Catégorie : DECOUVERTE

La Légende du Pont du Diable de Céret

A l’entrée de Céret, un vieux pont oublié enjambe le fleuve Tech… Construit sous le règne des rois de Majorque, son unique arche ouverte de 45 m est une véritable prouesse architecturale pour l’époque et ça intrigue ! Génération après génération les Cérétans se sont transmis la légende de ce pont… Seulement avant qu’elle ne tombe en désuétude je vous offre cette version…. Bien sûr ça commence par « Il était une fois.  »

Céret le Pont du Diable 14ème siècle 'Photo La Gazette Catalane).jpg

Il était une fois… L’action se passe à Céret en l’an de grâce 1321. Pour une énième fois la passerelle rudimentaire de planches est emportée par les crues du Tech. Exaspérés, les Cérétans décident d’édifier à leurs frais un solide pont de pierre. Ils font appel à tout ce que compte le Royaume d’éminents architectes pour qu’ils se penchent sur sa faisabilité. Unanimes, ils déclarent le projet irréalisable. Tous ? Non ! Guillat, un jeune architecte quelque peu présomptueux et surtout attiré par le gain offert pour la construction du pont s’engage à l’édifier en un an.  A peine les pieds du pont réalisés, un violent orage grossit les eaux du Tech pour emporter tout sur son passage. Furieuse, la population de Céret se rue presto sur Guillat pour le lapider comme il e doit. Seul salut pour sauver sa peau, reconstruire l’ouvrage. Le malheureux s’y engage. L’édifice est presque terminé, Patatras ! Une nouvelle fois le pont s’écroule emporté par le Tech tumultueux…

Céret le pont du Diable (Photo La Gazette Catalane).jpg

Cette fois, les Consuls de la ville lui donnent guère le choix : Soit monter le pont en six mois ou soit être pendu haut et court… Devant ce dilemme, illico, Guillat choisit de se remettre à l’ouvrage. La veille de l’ultimatum, la reconstruction est presque achevée quand voilà encore qu’un violent orage s’abat sur la ville. Le fleuve en crue déborde emportant le pont sur son passage ! Terrifié à l’idée de subir les ires de ces sauvages cérétants :  « Coratge, Fugim ! » Le jeune bâtisseur prend dare-dare son courage à deux mains, s’enfuit sans se retourner direction le Canigou. Chemin faisant, au col de la Cirère il rencontre soudain un mystérieux et étrange personnage.

Céret le pont du Diable enjambe le Tech 2 (Photo La Gazette Catalane).jpg

Aussitôt celui-ci interpelle le fuyard :
– « Ola ! bona nit » (Bonne nuit !) Où te rends-tu si pressé?« 
–  » Que Diable ! ? ôte-toi de mon chemin 
cul-terreux ! » S’exclame l’architecte.
–  » Sois moins arrogant, je te connais et sais tes déboires je peux t’aider  » Rassure l’inconnu d’un ton mielleux
– « Fichtre ! Et toi, qui es-tu ? » Questionne interloqué, Guillat
– « Quelle importance ? Laisse-moi faire. Ton pont sera reconstruit ce soir à Minuit à la seule condition que tu me confies l’âme du premier être vivant qui l’empruntera. »
Annonce cet énigmatique personnage
A ces mots l’ingénieur tressaille ! Reconstruire le pont en quelques heures ! Seul le Diable est capable d’un pareil défi !

Renne le chateau..jpg

– « Et bien que dis-tu de cela ? »
– « J’accepte ! »
Bafouille le jeune homme apeuré.
Dans des volutes de fumée marqués par une odeur âcre de soufre, l’étrange personnage disparaît
-« Si ce n’est pas le Diable ! » 
Songe l’architecte. Guillat s’en retourne chez lui. Il réfléchit à un stratagème pour berner le Diable.  Peu avant minuit, le tout Céret assoupli, Guillat un sac sur le dos, se dirige discrètement vers le pont. Aux aguets, il épie le Diable s’affairer avec habileté et dextérité à la reconstruction de l’arche. Le cloche de l’église Saint-Pierre sonne les douze coups de minuit. Le pont achevé, Guillat quitte presto sa cachette, attrape son sac pour en extraire un gros chat noir ; lui attache une casserole à la queue! Et Hop !

