Pa amb tomata i cambajó

Pain de paysan catalan

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Par Jean-Luc Modat

Comment une insignifiante tartine frottée à l’ail, à la tomate, enrichie d’un trait d’huile d’olive… Peut convoquer autant de merveilleux souvenirs ? Autrefois, c’était autrefois l’esmorzar dels pagesos(1) Pan amb tomata i cambajó, ce grand classique symbolise tout l’Art de vivre catalan ! Une recette traditionnelle catalane toute simple à réaliser ! Apolit ! (2) Cependant de bons ingrédients seront nécessaires : Du bon pain de campagne, des tomates d’ici mûres, une huile d’olive fruitée du Pays Catalan, de l’ail, de belles tranches de jambon cru… Et voilà le tour est joué pour se régaler comme tapas pour l’apéro ou accompagné d’una ensiam (3) une salade verte) en entrée ! Bon profit !

(1) le petit déjeuner des paysans (2) Attention ! (3) une salade verte

Pour 2 pers. Prépar10 min Cuisson 3 min

Ingrédients pour 4 tartines

  • 4 tranches épaisses de pain campagne croustillant et rustique
  • 4 belles tomates bien mûres
  • 2 gousses d’ail
  • Fleur de Sel du Roussillon
  • Huile d’olive du Pays
  • 8 tranches très fines de jambon sec cambajó 100% catalan issu de cochons fermiers bien élevés en Cerdagne ou en Vallespir. (Laissez tomber le Serrano !)

Préparation

  • Découper les tranches de jambon sec façon chiffonnade
  • Trancher des tartines de pain épaisses d’1,5 cm environ. Les faire griller légèrement recto verso, les sortir, laisser refroidir.
  • Peler, couper, dégermer les gousses d’ail. Frictionner énergiquement avec l’ail tous les côtés des tranches de pain.
  • Laver, essuyer, couper en deux les tomates. Frotter en appuyant pour imbiber chaque tranche de pain du jus et de la pulpe de tomate. Mixer les restes de tomate puis tartiner légèrement à la cuillère les tranches de pain
  • Déposer les tranches de pain dans un grand plat, les arroser d’un filet d’huile d’olive Arbequina
  • Une pincée de fleur de sel puis recouvrir chaque tartine de jambon en chiffonnade. Servir rapidement pour d’éviter que le pain ne ramollisse !

Panellets catalans aux pignons

Je vous suggère de découvrir ma recette des panellets (terme catalan pour petits pains) à réaliser soi-même ! C’est très facile. Ces panellets, authentiques spécialités catalanes, sont les survivances d’offrandes effectuées lors de très anciens rituels païens associés à l’éternité et à la mémoire des disparus. De nos jours, les panellets se dégustent en dessert, veille ou jour de la Toussaint à l’occasion d’une bonne “Castanyadaa la vora del foc (auprès du feu de cheminée), arrosée d’un vin nouveau ! Cependant, aqui al Pais Català, la Tradition invite aussi ces authentiques spécialités catalanes sur toutes les bonnes tables familiales surtout lors des fêtes de fin d’année…

Par Jean-Luc Modat Auteur artiste chroniqueur

La gastronomie catalane reflet d’identité

Ma recette de panellets catalans

Loin de moi la prétention de proclamer ma recette comme LA « véritable » tant il en existe un nombre infini de versions et de déclinaisons… Cependant ma recette n’en demeure pas moins traditionnelle et familiale.

Préparation 1 h- Repos 1 nuit-Cuisson 10 min

USTENSILES :
– 1 autocuiseur
– 3 assiettes 1 saladier + 1 Bol
– 1 fourchette +1 couteau +1 cuillère bois + 1 pinceau de cuisine
– 1 balance + 1 zesteur
– Film alimentaire + papier sulfurisé
– 1 four + 1 sole

Pour environ 30 panellets

– Patate douce (poids cuit 300 g)
– 200 g de sucre de canne
– 3 œufs un peu de farine – 400 g d’amandes en poudre
– Le zeste d’un citron vert non traité et lavé
– 300 g de pignons de pin

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est catalan-11.png

Comment procéder pas à pas ?

