Comment une insignifiante tartine frottée à l’ail, à la tomate, enrichie d’un trait d’huile d’olive… Peut convoquer autant de merveilleux souvenirs ? Autrefois, c’était autrefois l’esmorzar dels pagesos(1) Pan amb tomata i cambajó, ce grand classique symbolise tout l’Art de vivre catalan ! Une recette traditionnelle catalane toute simple à réaliser ! Apolit !(2) Cependant de bons ingrédients seront nécessaires : Du bon pain de campagne, des tomates d’ici mûres, une huile d’olive fruitée du Pays Catalan, de l’ail, de belles tranches de jambon cru… Et voilà le tour est joué pour se régaler comme tapas pour l’apéro ou accompagné d’una ensiam (3) une salade verte) en entrée ! Bon profit !
(1) le petit déjeuner des paysans (2) Attention ! (3) une salade verte
Pour 2 pers. Prépar10 min Cuisson 3 min
Ingrédients pour 4 tartines
4 tranches épaisses de pain campagne croustillant et rustique
4 belles tomates bien mûres
2 gousses d’ail
Fleur de Sel du Roussillon
Huile d’olive du Pays
8 tranches très fines de jambon sec cambajó 100% catalan issu de cochons fermiers bien élevés en Cerdagne ou en Vallespir. (Laissez tomber le Serrano !)
Préparation
Découper les tranches de jambon sec façon chiffonnade
Trancher des tartines de pain épaisses d’1,5 cm environ. Les faire griller légèrement recto verso, les sortir, laisser refroidir.
Peler, couper, dégermer les gousses d’ail. Frictionner énergiquement avec l’ail tous les côtés des tranches de pain.
Laver, essuyer, couper en deux les tomates. Frotter en appuyant pour imbiber chaque tranche de pain du jus et de la pulpe de tomate. Mixer les restes de tomate puis tartiner légèrement à la cuillère les tranches de pain
Déposer les tranches de pain dans un grand plat, les arroser d’un filet d’huile d’olive Arbequina
Une pincée de fleur de sel puis recouvrir chaque tartine de jambon en chiffonnade. Servir rapidement pour d’éviter que le pain ne ramollisse !
Comment une insignifiante tartine frottée à l’ail, à la tomate, enrichie d’un trait d’huile d’olive… Peut convoquer autant de merveilleux souvenirs ? Autrefois, c’était autrefois l’esmorzar dels pagesos(1) Pan amb tomata i cambajó, ce grand classique symbolise tout l’Art de vivre catalan ! Une recette traditionnelle catalane toute simple à réaliser ! Apolit !(2) Cependant de bons ingrédients seront nécessaires : Du bon pain de campagne, des tomates d’ici mûres, une huile d’olive fruitée du Pays Catalan, de l’ail, de belles tranches de jambon cru… Et voilà le tour est joué pour se régaler comme tapas pour l’apéro ou accompagné d’una ensiam (3) une salade verte) en entrée ! Bon profit !
(1) le petit déjeuner des paysans (2) Attention ! (3) une salade verte
Pour 2 pers. Prépar10 min Cuisson 3 min
Ingrédients pour 4 tartines
4 tranches épaisses de pain campagne croustillant et rustique
4 belles tomates bien mûres
2 gousses d’ail
Fleur de Sel du Roussillon
Huile d’olive du Pays
8 tranches très fines de jambon sec cambajó 100% catalan issu de cochons fermiers bien élevés en Cerdagne ou en Vallespir. (Laissez tomber le Serrano !)
Préparation
Découper les tranches de jambon sec façon chiffonnade
Trancher des tartines de pain épaisses d’1,5 cm environ. Les faire griller légèrement recto verso, les sortir, laisser refroidir.
Peler, couper, dégermer les gousses d’ail. Frictionner énergiquement avec l’ail tous les côtés des tranches de pain.
Laver, essuyer, couper en deux les tomates. Frotter en appuyant pour imbiber chaque tranche de pain du jus et de la pulpe de tomate. Mixer les restes de tomate puis tartiner légèrement à la cuillère les tranches de pain
Déposer les tranches de pain dans un grand plat, les arroser d’un filet d’huile d’olive Arbequina
Une pincée de fleur de sel puis recouvrir chaque tartine de jambon en chiffonnade. Servir rapidement pour d’éviter que le pain ne ramollisse !