Céret en passant sur le pont du Diable(Photo La Gazette Catalane).jpg
 Là, l’instant est solennel ! Le Diable bâtisseur s’apprête à poser la dernière pierre, la clef de voûte ! Soudain un grand vacarme l’interrompt, abandonne cette pierre pour se saisir de ce premier passant confondu à un chevalier armuré. « Trompé, trahi ! » S’écrit-il furieux en saisissant le matou par la queue pour l’envoyer dans l’espace ! Miaou ! Et il disparaît, laissant le pont inachevé. Furieux de s’être fait gruger comme un jeune damoiseau, le Diable s’évanouit en fumée en laissant le pont inachevé. Cette pierre manque toujours à l’ouvrage ! Courez vite découvrir…

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Eus, le village dels « lluerts » (des lézards verts)

En tête à tête avec le Canigou, loin des turpitudes de la vie dite « Moderne » ; perché sur un dôme granitique, dominé par son église Saint-Vincent du XVIII ème siècle, Eus se targue d’être le village le plus ensoleillé de France.

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Un peu d’histoire…

On appelle ses habitants « els lluerts » ( nom catalan du lézard vert ) Cependant les origines du nom du village Eus proviendraient du latin ilicis désigne le chêne vert décliné en français par le mot yeuse alors qu’en catalan es diu, alzina. Jadis, Eus était donc environné de chênes verts.

Le village d’Eus

En tête à tête avec le Canigou, loin des turpitudes de la vie dite « Moderne » ; perché sur un dôme granitique, dominé par son église Saint-Vincent du XVIII ème siècle, Eus se targue d’être le village le plus ensoleillé de France. Le visiteur peut arpenter jusqu’à l’église, ses venelles tortueuses, ses ruelles escarpées, pavées de galets roulés, bordées de maisonnettes pimpantes… Le visiteur découvrira aux détours, des ateliers d’artisans, des galeries d’artistes et des échoppes originales. Après l’effort, le réconfort ! La terrasse ombragée du Bistrot de pays attirera autant que celle panoramique du café El Lluert ,

P6050142 (2).jpgLe Bistrot de Pays en terrasse ombragée propose des salades, des produits de terroirs bien que la quiche ne soit pas véritablement un plat catalan !

P6050163 (2).jpgA la terrasse panoramique du resto la Maison du Temps Libre, vous pourrez déguster des tapas composées à base de produits du Pays Catalan.

Le mystère de la sacristie

Roger Blandignères (Auteur) Paru en novembre 2010 Roman (broché)

mystere-de-la-sacristie (2)Eus, l’un des plus beaux villages de France voit son église dévalisée. Un coffre étrange, un crucifix, et un calice ont disparu. Le Major Fourcade de la Brigade de Recherche de Prades, va être chargé de l’enquête. Mais un meurtre, puis un second, vont transformer le fait divers en affaire criminelle. On rencontrera au gré des pages un notaire véreux, un groupe de défense de l’église, des Rosicruciens, un prêtre, de singuliers amateurs d’archéologie, et de trop belles demoiselles. Entre piétinements et petites avancées, le profil du coupable idéal ne va pas tarder à se dessiner. Mais au bout des investigations, la surprise sera au rendez-vous.Le mystère de la sacristie

A commander à la FNAC 

Locavore, consommer local et durable

Prendre le temps de vivre
Êtes-vous locavore ? Consommer des produits locaux issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement, voilà une définition du locavorisme.
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Les fromages fermiers catalans (Photo La Gazette Catalane)

Une question de proximité

Être locavore c’est tout d’abord penser en terme de distance. Cela consiste ainsi à sélectionner des produits locaux. Par produits locaux certains entendent « produits français », d’autres « produits régionaux » ou encore « produits du département ». Chacun détermine son périmètre de consommation, celui-ci pouvant se réduire à son propre jardin pour certains produits ! L’idée est de limiter les longues distances de transport pour réduire l’usage d’énergies fossiles et préserver la fraîcheur des produits.

produits de saison

Être locavore c’est tout naturellement consommer des produits de saison. En ce moment, de belles asperges vous tendent les bras ! L’idée est de suivre le rythme de la nature, de manger ce que chaque saison nous propose et de le sublimer en cuisine…

Une agriculture raisonnée voire bio

Être locavore c’est aussi avoir des valeurs environnementales et sélectionner des produits issus d’une agriculture raisonnée voire bio. Au-delà du respect de l’environnement, c’est aussi le respect du producteur qui est en jeu. Consommer local, responsable et durable permet d’agir directement sur l’économie locale et de valoriser les petits producteurs.