Etape 1 : Préparation de la pâte

Peler la patate douce, la tronçonner en plusieurs morceaux La cuire à la vapeur (10 min au chuchotement de la soupape)
Dans un saladier écraser la patate cuite en purée encore chaude Laisser refroidir Ajouter zestes de citron, sucre, poudre d’amande, Séparer le jaune et le blanc d’un œuf. Incorporer ce jaune dans la pâte Mélanger le tout et pétrir pour obtenir une pâte homogène Filmer cette pâte + Laisser reposer au frigo 1 nuit

Etape 2 : Confection des panellets

Verser les pignons dans une assiette
Séparer les jaunes et les blancs de 2 œufs. Battre ces jaunes d’œuf dans un bol Battre légèrement les blancs dans une assiette creuse
Préchauffer votre four à 240°C pendant 15 min Enfariner vos mains ça évite à la pâte de coller aux doigts Prendre un peu de pâte et faire des boules de la taille d’1 noix Paner chaque boule dans le blanc d’œuf Rouler dans l’assiette de pignons pour les enrober.
Bien modeler et appuyer chaque boulette Déposer chacune sur papier sulfurisé posé sur la sole du four Badigeonner le dessus des panellets du jaune d’œuf.
Enfourner à 240 degrés 8 à 10 min Surveiller  les panellets doivent être dorés sans trop
Vous pouvez les conserver dans une boite hermétique.

Les origines de la tradition des panellets se perdent dans des temps immémoriaux. Ces panellets pourraient être liés à des rituels funéraires, héritages de cultes païens anciens. Ces offrandes aux défunts pourraient évoquer l’idée d’éternité ou le souvenir des morts… (Les panellets se conservent longtemps)

Pour accompagner votre Castanyada suivie de vos panellets un vin nouveau du Roussillon fera l’affaire !

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Ma recette catalane de la pâte de coings

La meva recepta catalan de Codonyat

Par Jean-Luc MODAT

Je vous livre, aqui ), cette magnifique recette catalane du Codonyat (pâte de coings). A la différence de la pâte de coing commune, celle-ci s’accommode du sucré salé, en dessert, avec du fromage, ou dans la composition de sauces… Une recette fet a casa (Faite maison), sans artifices, sans produits chimiques, ni additifs, ni colorants, ni même le moindre conservateur chimique. A vos tabliers ! Préparez donc votre pâte de coings pour offrir à ceux que vous aimez un extraordinaire florilège de plaisirs …

A l’âge des culottes courtes, les vendanges rentrées, venait le temps du Codonyat… J’en dégustais une belle tranche au goûter sur une grande tartine de bon pain croustillant. Aujourd’hui, parmi les fruits de l’Automne, le coing semble quelque peu oublié. Aussi, en écho aux souvenirs de ces goûters d’enfance, sans pour autant tomber dans la nostalgie béate, j’ai donc décidé de le (re)mettre à l’honneur ce fruit sous sa forme la plus prisée : La pâte de coings ( Codonyat ) ! Dans la Grèce antique, le coing était le symbole de l’Amour et du bonheur. Ça vous tente ?

Pâte de coing

Ustensiles

  • 1 bassine à confitures
  • 1 ou 2 moules ou récipients servant de moules
  • 1 spatule en bois + 1 écumoire + 1 mixeur
  • Papiers sulfurisé et film + 2 Gazes

Ingrédients

  • 2 kg coings mûrs (1,3 kg pour 1 kg de chair (soit environ 4 codons/kg)
  • Du sucre cristal
  • 1 bâton de cannelle
  • Le jus de 2 citrons naturels
  • Le zeste d’1 citron vert naturel ou à défaut celui d’1 citron jaune pressé
  • Laver, couper, épépiner vos coings. Retirer les cœurs avec pépins (réserver dans 1 gaze au frigo ) Épluchez les coings avec un économe (c’est assez dur !)
  • Dans une bassine à confitures verser les coings, couvrir d’eau froide. Porter à ébullition poursuivre à feu doux 45 min jusqu’à ce que les coings soient suffisamment mous.
  • Avec l’écumoire retirer les fruits dans une passoire à égoutter-refroidir. Découper ces fruits en dés. Peser la pulpe des coings sur la balance de cuisine puis le sucre selon le principe (1 kg de fruits = 0,600 kg de sucre) Réserver les morceaux de fruits dans un grand saladier Presser les citrons jaunes pour extraire le jus
  • Ajouter le sucre, le jus de citron et le bâton de cannelle. Filmer le saladier et laisser macérer l’ensemble une nuit au réfrigérateur. Le sucre se dissout bien et libère tous les arômes

