mars, la Laurette était heureuse que l’Hiver soit enfin terminé ! Un beau soleil hardi lui prodiguait un excès d’enthousiasme… Soudain, allez savoir pourquoi, elle se mit à injurier le mois de Mars… A haute voix goguenarde, elle l’harangua en Catalan, bien sûr : « Mars, marcell, no has tingut la pell de cap vaca ni de vedeil ni ovella, ni porcell ni cabra ni cabrit, mal haja, are qu’est partit. » (Mars, marcell, tu n’as pas eu la peau d’aucune vache ni veau, ni mouton ni cochon ni chèvre ni chevreau. Maudit sois tu maintenant que tu es parti) » Seulement Mars entendit ses propos, vexé et courroucé il s’empressa de demander au mois d’Avril de lui prêter ses 3 premiers jours : « Abril gentil, deixa m’en un, deixa m’en dos, deixa m’en tres i un qu’en tinc feran cuatre, i totas la oveillas de la vella vull pernabatre. » ( Gentil avril, prête-moi un jour, prête-moi deux jours, prête-moi trois jours et celui qui me reste feront quatre pour que je puisse abattre toutes les brebis).« 

Ainsi fut fait : Avril cédant aux suppliques de Mars lui prêta ses trois premiers jours. La Tramontane se leva en rafales glaciales puis en tempêtes violentes, conjuguées à la grêle, au froid, à la neige… Un temps épouvantable ! Tous les agnelets de la vieille bergère périrent…. sauf un caché sous les jupons de la vieille !

Certes, depuis ces temps anciens la rancœur de Mars parfois est apaisée… Cependant, ces jours-ci, où que vous soyez en Pays Catalan, quand s’époumonera la Tramontane, prêtez une oreille attentive et vous percevrez, sans doute, la vieille Laurette geindre et pleurer son troupeau.

N’oubliez jamais la légende des jours de la vieille du 31 mars au 3 avril soyez attentif aux messages de Dame Nature !

Jadis, à proximité des églises, comme à l’église Saint Marie à Serralongue, étaient érigés de petits édifices carrés à quatre arcades ouvertes aux quatre vents, chacune surmontée d’une statuette d’un évangéliste. Les Conjuradors. Per conjurar el dolent tems (pour conjurer le mauvais temps) demander la clémence des cieux lors de ces jours de la vieille, des cataclysmes climatiques et plus commodément contre le mauvais sort… Les fidèles cheminaient en processions suivant le curé jusqu’au Conjurador?

https://museedupatrimoine.fr/musee-medieval-de-serralongue-pyrenees-orientales/34266.html

Il était une fois…. Des platanes

THUIR : C’est en flânant sur l’avenue du Docteur François Ecoiffier du côté de l’entrée du village que mon attention fut attirée par un énorme charivari des plus animés ! Non pas celui des engins d’élagage à l’œuvre mais par

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

C’étaient un grand rassemblement d’oiseaux écologistes : Passereaux, mésanges, moineaux, bergeronnettes, merles et quelques candides tourterelles. Les uns plus que les autres, tous piaffaient de colère, sifflaient à tue-tête contre l’abattage des majestueux platanes centenaires et la disparition de leurs habitats. Des arbres qui vivaient là, depuis des lustres, discrets et quiets, à l’écart des intrigues et turpitudes villageoises… Soudain, une nuée virevoltante fondit sur le rassemblement. C’est bien reconnu l’étourneau est un drôle d’oiseau, désinvolte i una mica (et un peu) provocateur. De cyniques étourneaux venus de je ne sais où, sans attaches villageoises, s’immiscèrent en vergogne dans les débats… Voilà qu’ils osent persifler cet abattage par un arrogant : ”Oui mais ces platanes sont tous atteints du chancre coloré !” Je ne vous dis pas comment ils ont été vilipendés de concert par tous les piafs !  

Avenue du Docteur François Ecoiffier à Thuir Photo Jean-Luc Modat

Là, se tenait coi, un vieil et sage xot (hibou catalan). Il prit la parole et le silence fut. Il rappela avec solennité à tous ces juvéniles volatiles : “ Le platane représente un symbole important de l’histoire du Pays Catalan… Celui, planté sur les places de nos villages qui prodigue cette ombre bienfaisante de fraîcheur en Eté, ceux des bords des routes souvenirs du temps des charretiers… Hélas, ces arbres majestueux sont le plus souvent remplacés par des palmiers, sans que le moindre humain feignant l’écologiste ne s’en offusque… “ Le sol était jonché de squelettes de branches de platane, de troncs agonisants sur les flancs… Pas les moindres traces de chanvre coloré ! “Pourquoi un tel massacre ?” Osa un impertinent petit moineau. La rumeur qui passait par là s’est épanchée en un “Paraît-il que c’est pour réaliser des places de parking !” Et le silence de l’indignation fut assourdissant.  

Liberté, j’écris ton nom

Paul Eluard 1942 extrait du recueil « Poésie et Vérité » message de lutte et d’espoir 

Par-delà de cet émouvant poème, véritable ode à la Liberté, en ces temps où certains recourent à monter les UNS contre les AUTRES pour mieux assujettir, ne serait-il pas judicieux de recouvrir de la lucidité, du libre arbitre, de la Fraternité, pour retrouver et emprunter les chemins de notre Liberté chérie !