Je vous suggère de découvrir ma recette des panellets (terme catalan pour petits pains) à réaliser soi-même ! C’est très facile. Ces panellets, authentiques spécialités catalanes, sont les survivances d’offrandes effectuées lors de très anciens rituels païens associés à l’éternité et à la mémoire des disparus. De nos jours, les panellets se dégustent en dessert, veille ou jour de la Toussaint à l’occasion d’une bonne “Castanyada” a la vora del foc (auprès du feu de cheminée), arrosée d’un vin nouveau ! Cependant, aqui al Pais Català, la Tradition invite aussi ces authentiques spécialités catalanes sur toutes les bonnes tables familiales surtout lors des fêtes de fin d’année…
Par Jean-Luc Modat Auteur artiste chroniqueur
La gastronomie catalane reflet d’identité
Ma recette de panellets catalans
Loin de moi la prétention de proclamer ma recette comme LA « véritable » tant il en existe un nombre infini de versions et de déclinaisons… Cependant ma recette n’en demeure pas moins traditionnelle et familiale.
Préparation 1 h- Repos 1 nuit-Cuisson 10 min
USTENSILES : – 1 autocuiseur – 3 assiettes 1 saladier + 1 Bol – 1 fourchette +1 couteau +1 cuillère bois + 1 pinceau de cuisine – 1 balance + 1 zesteur – Film alimentaire + papier sulfurisé – 1 four + 1 sole
Pour environ 30 panellets
– Patate douce (poids cuit 300 g) – 200 g de sucre de canne – 3 œufs un peu de farine – 400 g d’amandes en poudre – Le zeste d’un citron vert non traité et lavé – 300 g de pignons de pin
Comment procéder pas à pas ?
Etape1 : Préparation de la pâte
Peler la patate douce, la tronçonner en plusieurs morceaux La cuire à la vapeur (10 min au chuchotement de la soupape) Dans un saladier écraser la patate cuite en purée encore chaude Laisser refroidir Ajouter zestes de citron, sucre, poudre d’amande, Séparer le jaune et le blanc d’un œuf. Incorporer ce jaune dans la pâte Mélanger le tout et pétrir pour obtenir une pâte homogène Filmer cette pâte + Laisser reposer au frigo 1 nuit
Etape2 : Confection des panellets
Verser les pignons dans une assiette Séparer les jaunes et les blancs de 2 œufs. Battre ces jaunes d’œuf dans un bol Battre légèrement les blancs dans une assiette creuse Préchauffer votre four à 240°C pendant 15 min Enfariner vos mains ça évite à la pâte de coller aux doigts Prendre un peu de pâte et faire des boules de la taille d’1 noix Paner chaque boule dans le blanc d’œuf Rouler dans l’assiette de pignons pour les enrober. Bien modeler et appuyer chaque boulette Déposer chacune sur papier sulfurisé posé sur la sole du four Badigeonner le dessus des panellets du jaune d’œuf. Enfourner à 240 degrés 8 à 10 min Surveiller les panellets doivent être dorés sans trop Vous pouvez les conserver dans une boite hermétique.
Les origines de la tradition des panellets se perdent dans des temps immémoriaux. Ces panellets pourraient être liés à des rituels funéraires, héritages de cultes païens anciens. Ces offrandes aux défunts pourraient évoquer l’idée d’éternité ou le souvenir des morts… (Les panellets se conservent longtemps)
Pour accompagner votre Castanyada suivie de vos panellets un vin nouveau du Roussillon fera l’affaire !