Le lendemain ? La cuisson

Retirer le saladier de coings du frigo. Verser ce contenu dans la bassine. Déposer le baluchon noué avec les cœurs de coing (pectine)

Cuire au total 60 min

  • Porter à ébullition puis prolonger pendant 5 min à feu vif
  • Poursuivre la cuisson 40 min à feu très doux remuer fréquemment
  • Retirer du feu (Les fruits doivent être tendres et translucides.)
  • Enlever le bâton de cannelle et les baluchons de trognons
  • Laisser refroidir avant de mixer ces fruits
  • Clore la cuisson à feu doux 15 min
  • Remuer avec une spatule bois pour que ça n’accroche pas
  • Préparer le papier sulfurisé sur le(s) moule(s)
  • Remplir le moule, nivelez avec une spatule ; Laisser refroidir à température ambiante
  • Couvrir avec un papier sulfurisé puis filmer d’un plastique alimentaire pour éviter que la pâte ne s’imprègne d’odeurs dans le frigo.
  • Stocker dans un endroit sec et ventilé ou au réfrigérateur. Il faudra patienter 3 à 4 semaines pour que la pâte de coings (El codonyat) commence à être sèche et pouvoir la déguster.

i Bon Profit !

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La bullinada d’anguilles d’en Josep i Felip

La « véritaple » bouillinade d’anguilles de Joseph et Philippe Négrier cuite au feu de bois….

Par Jean-Luc Modat

Ce sont les derniers soupirs de l’été. Le ciel timoré hésite encore, en cette fin de saison, entre nuages et éclaircies, la Tramontana bufa(1) avec insistances… Niché dans la quiétude al costat de Sant Hipòlit a la vora de l’estany de Salses (2) au lieu-dit « Las Dosses« , le cabanon de pêcheur Can Robert édifié en 1964 ! Là, le temps suspendu devient intemporel ; le souffle du vent bruisse dans les sanils (3) et les tamarins sauvages accompagne en silence la poésie des lieux. Les mémoires des anciens semblent préserver ce petit coin de paradis. Extraordinaire ! Merveilleux d’authenticité ! Qui pourrait résister à autant d’émotions ? Quand, comme moi, se manifestent d’heureux souvenirs de « bullinades » de jeunesse ! Bullinada (prononcez Bouillinade) partagée avec mon Ami d’enfance, Jean Dubois. C’est Zézé, son délicieux oncle, émérite pêcheur d’anguilles qui préparait la bona bullinada… Aujourd’hui, Joseph et Philippe Négrier, héritiers d’une longue lignée de quatre générations de pêcheurs de l’étang perpétuent, avec talent, cet emblématique plat traditionnel catalan des pêcheurs d’anguilles. Je vous livre, ici, leur fameuse recette familiale transmise de génération en génération… Sans toutefois transmettre leurs petits secrets de préparation ! Huuummm….La « véritaple » bullinada d’Anguilles d’en Josep i Felip ! « A taaaple !  »

(1) La Tramontane soufle (2) Prés de Saint Hippolyte aux bords de l’étang de Salses (3) Roseaux marins et tamarins sauvages

Philipppe et Joseph NEGRIER ( Photo Jean-Luc Modat)

« Au bout de nos fourchettes, pointent nos racines »

Remerciements à Malika ADOUAMA, Joseph et Philippe NEGRIER

500 g d’anguilles / Personne
400 g pommes de terre moyennes / personne
1 grosse boule de sagí
2/3 têtes d’ail + 3 gousses pour le pain
1 petit piment oiseau / kg d’anguilles
1 verre d’huile + 1 petite poignée de sel