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore

Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes

Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux

Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre

Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte

Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir

Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
LIBERTE

Epaule d’agneau catalan au four

Par Jean-Luc Modat (Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Espatlla de xai al forn

Comme beaucoup ici, j’ai grandi à la campagne marqué des odeurs de mes racines catalanes… En cuisinant les recettes de ma grand-mère, je tente, malgré moi, de retrouver et faire revivre ces parfums familiers qui ont bercé les temps heureux de mon enfance… Ô que ça fait du bien ! Ces plats simples, peu élaborés, s’avèrent être souvent les plus délicieux. C’est le cas de cette magnifique recette dont le secret réside dans la cuisson le choix de produits locaux. Et bien évidemment amb xia d’aqui mateix al País Català (1) ! Huuuum ! J’adore ce plat simple, savoureux, aussi je suis très heureux de partager, avec vous, cette recette. « Merci qui ? Mamie Rose évidemment ! » Cuineu aquest deliciós plat junts (2) ! ? En attendant Pâques…

(1) Avec de l’agneau d’ici même du Pays Catalan (2) Cuisinons ce bon plat ensemble

« Au bout de nos fourchettes, se profilent nos racines »

Préparation 20 min Cuisson 2h 45 min

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Le marché (Pour 2/3 personnes)

  • 1 petite épaule d’agneau (xaï del País)
  • 2 oignons jaunes ciselés
  • 6 gousses d’ail découpées + 3 gousses d’ail en chemise (non épluchées)
  • Huile d’olive extra vierge du Pays
  • 2 tomates (facultatif)
  • 6 pommes de terre du Pays coupées en rondelles très épaisses > 1 cm
  • Romaní + llorer + farigola (romarin, laurier, thym)
  • 2 verres de Rancio + 1/2 verre de cognac
  • Poivre en grain + Fleur de sel de Salanque
  • 1 cuillère à soupe fonds de veau
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Réalisation

  • Eplucher laver trancher en rondelles (1 cm) les pommes de terre
  • Débiter en rondelles les tomates – Eplucher et ciseler l’oignon – Peler et découper l’ail
  • Les disposer dans le panier d’1 autocuiseur pour précuire 5 min à la mise sous pression
  • Disposer sur 1 plaque à pâtisserie pommes de terre précuites, oignons, gousses d’ail, tomates
  • Installer l’épaule saler et poivrer enrichie de thym et laurier 
  • Arroser d’huile d’olive – Verser 2 verres de rancio + 1/2 de cognac + 1 càs fonds de veau
  • Parsemer l’épaule des gousses d’ail et du romarin
  • Cuire 2h45 à basse température 140 º C – Retourner l’épaule toutes 30 min
  • Arroser fréquemment l’épaule du jus de cuisson
  • 5 min fin de cuisson augmenter la température du four à 200° C

Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres

i bon profit Amics !

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Accords de vin

Face B

Petit domaine viticole bio nature de 4 hectares mené par Séverin Barioz viticulteur à Calce 

Séverin: 06 63 05 36 67 contact@vins-face-b.fr

Savoureuse truite au four

 Deliciosa truita al forn

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Les Etés des années heureuses 1970 je les vivais en « colo » à Lamanère en Haut Vallespir. C’est là que j’ai fait la rencontre d’un singulier personnage à la vraie humanité. C’est lui qui a marqué à tout jamais mon existence. Henri Capdet, l’année, directeur d’école ; l’Eté, directeur de colo…. Alors que mes camarades se soumettaient au rituel de la sacro-sainte sieste, un copain et moi étions souvent élus pour l’accompagner, discrètement, jusqu’aux petits cours d’eau aux alentours du village.. Là, seuls les gazouillis de l’eau brisait nos silences complices… Nous plongions les mains sous les racines des berges des ruisseaux pour inspecter à tâtons la moindre cavité pour débusquer LA truite Fario ! Braver les interdits et le garde pêche sublimait ces délicieux moments partagés de braconnage… Pour éviter d’éveiller tout soupçon, chaque truite était enfilée par les ouïes à une branche feuillue de noisetier pour le transport… sans tambour ni trompette ! Hélas, s’il m’arrive encore aujourd’hui de braconner ce ne sont que quelques souvenirs que je glane au fil de ma mémoire ! Je dois donc me résoudre à ne cuisiner que des truites piscicoles bio …

« La cuisine met en scène les bons produits de nos terroirs  »

Préparation 20 min Cuisson 30 min

Ingrédients (Pour 2 personnes)

  • 2 truites
  • 4 pommes de terre Béa coupées en rondelles épais. 2 cm 
  • 1 oignon rouge de Toulouges coupé en julienne. 
  • 3 brins de persil
  • 4 gousses d’ail
  • 1 verre de vin blanc 
  • Laurier, romarin
  • Jus d’ 1 citron non traité 
  • Huiles d’olive extra vierge du Pays
  • Sel poivre

Réalisation

  • Etape 1

Ouvrir en deux, nettoyer les truites, laver, égoutter, saler. Coincer une demi-tranche de citron dans les branchies. Ajouter un brin de romarin et deux feuilles de laurier dans les ventres et refermer les poissons avec un cure-dent.

  • Etape 2

Peler et émincer l’oignon en fines lanières et l’ail en tranches. Eplucher les pommes de terre les couper en rondelles épais 2 cm Les précuire en vapeur à l’autocuiseur 8 min environ aprés mise sous pression.

  • Etape 3

Dans une poêle chauffer un filet d’huile et 1 càs de beurre faire blondir l’oignon émincé puis ajouter l’ail finement haché, les persil haché. Assaisonner de sel et de poivre. Faire revenir 5 min. Réserver.

  • Etape 4

Egoutter les pommes de terre vapeur, les disposer dans un plat à four. Verser la poêlée d’oignon blondi, installer tête-bêche les truites. Déposer dessus les tranches de tomate, mouiller d’1 verre de vin blanc et d’1 jus du reste de citron.

  • Etape 5

Enfourner pour 30 min de cuisson à 180 ° Accompagner d’un riz nature. C’est succulent… Régalez-vous !

Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres

i bon profit Amics !

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