Je vous livre, aqui ), cette magnifique recette catalane du Codonyat (pâte de coings). A la différence de la pâte de coing commune, celle-ci s’accommode du sucré salé, en dessert, avec du fromage, ou dans la composition de sauces… Une recette fet a casa (Faite maison), sans artifices, sans produits chimiques, ni additifs, ni colorants, ni même le moindre conservateur chimique. A vos tabliers ! Préparez donc votre pâte de coings pour offrir à ceux que vous aimez un extraordinaire florilège de plaisirs …
A l’âge des culottes courtes, les vendanges rentrées, venait le temps du Codonyat… J’en dégustais une belle tranche au goûter sur une grande tartine de bon pain croustillant. Aujourd’hui, parmi les fruits de l’Automne, le coing semble quelque peu oublié. Aussi, en écho aux souvenirs de ces goûters d’enfance, sans pour autant tomber dans la nostalgie béate, j’ai donc décidé de le (re)mettre à l’honneur ce fruit sous sa forme la plus prisée : La pâte de coings ( Codonyat ) ! Dans la Grèce antique, le coing était le symbole de l’Amour et du bonheur. Ça vous tente ?
Pâte de coing
Ustensiles
1 bassine à confitures
1 ou 2 moules ou récipients servant de moules
1 spatule en bois + 1 écumoire + 1 mixeur
Papiers sulfurisé et film + 2 Gazes
Ingrédients
2 kg coings mûrs (1,3 kg pour 1 kg de chair (soit environ 4 codons/kg)
Du sucre cristal
1 bâton de cannelle
Le jus de 2 citrons naturels
Le zeste d’1 citron vert naturel ou à défaut celui d’1 citron jaune pressé
Laver, couper, épépiner vos coings. Retirer les cœurs avec pépins (réserver dans 1 gaze au frigo ) Épluchez les coings avec un économe (c’est assez dur !)
Dans une bassine à confitures verser les coings, couvrir d’eau froide. Porter à ébullition poursuivre à feu doux 45 min jusqu’à ce que les coings soient suffisamment mous.
Avec l’écumoire retirer les fruits dans une passoire à égoutter-refroidir. Découper ces fruits en dés. Peser la pulpe des coings sur la balance de cuisine puis le sucre selon le principe (1 kg de fruits = 0,600 kg de sucre) Réserver les morceaux de fruits dans un grand saladier Presser les citrons jaunes pour extraire le jus
Ajouter le sucre, le jus de citron et le bâton de cannelle. Filmer le saladier et laisser macérer l’ensemble une nuit au réfrigérateur. Le sucre se dissout bien et libère tous les arômes
Le lendemain ? La cuisson
Retirer le saladier de coings du frigo. Verser ce contenu dans la bassine. Déposer le baluchon noué avec les cœurs de coing (pectine)
Cuire au total 60 min
Porter à ébullition puis prolonger pendant 5 min à feu vif
Poursuivre la cuisson 40 min à feu très doux remuer fréquemment
Retirer du feu (Les fruits doivent être tendres et translucides.)
Enlever le bâton de cannelle et les baluchons de trognons
Laisser refroidir avant de mixer ces fruits
Clore la cuisson à feu doux 15 min
Remuer avec une spatule bois pour que ça n’accroche pas
Préparer le papier sulfurisé sur le(s) moule(s)
Remplir le moule, nivelez avec une spatule ; Laisser refroidir à température ambiante
Couvrir avec un papier sulfurisé puis filmer d’un plastique alimentaire pour éviter que la pâte ne s’imprègne d’odeurs dans le frigo.
Stocker dans un endroit sec et ventilé ou au réfrigérateur. Il faudra patienter 3 à 4 semaines pour que la pâte de coings (El codonyat) commence à être sèche et pouvoir la déguster.
i Bon Profit !
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Aux confins du Pays Catalan, juché sur un massif calcaire lunaire, une petite route égarée vagabonde ça et là dans la garrigue battue par les vents en rafale, animée de chants de cigales en Été. Là, oublié de tous, repose Périllos. Ce village dresse en oripeaux les vestiges d’habitats vidés peu à peu de ses habitants. Pour autant, aujourd’hui encore bruissent entre les ruines les souffles et soupirs des légendes de Périllos…
Texte & Photos Jean-Luc Modat Tous droits réservés
Fruits et racines sont même commune mesure qui est l’arbre (Citadelle Antoine de Saint-Exupéry)
Jongleur de mots, Souffleur d’idées, Révélateur d’images… La Gazette Catalane vous propose (gratuitement) de mettre en avant vos talents, artistiques, littéraires, sportifs, économiques Vos parcours singuliers de vie, vos étonnants savoir-faire, vos extraordinaires engagements… ou ceux d’une personne que vous admirez.