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10 Personnes Préparation 30 min Cuisson 25 min

Réalisation

  1. Eplucher les pommes de terre. Laisser tremper dans l’eau froide pour ôter l’amidon.
  2. Puis les découper en rondelles épaisses.
  3. Réserver 3 gousses d’ail en chemise pour le pain.
  4. Hacher grossièrement celles destinées à la bullinada. Réserver.
  5. Griller recto/verso 1 tranche de pain épaisse/personne. Frotter chacune tous côtés à l’ail.
  6. Laver, vider, étêter, tronçonner les anguilles.
  7. Frotter énergiquement au sagi les parois intérieures de l’olla. Ecraser le restant dans le fonds pour que ça n’accroche pas.
  8. Disposer d’abord d’une couche de pommes de terre puis une couche d’anguilles. Répéter l’opération en alternance jusqu’à terminer par une couche de pommes de terre.
  9. Ajouter le piment à moitié Olla entre deux couches. La poignée de sel.
  10. Couvrir d’eau jusqu’à effleurer la dernière couche de pommes de terre.
  11. Suspendre l’olla à la crémaillère
  12. Allumer dessous un bon feu de bois sec. La cuisson doit débuter à couvert à feu vif
  13. Dès que commence le Buill (dès que ça bout) il faut noter l’heure.
  14. Au bout de 10 min verser le verre d’huile.
  15. Poursuivre à découvert la cuisson 15 min. Vérifier l’assaisonnement.
  16. Retirer l’olla du feu. Réserver. Surtout ne pas remuer !
  17. Verser d’abord le jus de cuisson dans de grands plats en terre
  18. Puis verser anguilles et pommes de terre
  19. Préparer de grandes tartines de pain grillées et frottées d’ail.
  20. Servir la bullinada sur tranches de pain aillées déposées dans les assiettes
El Buill

Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres

i bon profit Amics !

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Accords de vin

Pour accords, je vous conseille le dernier né du Domaine d’Elie cuvée Tuir le petit vin blanc pas prétentieux pour deux sous mais qui regorge de talents… vous m’en direz des nouvelles ! Idéal pour sublimer cette Bullinada ! Servir entre 6 et 8°C.

Domaine d’Elie 6 Lotissement Godefroy 66300 THUIR

Tel 06 09 66 07 85 – 06 13 88 59 01

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Confiture de figues du Roussillon

Melmelada amb figa del Rosselló

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Les Vendanges (les veremes), la récolte des figues annonçaient la proximité de la Rentrée des classes ; les derniers soupirs de l’Eté… Là, discrètement, s’installait la douceur de l’automne naissant. Au sortir des nuits fraîches ; à la faveur des premières averses, la terre exhalait des fragrances sauvages ; les arbres se paraient de flamboyances… En compagnie de Jeanne, mon amie d’enfance, nous cheminions, paniers au bras, le pas léger, le cœur chantant, jusqu’à « nos » grands figuiers pour récolter les délicieuses « Coll de senyora » ou figues de Bordeaux gorgées de soleil. Forcés, les premières figues n’échappaient jamais à notre gourmandise ! De retour, nous arborions fièrement nos lourds paniers de belles figues destinées aux confitures…

Préparation 15 min Cuisson 2h30

Ingrédients  

  • 1 Kg de figues fraîches du Roussillon
  • 200 g de sucre cristal
  • Jus d’un 1/2 citron non traité

« Au bout de nos fourchettes, retrouvons nos racines  »

Réalisation par étape

  • La veille : Laver, égoutter les figues puis les fendre en quatre. Les peser, verser le sucre (200g / kg de fruits), presser le citron mélanger le tout dans un saladier, couvrir d’un film alimentaire et laisser macérer toute une nuit au frigo.
  • Verser ce mélange dans une bassine à confiture porter à ébullition puis poursuivre la cuisson à feu très très doux pendant environ 2h 30 environ jusqu’à atteindre 104° mesurés au thermomètre à confiture. Remuer fréquemment.
  • Pendant ce temps, immerger entièrement les bocaux et les couvercles dans une grand récipient d’eau bouillante pendant 15/20 min Retirer pots et couvercles, laisser égoutter et sécher renversés sur un torchon propre.
  • Verser la confiture de figues dans ces pots. Fermer retourner sur un torchon laisser refroidir. Puis Conserver dans un endroit frais, exempt d’humidité et à l’abri de la lumière.