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Les bons produits fermiers catalans (Photo La Gazette Catalane)

Définir son réseau

Pour devenir locavore, on prend plaisir à tracer son réseau de consommation. L’occasion de rencontrer des producteurs locaux, de faire le marché, de découvrir des endroits insolites (des fermes par exemple)… renseignez-vous auprès de votre commune qui vous proposera peut-être une liste de producteurs. Des annuaires existent également sur la toile. Et vous trouverez peut-être le tout en un : des paniers locavores hebdomadaires distribués en point relais ou une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) tout près de chez vous. Se nourrir exclusivement de productions locales, cela demande une certaine rigueur tout en apportant un plaisir immense au moment de passer à table !
Le locavorisme se concentre principalement sur l’alimentation mais s’étend aussi à d’autres produits dans le domaine du mobilier par exemple ou encore de la vannerie, du textile.

Périllos, village mystères…

Aux confins du Pays Catalan, sur un massif calcaire lunaire, une petite route égarée vagabonde ça et là dans la garrigue battue par les vents en rafale. Là, oublié de tous, repose Périllos. Ce village dresse en oripeaux les vestiges d’habitats vidés peu à peu de ses habitants. Cependant, aujourd’hui encore bruisse entre les ruines les souffles et soupirs des légendes de Périllos…

Texte et Photos Jean-Luc Modat Tous droits réservés 2019

Combien ont en mémoire les hommes et des femmes qui ont vécu à Périllos? Qui se souvient du dernier habitant, un berger qui s’en est allé pour s’établir plus bas à Opoul?

Le saviez-vous ?

En catalan, Perillós, pourrait provenir du nom catalan perelloner (poirier sauvage). Le blason des seigneurs  de Périllos arborait trois poires.

Prés du parvis de l’église romane du XIIe siècle consacrée à Saint Michel, sur le mur autrefois une salamandre témoignée des liens avec les chevaliers de la table ronde. Disparue ! En cette place, deux plaques commémoratives célèbrent le pèlerinage de Ramon de Perellos y Roccaful (premier du nom) au Purgatoire de Saint Patrick, en Irlande, suite au décès mystérieux de son ami et Roi d’Aragon, Juan 1er. Nombreux soupçonnaient Ramon de Perellos y Roccaful, (Grand maître de l’ordre de Malte) celui-ci aurait réalisé ce voyage en preuve de son innocence. A son retour, Ramon fit des révélations qui entretinrent plusieurs légendes, comme l’existence, sur ou sous”ses terres, des passages à l’autre monde”… Comment expliquer le changement d’orientation de l’église à l’origine Nord-Sud reconstruite dans la norme Est-Ouest ?

Balade nature dans les Aspres sauvageonnes.

Samedi 7 juillet de 8h45 à 12h, l’association Addicterra organise une balade découverte dans le causse autour de Sainte Colombe de la Commanderie, pittoresque village des Aspres sauvageonnes… Une découverte de la végétation du maquis et de la garrigue. A vos agendas !

Balade découverte causse de ste Colombe de la commanderie.jpg

Départ de la Cellera prés de l’église de Sainte Colombe pour une boucle dans le causse. avec la découverte de la végétation du maquis, de la garrigue. Les participants pourront observer les paysages , leurs particularités agricoles et sauvages. Des échanges seront privilégiés autour des bénéfices prodigués par cette nature exceptionnelle : (Plantes comestibles, nouvelles plantes paysagères, adaptation à la sécheresse)

sainte Colombe de la Commanderie (Photo lagazettecatalane.com).JPG

Plusieurs dates de prévus :
Les samedis 7 , 14, 21, 28 juillet – RDV 8h45 devant l’église

Durée 3h – Tarif : 15 euros/ personnes – Maximum 20 pers.
Enfants: gratuit dans la limite d’un nombre raisonnable
Prévoir de bonnes chaussures, de l’eau, de quoi noter, prendre des photos

Inscription : Yannick.lopez@addicterra.fr tel 06 72 00 07 92

Bergerie Ste Colombe Photo La Gazette Catalane.jpg

Tressère : Isabelle Raoux gardienne de l’âme du Mas Mulés

Œnotourisme : La saga du Domaine des Demoiselles se perpétue sous l’impulsion d’Isabelle et Didier qui ont converti l’exploitation en agriculture biologique voilà 17 ans. Rencontre.