Combien ont en mémoire les hommes et les femmes qui ont vécu à Périllos? Les temps où résonnaient encore éclats de rires des enfants, éclats de voix des grandes personnes ? Jean-Paul PLANELLA, cultive ses racines entre Opoul et Périllos « Je connais très bien l’histoire de ce village, pour y avoir passé une partie de ma vie, avec mon père et surtout mon oncle ,qui lui était le maire Gardeil Georges) jusqu’ au mariage avec la commune d ‘Opoul… » Et Jean-Paul Planella de se souvenir » Le dernier habitant à avoir quitté Périllos ( il y était né aussi ) s’appelait Aimé Pujol , dit « Aymanet »). Quant au dernier berger de Périllos, c’était un natif d’ Opoul aux origines Périllonaises, il s’appelait Alain Estanouse. » Imaginons ce brave berger s’en aller, laissant derrière lui les souvenirs d’une existence aussi rude qu’heureuse, le cœur lourd de quitter son village, pour s’établir plus bas à Opoul…
Le saviez-vous ?
« Le nom de Périllos vient du vieux catalan , Perellons , qui veut dire petite poire. » Rappelle Jean-Paul Planella. Le blason des seigneurs de Périllos arborait trois poires.
Prés du parvis de l’église romane du XIIe siècle consacrée à Saint Michel, sur le mur autrefois une salamandre témoignée des liens avec les chevaliers de la table ronde. Disparue ! En cette place, deux plaques commémoratives célèbrent le pèlerinage de Ramon de Perellos y Roccaful (premier du nom) au Purgatoire de Saint Patrick, en Irlande, suite au décès mystérieux de son ami et Roi d’Aragon, Juan 1er. Nombreux soupçonnaient Ramon de Perellos y Roccaful, (Grand maître de l’ordre de Malte) celui-ci aurait réalisé ce voyage en preuve de son innocence. A son retour, Ramon fit des révélations qui entretinrent plusieurs légendes, comme l’existence, sur ou sous”ses terres, des passages à l’autre monde”… Comment expliquer le changement d’orientation de l’église à l’origine Nord-Sud reconstruite dans la norme Est-Ouest ?
Le chant des cigales, le chant du coq, l’angélus vous insupportent ? Surtout ne vous rendez pas en ces lieux ! Restez donc bien confiné(e) parmi les bruits, le vacarme, le boucan, le charivari citadin… Périllos est un lieu qui ne supporte pas les éclats de voix, les cris, le tumulte… Il se mérite !
Outre les perspectives de paysages défigurés à jamais et des pollutions visuelles avérées… Les effets des sons et infra-sons sur la santé des populations sont aussi au coeur des oppositions aux implantations d’aérogénérateurs ! Quid des coûts extravagants de l’électricité produite par les éoliennes et des suspicions de concussions qui s’y rattacheraient ? Alors qu’avec la complicité très active des médias… Gouvernants nationaux, régionaux, départementaux nous enfument avec les pénuries de carburants, les menaces de restrictions énergétiques, l’organisation des pénuries, la guerre en Ukraine… Ensemble efficace pour détourner nos attentions…. En tout opacité et silence… Sénateurs et députés ont voté la loi relatif à l’accélération de la production des énergies renouvelables en ce début de Janvier
Pays Catalan, ruralité menacée !
Des éléments de ce texte posent d’énormes inquiétudes quant au développement anarchique des projets d’énergies renouvelables (EnR), principalement éoliens et photovoltaïques, dans les zones rurales et les espaces naturels que ce texte induit : – Enquête publique disparaît au profit de simples consultations dématérialisées véritable déni de démocratie, tant les réseaux internet en ruralité sont déficients. – Dérogation au principe de non-régression du droit à l’environnement pour les projets d’EnR : mesure en totale contradiction avec les discours des promoteurs des énergies renouvelables qui prétendent que ce type de projets préserve l’environnement.
Aprés moi le déluge ! ?