Bon profit i bona cuina Amics !

Je suis un client assidu de la boutique A nos Belles saisons dont j’apprécie particulièrement l’accueil sympathique réservé à chacune et chacun de ses clients par Arnaud…. Ainsi que tous les bons produits locaux qui n’ont ni effectué un tour du Monde et ni croupis en frigo… Là que je donne du sens à mes achats en soutenant nos maraîchers, nos arboriculteurs, nos éleveurs du Pays Catalan… C’est là que je me suis approvisionné en figues d’une productrice de Maureillas.

Nos Belles Saisons Boutique des producteurs d’aqui

D612 route de Thuir à Llupia Tél : 06 48 57 61 18

Confiture de tomates vertes de Manuela

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

J’ai le plaisir, le Bonheur de rendre hommage à Manuela native de Saint Laurent de Cerdans en Haut Vallespir. Trop tôt retirée de l’école pour l’usine, Manuela a travaillé dans les fabriques d’espadrilles du village. Puis les fabriques une à une ont malheureusement fermé… C’est ainsi que le destin a poussé les pas de Manuela et de sa petite famille jusqu’au petit village vigneron de Terrats dans les Aspres. C’est là que j’ai eu plaisir à la rencontrer, à évoquer la vie d’une époque révolue où les relations entre les gens étaient vraies, humaines, fraternelles. De ces époques subsistent toujours des bribes de souvenirs de recettes ! Manuela m’a confié sa recette de confiture de tomates vertes : « A l’Automne, quand les nuits se rafraîchissent, les dernières tomates s’obstinent au jardin mais ne mûrissent pas. Qu’importe il ne faut surtout pas les jeter, les mépriser ! » S’exclame-t-elle. Manuela les destine à une sortie digne des plus grandes vedettes ! « Je les cueille et voilà ce que j’en fais ! » Une succulente confiture de tomates vertes !

Per la memòria dels nostres avis...

En mémoire à nos grands parents…

Préparation 15 min Cuisson : 60 min

La gastronomie catalane reflet de son identité

Ingrédients

  • 1 kg de tomates vertes
  • 800 g de sucre
  • Quelques feuilles de menthe fraîche ou de basilic
  • le Jus d’1/2 citron
  • 10 cl d’alcool de fruit

Préparation

Etape 1

Laver et égoutter les tomates une passoire. Les peser.

Etape 2

Les couper en 4

Etape 3

Verser les quartiers de tomates dans une bassine à confiture. Ajouter la menthe ou le basilic. Laisser réduire 15 min.

Etape 4

Verser le sucre et le jus du 1/2 citron poursuivre la cuisson à feu doux (environ 45 min) jusqu’à consistance désirée. Remuer souvent avec une cuillère en bois.

Etape 5

La cuisson menée à son terme, retirer du feu, verser 10 cl d’alcool de fruit. Bien remuer. laisser tiédir. Puis verser la confiture dans des pots préalablement stérilisés, visser les couvercles, retourner les pots. Laisser refroidir, puis stocker dans un endroit frais à l’abri de la lumière. « Vous pouvez les conserver plusieurs années précise Manuela.

Mon livre a paru !

Où se procurer le livre ?

D’abord chez votre libraire habituel

Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux, artisans charcutiers… ) pour animer des dédicaces ! En Pays Catalan, je privilégie la proximité des libraires de village, de quartier, acteurs sociaux, culturels et économiques incontournables du Pays Catalan. Vous pourrez le commander et en disposer en quelques jours.

Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalane pour aller au contact, à votre rencontre, nourrir l’échange, savourer le plaisir du partage…

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Henry TUILAGI & Jean-Luc MODAT Passeurs de Mémoires et de Traditions

« Un Peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines » Evoquait Marcus Garvey. Henry est Samoan ; Je suis Catalan. En échangeant, nous avons découvert que nous partagions en commun le devoir naturel de transmettre nos cultures respectives par les Arts culinaires Samoanes et Catalanes.