Isabelle Raoux et Didier Van Coteghem (Photo La Gazette Catalane )
Isabelle Raoux et Didier Van Coteghem (Photo La Gazette Catalane )

Au cœur des Aspres, Tressères. Ici, la vigne règne sans partage, court et dévale, croupes d’ocres, coteaux à galets roulés, terrasses de schistes blancs. Au sortir du village, une petite route s’évade parmi ces vignobles jusqu’au hameau du Mas Mulés. Là, de majestueuses bâtisses érigées par l’Église au début 18è siècle et le sourire avenant d’Isabelle Raoux accueillent le visiteur. Depuis la Révolution, sept générations d’agriculteurs, s’y sont succédées.

Isabelle Raoux (La Gazette Catalane)
Isabelle Raoux (La Gazette Catalane)

Isabelle en héritière de l’âme des lieux relate l’Histoire : »Mon arrière-grand-père a donné son nom au mas où il vivait avec ses quatre frères, chacun attaché à une activité agricole particulière. Joseph et son frère maquignon, la chariote chargée de fûts, montaient jusqu’à Renne vendre le vin. Son frère, descendait des chevaux de trait bretons pour en faire commerce ici.» Lors d’un voyage, Joseph reviendra avec une bretonne qu’il épousera.

La cuina (Photo La Gazette Catalane)
La cuina (Photo La Gazette Catalane)

De cette union naîtra Célina. Plus tard, celle-ci et son mari Michel Barde, reprendront l’exploitation viticole, longtemps appelé mas de Las Minyonas (jeunes filles) car de nombreuses jeunes filles y vivaient, Célina sortira ses premières bouteilles en 1978 identifiées Domaine des Demoiselles.

Deux passionnés

Le Domaine des Demoiselles .JPG

Jeune, rien ne prédisposait Isabelle à devenir vigneronne. Sa passion, l’équitation, la poursuivra 20 ans. «Ma grand-mère exploitera très tard seule ses terres espérant que l’un des petits enfants les reprenne. Personne n’était en perspective. Je me suis dit pourquoi pas moi !» Une formation d’œnologue plus tard, Isabelle lui succédera accompagnée de Didier Van Coteghem globe-trotter scaphandrier professionnel de son état, autodidacte reconverti à la viticulture. Inexpérimenté mais instinctif, snobé par le microcosme viticole local, le courageux duo est allé rechercher sous d’autres cieux la reconnaissance ! Aujourd’hui, leurs vins partent à l’export : Belgique, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis…

 

Vins authentiques et élégants, signature d'un travail passionné (Photo La Gazette Catalane)
Vins authentiques et élégants, signature d’un travail passionné (Photo La Gazette Catalane)

Après quelques récompenses nationales, les portes se sont naturellement ouverte ici. Depuis 17 ans : à Didier, les travaux de la vigne, les vendanges manuelles ; à Isabelle, vinification, commercialisation. Le vignoble s’étend sur 30 ha d’un seul tenant, plantés de ceps de vigne parfois âgés de 70 ans où huit cépages constituent sa palette : carignan syrah, mourvèdre, grenache noir, muscat, macabeu, grenache gris et marsanne. Isabelle et Didier l’exploitent en harmonie avec la nature, sans pesticides ni produits chimiques.Climat sec, Tramontane, labours fréquents, préviennent des maladies, la lutte contre les ravageurs est menée de façon biologique. La vendange manuelle, les raisins triés en vigne, des rendements volontairement amoindris, permettent la vinification traditionnelle de raisins sains, gorgés de soleil où se concentrent le caractère naturel, les richesses de ce terroir originel. «La proximité des vignes et de la cave évitent l’oxydation du raisin lors des vendanges.» Précise Didier Van Coteghem celui venu vendanger quelques jours et qui n’est jamais reparti pour Chablis.

Le Partage du Domaine des Demoiselles (Photo La Gazette Catalane)
Le Partage du Domaine des Demoiselles (Photo La Gazette Catalane)

Toujours en recherche d’un vin d’exception, ces passionnés sont fiers de la cuvée haut de gamme du domaine Le Partage Côtes du Roussilon Les Aspres en millésime 2011. D’ailleurs, ces AOC Les Aspres viennent d’être reconnus par l’INAO avec une nouvelle hiérarchisation d’appellation Villages. « Dans les mois qui viennent nous organiserons des apéritifs vignerons musicaux pour animer ce lieux magique. » Informent de concert les sympathiques Isabelle et Didier.

Contact :

  • Mas Mulès Tressère  Tél : +33 4 68 38 87 10 – Mobile : +33 6 83 04 34 62
  • Email : domaine.des.demoiselles@wanadoo.fr
  • – 9h30/12h-15h/19h