Sous l’action de lobbies, sous l’emprise de fonds pensions et d’investissement, sous la pression d’opérateurs de l’énergie soutenus depuis plusieurs années par les gouvernements successifs, la Région « Occitanie », le Conseil Départemental des Pyrénées Orientales, de nombreux Maires des Pyrénées Orientales, des installations d’aérogénérateurs industriels chinois ne cessent d’être implantés le plus souvent contre l’avis des populations…
Oui aux éoliennes au Touquet ou à Mougins !
En l’état, le projet de loi relatif à l’accélération de la production des énergies renouvelables propose un régime juridique d’exception accru, qui réduit significativement la hiérarchie des recours juridictionnels accessibles à tous et constitue un passage en force inacceptable, un déni flagrant de démocratie.
Mobilisation générale !
Citoyens, viticulteurs, professionnels du tourisme durable rural, associations, collectifs… Réveillons-nous ! Mobilisons-nous pour exprimer la prééminence de la préservation des territoires ruraux, des espaces naturels dans la lutte contre le réchauffement climatique ! Mobilisons-nous pour nous opposer aux promoteurs opportunistes lobbyistes, aux initiateurs du dispositif de loi envisagé qu’ils ont promu eux-mêmes pour envahir la ruralité du Pays Catalan et défigurer à jamais notre exceptionnel patrimoine visuel, sous prétexte de crise énergique, mais en vérité pour réaliser toujours plus de profits et d’optimisation fiscale…
La « véritaple » bouillinade d’anguilles de Joseph et Philippe Négrier cuite au feu de bois….
Par Jean-Luc Modat
Ce sont les derniers soupirs de l’été. Le ciel timoré hésite encore, en cette fin de saison, entre nuages et éclaircies, la Tramontana bufa(1) avec insistances… Niché dans la quiétude al costat deSant Hipòlit a la vora de l’estany de Salses(2) au lieu-dit « Las Dosses« , le cabanon de pêcheur Can Robert édifié en 1964 ! Là, le temps suspendu devient intemporel ; le souffle du vent bruisse dans les sanils(3) et les tamarins sauvages accompagne en silence la poésie des lieux. Les mémoires des anciens semblent préserver ce petit coin de paradis. Extraordinaire ! Merveilleux d’authenticité ! Qui pourrait résister à autant d’émotions ? Quand, comme moi, se manifestent d’heureux souvenirs de « bullinades » de jeunesse ! Bullinada (prononcez Bouillinade) partagée avec mon Ami d’enfance, Jean Dubois. C’est Zézé, son délicieux oncle, émérite pêcheur d’anguilles qui préparait la bona bullinada… Aujourd’hui, Joseph et Philippe Négrier, héritiers d’une longue lignée de quatre générations de pêcheurs de l’étang perpétuent, avec talent, cet emblématique plat traditionnel catalan des pêcheurs d’anguilles. Je vous livre, ici, leur fameuse recette familiale transmise de génération en génération… Sans toutefois transmettre leurs petits secrets de préparation ! Huuummm….La « véritaple » bullinada d’Anguilles d’en Josep i Felip ! « A taaaple ! »
(1) La Tramontane soufle (2) Prés de Saint Hippolyte aux bords de l’étang de Salses (3) Roseaux marins et tamarins sauvages
Philipppe et Joseph NEGRIER ( Photo Jean-Luc Modat)
« Au bout de nos fourchettes, pointent nos racines »
Remerciements à Malika ADOUAMA, Joseph et Philippe NEGRIER
500 g d’anguilles / Personne 400 g pommes de terre moyennes / personne 1 grosse boule de sagí 2/3 têtes d’ail + 3 gousses pour le pain 1 petit piment oiseau / kg d’anguilles 1 verre d’huile + 1 petite poignée de sel
10 Personnes Préparation 30 min Cuisson 25 min
Réalisation
Eplucher les pommes de terre. Laisser tremper dans l’eau froide pour ôter l’amidon.
Puis les découper en rondelles épaisses.
Réserver 3 gousses d’ail en chemise pour le pain.
Hacher grossièrement celles destinées à la bullinada. Réserver.
Griller recto/verso 1 tranche de pain épaisse/personne. Frotter chacune tous côtés à l’ail.
Laver, vider, étêter, tronçonner les anguilles.
Frotter énergiquement au sagi les parois intérieures de l’olla. Ecraser le restant dans le fonds pour que ça n’accroche pas.