Nous apprenons de nos racines

Le célèbre Henry Tuilagi (ancien joueur talentueux de l’USAP) n’a de cesse de cultiver ses racines par la transmission de la culture et des traditions iliennes samoanes par le prisme de son entreprise Chief’s Events. Son Art culinaire invite à la découverte des saveurs du Pacifique ! Des plats traditionnels, le cochon cuit au umu, le fa’ausi… Aux Samoa, le rituel du repas familial est une institution, au centre de la vie sociale et des Traditions !

Au bout de nos fourchettes, nos racines

Je suis moi aussi ancien joueur de l’USAP rien de comparable avec Henry tant dans les mensurations que pour la carrière ! Cependant, en toute humilité je m’investis pour la transmission de la culture populaire catalane, de la mémoire car sur ce territoire du Roussillon se joue aussi en filigrane le besoin de maintenir une identité Catalane vivante qui tend avec le temps à s’effilocher ! Promouvoir la cuisine familiale et traditionnelle c’est participer à la préservation durable de l’identité Catalane, de la mémoire, de sa culture, de son bel Art de vivre, parce qu’au bout de nos fourchettes se profilent nos racines !

Service traiteur HENRY TUILAGI – CHIEF’S EVENTS Perpignan Tél 0647445853  Mail chiefsevents66@gmail.com -https://chiefs-events.eatbu.com/?lang=fr#map

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‎Petits poivrons doux frits‎ de Simon

Pitits Pebrots fregits d’en Simon

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Fermez les yeux ; tendez l’oreille ; humez la garrigue… L’orchestre des champs des cigales se produit dans le silence d’une chaleur torride qui écrase toute la campagne. Au Casot d’en Simon, prés de Castelnou, un grand noyer altier prodiguait une ombre bienfaisante. J’y revois, Simon, mon Papa s’affairer à préparer ces délicieuses tapas de petits poivrons doux pour l’apéro tant appréciés de tous les Catalans d’Aqui Mateix(1) ! L’apéro, institution sacrée de l’Eté ! Fèiem petar la xerrada (2) jusqu’à l’euphorie joyeuse, hilare. Un apéro agrémenté de ce petit piment doux, originaire du Mexique… Adopté très tôt par la cuisine populaire Catalane, servi en apéritif dégusté avec un peu de pain grillé, frotté à l’ail et à la tomate, le fameux pa amb tomàquet pardi !

(1) D’ici même (2) Nous ne cessions de tcharer

2 Pers Préparation 5 min Cuisson 10 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)

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Ingrédients

  • 6 belles gousses d’ail
  • 6 càs d’huile d’olive du Roussillon
  • 2 poignées de pebrots (petit poivrons doux)
  • 1 càs de miel du Roussillon (facultatif)
  • Fleur de sel de Salanque
  • Poivre noir
  • Thym, romarin (facultatif)

Réalisation par étape

  1. Écraser les gousses d’ail. Laver les petits poivrons sous l’eau froide, égoutter, essuyer.
  2. Dans l’huile très chaude d’une poêle ou d’une sauteuse verser les poivrons puis les frire à feu moyen 5 min. Bien remuer. Incorporer l’ail, poursuivre la cuisson à feu doux 5 min environ. Retirer du feu.
  3. Facultatif : Verser du miel pas massa ! (Pas trop !) remuer cuire 5 min jusqu’à la dissolution du miel.
  4. Egoutter rapidement sur du papier absorbant. Déposer dans un plat creux. Assaisonner de fleur de sel, poivrer. Couvrir et attendre quelques minutes. Les poivrons s’attendrissent. Servir aussitôt avec un bon Côte du Roussillon !

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La cargolada l’Art de vivre catalan!

Par Jean-Luc MODAT

Cargolada, viure català !