Disposer d’abord d’une couche de pommes de terre puis une couche d’anguilles. Répéter l’opération en alternance jusqu’à terminer par une couche de pommes de terre.
Ajouter le piment à moitié Olla entre deux couches. La poignée de sel.
Couvrir d’eau jusqu’à effleurer la dernière couche de pommes de terre.
Suspendre l’olla à la crémaillère
Allumer dessous un bon feu de bois sec. La cuisson doit débuter à couvert à feu vif
Dès que commence le Buill (dès que ça bout) il faut noter l’heure.
Au bout de 10 min verser le verre d’huile.
Poursuivre à découvert la cuisson 15 min. Vérifier l’assaisonnement.
Retirer l’olla du feu. Réserver. Surtout ne pas remuer !
Verser d’abord le jus de cuisson dans de grands plats en terre
Puis verser anguilles et pommes de terre
Préparer de grandes tartines de pain grillées et frottées d’ail.
Servir la bullinada sur tranches de pain aillées déposées dans les assiettes
El Buill
Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres
i bon profit Amics !
Accords de vin
Pour accords, je vous conseille le dernier né du Domaine d’Elie cuvée Tuir le petit vin blanc pas prétentieux pour deux sous mais qui regorge de talents… vous m’en direz des nouvelles ! Idéal pour sublimer cette Bullinada ! Servir entre 6 et 8°C.
Les Vendanges (les veremes), la récolte des figues annonçaient la proximité de la Rentrée des classes ; les derniers soupirs de l’Eté… Là, discrètement, s’installait la douceur de l’automne naissant. Au sortir des nuits fraîches ; à la faveur des premières averses, la terre exhalait des fragrances sauvages ; les arbres se paraient de flamboyances… En compagnie de Jeanne, mon amie d’enfance, nous cheminions, paniers au bras, le pas léger, le cœur chantant, jusqu’à « nos » grands figuiers pour récolter les délicieuses « Coll desenyora » ou figues de Bordeaux gorgées de soleil. Forcés, les premières figues n’échappaient jamais à notre gourmandise ! De retour, nous arborions fièrement nos lourds paniers de belles figues destinées aux confitures…
Préparation 15 min Cuisson 2h30
Ingrédients
1 Kg de figues fraîches du Roussillon
200 g de sucre cristal
Jus d’un 1/2 citronnon traité
« Au bout de nos fourchettes, retrouvons nos racines »
Réalisation par étape
La veille : Laver, égoutter les figues puis les fendre en quatre. Les peser, verser le sucre (200g / kg de fruits), presser le citron mélanger le tout dans un saladier, couvrir d’un film alimentaire et laisser macérer toute une nuit au frigo.
Verser ce mélange dans une bassine à confiture porter à ébullition puis poursuivre la cuisson à feu très très doux pendant environ 2h 30 environ jusqu’à atteindre 104° mesurés au thermomètre à confiture. Remuer fréquemment.
Pendant ce temps, immerger entièrement les bocaux et les couvercles dans une grand récipient d’eau bouillante pendant 15/20 min Retirer pots et couvercles, laisser égoutter et sécher renversés sur un torchon propre.
Verser la confiture de figues dans ces pots. Fermer retourner sur un torchon laisser refroidir. Puis Conserver dans un endroit frais, exempt d’humidité et à l’abri de la lumière.
Bon profit i bona cuina Amics !
Je suis un client assidu de la boutique A nos Belles saisons dont j’apprécie particulièrement l’accueil sympathique réservé à chacune et chacun de ses clients par Arnaud…. Ainsi que tous les bons produits locaux qui n’ont ni effectué un tour du Monde et ni croupis en frigo… Là que je donne du sens à mes achats en soutenant nos maraîchers, nos arboriculteurs, nos éleveurs du Pays Catalan… C’est là que je me suis approvisionné en figues d’une productrice de Maureillas.
Nos Belles Saisons Boutique des producteurs d’aqui
Les tripes à la catalane est un plat typique populaire catalan pour autant qu’il soit simple est une pure merveille de flaveurs ! Rustiques, généreuses, goûteuses, ces tripes de bœuf ! Ce plat traditionnel catalan magnifie les bons produits de notre terre aux parfums de notre beau Roussillon… C’est cette expression culinaire que nous nous devons de préserver, de transmettre car Il s’agit là véritablement de la survivance de l’âme de notre Pays Catalan….
C’était un lieu attractif et populaire. Qui a souvenance du célèbre Marché couvert en coeur de Perpignan ? De ses extraordinaires étals des volaillers, charcutiers, tripiers qui aiguisaient l’appétit des plus insignifiants chalands ? Tôt le matin, qu’il faisait bon flâner dans ce dédale d’allées parmi les exubérances de profusions, d’éclats de voix, d’éclats de Vie… De sardanesde couleurs, de rondes de saveurs, de trobades (rencontres) de senteurs… Là, s’exprimaient la joie de vivre méditerranéenne aux accents chantants catalans ! Cette recette en inspirera plus d’un, sans nul doute, portée par des souvenirs assoupis qui dès la première bouchée se révèleront en une plénitude de ressentis heureux ! Ce plat typique populaire pour autant qu’il soit simple est une merveille de flaveurs ! Rustiques, généreuses, goûteuses, ces tripes de bœuf ! Un plat traditionnel catalan magnifié par les parfums de notre beau Roussillon…
La gastronomie catalane, reflet de notre identité
2 Personnes Préparation 10 min Cuisson 60 min
Ingrédients
500 g de tripes blanchies crues (250 g / personne)
1 càs de sagi ou à défaut 1 càs huile d’olive fruitée
Poivre noir
3 tomates mûres du Pays (hors saison 1 grosse boite tomates au jus)
1 verre de cognac
1 verre de vin blanc sec
Thym et laurier
2 brins de persil (Facultatif)
1 poivron vert du Pays (en saison)
1 aubergine du Pays (en saison)
2 oignons jaunes
4/5 càs d’huile
1 ventrèche poivrée
Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres
Jean-Luc Modat
Recette des tripes à la catalane par Jean-Luc Modat
Réalisation
Découper les tripes en petits morceaux. Réserver.
Peler l’oignon. L’émincer ainsi que le poivron. Découper en lardons la ventrêche. Préparer 1 verre de cognac, 1 de vin blanc sec.
Dans une sauteuse faire bien chauffer 1 càs de sagi + 1 càs d’huile d’olive
Verser et faire blondir ≃ 8/10 min les tripes dans cette sauteuse. Retirer, réserver.
Dans la sauteuse, faire chauffer 1 càs d’huile d’olive verser les lardons dans la sauteuse
Ajouter et faire blondir oignon, poivron émincés. Incorporer les tripes, remuer
Verser le cognac.
Incorporer tomate, vin blanc, thym, laurier, poivre. Laisser mijoter à feu doux ≃50 min.
En fin de cuisson saupoudrer de persil (facultatif)
Servir chaud accompagné de pommes de terre cuites au four ! Absolument délicieux !
A taula i bon profit els meus amics !
Accord met / vin
Les Pierres Plates Rouge du Terrassous AOP Côtes du Roussillon Les Aspres
Belle robe noire profonde aux reflets aubergine, nez engageant de cassis de réglisse et de truffe. L’attaque est franche sur un registre aromatique de garrigue de fruits rouges compotés, la structure est ronde, mûre, et fini sur de très beaux tannins. Vin de grande classe, il se mariera parfaitement avec ce délicieux plats de tripes à la Catalane – Servir à 18 – 20°
Médaille d’or Concours des Vins de la Coopération 2019
46 Avenue des Corbières 66302 TERRATS
Conseils et Commandes : 06 79 23 30 74
Mon livre a paru !
Où se procurer le livre ?