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

De subtils volutes de fumées de feu de sarment s’envolent au grés de mes souvenirs de jeunesse… Accompagnés d’éclats de rire ; d’écarts de voix ; de pétulantes tablées… Ici, la tradition de la cargolada se perpétue de génération en génération : Tout un savoir-faire que dis-je un rituel ? Et même un rituel initiative pour els forasters (étrangers) les gavatxs (Occitans) pour « être admis » chez les Catalans ! Cependant, ce n’est pas aussi simple qui pourrait paraître. La cargolada résume à elle seule, notre bel Art de vivre Catalan en Roussillon hérité de nos ancêtres ! Aujourd’hui, j’ai des craintes quant à la survivance de cette magnifique tradition.. Sonnons le rassemblement de réunions familiales, retrouvailles rugbystiques, rassemblements amicaux ! Ce serait une véritable hérésie que certains n’arrivent juste à l’heure pour se saisir d’une pique ! La cargolada a ses codes et nul Catalan qui se respecte ne peut y déroger. Ainsi, sur les coups des 11 h, les convives se rassemblent en plein air. Sous l’autorité du « Cargolaïre (LE spécialiste) chacun est préposé à une tâche de préparation animée par de bons moments de rigolade. La cargolada se prolonge par de succulentes grillades…

L’Art de vivre Catalan s’exprime par sa gastronomie

Préparation : 30 min. Cuisson : 12 min

Ingrédients

  • 25 escargots petits gris jeûnés / personne (La quantité varie selon la gourmandise de chacun)
  • Sel
  • 1 bon morceau de sagi (saindoux rance)
  • Piment sec entier sinon en poudre ou à défaut du poivre noir
  • Aïoli faite maison (p. 10 Ma Cuisine Catalane)
  • Bon pain de boulanger bien croustillant
  1. Allumer un feu de sarments de vigne.
  2. Ajouter des petits rabassous (morceaux de taille de ceps de vigne) bras morts en catalan
  3. Obtenir une braise sans flamme (braise retombante)
  4. Dans un mortier assembler gros sel et piment et broyer au pilon.
  5. Gratter au couteau la coquille, ôter l’opercule, assaisonner chaque escargot de sel mêlé de piment (ou du mélange sel poivre), le secouer afin d’en retirer le surplus
  6. Disposer les escargots en rangs serrés sur le grill ouverture coquille vers le ciel
  7. Les puristes feront rougir sur les braises le flambado (Capucin) cornet métallique percé en son extrémité avant d’y déposer du sagi rance à fondre et arroser chaque escargot lors des 5 dernières minutes. Aixo es al bateig (c’est le baptême)
  8. Xiu-xiu Retirer le grill dès que la bave jaune se fige. (12 min)
  9. Servir chaud sans oublier les piques à escargot ! Sans oublier de belles tartines d’aïoli

Les grils retirés du feu, aussitôt posés, les convives enthousiastes convergent. Les mains équipées de piques s’agite avec l’empressement gourmand au-dessus des grils. Pour étancher la soif ? Là, Beure un bon raig de vi a galet o amb el porró fa trobar el vi més bo ! (Boire un trait de vin au galet ou au porró fait trouver le vin meilleur !)

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Notre gastronomie, reflet de notre identité

Les aubergines à la catalane de mon enfance…

Les albergínies a la catalana de la meva infantesa

Par Jean-Luc Modat

(Recettes de cuisine et traditions catalanes)

Dés l’arrivée de l’Eté, c’est la pleine saison des aubergines (les aubergines sont des fruits!) ! Je revois encore ma brave grand-mère vêtue de son éternelle blouse à fleurs sur laquelle était noué un grand tablier bleu à bavette… Elle s’affairait à préparer ce délicieux plat estival tant apprécié de nous tous les Catalans del Rosselló(1) ! D’ailleurs, j’ai toujours raffoler de ce plat de saison surtout enfant… Parce certainement qu’il annonçait la proximité des grandes vacances d’Eté ? Si la « Communale » n’est plus qu’un très lointain souvenir, pour autant j’apprécie toujours ce délicieux plat aux belles couleurs et saveurs méditerranéennes, catalanes. Petite précision, dans ma recette les aubergines ne piquent pas la langue… Huuum… Un régal ! Ô ! Això m’agrada ! (2)

(1) D’ici (2) ça me plait

Préparation 40 min Cuisson totale 80 min

≈ (= Environ) càs (= cuillère à soupe) càc (= cuillère à café)  