D’abord chez votre libraire habituel
Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux, artisans charcutiers… ) pour animer des dédicaces ! Je me suis réservé le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalanepour aller au contact, à votre rencontre, nourrir l’échange, savourer le plaisir du partage…
Pour vous offrir ce livre dédicacé à votre domicile :
Les premières pluies automnales promettent toujours des lendemains de cueillettes de cèpes… Una tradició d’aqui(1)! qui réveille en échos quelques souvenirs… La veille, le rituel éveillait l’attention d’Enzo(*). Dés lors, investi de l’esprit « braconnier » je préparais un bon esmorzar(2) : Jambon, pâté, botifarra… Le couteau , bien aiguisé ; le panier de boletaire(3) réservé, de bonnes chaussures de marche… Enzo, alerté par ces préparatifs scrutait mes faits et gestes… Pour rien au monde il n’aurait manqué le départ à l’aurore… Tant il aimait gambader dans les châtaigneraies du Haut Vallespir ! Ça vous direz de connaître mes « coins à champignons » ? N’y songez même pas ! Ce sont des secrets transmis par Henri Capdet de Thuir (Extraordinaire instituteur humaniste comme on n’en fait plus de nos jours !) En Eté il était mon directeur de colonie de vacances à Lamanère… De retour, le panier garni de champignons, annonçait pour le soir une belle omelette aux cèpes !
(*)Enzo, mon fidèle compagnon disparu.
(1) Une tradition d’ici (2)Un bon « petit » déjeuner (3) Ramasseur de champignon
Proverbe catalan :Tots els bolets se poden menjar, però, alguns només un cop !
(On peut manger tous les champignons, mais, certains, seulement une fois !)
La gastronomie catalane reflet de son identité
2 Personnes Préparation 10 min Cuisson 20 min
Ingrédients
6 œufs fermiers du Pays
5/6 cèpes moyens fermes
1 gousse d’ail ciselé
1 càs de sagi ou à défaut 1 càs huile d’olive fruitée
Sel + Poivre noir
3 brins de persil
1 gousse d’ail
4/5 càs d’huile
Quand on fait rendre l’eau aux champignons incorporer un grain d’ail s’il noircit il y a des champignons mauvais ! Jetez tout !
Je cuisine et transmets l’héritage de mes ancêtres
Jean-Luc Modat
Omelette catalane aux cèpes « Ma Cuisine Catalane » par Jean-Luc Modat
Réalisation
Gratter au couteau retirer les restants de terre des cèpes au torchon humide, essuyer.
Les couper en morceaux grossiers.
Peler, émincer 1 gousse d’ail
Bien faire chauffer 1 càs de sagi ou huile d’olive dans une sauteuse
A feu vif faire dégorger 10 min les cèpes pour qu’ils rendent leur eau.
Remuer fréquemment. Egoutter.
Hors feu, les reverser dans la sauteuse, incorporer ail émincé et persil haché. mélanger.
Laisser macérer 10 min. Remuer fréquemment.
Verser les cèpes dans l’huile chaude d’une poêle. Laisser rissoler à couvert 3 min à feu moyen. Remuer pour que ça n’accroche pas. Retirer de la poêle. Maintenir chaud à couvert dans un plat
Casser les oeufs dans un saladier, les battre à la fourchette pas rapidement (omelette baveuse)
Bien faire chauffer de l’huile d’olive dans la poêle
Verser les oeufs. Cuire à feu vif cuire 3 min. Mélanger à la spatule en bois.
Ramener vers le centre les bords cuits.
Incorporer les cèpes parfaire la cuisson 3 min ou + selon goût (cuite ou baveuse)
Replier l’omelette au moment de la servir sur un plat chaud.
A taula i bon profit Amics !
Accord met / vin
Je vous conseille ce surprenant Côtes du Roussillon Vin Rouge Chateau Mossé Terrassous. Au nez, ce vin se distingue par ses parfums de fruits rouges sur-mûris et d’épices douces. En bouche, les arômes de cerise noire et de mûre se mêlent aux notes poivrées.
Pour certains, il réveillera vos souvenirs festifs des folles troisièmes mi-temps d’aprés match de rugby !!
Je suis ouvert et preneur à toutes propositions de lieux (Caves à vin, à fromages, boutiques de producteurs locaux, artisans charcutiers… ) pour animer des dédicaces ! En Pays Catalan, je privilégie la proximité des libraires de village, de quartier, acteurs sociaux, culturels et économiques incontournables du Pays Catalan. Vous pourrez le commander et en disposer en quelques jours.
Cependant, je me suis réserve aussi le choix de diffuser moi-même Ma Cuisine Catalanepour aller au contact, à votre rencontre, nourrir l’échange, savourer le plaisir du partage…
Pour vous procurer le livre dédicacé à votre domicile :