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Ingrédients  (Pour 2 personnes)  

  • 4 aubergines fermes du pays
  • 1 bel oignon de Toulouges
  • 3 ou 4 gousses d’ail violet
  • Huile d’olive du Roussillon
  • 3 belles tomates mûres du pays
  • 1/2 poivron rouge + 1/2 poivron vert 
  • 350 g de chair à saucisse
  • 1 boite 400 g de tomate concassée
  • Sel du Roussillon + poivre
  • Frigoleta(*) de nos garrigues
  • 100 g de fromage râpé

Réalisation par étape

Etape 1

Préparer les aubergines : Découper en tranches les aubergines dans le sens de la longueur d’environ demi-centimètre. Les disposer dans un plat creux par couche saupoudrées de gros sel. Inciser chacune d’elles au couteau pour mieux les faire dégorger, puis réserver une nuit au frigo (la veille). Le lendemain, presser pour faire dégorger chaque tranche. Puis rincer sous l’eau froide pour en retirer le sel. Les essorer et éponger dans un torchon et papier absorbant.

Etape 2

Dans une sauteuse bien chauffer de l’huile d’olive faire frire en petite quantité les aubergines jusqu’à légère coloration. Puis au fur et à mesure les retirer et déposer sur une feuille de papier absorbant dans un grand plat. (20 min) Chaque couche est recouverte d’une feuille de papier absorbant.

Etape 3

Peler et émincer ail et l’oignon. Découper en petit dés les tomates. Laver, épépiner et découper les poivrons en lamelles. Réserver.

Etape 4

La sauce tomate : Verser un filet d’huile d’olive dans une sauteuse, faire revenir 5 min la chair à saucisse émiettée. Retirer et réserver. Verser et faire revenir oignon et ail hachés puis les poivrons et enfin le thym, les dés de tomates et la boite de tomate concassée. Inviter la chair à saucisse. Poivrer. Laisser mijoter à couvert 15 min à feu doux.

Etape 5

Préchauffer le four 180°.

Etape 6

Assemblage : Disposer les aubergines en plusieurs couches dans un plat à gratin. Verser sur chaque couche la sauce tomate compotée (sans le thym). Terminer en nappant de sauce tomate saupoudrée de fromage râpé. Enfourner à 180 ° 40 min.

Etape 7

Cet été, je conseille de déguster ce plat tiède voire froid accompagné d’un rosé frais Côte du Roussillon . Régalez-vous !

i bon profit Amics !

C’est bon à savoir !

L’aubergine est un légume vertueux ! Il favorise l’élimination des substances indésirables du corps, aide au contrôle de la pression artérielle et favorise les processus digestifs. Riche en antioxydants, en manganèse, en cuivre et en vitamines B1 et B6, concentrés pour l’essentiel dans la peau l’aubergine. Cependant ce légume n’apporte que très peu de calories, de lipides ou de protides. Ce serait donc une ineptie de santé que de les éplucher !

En catalan albergina, emprunté de l’arabe al-bâdinjân mot dérivé du persan. Sa culture a été introduit dans le bassin méditerranéen dés le IXe siècle de notre ère par les navigateurs arabes depuis l’Inde, la Perse, l’Afrique du Nord, la Péninsule ibérique jusqu’au Royaume de Marjorque. Ainsi depuis le Moyen Age l’aubergine est cultivée ici en Pays Catalan bien avant qu’elle le soit en France…

MA CUISINE CATALANE… (RE)DECOUVREZ VOS RACINES AU BOUT DE VOS FOURCHETTES !

Si comme moi, vous avez l’Amour du Roussillon chevillé au cœur, je vous dédie ce recueil de recettes catalanes aux empreintes paysannes. Une cuisine au tempérament bien trempé, vraie, généreuse, populaire : Familiale d’ahir, personnelle d’avui, traditionnelle de sempre. C’est une ode aux belles valeurs humaines offertes en héritage par nos parents, de nos grands-parents ; Deçà mes propos ; un hymne pour clamer haut, fort, la nécessaire sauvegarde de ce patrimoine populaire…

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